‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 9 sur 145 · LUDI · texte numérisé non relu

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près de 100 langues , soas ce lilre : OroUo^ nés orationum ^ SS. Orationd dominicm uersionas prœter aiuhenticam ferè eert' tum , etc. , in4o. Ce recueil , le plus ample qui eût paru jusqu'alors , a été surpassé plus tard par celui de Jean Chamberlayne (woj"e»ce nom ).

* LUDEWIG (Jbah-Piberbdb}, en latin Ludoiâcus^ jurisconsulte allemand , né dans la Soiiabeen 1668, étudia dans les universités de Tubingen , Wittemberg et Halle »

fut nommé professeur de philosophie en 1693 , et chargé quelque temps après des intérêts de l'électeur de Brandebourg au congrès de Riiwick. Après avoir visité une partie de la Hollande et différentes cours d* Allemagne, il revint à Halle en 1700, quitta la chaire de philosophie pour occuper celle d histoire , puis celle de droit public , devint, en 1722, chancelier de Tuniversilé de Halle et du duché de Magdebourg , dont il était archiviste et historiographe depuis 1704, et mounit en 1743 , avec la réputation d'un savant profond , particulièrement dans rhistoire du moyen âge. On a de lui un grand nombre d'ouvrages , dont on trouvera la liste dans la GeUhrte Europa de Goëtten, année 1735; dans la Pinacotheca script, nostrd œtate littens iliustriam de Brucker , et surtout dans l'ouvrage de Frcd.

Widcburg, intitulé De vitd et scriptis J.-P, da Ludewig commentarius , Halle , 1757, in-8o. Nous nous bornerons à indiquer les principaux de ces mêmes écrits :

Germania pinnceps, 1702, 1711, 1752 , in-d* ( l'auteur y fait connaître les rapports des électeurs avec l'Empereur et l'Empire :

cet ouvrage a été commenté en partie par C.-F. Hempe , en 6 volumes in-4o ) ^ un Commentuù'e sur ta bulU d'Or{tn allemand), Halle, 1716-19, 2 vol. in-4o* HenricusÀwceps , historia anceps ( ouvrage estimé , sur l'histoire de Henri, dit V Oiseleur)^ ibid., 17 13 , in-4o ; I^eUquiœ manuscriptorum omnis œui diplomutum ac monumentorum ùie^ ditorum^ Halle , Francfort et Leipsig, 1720- 40, 12 vol. in-8o ( collection précieuse et recherchée ) ; Opuscula miscellanea , Milan, 1720 , 2 vol. in-8 \ yUœ Jusiiniani atque Theodorœ Auguttorum , necnon Tribo^ niarU , etc. , Halle, 1731 , in-4o.

* LUDEWIG. ^/»re» Ludovici et Lunwio.

* LUOICKE ( J.M.-AuGUSTBFaAH<^is ) , mathématicien allemand , né à Oschatz en 1 748 , professa les mathématiques \ Meis- •en, et mourut à Wilzdraft en 1823. On a

de lui : Commentatio de attraetionis mag" netum , etc. , Wittemberg , 1 799 , in-4o : cet ouvrage se retrouve avec additions et corrections dans le 3« tome de fFittemberg-Bia' gazine, 1803, Essai sur une nouvelle théorie des parallèles ( en allemand ) ; Meisenen ,' 1819. Il a en outre publié divers Mémoires dans les Annales de Gilbert, et traduit VEs^ sai de Fabrexur les Machines hydrauliques, ainsi que l'ouvrage de Nicholson sur le même sujet. Une Notice sur Lndicke a été insérée dans la Gazette littéraire de Leipsig, juin 1823.

