LUGO
miT
toire un{ver$elU du i8« siècle , Leipsig, 1745-54 , 8 parties ia-8^ ; tiVAcadémù des Négocions^ ibid., 1752-56, 5 vol. in-S» , réimprimée arec augmentations, ibid. ,1797- 1801,6 vol. iD-8».
• LUDOVISI. Foxtz GiiiooiRB XV et
LODOTISI.
• LUDWIG ( CBAiTIBM-THjiOPHILB ) ,
botaniste , né en 1709 à Brieg (Silésie) 9 s'adonna à la médecine et aux sciences qui en dépendent. Le médecin Frédéric Waltber le prit en amitié, Temmena à Carlsbad pour étudier lu botanique, dans laquelle il était déjà très-babile, et le fit adjoindre comme botaniste à une société de naturalistes qui partaient pour l'Afrique sous les auspices et aux frais du roi de Pologne. Ludwig revint en 1733, continua ses études médicales , et fut reçu maltre-ès-arts ( 1736) , docteur et membre de la Société allemande de Leipsig.
En 1 747 il fut nommé professeur de médecine , et mourut en 1773. Ludwig fut un des premiers à admettre la réforme et les découvertes de Linnée, quoique selon lui la distinction sexuelle des plantes ne soit pas évidemment suffisante pour fonder un système. On lui doit plusieurs ouvrages et opuscules sur sa science favorite. Les plus reaurquables sont : Institutiones historicophysiem regni vegetabilit , Leipsig, 1742 , 1757. in-8ô; Aphorismi hotanici , Leipsig-, 1738, iii-8«; Tractatus de minuendis plantarum generibus , Leipsig, 1737, in-4o; de Sexu planta rum , etc., Leipsig, 1737, in-4»; etI>efin£tiones plantarum,\hïd.^ 1737, in-8o; corrigée et augmentée, ibid., 1747, in*8o.
• LODWIG. A^o^czLtJDBwicetL^DOVici.
• LUETZ. yoj-ez Aramoh.
• LUFTY ou LOUFTY , grand-vézyr et be»u-frère de Soliman le**, succéda au célèbre Ibrahim , se trouva au siège de Corfou en 1537, et se rendit célèbre par sa justice , son austérité et sa valeur. Ayant eu une querelle avec la sultane sa femme à propos d^une courtisane qu'il venait de faire punir cruellement 9 il fut exilé à Demotica où il mourut. On a de lui un traité intitulé Astaf' Nattseh^ ou Miroir des VéxjrrSy qui ferait honneur à un ministre et à un philosophe chrétien ( traduit en italien par le chevalier Com. Comidàs di Carbognano ).
• LUGO (Jbah db), cardinal, né à Madrid CD 1583, se fit jésuite en 1603, et mourut en 1G60. Ses ouvrages furent recueillis de son vivant et forment 7 vol. in-fol., Lyon, 1633- 1660. La partie la plus estimée est le Traité
de Im Pénitence. — Lvco ( Fr. de) , frère du précédent et jésuite comme lui , fut professeur de théologie & Mexico, censeur de livres et théologien du général à Rome. Il mourut en Espagne en 1652 , Agé de 72 ans. On a de lui plusieurs ouvrages de théologie, entre autres des Commentaires sur la preikière partie de la Somme de saint Thomas.
* LTTILLIER. f^oyez Lhuillibb.
* LXJINI (Bbbrâbdih ), nommé par quelques auteurs Luvino ou Luvini, peintre italien du 16* siècle , né au village de Luino (sur le lac Majeur) , eut pour makre Scotto« et non , comme on Ta dit souvent, Léonard de Vinci. Il éUit déj?i célèbre en 1500 , quand un voyage qu'il fil k Rome contribua encore h perifectionner son goût et à épurer sa manière. Aussi distingue-t-on ses tableaux en deux classes , ceux qu'il fit avant d'aller h Rome , et ceux qu'il composa dans cette ville ou après son retour. On admire surtout dans ceux-ci l'intelligence parfaite du clair-obscur et une grande vérité de carnation. On ignore en quelle ai^ée mourut cet artiste. — Aueblio , son fib , né en 1530, mort en 1593 , s'est fait connaître par de bonnes fresques h l'huile : elles ornaient les diverses églises de Milan.
