MM
MÉt>4
coiiglohatU , ibid. » 1757 , iji 4o , Nowa Jffjcperientia et Observmtiones th smibus venarum , etc. , 1771 , in^; TraotoÈus de morbo hemioso comgenito tingulari et complicat, , folickêr curato^ ihïà.^ 1772 , in^ , etc.
* MECKEL (PHiiiPPE-FiiDéMc-THioiH»*)9 fils du précé^teut, né à Berlin en 1756 , professa saccessivenient k Halle et à Stxmsboorg Tanatomie et k chirargle, et fut appelé il t>éterabourg en 1795, par Paul I", qui le nomma médecin de Timpératrice , conseiller priré et inspecteur des hdpitaux de sa capitale : il jr mourut en 1801. On a de lui : <^ Lmhxrimki awi§ contentas^ Strasbourg , 1777 , in-4o j Principes des aecoac&ements, Leipsig , 176S et 17!H , in«8o ( traduction de Bauddoque ); Elémettu de phjrsioiogie de Jfailer, Berlin, 1788* in-ô^j NouÊfeiUs archivée de médecine pratique ^ Lcipdg, 1789-95, in-8o.
* MSCILLENBOURa (Aoowu-FaéDë.
nie), âls aîné de Jean, duc de Mecklenboûf , lui snccéda dans le dnobé de Sehwerin on 1592, tandis que fon frèM, Jean- Albert, reçut pour sa part le comté de Gwirow. Les deux Iréres, à l*exemple des •aires princes ptotesUnU derAUcmagne^ se déclarèrent pour Frédérie, électeur palatin, élevé au trdne de Bohême, encoururent le ban de TEmpire, et furent cbassés de Wuff» étaU par WaUenstein. Us Tenaient d*étre rétablût par GusUve-Adolphe , roi de Suède, quand le frère cadet mourut, ne laissant qu*un fils en bas &ge , le duc Adolphe.
Adolphe - Frédérie ^ après avoir réclamé vainanent la tutelle de son neveu, le fit enlever pour qu'en ne Télev&t pas dans la raligîon eathotique , mit le plus grand ordre dans le eomté de Gustrow , qu'il lui rendit à ê9k nMJoriti , et s'occupa de faire fleurir dane ses propres états Tagrieulture et Tin^ daetrie^ afin de réparer , autant que possible, les calamités de la guerre dé trente ans. Il oMota^ en 1658 y à TAge de 90 ans, lais^ sant un fils , oe Ohnstian^ ni oonnu par son eametère bieane et se vie aventm^use.
* MÉDA (CfuAL^'Avovà)^ général de brigade 9 commandant de la Légion-d'Be»neor et buron de l'eÉfepire, mort en U12 dans U funeste campagne de Russie ^ était entré an service à 17 an» dans la garde cMàsëtutînilnelle de lÉduiar XVI. Enodre siaifle gendarme à 1# jotimée du 9 thenfeiîdor 4 il sr^eit signalé par le rôle itapoitiart «pi'ft rempUl dans etflte révolution ntémorè^ bkv C^esiM ipir à la tête d'un déUdkeitieilt
de la garde parisiomie, dont en lui avait confié le oommandemeni, osa aliaqocr à foros ouverte Robespieffre en pleine séance du oonseii de U oedinMne | ap^ avoir renversé edui-d d un coup de pirtolet qui bn fracassa la mâchoire , il dispersa les autres o^Jtirés, et senpara de bi personne du fameum Henriet, qui , déjà arrêté par lui dans la ttiéme soirée en vertu d*en d^«ret de la ooUvttttlion nationale, avait ivoouvré sa bberte à bi faveur du désordre et deb •tupeer générale. Un service atissi ini(w^tant rendu à bi convention , à U France en^ lière,ne vabità Ilééa, pour toute léeom^ qense , que le grade de sous-iieutenant | et le haiM toujours menaçanU des partisaAs , tiicore long-temps nombreux, de l'odieut •r^A qu'a atait abattu , rempéeba de pm^ ▼«Mr pi:omptenient aun piwnieiis grai^ i chacune de ses promoUons fut le prisd^ briMant serviofe pendant «ouïes les oampa^ gnes qui précédèrent celk eA il périt rtorieusement après avoir eu mie jambe emportée par un boelet de canon à la bataille de la lAoskowa. U est auteur d*iiii Atfc/t kttêori4fue rntr leé événement €jniee eoHtpdê* $ée daks ta eoùréeduS thetimidorf l»etéerit , précédé d'une notice hktorkpm sur s* ti«, è^ trouve dans la OoUeetiem det Mimoêrte re-^ leàtfe à im Rd^intion /hÊtrtféisé, l^eri, • AiuikHdto Mtm , 20« Mvrtrisett, pâg. 37f «t suivantes.
MÉDAILLE. (^/Oâ^if, Bemtc^Jrts.) Le nHrt médaiiU a été Introduit par le« Kslitas, qui se sont leé prMolm œtupéê dé réunir cet nietiaments^ et qM appelaient lesi^ièœs de métal medagUè^ tH^dmglioHi , dv mot %r^fiit'iêi^v{métaUûm), en la«ti meùdùm , métat. Les médùOhmè soM lëà pièces dont le dia»BnsloM ou le poids ei«èdé ecut des médaiUet ordinaires. Les médhiflu Kmm ranMins,8aft en or, soit en bronce, lent souvent bordée de oerdes et orties dé moulures et de découpure» en fii^franes.
Noce appelons médaiiéês mMfues te» m6é^ Aeiai des anciens qui if ont plus eoeré dent hf eonnnerce, et qui sont devenue* des ob^ jet* de curiositéy dès monoments dé fim et des iQJets d^tudev. Ce sont celiee qel ont été frappées par U» ^«j^s^ les villes el ktf rois jnsquli la prise de Consumiiio)^ par SanoortC il , en mneti^ du quiiizièeM siceie.
A eett* éik>que itomneenoe la série det mé^ daHkes iiodeme»v Une v^, une sodélé*^ un particulier ^enl auievd'bm le di^ dt
MâDA
MÉDA
faire gnYtr une médaille pour rapparie fouyenir d^on événement on perpétuer les traits d'un personnage quelconque. Mais la médaille ne peut être frappée que sous la surreillance du gouvernement, à la Monnaie det médailUa,
Les médailles des anciens , à Tezception d*un très-petit nombre, ont toutes servi de monnaies , ce qui est prouvé par le rapport que les pièces de diverses grandeurs ont entre elles pour les poids. Quelques mé- ' dailles particulières , les contomiates , et quelques médaillons singuliers, semblent pourtant avoir été destinés à des usages difftrents.
Les médailles font partie des monuments bistoriques d'un siècle , et non-seulement elles doivent transmettre à la postéritéle souf enir des faits mémorables et des personnages célèbres, mais encore faire connat- ' tre quel était Tétat des arts à Tépoque dont elles portent la date.
L^art de la grivure en médailles ne serait qu*un métier mécanique, si ses compositions n'étaient inspirées par une pensée poétique, embellies par le goût qui doit présider à la disposition du sujet, et vivifiée» par l'esprit qui doit animer l'exécution.