* LUDIUS, peintre romain, contemporain d'Auguste , acquit une grande célébrité par la va^te dimension qu'il donnait à ses compositions , et par le procède qu'il mettait en œuvre. De son tempd le luxe des Romains était porté au plus haut degré, et les peintures dont les riches et les grands or- ' naient les murs de leurs palais étaient extrêmement coûteuses. Luditis, pour mettre ces embellissements à la portée des fortunes médiocres, imagina un genre de peinture moins dispendieux que l'encaustique , dont l'usage était alors le plus répandu , ou la fresque telle qu*on l'avait pratiquée jusqu'à lui. On présume qu'en renonçant à l'encaustique , il diminua dans la fresque le -nombre des couches de mortier, et qu'il supprima la la poudre de marbre et le vernis. Il derint chef d'école , et représenta avec ce nonreau procédé des campagnes , des bois , des rivières, des bergers, des troupeaux , des ports de mer, tant sur les murs intérieurs, des mai- , sons que sur ceux des façades , des jardins et des terrasses. Toutefois cet envahissement de la fresque sur l'encaustique ne fit point abandonner ce dernier pi^édé des anciens, dont on retrouve des traces jusque dans le I4« siècle. — Un autre peintre, MabcusLvrnvsj vivait en Étrurie plusieurs années avant la fondation de Rome. Ou voyait encore , an temps de Pline qui nous l'a fait connaître , des peintures de cet artiste dans les villes d'Ardea et de Lanuvium , sur les murs d'un temple de Junon et d'autres édifiees.On suppose que ces peintures étaient à Tencaustique.

*LUDLOW (EDMORD),run des principaux chefs du parti républicain pendant les guerres civiles du règne de Charles I»' en Angleterre, né vers 1620 dans le comté de Wiltï , adopta , comme son père ( membre du long-parlement de 1640), les principes delà révolution. Ayant joint avec plusieurs

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étodiants en droit am camftrtdes Tannée du eomte d^Esaes, il assista h la bataille d'Edge- HiU , se distingua au siège et k la prise du château de Wardour, fut nommé gouverneur de cette place , et la défendit pendant dii mois contre tous les efforts du parti royaliste. Fait prisonnier, et bientôt échangé , il Jera un régiment de cayalerie , avec lequel il prit part à la bataille de Newbury et à d'autres actions importantes. Vers la fin de 1645 , nommé représentant du comté de Wilts en remplacement de son père mort deux ans auparavant, Ludlow pénétra- les projets secrets de Cromwell , et résolut de s'y opposer ; mais plus tard il se laissa séduire par les protestations de ce rusé adversaire , et fut du nombre des juges qui condamnèrent Charles I**. Après Tassassinat de ce monarque , la haute cour ayant décidé de ne laisser rentrer dans le parlement que ceux qui auraient approuvé le jugement, liudlow fut mis à la tête d'une commission înquisitoriale chargée d'épurer la représentation nationale, devint ensuite Tun des 40 conseillers d*état de la nouvelle république, et renouvela son opposition aux projets ambitieui de Cromwell, qui, pour l'éloigner, renvoya en Irlande avec le titre de lieutenant-général , et le fit nommer Tun des commis pour les affaires civiles de ce royaume. Ludlow ayant déployé dans ces emplo.is autant d'habileté que de valeur , fat appelé par le parlement au commandement de l'armée après la mort d*Ireton ^ mais Cromwell parvint encore à l'écarter, et lui préférer son propre gendre Fleetwood.

U continua de rester en Irlande jusqu'au monaent où son régiment fut réformé par le protecteur. Étant alors revenu en Angleterre , il y fut mis aux arrêts , eut ensuite une longue conférence avec Cromwell , refusa toute promesse de soumission , se retira dans le comté d'Essex, et y detaeufa jusqu*k U mort du protecteur. Mais lorsqu'il vit Richard succéder au titre et à l'autorité de son père , il reprit les armes , contribua au rétablissement du long-parlement, fut nommé membre du comité de sûreté , et renvoyé ensuite en Irlande pour y commander en chef. A l'époque de la restauration, à la- . quelle il tenta vainement de s'opposer , Ludlow, prévoyant les poursuites que l'on jillait diriger contre les régicides, quitta *rAngletcri*e , traversa rapidemeutla France, se retira en Suisse, et séjourna successivement à Genève , & Lausanne et h Vevai . Lûrs Tome 15.

de la révolution de 1688, il conçut l'espoir de terminer ses jours dans sa patrie, et vint à Londres en 1689; mais, apprenant que le parti tory se disposait k solliciter auprès du roi Guillaume l'ordre de l'arrêter, il retourna à Vevai , où il mourut en 1693. li a laissé des Mémoires intéressants ,. imprimés d'abord à Vevai, 1698-99, 3 vol. in 8», et réimprimés à Londres, 1751 , infol. , avec le procès de Charles l*' par John Cook.Une troisième édition fut publiée en 1 77 1 , in-4*. Les Mémoires de Ludlow ont été traduits en français, Amsterdam, 1699 et 1707, 3 vol.

in-12; ils font partie de la Collection des Mémoires relatijs à la Révolution d'Angle^ terre , publiée par M. Guizot.