' LUINO ( Fbahçois ) , mathématicien italien, né à Milan en 1740, entra dans Tordre des jésiAes en 1757, et mourut en 1792.
On a de lui : Sulle progreuioni e série librill^ etc.. Milan , i'J67 ] Esercitazione suW altezza M polo di, Milano, ibid., 1769, in-4o; Corso degli elementi dialgebra, di geometria et délie sezioni coniche , ibid. , 1772, 3 vol. in- 12; Fiaggio in Franciaed in IngiUerra , etc., etc.
* LUITPRAND ou LIUTPRAND, roi des Lombards, succéda à son père Ansprand en 712. Les dix premières années .de son règne s'écoulèrent au sein de la paix , et furent consacrées à cicatriser les plaies causées à la Lombardie par les guerres civiles et l'usurpation d'Aribert II (702). Luitprand profita ensuite des difi*érents survenus entre l'empereur Léon l'Isaurien et le pape Grégoire II pour faire de nouvelles conquêtes sur les Grecs et leur enlever Ravenne , la Peniapole et tout ce qu'ils possédaient encore au nord de Rome (728) ; mais les Vénitiens lui prirent Ravenne l'année suivante.
En 739 il amena des secours à Charles Mai^tel contre les Sarasins , et forya ceux-ci à évacuer la Provence. 11 venait de renouveler la guerre contre les Grecs et l'exarque
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de Ravenne quand il moarut en 744. Hildobrandy son neveu, lui succéda.
* LUITPUAND , LIUTPHRAND ou LI- TOBRAND, prélat et écrivain lombard, né au commencement du 10" siècle fut succès* sivement sous-diacre de Tolède , diacre de Pavfe, évêque de Crémone , envoyé à Constantinople par Bérenger, marquis dlvrée, en 946 , ensuite à Rome, en 947, par l'empereur Otlion,ct une seconde fois par le même à Constantinoplc, o ù l'empereur Nicéphore Pbocas Taccueillit mal. Ce prélat, un des bommes les plus érudits de son siècle , a laissé plusieurs ouvrages, qui ont été réunis sous le titre à'OEuvres^ et dont la meilleure édition est celle d'Anvers , 1640 , in-fol. On j trouve entre autres le récit de son ambassade auprès de Tempereor Nicépbore Pbocas (ce morceau et un autre du même recueil ont été traduits par le président Cousin dans son Histoire de fempira dOccident, tom. 2). La cbronique publiée sous le nom de Luitprand {Chi'onicon ad tmctemundum ilUberitaniM , etc. , Madrid , 1635 , in-4o) est un ouvrage supposé.
* LULLE ( le bienbeureux Râtmondd) , célèbre philosophe chrétien, du 13» siècle , que par une inconcevable inadvertance plusieurs écrivains ont confondu pai*mi les adeptes des sciences occultes , naquit vert l'an 1235 & Palma , capitale de File Ma3rorque, où son père possédait de riches domaines , et il j occupa lui-même la dignité de sénéchal du palais. Il reçut la mort des martyrs en 13 1 5. Des nombreux ouvrages dont Raymond LuUe est auteur , ceux qui ont le ptus exercé les commentaires sont son Art generalis sive magnn^ etc., Valence, 1515 , in fol. ; Madrid, 1584 , in-S» ; Àrhor tcieïïUiœ Barcelone , 1482, in-fol.; Venise, 15 1 4 ; Lyon , 15(5, 1635 , in-4o \ traduit en espagnol, en français (par Perroquet), etc.; Ar$ breuis ^ Valence, 1515 j Paris, 1578, Barcelone, 1565, in-8*, etc.; Libri XII principiorum philos, contra Jverroistas (dédiés à Pbilippe-lie-Bel), Strasbourg, 1517; Akala, 1519; iib. Contemplationum , et de auditu habbaliHico^ etc., Paris 1578 , in-16. On a publié : LuUi opéra omnia , etc. , Mayence , 1721 , 10 vol. in-fol. ; mais ce recueil contient plusieurs livres d'alchimie etc., dont il est plus que douteux que liuUe soit auteur. Voyez h cet égard le savant article que lui a consacré M. Gence dans la Biographie unii*erseUe (tom. 25); on y trouvera aussi la liste des divers commentaires
auxquels ces ouvrages ont donné lien et que notre cadre ne peut admettre ; il faut consulter aussi le recueil des Bollandistes an 29 juin, et Touvrage de M. Degénindo, intitulé : Histoire comparée des systèmes de philosophie considérés relativement aux principes des connaissances humaines l«r édition, <823,4vol. in-8o.
