ANTIPAROS
terre. De cette première caverne on pénètre , par une suite de passages étroits et difficiles, souvent même en se servant d'échelles , dans Ja véritable grotte, située à sept ou huit cents pieds plus bas. Une fois arrivé là, on peut encore descendre dans une troisième grotte , située à une pins grande profondeur ; mais la curiosité n'aurait rien à y gagner. Du lieu que Tournefort appelle l'autel, c'est-à-dire d'un bloc de stalactite isolé , haut de vingt-quatre pieds, placé à gauche, au fond de la grotte , on jouit du plus admirable et du plus étonnant des spectacles. De là en effet on embrasse d'un coup d'œil cette vaste salle, haute de deux. cents pieds , large de denx cent cinquante , toute resplendissante de ses riches cristaux blancs , qui hérissent le sol, qui tapissent les parois, qui descendent du plafond, qui s'élancent en colonnes , qui se sculptent eu bouquets d'un fini et d'une délicatesse inouis , qui pendent en grappes , qui courent en festons, qui s'allongent en aiguilles, et qui partout s'allument et scintillent comme des diamants à la lueur réfléchie des torches. Aussi les voyageurs sont -ils unanimes à trouver cette grotte supérieure en magnificence à toutes celles du même genre connues jusqu'à ce jour, et Antiparos doit-elle à celte merveille une célébrité que ne lui eût certes pas donnée son importance géographique ou tiistorique. G.
ajvtipériodiquks. (Médecine.) Médicamentodouésdela propriété de prévenir et d'arrêter les accès des maladies intermittentes ou périodiques, telles que les fièvres intermittentes, les névralgies. L'application presque .exclusive de ces substances aux fièvres leur a valu également la dénomination de fébrifuges.
Le quinquina et ses préparations se placent en têle des antipériodiques ; toutefois , nous croyons devoir indiquer les substances qu'on pourrait, à son défaut, lui substituer avec quelque utilité. Ce sont pour la plupart des matières végétales douées d'une extrême amertume , telles que l'écorce de saule et la salicine, qui en provient, les feuilles de houx, l'écorce de maronnier d'Inde, l'écorce de chêne , les capsules du lilas commun , le café non torréfié, la racine de gentiane, le colorabo, le bois de guassia amère , l'absinthe , etc.
Les anlipériôdiques s'appliquent avec succès à toute espèce d'accident morbide revenant d'une manière périodique, soit lorsque cet accident est isolé , soit lorsqu'il se manifeste dans le cours d'une maladie ; ainsi on les voit calmer ou guérir des palpitations, des douleurs, des vomissements périodiques, même quand ces accidents se rattachent à une cause permanente comme une lésion chronique du cœur, de l'estomac, etc.
SUPPL. EMCYCL. MOD. — T. I.