La gravure en médailles est,- comme la sculpture , un art plus simple et plus uniforme que la peinture : les petits effets pittoresques ne doivent point j trouver place.
Dans le bas-relief d'une médaille , il ne s'agit . point de tromper l'oeil et de rendre la nature par une in^tion exacte qui produise de rUlusion , c'est à la beauté des for- I mes , à la pureté des contours , que l'artiste doit s'attacber. L'uniformité de la couleur du métal rend le travail des médailles à peu près semblable à celui des bas-reliefs. La petitesse du champ oblige le graveur à ne pas trop compliquer les sujets, et à j ménager le nombre des figures. Quand il est obligé d'employer les allégories qui simplifient les compositions, il doit les rendre aussi claires qu'il est possible. Quand il est ûxé sur le choix dn sujet , ce qui est la par^ tie poétique de l'art, il faut qu'il s'occupe de sa disposition , ce qui en est la partie raisonnée : il doit songer alors à remplir son cadre avec ménagement, c'est-à-dire en lui proportionnant les figures. Lé champ doit être occupé , mais non trop rempli ; le manque- d'espace autour d'une figure semble la priver du mouvement, et lui donne une apparence colossale.
Après tant de progrès dans la arts , noos sommes cependant inférieurs aoi andent dans celui de la gravure des médâillei. Le monnayage est très-perfectiouié; la fonne de nos pièces est régulière; mais les ftgoret n'ont pas le grand caractère qai dûtbfoe celles des belles médailles grecques et romaines.
Nos artistes , pour atteindre le grandiose, ne sauraient trop s'inspirer des chefinl'œavre de l'art numismatique des Grecs et dei Romains. C'est là que , par une économie admirable, tout n'est poifat exprimé, etoéiomoins tout se sent et se devine. Lescontoart sont purs , mais fermes , les formes priodpales vivement prononcées ; les fignro, dont les formes caractéristiqaes sont tressaillantes , résistent à l'action dn temps, lox frottements des corps durs, aux oxyditiow du métal , et conservent dans leon resta effacés leurs traits distinctifs, leur physionomie, leur idéal.
Il y a des médailles modernes firappées , et d'autres moulées. Celles d'une graole dimension ont rarement été soumises à ^l^ tion du balancier. CeUes qui ont été boilées sont quelquefois réparées àl'ootiljpov donner plus de finesse à certaines parties- Le graveur de médaUles doit d'abord mode 1er en cire son sujet; il le fait d'une dtaen* sion double ou triple de celle à laquelle 3 est ensuite réduit par un instrument appde tour à réduire.
Les figures qui doivent orner les midsilles sont gravées en relief sur on morcen d'acier qu'on appelle le poinçon, CepoikKOO est enfoncé par le balancier dans on astre morceau d'acier que Ton nomme eoin,eârrii ou matrice , où il produit un crenx qui f^ retouché et fini par le graveur, et «m»** trempé , afin qu'il acquière la dureté nécessaire pour imprimerie métal. Les oatOsqoV emploie sont l'onglette qui sert à tiacer, ^ l'échoppe qui est ronde, plate Hwi^^- La ronde sert à creuser , la plate àeel^^ les fonds, la méplate est comme le cisean du sculpteur. Sur l'un des deuxcoîBSfOO grave ordinairement la tête , et sur fsi^ le sujet, qu'on appelle le rat^en, he^^ morceau de métal , avant d'être placé estre ces deux coins, pour en recevoir rempronf»
a^été passé au laminoir, qui loi donne fr paisseur convenable, et au eoupoirmp^ pièce,, qui lui donne la forme et la dinensM* nécessaires. Il est ensuite soumis à V^ffâm du balancier. Afin d'éviter le UfiOlf^
MÉDA
MÉDA
du flan, on adapte autour du coin un cercle de fier appelé viroU ^ qui contient les bords de la pièœ. Les médailles sont frappées, selon lôir grandeur et leur épaisseur , depuis deux ou trob jusqu'à <{ttarante coups de balancier. On ne frappe que trois coups chaque l'ibis. La médaille est alors recutte , c'est-àdire rongie dans le fourneau » pour attendrir le métal. Ensuite on la déroche^ c'est-à-dire qa'cm la frotte d'un acide , pour enlever la caUmùiê que l'action du feu a «fait sortir des pores du cuiyre. On la remet ensuite sous le balancier.
Toutes les espèces en France ont été fabriquées au marteau jusqu'au règne de Heuî III. Les bistoriens varient sur l'inventeur du monnayage an moulin et au balancie r . Les uns disent que ce fut un menuisier nommé Aubrjr Olivier, qui reçut des lettréi-patentes en date du 3 mars 1553.
Selon d'antres , ce fut un graveur nonuné Antoine Brucher, et Aubiy Olivier n'en fut que le conducteur ou l'inspecteur. U s'associa les graveurs Jean Rondel et Etienne de l'Aulne, qui firent les poinçons et les carrés : mais en 1585, Henri III défendit la monnaie au mouKn , et les machines d'Aubiy Olivier ne servirent plus qu'à frapper les nôédailles. Warin , célèbre par son taïent pour la gravure des médailles , perfectionna ces machines , en leur donnant plus de force et de vitesse ; et en 1640 , on ne se servit plus à Paris que du balancier pour monnayer au moulin. En 1645 , Warin fut nommé maître et directeur-général des monnaies du rojraime.
n y a en Europe beaucoup de cabinets de médailles. Les souverains en ont orné leurs musées et leurs bibliothèques ; des particuliers ae sont rendus célèbres par leur goût pour ce genre de curiosité. C'est à la renaissajice des arts, c'est-à-dire dans le quinzième siècle , que l'étude des médailles antiques prit faveur. Pétrarque fut un des premiers qui les recueillit , et il en ofl&ît quelquesunes à l'empereur Charles IV. Budé, en France , en fit une collection et écrivit sur les monnaies des tindens ; il fut imité par du Ohoul et Jean Groslier.
Le cabinet des médailles de France remonte au règne de Henri IV. Louis XIV raagnaenta considérablement , et envoya dans toute l'Europe de savants voyageurs , chargés d'aeheter et de recueillir toutce qu'ik trooreraient de ce genre de monuments. La collection de PeUerin, qui montait à plus
de trente mille médailles , fut achetée sous Louis XVI par les soins de l'abbé Barthélémy.
- Depuis ce temps, le cabinet des médailles a continué d'être enrichi par des acquisitions importantes , et il a été classé d'une manière méthodique qui rend les travaux numismatiques et les recherches qu'ik nécessitent extrêmement fiiciles. Les dernières acquisitions fo*nt monter à plus de cent mille le nombre des médailles qu'il renferme ; et les savants chistrgés de la conservation de ce dépôt précieux ne cessent d'étudier et d'illustrer ces monuments.