* LULLE (Antoine), théologien et savant grammairien du 16« siècle , de la même famille que le précédent , né dans Tlle Mayorque , fut appelé à Dôle pour y enseigner la théologie , devint vicaire- général de Tarchevêché de Besançon, surveilla la réimpression du Bréviaire et des livres d*église, dont il retrancha un grand nombre de faits apocryphes , et mourut ^ Besançon en 1582. On a de lui : Pro^mnasmata rhetorica, Bâie, 1550, et Lyon , 1572 , in-8o ; BasllU magni de exercitatione grammaticd , etc. , Bâle, 1553, în-8o; de Oratione lib. f^//, etc. , îbid., 1558, in-fol. (c'est la rhétorique d'Hermogène avec avec quelques préceptes tirés particulièrement d'Aristote et de Cicéron).
On attribue aussi ï Ai>!oine LuUe de clq^is Antoniis et des Notes sur les Psaumes ; mais ces ouvrages n'ont pas été publiés.
* LULLI ( Jban -Baptiste ) , musicien du 17« siècle, né à Florence en 1633, fut amené en France à l'âge de 12 ou 13 ans , et porta à un degré très-élevé l'art du violoniste. 11 se ût admirer de Louis XIV lui-même dans les ballets que ce prince faisait représenter tous les ans, et obtint bientôt la place de surintendant de la musique du palais (1661).
Peu après l'opéra fut introduit en France par Perrin. LuUi qui en eut le privilège en 1672 le porta à un grand degré de perfection par des innovation% continuelles cl toujours couronnées de succès ; et dans un espace de quinze ans il composa les partitions de dixneuf opéras. Il mourut en 1687 des suites d'une vie déréglée, laissant' la réputation du plus grand musicien qui eût encore paru en France. Louis XlV, qui l'estimait particulièrement , l'avait ennobli et nommé secrétaire à la chancellerie. Cependant le renom de cet artiste est nul aujourd'hui; et, à l'exception de quelques morceaux encore écoutés de nos jours , ses compositions musicales , comme toutes celles de son siècle , sont froides , inanimées et sans caractère.
• LULLIN DE CHATEAU VIEUX (Michel), agronome, né k Genève en 1695, mourut en 1781. On a de loi : Expériences et
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Ri(flexions sur la culture dei terres , etc. , 1755, et 1766, in-*».
* LUMBISANO (HoAÂCB), médecin iU- Uen , né à Coriolano (Calabre>>,' professa la philosophie et la médecine à Naples au commencement du i7« siècle. Il ne reste de lui que quelques ouvrages peu e&timés, dont on trouvera la liste dans la Bihliotheca napotetana de Toppi , et dans la Biblioth, med.-practica de Haller.
* LUMIAREZ ( comte db), membre de TAcadémie rojale de Madrid, mort en 1808, a*adonna à Fétude de la numismatique , et publia plusieurs ouvrages d'antiquités , entre autres des Recherches sur la ville de Sagunte.Utsànà, 1779.