* LUDOLF (Job) , savant orientaliste, né h Erfurt en 1624 , apprit sans maitre et au moyen seulement de quelques livres élémentaires les principales langues anciennes et modernes. Après de longs voyages il fut appelé à la cour du duc de Saxe -Gotha , qui le nonuna précepteur de ses enfants et conseiller aulique, place qu'il remplit vingt-six ans. Il se retira ensuite de la cour et vint vivre h Francfortsur-le-Mein, où le duc, l'électeurpalatin et d'autres princes d'Allemagne voulurent de concert qu'il fût leur résident. Il mourut en 1704. Ludolf savait h fond, dit-on, vingt-cinq langues ; mais celle quHl cultiva avec le plus de soin futl'abyssin. Il en a laissé deux grammaires {Gt-ammat. ambaricœ lin- ^tuB, Francfort, 1698, in-fol. ; Grammatica linguœ œUiiopicœ , ibid. , 1702 , in-fol.) : un Dictionn, , ou Lexicon œtfuopieo-latinum , ibid. , 1699^ in-fol. ; diverses traductions en langue éthiopienne ; Epistola œihiopicè ad unii^ersam Jibhessinorum gentem scripta , ibidem, 1683 , in-fol. , très-rare ; une Histoire d'Ahjrssinie , en quatre parties, (^mtoria Mthiopica , */Ve Descriptio regni Ahhessinorum ^ etc. y lib. /f), Francfort, 1681 , in-fol., fig. ; augmentée dans la suite d'un commentaire et de deux appendices , ibid., 1691, 1693 et 1694, 3 vol. infol.; traduite et abrégée en français sous le titre de Nouifelle Histoire d'^hfssinie , Paris , 1684 et 1693, in-i2; (traduite aussi en anglais, en hollandais, eu allemand et en russe). De plus on lui doit un Traité des moyvns de faire avec succès ta guerre aux Turks {De belle Turcico féliciter confîciendo , etc.) , Francfort, 1686 , in-4o; les Lettres samaritaine^ des Sichimistes ^ et un Jltédtre fustorique du monde. On a imprimé aussi sa corrciipondance avec Leibnifz. Jonker a pu-

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blié la f^ie deLudolJ en latin, Leipsig, I7IO9 in-So. (f^ojrez pour pi us de détails , Mémoires „de Niceron y tom. 3. et le Dictionnaire de Chauffepié.y-^ljVJioiéF { Henri-Guillaume), neveu du précédent , né à Erfurt en 1655 , suivit le prince George de Danemarck en Angleterre en qualité de secrétaire, puis rayant quitté à cause du mauvais état de sa santé il se mit à voyager , vidita la Russie, ritalie , Smjme, Damas, Jaffa, Jérusalem, passa en Egypte , s^arrêta au Kaire , et enfin revînt à Londres , où il publia une édition du Nouveau'Teitament en grec vulgaire et uu Mémoire très- intéressant sur l'état des cfwétiens dans le Levant, Il sollicita aussi , mais vainement,rétablissement à Jérusalem d'un collège pour l'enseignement des principes de la langue vulgaire et la propagation du christianisme. . Il mourut en 1710. Son ouvrage principal, après celui que nous venons de nommer , est sa Grammaire russe (écrite en latin) , Oxford, 1696, in-4o. On a recueilli en un volume^ Londres^ 1712, différents opuscules du même auteur. — LuDOLF (Jean-Job) , autre neveu de Torientaliste,mort à Erfurt, sa patrie, en 1711 , âgé de 62 ans, a composé plusieurs ouvrages, dont le seul qui vaille la peine d'être consulté est sa Tetragonométrie (Tetrag. tabularia) , Amsterdam , 1690, in-4«. ^- Ludolf (Jérôme), fils du précédent , professeur de médecine , naquit à Erfurt en 1679, et y mourut en 1728. Il est auteur de quelques Dissertations latines, parmi lesquelles on cite De utilitate fluxus hœmorrhoidatis y 1721 , et de Tabaci noxâ post pastum , 1721 .

