‹ Encyclopédie moderneChapitre 85 sur 308 · APO · texte numérisé non relu

APO

fut identifié, peu de temps après son introduction en Italie, arec le dieu Sabin Soranus, divinité solaire adorée sur le moût Soracte (1).

On trouve aussi le nom d'Apollon écrit Aplun, Épul, sur les monuments étrusques; mais ces monuments ne remontent certainement pas à une époque très-ancienne , et il est infiniment probable que l'Élrurie avait reçu de la Grèce la connaissance de cette divinité (2). Quelques faits cependant ont été invoqués pour faire arriver le culte d'Apollon en Campanie avec des colonies éoliennes venues de Cymé (3).

Lorsque les Romains portèrent leurs divinités chez les peuples qu'ils a vaieut conquis , en Gaule, en Espagne, en Graude-Bretague , en borique, en Pannonie, en Asie, en Afrique, ils identifièrent Apollon aux divinités solaires de ces diverses contrées ; c'est ainsi qu'on vit apparaître Apollon Grannus, Apollon Bêlenus, Apollon Livlus, etc., divinités bâtardes, dont les noms se rencontrent dans les inscriptions latines.

Les Grecs, puis les Romains, frappés de l'analogie des dieux égyptiens Ra, Ré ou Phré, Aroeris, Horus, avec leur Apollon -Soleil , identifièrent les deux divinités grecque et égyptienne. Deux villes égyptiennes , Edfou et Qous, reçurent des Grecs pour celle r*Uou le nom <V Apollinopolis {magna et parva).

Cette identification, celte confusion parait remonter aux premières relations que les Grecs eurent avec les Égyptiens, puisque nous royons Aristophane, dans sa comédie des Oiseaux, donner l'épervier, l'oiseau symbolique de Ra, comme l'oiseau d'Apollon.

En Asie, les divinités solaires d'Héliopolis, de Palmyre, de la Perse, furent, par un syncrétisme analogue, identifiées au fils de Latooe.

Apollon étant une des plus importantes, des plus populaires divinités de la Grèce, on comprend que Part se soit attaché à en multiplier, à en varier les images. Les plus anciennes représentations du dieu ne furent que des idoles informes, des pièces de bois grossièrement travaillées : telles étaient la statue en.bois que, d'après la tradition, Érysicbthon avait consacrée à Délos pour les théories ou pèlerinages, et celle que Pindare (4) nous apprend avoir, été consacrée par les archers crétois dans l'enclos do Parnasse , et qui était faite

(i) Cf. SUlos italiens, Vil, tm. - VirgU., j£n., XI, fin.

(>) /'oy.. ma note an Uv. V, sect. t, des Religions ^l'Antiquité, de M. Gulgniaut, d'après Crcuxer, t. Il, i»rt. il, «et. j, p. i»«a.

M 0. Mùilcr, Dorier, t. t, p. S33. Celait à (îcrgls W s'était conserve le culte de l'Apollon troyen ; après la ruine de Troie, ce furent des colonies venues de ce canton qui apportèrent , suivant Millier, m Italie les tradlUons sur Éncc exploitées j»ur Virgile.

(♦) hlh., V, ¥>.

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