* LUMIÈRE (Th.) mort en 1794, est auteur de Touvrage suivant : Recherches sur le droit public et les privilèges de la province et des principales villes de Guienne , etc. , Bordeaux , 1788 , in-8«.
LUMIÈRE. ( Physique, ) Parmi les nombreuses relations qui s'établissent entre nous et les corps extérieurs, il en est une qui parait évidemment dépendre de Tinfluence d*un agent qui, s'il n'est pas habituellement répandu dans Tespace , doit au moins avoir la faculté de le traverser avec une rapidité extrême , puisqu'on une seconde il franchit an intervalle de plus de 66,000 lieues. Au surplus , cette énorme vitesse n'est pas le plus étonnant des phénomènes que présente UD agent dont nonx ignorons la nature et le mode de transmission , bien que nous connaissions d^ailleurs assez exactement les lois de son mouvement fKiur calculer^, avec certitude, les actions qu'il doit produire. En effet, que la lumière se propage par ondulation ou qu elle nous arrive par émission , renoncé algérique des résultats reste le même j en sorte que, sauf un très-petit nombre de cas particuliers , les deux hypothèses sont également explicatives, et toutes les deux susceptibles d'objections dlfiiciles à résoudre. •
Pour qu'un système d'ondulations lumineuses puisse s'établir , l'existence d'un milien parfaitement élastique et uniformément distribué dans l'espace est indispensable ; i!e plus , cet éther , car tel est le nom qu'on lui àoune (vojrez tom. X, pag. 219), doit être immatériel , a6n de ne pas ralentir le mouvement des corps célestes ; enfin , il faut admettre que la présence de matières enflammées ou phosphorescentes *, quelle que soit leur nature, imprime à ce milieu des vi-
brations qui peuvent se propager à travers certains corps , être réfléchies par d'autres , et que Ton peut comparer à celles qu'une corde récemment pincée fait naître dans l'air atmosphérique. Ces principes une fois admis, les phénomènes lumineux en deviennent des conséquences nécessaires , dont le calcul rend ensuite la déduction facile.
Dans l'hypothèse de l'émission, il faut concevoir que , sans s'épuiser , les corps lumineux versent , dans l'espace , des flots d'une substance immatérielle , susceptible d'être attirée par certains corps et repoussée par quelques autres ; cette matière subtile , dont l'existence est tout aussi probable que celle de l'éther, ne fait obstacle ni à ellemême ni aux corp qui la traversent \ et si dans quelques circonstances , les milieux qu'elle pénètre modifient^sa manière d'être, on est obligé d'avouer que , sous l'influence des mêmes conditions , le mouvement ondulatoire de l'éther subit des altérations analogues : en sorte que , de part et d'autre , les avantages et les inconvénients se compensent avec assez d'exactitude pour que l'on soit embarrassé relativement au choix de l'hypothèse à laquelle on accordera la préférence.
Puisqu'à l'égard des phénomènes les plus généraux et les plus importants , ces deux hypothèses conduisent à des lois identiques, il est réellement peu utile d'adopter exclusivement une opinion que de nouvelles découvertes peuvent tour à tour appuyer ou infirmer. Des faits certains sont sans contredit les bases les plus solides que l'on puisse donner à une théorie physique ; quant à la cause première, il est fort douteux que nous puissions jamais pfirvenir à la éonnaitre ; aussi , dans cet ai*ticle , sans prétendre déterminer comment la lumière est produite et parvient à notre œil, nous examinerons rapidement les divers phénomènes dont elle est la source , quand elle se meut librement dans l'espace , est réfléchie par des miroirs ou pénètre xles n[iilieux diaphanes.
Lumière directe. Quelque rapide que aoit le mouvement de la lumière, elle ne se transmet pas instantanément d'un lieu dans un autre. En effet , les observations de Roemer sur le retard et les avances des émersions du premier satellite de Jupiter , et celles de Bradley relativement à l'aberration des étoiles fixes , s'accordent à prouver qu'il faut plus de huit minutes pour que la lumière arrive du soleil jnsqu'à nous. Ainsi ,