♦ LUDOLPHE de Saxe^ chartreux, fit partie de l'ordre de Saint-Dominique avant d'enirer dans celui de Saint-Bruno, devint prieur de la chartreuse de Strasbourg , et mourut vers 1370. On a de lui une Explication des Psaumes (in Psalter. expositio) , Paris , 1506 , 1517 , 1528 , et Venise , 1521 , in fol. ; Lyon, 1540, jn-4o; et une rie de Jésus Christ j 1474, in-fol. (sans nom de ville ) , très-souvent réimprimée depuis , traduit en italien , Venise, 1570; et en français , par G. Lemenand, cordelier, Paris , 1490, 1500, 2 tom. en 1 vol. in-fol. Il avait aussi composé plusieurs livres de Sermons.

Quelques écrivains lui ont attribué , mais à tort , Ylmitation de Jésus-Christ ( vojrez Gjsasom ).

* LU DOT ( Jeah-Baptistb ) , écrivain savant et bizarre, né à Troyes en 1703 , fut élevé à la campagne, se fit ensuite rccevoi

avocat au parlement, et plaidait volontiers, les causes dont on le chargeait; mais su manière de vivre était extraordinaire et le rapprochait do Diogène. Il faisait lui-même son pain, ne mangeait que des légumes et des retailles de boucherie , marchait vêtu de haillons, et passait des jours entiers enfermé dans son cabinet. 11 devint très-habile datis la connaissance des auteurs anciens et dans les sciences exactes , au point que d'Alèmbert et autres savants du premier ordre lui proposèrent de le faire recevoir membre de l'Académie des sciences ; mais il fut impossible de le décider h habiter Paris. Il répondait souvent aux questions adressées par les académies , mais il gardait soigneusement Tanonyme, et laissait le premier venu s'emparer de ses ouvrages. En 1741 cependant l'Académie des sciences lui décerna un prix pour la meilleure construction du cabestan.

Ludot mourut eu 1771 , âgé de 68 ans. Il ne reste de lui sous son nom que quelques ouvrages polémiques de peu d'importance.

* LUDOVICI ou LUDWIG (Godefroi) , savant philologue allemand , né h Baruth ( Haute-Lusace ) en 1670, étudia à Bautzen, puis à Leipsig , fut nommé co-rccteur de l'école de Saint Nicolas de cette ville (1694), principal du gymnase de Schlcusingen (comté de Hennebcrg), recteui: de l'Académie de Cobourg (1713) , et mourut en 1724.

On a de lui 139 thèses sur des points de théologie, de critique et d'histoire littéraire; une Poétique allemande, etc., Leipsig, 1703, 1745, in-80; V Histoire des Historiographes (en latin), Sclileusing, 1712, 1713, in-80 ; une Histoire unit*erselle ( en allemand ) , Leipsig, 1716, 1717, 2vol. in-80; deuiièmc et troisième éditions , augmentées , 1732 et 1744, 5 vol. in-80; et d'autres ouvrages, tous remplis d'érudition et très-utiles , dont la liste se trouve dans Rotermund et les autres biographes allemands.

* LUDOVICI ou LUDWIG ( Cdables- Gumtbbr), né h Leipsig en 1707, et professeur de philosopihe dans sa ville natale de 1734 à 1778, époque de sa mort, était aussi archiviste de l'université, et bibliothécaire de la Société de langue allemande et des beaux-arts établie à Leipsig. il eut beaucoup de part à la rédactioù de Y Encyclopédie allemande y depuis le tom. 19 jusqu'au 64*. Ses principaux ouvrages sont : un Plan abrégé d'une Histoire complète de la Philosophie de }Vo\fy Leipsig , dernière édition , 1737-38, 3 vol. in-80; le Théâtre del'His-

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