La connaissance des médailles ne s'acquiert pas au moyen des livres seuls. Il faut y joindre la pratique , c'est-à-dire voir souvent les médailles , apprendre à les lire , à juger de leur authenticité, aies classer, à les considérer sous leurs différents rapports, tantôt relativement à l'histoire, dont elles sont un des principaux fondements , tantôt relativement aux arts auxquels elles servent souvent de modèles.
On ne peut faire de véritables progrès dans cette science sans la connaissance des langues savantes , de l'histoire générale , de la géographie ancienne et moderne , de la chronologie et de la mythologie. Nous en développerons les règles et les principes à l'artide NuMXSMATiQui. " ,
On appelle médaille ou médaillon , en architecture, un bas-rélief de forme ronde sur lequel on a représenté la tète de quelque ' prince , de quelque personnage célèbre ^ ou quelque action mémorable.
Parmi les médailles antiques , on appelle Jrustes celles qui sont très-efiacées. Les médsAXie» Jauêses sont celles que des faussaires ont fabriquées , afin de les faire passer pour antiques.
On dit proverbialement retourner la mé^ daille ou montrer le reven de la médaille , lorsqu'on fait voir j sous un aspect défavorable , ce qui avait d'abord été montré sous un- jour avantageux.
Médaille se dit aussi figurémààt. Les coquilles sont les médailles du déluge.
On nomme médailler ou médaillier une espèce d'armoire ou de cabinet à compartiments ,• garni de tiroirs peu profonds , dans lesquels sont placés des cartons percés de trous ronds, également distribués, pour classer les médailles.
Le médailleur est celui qui fabrique les médailles. Ce terme peu usité n*est pas dans
HÉDE
MÉDâ
le dictioimaire de TAcâdénit , mak il est tedmiqiie. Ou peut xtire médaiUear comom on dit monnayeur.
Le moi médaiUiêU s'applique à llioanDe (f ni s'occupe de nnécbiiUes comme conenx ^ comme uuatenr, ou comme oomuiMeur* H a été reniplacé par le terme plus sdcptifique de numUnuuisêe. Queues penonnefi ont vonlo dire namùmmU; mais les anurtcor»
de médailles oe sont pas jfdns des nuaisiaa tes que les savants qui étudient les dBavtea et les diplômes ne sont des di^^moUi / car la diplomatie et la diplomatique soirt é&xt choses différentes , et le mot uuaMsmatiiqiie entraine nécessairement edui de hsmusamtUtê , qtà a été adopté par M illin, Yisconti^ M. Dader , et les mcilkmrs écrivains qui se sont eccnpés de cette science. DviiBasAv.
BftÉDECINE. La médecine comprend la science des maladies et Tart de guérir. BUe repose sur Tétnde de Thomme phjaiqne et aaoral dans l'état de santé et dana celui de maladie. Née du besoin , fiMe de l'nstiiiat ^ de Tobservation, du temps et de laréflenon , elle a commencé , de même qse toutes les sdenoes et tons les aria, par des remarqnea et des pratiques populaires. Placer son orU gine k répeque oè Tett écrivit pour la pr»miève fois sur les auladies , serait aussi peu pbilotepliîqiiâ que de prétendre qn*E n'jr a des médecins que depuis qu'il existe dea dodeers.
Mab fallait^il s*en temr à cette médecine papÊiimfyù'uXteaài^ le perfectionnement de Tart que des pvof^s de Tobservatioa d»« mestique, et n'en confier le dépèt quli la tradition de père en fils? C'est demander s'il fallait arréier la marche de l'esprit humain pour la médecine seulement; et si ^ lorsque les connaissances de l'homme s'ac^ cumulaient dans tous les genres , a« point qu'on était obligé de les grouper , afin, d'en' rendre l'étude plus aiaée , U fallait attendre du hasard les progrès de la médecine^ et confier à^la routine le soin d*en régler l'ezer* cice et renseignement.
Après avair pris naissance dans le cartle étroit de la famille et s'être répandue parle voisinage, la médecine devint le patrimoine éen prêtres, qui s>n approprièrent le mo« nopole, jusqu^au moment oà il» (itrent M&^ gés d'admettre les hommes édatréa au partage des bêoéflces et Tordre social.
De sacerdotale , la médecBM; devint d^g-^ nuutque , le jour oè Pon easaja d'étaMir une liaison ratsonnée entra les observalbM et
lesrègleat et de rattacher la eoteiaissaact je rhomme malade au faisceau dm fiamiimii cescomprises sous le nom de plnkMepbie. Dès lors la médeeifie devint une d9» applicatfmi de la phjssque $ elle en reçut les dogamcl las anialgama tan^ bien quemal avec lesaioB.
Cette union était fondée en prinoipt, oiit l'ezécutieii en fut vicieuse; et elie ne pamit manquer de l'être ^ puisque même aijsw* d'hui la fusion de la {^jaique avec lapkjsiologie ne peut avoir lien, sans qae foo supplée au ailencn dea laits par des aiabgies forcées.
Les variations tant repmchées à lan^ cine ne 6irent jamais aon propre oansfe; elle ne fit que partager lea erpeurs êa kob de chaque sicde rsuccessireaBenthinBink, pneuaaatiqae, édeelriqne , astrologique, dnaalque , i matiquCf il lui a faUu bien du temps poaru débarrasser des aceesaoiret qui la tctcaskit dans l'enfance , tout en paraisaant U inp^ BKr un caractère de certitude qu'alla as po»
vait aoqnérirquTen redevenant «Ib^aéns.
Il a faUu dea siècles peut arrkaroapfariM pour revenir ii cette iàbm si ntlafeUcf* l'homme n'est pas umifuenaent ummiànp de cahg, de bifte et de pituita^ un apfuai de distillatsony une maelBine & pndi H | le^iw , n'est point unjouct desplutet' un problème dTalf^èbré on de féetoètrir :
bien das gens prétendent encore fis iV seulement une m^rhinet électriquasa vi pile galvanique.
Mai» nul efibrt ne peot anjontiPhai ^ rétrograder la médecine; eUesaitssnUtf l'applieatiosi indîscvète dm «sianots fèf^ ques et chimiques a fetaidv sa marcy) il< saitque rhomme dait être lepoiatdvi^ part et l'aboutissant de toatea ses étoèe»»^ toutes ses vechefcbesy et que le semoir^
lut offrent les^ ph jsiaiesia et las oM ni ^ ^ nos jours la replongerait dsaiale vagotf '^ elle s'est tirée avec tantda lenteur*
La médecine tend enfin à pMa^>^ parmi les sciences,, et peftpare, sffi|^ toôre naturelle f les tnatêriaus del stw"g isnmenan delà» vie,. nos piogrèadsh^^ l'ignorance et la prévention paiff^^^ nenmurer tnautenniiBS.
