‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 118 sur 145 · Tome · texte numérisé non relu

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il n'eut point d'enfant, et avec laqu^le il ne put vivre. Les deux frères, malheureux dans leur maison , se consolèrent par des débauches qui les mirent , surtout Tainé , bots d'éUt de remplir jamais les vues de Gosme.

Celui-ci , pour dernière ressource , engagea son frère , le cardinal François Marie, à rer. noncer à tous les avantages de son rang et h épouser en 1709 Eléonore Gonzague, fille de Vincent , duc de Guastalla et de Sabionetta ; mais la princesse, une fois Je mariage conclu , refusa de le consommer , rebutée sans doute par la figure, par T&ge , et surtout par les désordres de son époux , qui d'ailleurs mourut hydropique en 1711. Ferdi* nand le suivit deux ans après. Ce fut alorsque le grand duc fit déclarer par le sénat que sa fille , la princesse Anne , qui avait épousé^ Guillaume , électeur palatin , serait appelée . h succéder à la souveraineté après Textinctipn du dernier mâle de la maison de Médi- *

as ; principe funeste qui aurait donné des prétentions légitimes aux Bourbons et aux Famèses , descendafats de cetie famille par les femmes. Mais au reste tout cela devait être renversé en un moment. L'empereur ^ la France , l'Angleterre et la Hollande, par un traité publié \ Londres , en 1718, partagèrent l'Italie entre les maisons de Bourbon et d'Autriche , et réservèrent la succession de la Toscane et du duché de Parme à un infant d'Espagne, à l'exclusion de la priù-.

cesse palatine. Cosme protesta vainement , de concert avec l'Espagne , contre cette dé» ^ cision tjrannique , et mourut en 1723 à l'âge de 18 ans. Il laissa sa mémoire en ei^écratîon au peuple , son État ruiné par des impAts excessifs et par son faste insensé , sa famille désunie par la partialité qu'il montrait à sa fille contre son fils , et son ministère humilié par les lois que lui imposaient les autres j^ puissances.

* MÉDICIS ( JT^av-Gastov) , septième et dernier grayd-duc de Toscane de la maison de Médicis , succéda , à l'âge de 53 ans , en 1723 , à Cosme III , son père , et montra d^ l'indifférence , et presque du dégoiït , à prendre possession d'un trône dont il devait être plutôt l'usufruitier que le maître. Cependant il signala soifi avènement par quelques actes de sagesse et de vigueur qui firent un moment bénir par les Toscans le nom de Médicis , prêt h s'éteindre. 11 lutta longtemps contre les cours de Madrid et de Vienne avec une grande fermeté , et ne reconnut la succcssibilité de l'infant D. Carlos

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qu*eB f 731 , et en stîpalant encore pour sa fkmille quelques oyantages pécuDÎaires et honorifiques. Mais la guerre qui éclata entre les Baisons de Bourbon et d* Au triche ayant permis à D. Carios, en 1733, de conquérir le ro)raume de Naples , les mêmes puissances qui , pour maintenir Téquilibre de Tltalie , avaient vouln que le gnôui-daché appartint à la maison de Bourbon , crurent alors de- Toir en assurer k sonreraineté à an prince ami de la maison d'Autriche , François III , doc de Lorrûne. Jean-Gaston se rit obligé de reconnaître un nonvel héritier de son trAne, et moamt en 1737, ayant d'ayoir pu conclure ayèc sod successeur le traité qu^il avait ébauché pour la succession de ses biens allodiauz et pour les droits de sa s«ear. Celled mourut en 1743; arec elle s^éteignitVillustre maison de Médicû. Cependant d'une braoche de cette famille , établie anciennement dans le rojraume de Naples , sont sortis les' comtes d'Ottaiano , dont la famille existe encore. Pour phis de détails sur les Bf édicis, Toye* : /. M. Brutti , Hist. lib, FIH , Ljon , 1562, in-4o*; Varchi , HiUoitr d^ RétfoliOions de Florence êoas Us Médias , Ceigne (Augsbourg) , 1721, in-fol.; traduite ««.français par Requier , Paris, 17é5 , 3 vol. in-12 ; Histoire du gnmd'diteké de Toscane soms les Âiédicis ( par Galluxzi ) , Florence , 17S1, 5 Td. in4o ou 9 vol. in-8o^ traduite en français par Vaiebmne et Mit* Keralio , Paris, 17»283, 9to1. in.12. --(^<>r« Cl*-

WMMT Vtl, ïdoW X et XI, CATHBaiBB , Hk-

an, etc.)

