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célébraient à Athènes, en l'honneur d'Apollon et de Diane sa sœur , on présentait devant les portes de la ville deux hommes couronnés de fleurs, lesquels se vouaient eomme victimes expiatoires ou xâ9otpu.a, pour qu'on les battit de verges, et même originairement on les brûlait sur uu bûcher. Les Thargélies se célébraient dans le mois de Tbargélion, et les rites observés indiquaient qu'Apollon y était considéré comme personnification du soleil qui amène la maturité des fruits de la terre. Ce même caractère solaire se retrouve avec évidence dans les fêtes qu'on célébrait en son honneur à Delphes, en Crète, à Thèbes, fêtes qui étaient toutes réglées sur une période ennaétérique , parce que, au bout de quatre-vingt-dix-neuf mois lunaires, le lever t vernal des Pléiades, qui déterminait la fixation de la fête d'Apollon, coïncidait avec la même phase lunaire.
En Thessalie on célébrait la fête d'Apollon en portant des branches de laurier arrachés sans doute d'un bois de la vallée de Tempé.
Les Delphieus envoyaient tous les ans dans ce mois une procession ou théorie solennelle , dite théorie pythique, qui rapportait ensuite le rameau purificateur (l).
Les Athéniens envoyaient une théorie à Delphes, et le moment du départ était déterminé par des prodiges, des signes célestes, TiuQfai à<rrpa7iat (2).
A Délos , tous les cinq ans une fête religieuse et politique, les Grandes Délies, avait heu en l'honneur d'Apollon , fête à laquelle prenaient part tous les membres de l'Amphicîyonie ionienne. Ou célébrait en l'honneur du dieu des luttes, des concerts et des chœurs de danses. Il y avait en outre tous les ans une solennité moins importante, qu'on appelait les Petites Délies. Les Athéniens prenaient part à cette fête, et envoyaient dans l'Ile un vaisseau sacré ou 6e<op(ç, théorie, que le prêtre d'Apollon de l'Ile ornait à son arrivée de branches de laurier. Ceux qui montaient ce vaisseau prenaient le nom de OseopoC , et l'ambassade s'appelait ôeeopta. C'était un véritable pèlerinage qui rappelle ceux qui avaient lieu en Égypte sur les baris sacrées.
Chaque temple d'Apollon, ainsi que cela avait lien pour ceux des autres divinités, avait son organisation sacerdotale. A Delphes, le grand prêtre, les cinq 8moi, étaient tirés an sort dans un certain nombre de familles qui prétendaient descendre de Deucalion , et qui n'étaient autres que des familles aristocratiques doriennes établies depuis longtemps dans le pays (3). A Didyroe, les prêtres portaient le nom de Branchïdes , de Branchos,
(l) Éllcn, H Ut. Far., III, t.
(i) MiiUer. Dorier, t. I. p. mi, 242 (2 e édlt.)
(S) ld., iàid., 1. 1, p. «9.
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leur fondateur. Il y avait aussi une classe de prêtres inspirés appelés evaYY£>wai.
A Sparte, les rois sacrifiaient en personne à Apollon les premiers et les sept de chaque mois (1).
J'ai parlé des principaux sanctuaires d'Apollon en Grèce ; il faut encore citer : les temples de Patare, d'Isménion à Thèbes, celui d'Abes eu Phocide, d'Ichnès en Macédoine, de Sélinus en Cilicie, de Thymbraeu Troade, de Larisse en Argolide, d'Orope dans l'Ile d'Eubée , de Tégyre en Béotie , toutes localités d'où le dieu tirait ses prénoms.
Le culte d'Apollon fut introduit a Rome l'an 430 avant J.-C. , à la suite d'une peste ou contagion qui avait désolé cette ville. Celte circonstance prouve que c'était alors comme diêu Alexicacos qu'Apollon était invoqué. On lui éleva un temple et on institua plus tard en son honneur, l'an 212 avant J.-C, durant la guerre punique, les jeux apollinariens (2).
Ces jeux se célébraient tous les ans (3).
A l'époque impériale, le culte du dieu prit un plus grand développement. Après la victoire d'Aclium , Auguste l'adopta comme une des divinités spéciales et souveraines de Rome; non-seulement il lui consacra une partie du butin fait pendant cette bataille, mais il lui bâtit un temple à Actium môme et un antre au sommet du mont Palatin à Rome; il institua en son honneur les jeux Actiaques (4). Depuis lors Apollon figure constamment parmi les dieux latins avec les mêmes attributs , le même caractère qu'il avait en Grèce.
Associé peu à peu à Jupiter Capitolin, la divinité protectrice par excellence de Rome, Apollon fut invoqué comme présidant aux destinées de l'Empire. C'est ce que nous montrent les inscriptions latines du deuxième et du troisième siècle (5). Une sorte de jubilé , les ludi seculares, sont institués tant en son honneur qu'en celui de Diane sa sœur, et se célèbrent tous les siècles. Le troisième jour de cette solennité, on chantait le carmen seculare, pro imperii romani incolumitale.
Dès cette époque Apollon était identifié au soleil , circonstance que confirment d'ailleurs les monnaies impériales des siècles suivants.
L'Apollon des Grecs, appelé originairement Apellix (Apellinem., Fest. ) par les Latins,
(1) Hérodot., VI, *7.
(i) TU. Ut., IV.. ss.
(5) Tlt. Liv., XXV, l*.
(s)Suéton., Vit. Octav. Aug. - Cf. ilorat, Od. I, «I.
(S) Dans les Inscriptions latines, Apollon est ircs-fféqoemment associé an génie de l'empereur Auguste (Orclll, Insc. Lalin. ttiect., n» usa ci sv.), et a Jupiter optimus maximus (OrclH, n° 1271). Apollon est souvent qualifié de Sot invictus, et c'est sous cette epltnète qu'il est associe à Jupiter. Cette qualification avait été attribuée au dlen so<ii 1 ijfiutn c des doctrines miduliqJC»,