Autrafeis ity avais k peine'uni la médecine hjrfmitiMfilë et la l
^esé4Nine«itt*J«»*
cttle»expUaatien»qne la genie d>li<y ^ mdé dn bon sens d'unniédacii^yi**"''^ la soène^ctl^vraUqutatfeuife^^^
mAdb
MÉDS
àm ftiti. CepcBdABt , tondît que les «mpîri»
qoe» et Jm toolMtîqii«s étoâent «nx prUct , qHekfiMs «tpriU droits (^»teiTamtrh<wMM, an Um dt r«q>liqiier.par d^ chinèret , et jeUient Muai loi hmâewtmkU de le médeeÛM de jKM joon 9 de celle qni domine aigour* d'ibui en Franee , d'où die te répand de procbe en prêche perfeoak oà règne k dnU*
CbaeuB det honunes aapérîeors qm ont iMurqné dans la pratique et renaeignement 9 loit oral , toit éôrit 9 de la médecine, a laiisé quelque remarque nonvidle oa quelque régie utile à suivre , dont la «cîence et Tari ae sont agraadif | Tordre s'eat introduit pea h peu <Uni lea matérienK qa*ila avaient amaaaéa ; daa eadarrea ont été ouverto ; des écolea de pratique , aooa le nom de ciiniquêt , iiiatitaéea daoa lea luftpitouz ; riche deê Caita qni lui appartenaient en propre, la médecine a pv nfi chercher aea baaea qn'en elleméme.
C*e8t ainai qne de populaire , de aaecrdotale, k acoleatiqoe qu'elle avait été , elle eat dei^eonn a n a t o mi eo^kyêiologi^u» , en on mot Mymyne, ou fiindée aur Fétude dea org»- 1^ , c*eat^-dire dea parliea dont ae compoae • co#pf humain.
NoUe doctrine médicale ne rivaliae an« ourd'hui avec la doctrine française, dont In NTopiegatian eat merreiUeuacnient aerrie par eûrAme facilité dea communicationa t ISapegne , l*Améiique^ Hude, la Grèce , Ulunaine, en reaacntent lea bienfaita. EUe nmaonte de jour en jour la réaiatance que > préjugea de Téducation médicale et lea abitndea natianalea lui oppoaent en Italie , a Angleterre et en Allemagne.
Lm médecine de noa joora ne peut toute- 'is être exempte d'erreiffa , car elle n'eat » eoeore h pure «^nresaion dea faita rélite en principes , et beaucoup de liita lui «mquent, faute deaqoeb pluaieora o^niona ijoardliui en vogue ne doivent être admis <pie pixmaoiremcnt. Maia la véritable ate est trouvée , la méthofle eat complète Bufiaillible : obaervation dea phénomènes 10 préaentent lea organes , dans k santé la nankdie, soua Tiniuence du traitement après la mort , chei k fcstua , Tenfant , dialtc, k femme , k vieilkrd et ka anii«s 9 «xpérkneea aur \fê animaux vivanta; pliontina prudente dea réaultata de ces [>ért€aocp h la recherche des vraie prind- I de k acienee de k vie ; rejet de toute potbèee , sortoot dans k pratique { éner-
gk , tempérée par k crainte de nuii« , dans remploi dea mojens de traitement, lorsque k nature et le aiége du mal qui compromet k vk ou cause une vive doideur aont bien conana ; expecUtion , abstinence de tout mojren puiaaant , éloignement de tout ce qui peut nuire, quand le mal eat peu douloureux , aana danger , et lorsque sa natui« et son aiége se dérobent à Tobservation : tels sont ks procédés à Taide d«ïsquela la médecine kra de nouveaux progrèa , et ka règles dont k médecine , qui ne kit pas de aa profession un métkr , ne saurait s'écarter sans s*expoaer à des regrets et au mépris.
Lea aarcaamea dirigés contre k certitude de k médecine sont aujourd'hui aana fondement, car personne auaai bien qne noua ne connaît les véritobks limites et le pouvoir réel de notre art, et le temps du fanatisme médical est passé. Il reste aux auteurs dramatiques , pour exercer leur verve , lea rîdiculea des médecins : qu'ils en fassent leur profit et qu'ils nous corrigent , slls le penveot, par des tobleaux piquants, ou k vérité soit respectée, où brilkle talent; mais qu'ils se hAtent , car4>ientôt , peut-être , un grave oonseil de discipline invoquera contre Thalie k bénéfice de la loi en faveur des dasses.
S*il est vrai que k science et Part aient kit de grands progrès , surtout depuis k fin du dernier sièck , on ne peut dire que renseignement , rodministration et k police de k médedne aient subi ks réformes nombreuses réclamées de tontes parts. Dea entravea ont été apportées à l'ensdgnement ; l'antique droit des docteurs , celui d*enseigner librement, leur a été ravi ; un mode de concours qui livre les chaires de nos facultés à k mémoire , plutM qu'au jugement, et qui ouvre k porte è des abus de pouvoir , a été mis en vigueur et menace de survivre au syatème dépkrabk qui Ta kit naître ; lea vétérana de k acienee ont été bannis de aon sanctuaire; dans les réceptions, k conscience est aux prises avec l'intérêt personnel ; la pratique des bôpitoux demeure en monopok à quelques hommes ; aucun examen pratique ne censtote la capadté des jeunes docteurs ; les rédpiendaires se voient réduits k torturer leurs réponses pour ne point s'attirer l'animadversion de leurs juges ; les facultés et les sociétés médicales sont aux prises , au lieu de se prêter un mutud appui ; les charlatans couvrent les places , inondent les carrefours, remplissent de leurs annonces
MÉDE
MÉDE
let colonnes des jonrnaax ; les herboristes et les pharmaciens exercent onvertenient la médecine ; enfin des médecins ne rougissent pas de descendre ji toutes les ruses du diarlatanisme. Il en a toujours été plus ou moins ainsi : on pourra diminuer le mal , mais non en tarir la source, car elle est dans le cœur de rhomme. Les seuls remèdes h ces abus seraient : une liberté illimitée pour renseignement, une extrême sévérité dans les examens , Fadmission du plus grand nombre possible à Texercice de la médecine dans les hôpitaux, la répression de tout débit public ou clandestin des remèdes secrets, enfin Texécution rigoureuse des lois contre les personnes qui exercent' Tart de 'guérir sans titre légal. Hais , comme tout cela blesserait beaucoup d'intérêts privés et serait uniquement dans rintérêt général , il est à craindre qu^on n'adopte des mesures qui ne seront avantageuses qu^ qudques hommes.