* MÉDICUS (FaiDiaioCAsiimi) , médecin et botaniste, né à Grumbach) 1736, mort en 1808, après avoir été successivemeilt conseiller de régence en Barière , directeur de l'université d'Heidelberg et conservateur du jardin botanique de Manheim, a laissé : Lettre sur la destruction de la petite vérole, Francfort et Leipsig, 1764 , in-8o ; Histoire des Maîndies périodi^ ques, 1764, 1794, in-8« , en allemand ; de la Force vitale^ Manheim, 1774, in-4o; Uber die f^erdlung der Bosskastanje , Lautern, 1780, in-4o : il développe dans ce livre les avantages qu*on peut tirer du marron dinde; Observations de Botanique, Manheim , 1780 , in-8<» ; jibrégi de t histoire et de'la description du Japon , Francfort , 1783 , in-8o ; Philosophie botanique, ,Manheim, 1789, in-S*"^ petit Plan d^économie rurale, Manheim, 1804, in- 12; Lettre à M. François de Neufchdteau sur le Robi-

nier, traduite de rallemand , 1804 , intl

* MÉDINA ( Michel ) , religieux franciscain , né dans le diocèse de Cordooe , mort à Tolède vers 1580 , a laissé : Traiti.de la Foi, Venise, 1564; Traité de ia Continence des ecclésiastiques, imprimé à la suite da précédent; Traité du Purgatoire. — Plusieurs théologiens espagnols du même non ont laissé des ouvrages oubliés aujourd'hoi.

— Un autre MinivA publia vers I5SD on Truite de la Navigation^ traduit eafinoçus en 1554.

MÉDINA-SIDONIA ( GASPAi-ibons- Paaiz de GUZMAN , duc os) était goorcrneur de TAndalousie à Tépoqne de la révdotion qui plaça D. Juan de Bragaoce^MS beau-frère , sur le trône de Portugal (1640^. n voulut , à Pexemple et d*^rès les solfiâtations du duc de Bragauce , faire sookfer TAndalousie et s*en déclarer sourenio; mais la conjuration ayant été découverte, 3 reçut Tordre de se rendre à Madrid, oô il avoua sa faute et obtint son pardoa. H iA obligé toutefoi» d'appeler en duel le roi de Portugal , et d'aller Pattendre vainement, au jour fixé, sur la frontière des deaxrojno mes , armé de toutes pièces et' accompap^ de toute la suite d^un chevalier ernot Après s'être couvert de ridicule psr cette démarche forcée , il i*etomba dans one obicurité complète.

* MÉDUSE {Mythologie) , Tune dei trou Gorgones , fille de la nymphe Ceto et di dieu marin I^orcus ^ftabitâit le« fles Otades. Des serpeutu formaient si dievelmt!^ sa tête avait le pouvoir de changer en pient celui qui la regardait. Persée, guidé pirks conseils de Minerve , coupa la tète de M^ duse, et s'en servit contre ses enaeiiw; selon quelques-uns le sang de la Gorp»^ produisit le cheval Pégase.

MÉDUSE. {Histoire natureUe.) Ce vot^ mythologique avait été donné par]es>0>* leurs d'histoire naturelle , qui, Icspit»*^' formèrent des collections , à da i^^ comprises aujourd'hui dans le genre «TT*'*" Liunée l'appliqua ensuite à des toastox mbus, de formes variées , mais géoénleoa>^ hémisphériques, qui flottent il la sariacedel) mer, et que les vagues jettent souvent wrW côtes, où quelques-uns par leur vois»*' leur transparence , leur consistance tro»blan te , attirent Fattention dcsfoyJgW' et sont un objet de dégoût Ces méduses trèr variées constituent aujourd'hoi une grandr famille divisée en genres aombreux. Il p«ï**

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