On a cru que le désir de s'affranchir d'un tribut, d'ailleurs fort léger, et un puéril orgueil , faisaient seuls demander aux médecins la suppression de la patente qui leur est imposée en France. La patente a pour résultat de classer l'exercice de la médecine parmi les industries, et certes , au temps oà nous vivons, on aurait mauvaise grftceà s'en plaindre; mais n'est-il pas dangereux pour l'humanité de rappeler de mois en mois à un médecin , c'est-à-dire à un homme dont la profession touche à la vie des hommes, que cette profession a un côté purement financier ? Ce souvenir représenté douxe fois ■ par an , et l'ingratitude qui vient si souvent après la convalescence , ne peuvent-ils pas , peu à peu, endurcir le cœur, et finir par faire voir dans l'exercice de l'art de guérir , non. un ministère d'humanité rétribué par la reconnaissance , mais une industrie imposée paf le fisc et dans laquelle les banqueroutes sont fréquentes ? S'il en est ainsi , doiton tant s'étonner si , parmi les méde- ' cins , il se trouve quelque ame sordide f
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BiÉDECINE LÉGALE , MÉDECINE JUDICIAIRE, medicinaforentit. C'est à tort qu'on a long-temps confondu et que quelquefois encore on confond la médicine
légale et l'h jgîène puUkpK on la poUee médicale ; car ces sciences , quoique priientant entre elles plusieurs pomts de contact.
difèrent essentiellement sons k rapport de leurs attributions. L'une , rhygièiie piblque , est l'application des connaisunceiKdicales à ce qui concerne la santé et linkbrité publiques {vojm SâLUBuré) ; Xuin est l'application de ces mêmes connsitttMft aux cas de* procédure civile et criniadle qui sont de nature à pouvoir être idiita par elles. L'hjrgiène publique et Is médeôe légale constituent la médecine fofitipN publique , c'est-lnlire la médedne sp|iligiié« è l'administration de TÉUt
On trouve dans l'antiquité des tnco nombreuses de l'importance qu'on attâcbit à Fhjgiène publique ; mab rien ne dén»
tre que, chez les anciens peuples diiHiéi.
la médecine légale ait obtenu qQe^De attention. Comment, en effet, une idesee fondée principalement sur des étodei lnlt^ miques et physiologiques annit-^ p naitre et acquérir même un premierde^ de perfection à une époque oà roortilin des corps eût été consi4|êrée comme on tdt sacrilège , oâ , en un mot , les oonnaisnBea physiques applicables à la médedae ^ prétoires , étaient tellement imoiEnitB qu'on ne se doutait même pas qull pâta»* ter des rapports entre la médedne et Ujr risprudence T Les lois romaines , et psrtblièrementla loi aquiliennê , conlemicst, ii est vrai, quelques dispositions qui Maibbieit réclamer l'intervention des-médecias;B»
elles étaient interprétées et app^tpim»
le secours de l'expertise médicale.
Cet état de choses subsista jntqse vc l'époque où Justinien entreprit <le itiar les difféi^entes lois en corps de dodnse.tf ce fut alors que , pour la première ki$, 1b médecins furent appelés comme aibibo devant les tribunaux. Plus tard, Chukn** gne cArdonna positivement aux jsfei de s'éclairer de l'opinion des médedaidxia cas où l'expertise médicale devicadnit nécessaire, et il voulut que les rappoitti"^ faits par des hommes reeonams jÊfdtm * non suspects, et par des jurés saPeeUdo^ naisseurs de pareilles choses.
Toutefois, les institutions decetiUiA< législateur s'étaient éteintes avec tt k^' la médecine légale , négligée de oonniifit des pas rétrogrades, et les épreoialo plus absurdes, celles du feu, de reta* ^ combat de Dieu , de la cntenUtion * <^ *
UiDU
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reiDplacèreotVappUcationdes connaiBfaiicefl pbjrsiques. Cet déplorables crreon prévalurent partout jusque vers Tépoque où Char^ Je^^Quinl promulgua aou code criminel.
Ce code , counu auasi sous le nom de Co^ rolrn, donna en Allemagne un grand élan à la médecine légale ; elle fit aussi des progrès en Italie ; mais en France , elle resta long-temps en arrière, par Teffet des causes que j'ai exposées ailleurs (ayant-propos du Manuel d'autoptie cadavérique en médecine légmle, Paris» 1808), et que l'espace auquel j« sois restreint m'^mpéche de reproduire ici.
Vais , si d^autres nations ont devance la France sous le rapport de la médecine lé^ gale , il faut convenir qu^aujourd'hui cette aci«nce a fait chec nous des progrès d'autant plos rapides, qu elle s'y enrichit des travaux immenses qui, depuis une trentaine d'années^ ont fertilisé le vaste champ des sciences physiques. La physiologie , la pathologie , la physique et la chimie , en se perfectionnant, ont surtout contribué à la perfec»
tionner.
Xia médecine légale étant un emploi des sciences médicales dans les cas judiciaires qui peuvent être éclaircis par elles , je pense qae, pour donner une idée générale des Applications dont elle se compose , il conviendra d'en exposer les plus importantes dans un ordre fondé sur chaque branche des caanaissances médicales d'où ces applicaticMts dérivent.
^ppUeatione de la physiologie à la méde^ cine légale. Ces applications ont lieu dans les recherches relatives aux âges , à la pro^ création et aux facultés dont elle dépend , ainsi qu'à certaines dépravations de ces faealtéa ; à la virginité , au yiol , à la grossesse, à l'enfantement, à la viabilité du foetus et à la réalité de sa vie extra-utérine.
applications de la pathologie. Les recherches concernant les maladies simulées , disclmulées , prétextées , imputées , surtoi^t les applications importantes de l'étude des maladies mentales à la jurisprudence civile et criminelle.
application de la chirurgie. La doctrine des lésions extérieures , de leur gravité , de leur durée , de leur Uthalité , offre des applications journalières à la jurisprudence ; les procès en dommages-intéi%ts pour blessures , les procès d*homieide , de meurtre et d'assassinat , les dispositions des articles 309, 311, 319,320, etc., du code p«^nal , Tome 15.
fiMimissent iurtontde nombr^o^es occasions d'exfrcer la médecin^ légale.
Applications da la chimie. Aucune recherche judiciaire sur un empoisonnement ne saurait être suivie tans le secours de la chimie. C'est elle qui établit le corps de délit; c'est elle qui non-seulement sait découvrir s'il y a eu empoisonnement , mais détermine encore Vespèco do poison qui a agi.
Applications cU la pharmacologie. Les applications des connaissances phaimaceutiques se présentent surtout dans les cas où il s*agit die statuer sur la qualité ou sur la p;*éparation des drogues simples et composées. Ces connaissances sont ausii applicables aux cas de contestations sur le prix de saédicaments fournis.
Applications df la médecine vétérinaire.
Il existe aussi une médecine légale vétérinaire, <ft>nt les applications les plus ordinaires se présentent dans des cas de conteatations sur des vices redbibitoires.
Applications mixtes. Outre les applications qui précèdent, il en est de moins tranchées sous le rapport de la branche des connaissances médicales d'où elles dérivent spécialement , et que l'on peut rattacher à plusieurs de ces branches à-I«-fois. Telles sont les recherches relatives aux causes de la mort produite par défaut ou par excès d'action de divers agents extérieurs, comme par exemple , les recherches sur les diverses asphyxies , sur la mort par inanition , etc.
Ici viennent encore se ranger les investigations sur les genres de mort douteux , sur la mort produite par suicide ou par une cause étrangère , sur les questions de survie si importantes en matière civile et même quelquefois en matière criminelle, sur les causes et les cal-actères des divers genres de mort du fœtus dans le sein et hors du sein maternel , etc., etc.
De l'exercice de la médecine légale et des qualités du médecin légiste. Cet aperçu , quoique superficiel , suffit pour donner une idée de l'importance de la médecine légale et des difficultés qui peuvent se présenter, dans son exercice , lequel exige , de la part des experts , une universalité de connaissances qu'on rencontre rarement dans une seule personne. Aussi , l'autorité judiciaire a-t-elle souvent recours aux experts les plus exercés aux spécialités médico-judiciaires de la procédure. Il est même du devoir d'un expert de mettre tout amour-propre de cOté,
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tUnt le ets où il tertit obligé de statuer sur un point de médecine légale relatif à une spécialité qui ne lui serait pas familière , et de demander alors Tadjonction d*un ou de plusieurs autres experts dont la direction des études et de Tobservation se serait portée babituellement vers elle.
Quant aux qualités du médecin légiste , Toici comment je les ai déjà dépeintes : Le médecin qui veut exercer la médecine légale, doit être indépendant , parce que ses opinions doivent être un sentiment et non un intérêt. Son culte sera celui de la vérité et non celui du pouvoir ou de Fespritde parti; autrement il peut , dans bien des occasions, devenir le fléau de la société. En matière criminelle surtout , il ne doit se prévenir ni pour ni contre Taccusation ou la défense , et agir avec la même impartialité dans les affaires civiles. Enfin, lorsque consulté extrajudiciairement dans Tintérèt de la défense , il n'en trouve pas les principes médico-légaux soùtenables , son devoir est de refuser son ministère à ceux qui le requièrent , plutôt que de torturer les faits ou de les dénaturer pour en tirer des conséquences favorables au système qu'on voudrait qu'il soutint. Il n'oubliera pas que le médecin légiste est un expert et non un avocat ; enfin , que rien ne discrédite autant la science qu'il professe que le défaut d'accord entre les décisions des médecins et celles des tribunaux. Nous savons qu'il n'est pas possible d'éviter dans tous les cas ces contradictions , mais il faut au moins qu'elles ne deviennent qae des exceptions très-rares.
Maxq.
MÉDICAMENTS. Une grande loi régit , dans le corps humain , cette réunion admirable de systèmes qui , par leur structure, leor accord , leur dépendance réciproque et le noble commerce de leurs fonctions , concourent à former le plus bel édifice vivant de la nature. Cest par elle que chaque organe s'y élève avec ses attributs , ses sensations , ses besoins , ses sympathies. Cette loi générale est donc le point de vue d'où le médecin doit partir pour apprécier toute rinfluence qu'elle peut avoir sur la 'naissance , la marche et la terminaison des maladies. L'objet final de la matière médicale est de régulariser et de diriger convenablement les efforts salutaires des facultés vitales , en un mot de rappeler les 'organes à c# concours harmonique d'actions qui con-
stitue la santé. Toutefois ce n'est point liiez pour le médecin d'avoir reconna le poo voir de la nature et la sagesse de ses opén tions , ses conseils doivent' porter sur ose combinaison exacte des causes morbifiqoes et des mouvements vitaux qui tendent il les détruire.
Après la connaissance des causes, liRch ercfae la plus nécessaire est , sans coatredit , celle des parties affectées : il importe de considérer les organes d'après lear structure , leur situation , leurs propriétéi, leurs fonctions , leurs connexions nerreosn, leurs correspondances sympathiques, lev influence sur le reste de l'économie animak De là vient l'utilité de Tanatomie pathologique dont Morgagni a jeté les vrais Unkments parmi les modernes. Et, en cist, comment espérer de donner un rettôie utile, si le siège de la maladie est ignoré?
Dans l'administration des médlcameob, il faut en outre avoir égard aux périodeide la maladie , à la nature du tempérament, aux prédominances organiques signiléeipv Bordeu , à la sensibilité individuelle, «a 83rmpathies , aux répugnances, aux appétibi aux habitudes , à la profession , à llfe, au sexe , au régime ordinaire du sujet, »
climat qu'il habite , et aux saisons.
Il faut encore dos remèdes pour k <looleur morale comme pour la douleur plijàque , et le médecin , à Pexemple d*Hipfocrate ', doit écouter la plainte et couoler l'infortune. L'histoire des affections biviles forme donc une doctrine dont il importe de faire une constante étude ; et ssas cdte étude , la médecine ne serait qu'une sôeitf sèche , aride et insuflisante.
A l'article TitàM.JL^tjmqjjm , nous pro«1^ rons que cette science est inséparable de b physiologie et de la pathologie, vérité f( nous avons proclamée dès notre début du* la carrière de l'enseignement , etfjùbkh base de la doctrine que nous avons c ment professée. Avec Galien, sommes toujours élevé contre l'e et nous avons posé en principe qu'une sûd^ théorie devait sans cessov^ider dansle^ et l'application des médicaments.
Après avoir trouvé des aliment» parmi le»
objets innombrables dont la nature loi présentait l'immense tableau , rhonme J > cherché des remèdes à ses maux ; il en a ^^ de ses aliments ^ux-mêmes«; il en a reocontif parmi les plantes , les minéraux et lesatf-
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maux ; il a forcé les poisons ^ lui devenir sa^ lutaires. Sous ce rapport , comme sous tant d*autres , la nature a subi son empire.
Les médicaments tirés du règne végétal sont en grand nombre et généralement préférés; ils l'épugnent moins à Torganisme humain que ceux dont le règne minéral a enrichi la médecine ; à la rigueur , ils peuvent saflire dans la pratique de Tart, car ils comprennent les mojens les plus puissants de guérison , et plusieurs d'entre eux ne sauraient étr^ remplacés.
Les médicaments empruntés au règne ani* mal sont peu nombreux, utiles , mais non absolument indispensables ; c'est principalement sur eux qu^a porté la réforme salutaire commencée parStahletCuUen , et à laquelle nous avons travaillé autant qu'il a été en nous.
lies médicaments fournis par le règne minerai sont autant de conquêtes de la chimie. La plupart sont doués de propriétés tellement énergiques , qu'une très-petite différence dans la dose à laquelle on les administre , en £iit des remèdes puissants ou de violents poisons. Il n'appartient donc qu*9u médecin prudent, instruit et expérimente, de les employer avec succès : entre les mains de l'ignorance et de la témérité, ils deviennent la source des plus tristes catastrophes ; mis en usage avec réserve et appliqués avec discernement , ils procurent à Tart de nombreux triomphes.
Considérés dans leurs effets sur le corps humain, les médicaments étaient jadis pour la plupart réputés ipêcifiquek. Il n'était question que d'anti-gouiteux, iVanti'herpéliqnetf à^ anti-fébriles, d'anti-scorbuliques , d'antiscrofideux , d*apériti/i^ d'incisifs , de désoh' struanU, d'incrassants, expressions vagues, qualifications insignifiantes , traces de l'enfance de l'art, qui s'effacent de jour en jour. £n effet , il n'y a réellement pas de remèdes adoptes à telle ou telle maladie , et les médicaments n'agissent point sur lei tissus de nos organes , comme les substances dont ils se composent sur des matières inorganiques ou des débris d'êtres vivants.
Chacun des systèmes de l'économie animale est manifestement doué d'une sensibilité particulière, plus ou moins vivement excitée par telle ou telle substance médicale. Conséquemment à ce principe , les médicaments doivent élre classés selon qu'ils agissent sur les voies digestives, tes organes urinaires , le système de la respiration , le système circulatoire, le système nerveux ,
les organes sensitifs , le système dermique- , ou les parties de la génération.
La science des médicaments se trouve ainsi en harmonie avec la science de l'homme, et l'unité, tant désirée dans la médecine, se trouve enfin accomplie , sur les débris des théories hypothétiques qui lui avaient imprimé une physionomie si différente de la sienne , au grand détriment de l'humanité.
AUBBBT.
* MÉDICIS (Coshb), surnommé /'wtfncieis et U Pèn de la Patrie, né en I3B9 de Jean de Bicci , qui avait été gonfalonier de justice , et de Picarda Bueri , fut le chef de la république florentine de 1434 h 1464, année de sa mort. Doué d'un caractère plus ferme que son père , il montra plus de zèle à relever Tautorité du peuple et à limiter celle de Toligarchie, et sut agir toutefois avec une rare prudence. Cependant il vit sa fortune chanceler un moment. Arrêté en 1433 et enfermé dans la tour du palais public par le crédit de Renaud des Albizzi , son adversaire, il subit un jugement et fut exilé ; mais, après avoir passé une année à Venise , il fut rappelé dans sa patrie par ses partisans victorieux , et dès lors sa vie fut marquée par une suite continuelle de prospérités. Fort de l'alliance des Vénitiens • de celle du pape , et de l'amitié de François Sforce, il nechercba point toutefois à faire des conquêtes , et se contenta de préserver ses concitoyens des craintes et des revers qui avaient si longtemps composé toute leur histoirie. Protecteur éclairé des lettres et de la pbilosophia, il fut Tami de ceux qui les cultivaient, les aida de sa bourse et de son crédit dans leurs études et leurs voyages , fonda une académie pour l'enseignement de la philosophie platonicienne, et la bibliothèque connue aujourd'hui sous le nom Lawentianay pour laquelle il fit acheter un grand nombre de manuscrits précieux par les correspondants de son commerce , des extrémités de la Grèce et de l'Egypte à celles de l'Allemagne et de l'Angleterre. Ces services importants lui permirent d'exercer un pouvoir presque absolu dans la république : du reste il n'avait pris aucun titre , et n'offrait rien , dans son traiu de vie, ses manières et son langage, qui le distinguât duyplus simple de ses concitoyens. Toute la magnificence qu'il déploya fut moins pour lui que pour sa patrie. Fabroni a donné : Magni Cosmi Medici F'ita , Pise, 1789, 2 vol. in-4o.
* MÉDICIS (PuBBE I«r ), né en 1414, fiU
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aiâé de. Ccfsme l'Jneien « lui sooeéda en 1464 dans Tadministration de Florence , et comme lui , protégea les lettres, et vécut entouré des poètes et des phUosophes les plus distingués de Tltalie ; mais ses infirmités et la faiblesse de son caractère rendaient trop pesant pour lui lefisrdeau des affaires publi-* qnes. Il s^assoda son fib Laurent, qui déjà montrait les plus rares dispositions; mais il s^entoura aussi de faux amis, s'abandonna trop H leurs conseils , et fit de grandes fautes. 11 eut d'abord Timprudence de redemander aux clients de sa famille l'argent que son père leur arait prêté. Florence étant presque tout entière sa débitrice , des murmures éclatèrent de toutes parts : plusieurs négociants firent faillite , et Pierre renonça à se faire payer, ne retirant ain^^ide sa fausse démarche que la honte d'une rétractation et le regret d*avoir mécontenté tout le monde. Il acheva d'indisposer les Florentins contre lui par le mariage impolitique de son fils Laurent avec Clarisse Orsini, issue d*une famille de princes, et qui parut ne •''allier à on simple particulier que parce qu'elle le voyait sur le point d'asservir sa patrie. On résolut d*immoleren t466 celui qu'on regardait déjà comme on tyran. Les conspirateurs échouèrent, mais les principami dVntre eux allèrent exciter Venise à embrasser leur cause. Barthélemi CoUeone fut chargé de leur vengeance (1467), et ne fut pas plus heureux. Dès lors Médicis , toujours plus affaibli parla maladie, abandonna le pouvoir h ses partisans , qui usèrent insolemment de leur victoire , et le firent songer à contrebalancer leur influence en rappelant les exilés. Mais il mdurutenl4^, avant d'avoir exécuté son projet. Pierre fut loin d'égaler son père on son fils:
* MÉDICIS ( Lauïbht ) , dit le Magnifique^ né en I44S , succéda à son père Pierre en 1469 dans le gouvernement de la répu-^ blique florentine. Son extrême jeunesse', la jalousie excitée contre sa famille , les troubles qui avaient signalé l'administration précédente, tout semblait prédire qu'il ne pourrait dominer un peuple turbulent et des nobles ambitieux. Mais, dès les premiers jours de son âdministi^ation , il assura son empire sur tous les cœurs par son éloquence entraînante, la noblesse, la firanchise, le charme de ses manières , et la générosité sans bornes qui lui valut le surnom de Magnifique. D'ailleurs il ne rencontrait plus dliomme puissant qui essayât de lutter con*
tre ses volontés : les anciens ritan des Me* dicf s étsient morts ou exilés , et penome ne s'était présenté pour les remplacer, la corruption générale des mœurs , froH en luxe et de la paix>, favorisait encore Tambition de Laurent : il put déployer Ebremest tous les avantages que lui dounaient sntio concitoyens ses voyages et sa briUante éducation , dont le soin avait été confié pariai père et son aïeul aux plus grands litténteBn et aux. premiers philosophes du nède. Kcbtôt la prise de Voltera , qui s^était rétoitée en 1472 , vint révéler en hii des talcnb militaires. Cependant le pape Sixte IV, (fm ae laissait échapper aucune occasion de hà nuire , engagea le roi de Kaples Ferdbufld, le comte dtJrbin , les Siennois et phnleots seigneurs de la Romagne , à entrer dans m ligue contre Florence. Laurent n'avàlpoor lui que Venise , le duc de Milan et sa patiiét dans laquelle il comptait encore beracoop d*ennemis et d'envieux qui conspiraient attc les Pazzi et les Salviati , et faillirent Vusassiner dans l'église catHédrale de fkteutt en- 1478 pehdant la célébration de k messe Il dut la vie à sa présence d*espril et I $« courage, immola les principaux «mjam aux mânes de «on frère Julien, qui tfara* pas été si heureui que lui, et se préparai la guerre. Privé des secours qu'il espénit* Venise et de Milan , il obtint pourtant m premier avantage près du lac de VéntXi grâce à l'habileté de Robert H^atetfi, «»
général ; mais bientôt après ses troopflft' rent battues à Poggibonzi, etlaterreafK répandit dans Florence. Laurent le tf^ dit alors secrètement auprès da td fO" dinand , dont la perfidie lui était e^i* nue, et trois mon lui suflirent pour diii|ff entièrement les di8positi<ms de ce prince et revenir ea Toscane assuré de son amitiB.
Ses autres ennemis , toujours redoutable, allaient être forcés de mettre bas lesanMi et de signer la paix par un évéûcm*»*^ prévu , l'invasion de l'Italie par lei Tmv (1480). Innocent VIII , qui en 1484 ««éd»
à Sixte IV, loin de partager la haine ^c^ pontife pour la maison de Médicis, la combla de faveurs. Le reste de l'administi^ de Laurent ne fut plus signalé par auo»
grand événement j mais il fut rarbilrf « l'Italie et l'oracle de ses princes josqu'i»
mort, arrivée en 1492. Grand homne^*tat, habile politique, orateur insinuant,!' mériterait encore d'être placé au preauff rang , s'il n'eût été que littérateur. ÏÏéath
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l«ftret, les cultiTa; et toutefois ta gftnde anwp ne ressentit point les ttlèiiiles de eette eirrie , cfui trop souvent a tou r me n té les tnimitres et les rois , dont Téiude faisait le délassanent et ne pouvait faire la gloire. Il protéga de tout son pouYoir MicbeUAnge , Gniiiacci et Torregiani : le premier de ces artistes habita quatre ans son palais , et fut constamment admb à sa table. Ange Poli* tien et Pic de la Mirandole, qui avaient été ses condisciples, furent ses amis les plus chert tant qn^il yécot. L*abbé Serassi a donné une édition des Poetie del magnifieo LartnMo de' ÊÙdici, Bergame , 1763 , in-S».
On a pnbUé ses Potiie êcelte, Londres, 1801 , deux parties in-4«. La f7e de Laurent de Mêdicis, écrite en latin par Valori, a été traduite en français par Vabbé Goujet, Paris, 1761 , fai«l2. Fabroni a publié aussi : LaurentU Medieis Magniftùi Vita , Pise, 1784, 2 roi. in-4<» ; mais il a été surpassé par la yie di Laurent de MédicU, publiée en anglais par WîHiamJRoscoe, et traduite en français par M.-Tburot, 1799, 2 roi. in-8«.
M. Petîlot a donné une tragédie de Laurent deMédieU, 1799, iD-8».
* MÉDIÇIS (PiBMt II) , fils de Laurent- ]e*Blagmfique^ lin succéda dans radminristration de Florence ] mais il montra bientôt que la direction des afiïiires'' publiques était un /ardean trop pesant pour sa faiblesse.
SolUcîté par le parti des mécontents , parmi leMioeb s'étaient rangés Laurent et Jean de IfMids, petits -fils de Laurent -1* Ancien, fr^re de Cosme, le roi de France Charlee VIII résolut en 1494 de passer de la LOttbardie dans le rojanme de Naples par lai Toscane et par Rome , fit prendre d'assvnt la fortereese florentine de Fivizzano, et se prépara ii enlever aussi celles de Sar^ xane, de Sar2anello et de Pietra-Santa , qui «levaient lui ouvrir rentrée de la Toscane.
Piètre voulut imiter alors la conduite qu*ar«H tenue son père avec le roi de Naplcr, et se rendit au camp de Charles VIII ; mais ce fut pour céder, dès la première demande , les trois forteresses, dont la conservation était Tobjet de son imprudente démarche , et pour y ajouter bientôt les villes de Pise et de Iiivoume , sans obtenir autre chose , par ces grands sacrifices , que la neutralité de la France. A son retour il trouva les Florentins indignés , comme ils devaient Tétre, d^tme si ridicule négociation : obligé de prendre la fuite avec son frère Julien , il alla chercher on asil» à Bologne, puis à
Venise , refasa de retourner à Florence lorsque Charles VIII Vy rappela , et il attendit la retraite de Français pour faire contre sa patrie trois tentatives malheureuses en 1496^ 1497 et M98. Il essaya une quatrième fois^ en 1501 , secondé par César Borgia , de rentrer à Florence , ne réussit pas mieux , et , découragé de tant d'efforts inutiles, soivii les armées françaises dans le royaume de Naples. Il était, le 28 décembre 1503 , sur les bords du Carigliano lorsque les Français fu-^ rent surpris par Gonxalve de'Cordoue. Vonlant échapper aux périls du combat, il s*embarqua sur une galère trop chargée , fit naufrage , et périt à la vue de Gaètfc.
* MÉDICIS (JoLiiH II), troisième fils de Laurent^e-Magnifique, né en 1478, eut sa part de toutes les infortunes de son frère dans Texil , et ne fut pas étranger k ses vaines tentatives pour rentrer dans Florence.
Il fut le chef de la république en 1512 et 1513 , reçut de François I«' en 15151e titre de doc de Nemours , et mourut en 1516. Son histoire est Fiée à celle de Pierre II, son frère aine , et à celle de Laurent II , son neveu ( vcprez ces deux articles).
• MÉDlCIS (LAiiriinr II), né en 1494 de Pierre II et d' Alphonsine Orsini , avait deux ans lorsque sa famille fut obligée de quitter Florence , et onze «ns à la mort de son père. Il fut déclaré rebelle , dès cette époque , par la république florentine; mais le pape Jules II résolut de rendre aux Médicis leur puissance pour se venger du gonfalonier Pierre Soderini , qui avait embrassé contre lui le parti de Louis XII. La viHe de Prato étant tombée au pouvoir du pape , une trentaine d'amis de Médicis , encouragés par ce premier succès de leur cause , arrêtèrent le gonfalonier dans son palais; et bientôt après Julien entra dans Florence. Jean -Baptiste Ridolfi fut nommé gonfalonier pour une année î mais le cardinal de Médicis (depuis Léon X ), et son neveu Laurent, déterminés à renverser absolument le gouvernement populaire , forcèrent Ridolfi à renoncer k sa charge, et formèrent un conseil souverain, à la tète duquel ils miretit Julien de Médicis , qui fut reconnu chef de la république (1512). L'élévation du cardinal an trône pontifical , en 1513 , affermit la puissance de sa maison , on plutôt sa propre puissance dans la Toscane , qui, gouvernée de» lorf en eomnUn p*r Julien et Laurent, ne fot véritablement
' pendant sa vie qu'une province dos état» de l'Église. Cependant,aTnit la fin delà même
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année , Julien , à la sollkitttion de Léon X, s*ét^it démis de la présidence de la république eu fareur de son neveu Laurent. Celuici , plus hautain ^ plus ferme et plus entreprenant .que son oncle , n*ayant d'ailleurs aucune affection pour un peuple loin duquel il avait été élevé dans 1 exil , se rendit bientôt odieux à tous les Florentins. Il mourut à Florence en 1519, après avoir reçu du pape le duché d'Urbin ,. enlevé deux fois à son légitime possesseur, François Marie de La Rovère. Il avait épousé en 1518 Madeleine de La Tour d'Auvergne : de ce mariage naquit Catherine de Médicis , qui fut reine de France ( vojrez Catbbeimb de Mi-