‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 119 sur 145 · MEER · texte numérisé non relu

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qu'aacun autre animal ii*eii fait sa proie. La plupart , durant leur vie, sont nuancées des plus belles teintes de rose ou de bleu. Toutes répandent , durant la nuit , des lueurs phosphorescentes. La zone torride est celle ou Ton en rencontre le plus; mais il en est est qui vivent dans la lone tempérée , comoie le prouve le grand nombre que l'on remarque sur la côte de Normandie; d'autres même s'élèvent jusqu*auz limites de TOcéan glacial. BoHT di St.-Vikcsiit.

* MÉDYN (Abou) , docteur arabe , 61s de Haniad ben Mohammed , était originaire de Fez, et mouruten 589 (1 193 de Jésus-Christ). On ne connaît de lui jusqu'ici qu*un abrégé de son ouvrage intitulé : To^et alazyb wa nozhee aUab^b {Présent Jait à l'homme iTesprii et Amusement du sage) , publié par F. deDombay, Vienne, 1805, in-S», avec une tradu|Ction latine dont M. Silvestre de Sucy a relevé les erreurs dans le Magasin encyclopédique de 1808, tom. 6, pag. 426 et suivantes.

* M££L (Jbah), peintre flamand, connu en France spus le nom de Miel, né en 1519, mort à Turin en 1664 , a excellé dans les tableaux, de chevalet : ses compositions historiques se recommandent par la couleur et Tcx pression , mais pèchent par le dessin , lu grâce et la noblesse.

"" MEELFUHRER (Rodolphi-Màitih), garant philologue , né à Anspach vers 1670 , oiort vers 1729 , a laissé : de Quœstione : an S. Matthœus Euangelium grœcè scripserit ?

Altdorf, 1696; de Benedictione sacerdotali,' Gicssen , 1697 ; Dissertatio philosophica irtéiuguraUt ex philosophid hebrœd, ibidem, 1697; de arabicœ lùiguœ Utilitate, ibid. , 1697 ; de Germanorum in litteraturam ot-ient'ilem meritis Dissertatio, Altdorf, 1698, in>4^ (ce notait que le prodrome de son gjrand ouvrage : de Germanid oiientali) ; de Cousis synafpgœ erraniit , ibid. , 1702 ; de Impedimentit coni^ersionis Judœonun , ibid., 1707.

» MEERBEECK (Adrieh VAN) , chroniqueur flamand, né à Anvers en 1563 , mort vers 1627 , est auteur d'une Chronique uni- %fcrselU du 16" siècle , Anyers , 1620, infol. , Ggures , en flamand.

* MEERMAN (GuiLLAvkB) , écrivain hollandais de la fin du 16* et du commencement di? I7« siècle, entreprit de foire voir qu'il j avait encore dans la réformaticm plusieurs

restes de papisme , et publia à ce sujet, sous le voile de Tanonyme , un ouvrage en hollandais intitulé : Comœdia velus qf Boots^ manspraetje, satire allégorique, Amsterdam, 1612, 1618, 1732,in.8«.

* MEERMAN (GiiAiD), savant magistrat, né à Leyde en 1722, fut nommé en 1748 conseiller pensionnaire de Roterdam , conseiller au haut-tribunal de la vénerie de Hollande et de West-Frise en 1766, et mourut en 1771. Il avait été décoré par l'empereur du titre de baron. On a de lui, entre autres ouvrages, sur le droit civil et canonique : Diatriba antiquario'juridira exhibens nonnuUas de rébus mandpi et nec mancipi, earumque nuncupatione conjecturas, Lejde, 1741 , in-4o : Spepimen anwusduersienum criticarum in Caii Institutiones , Madrid , 1743, in*8»; Paris , 1747 ,in^»j Nowis Thésaurus juris c'wiUs et canonici, 175U1754, 7 vol. in- fol. ; enfin Origines typogr, , la Haye, 1765, 2 tom. en 1 vol. in-4«j le plus beau titre littéraire du savant écrivain. Il avait publié précédemment le plan de ce traité. L'abbé Goujet en a donné une traduction, 1762, in-8o. — Mbbbmah (Jean) , fils unique du précédent, né en 1753 , mort en 1815 , cultiva les lettres toute sa vie. fut directeur des beaux-arts et de l'instructioti publique dans sa patrie , sous le règne de Louis Bonaparte, et devint comte de Tempire et sénateur lorsque la Hollande fut réunie à la France. Il légua ^ la ville de la Haye la riche bibliothèque de son père, qu'il avait lui-même beaucoup augmentée.

On a de lui : Spécimen juris de solutions vinculi quod olim fuU inter sacrum roma^ num itnperium etjœderati Belgiirespublicas, Leyde , 1774 , in-4<> ; Supplementum novi Thesauti jwis ciwilis et canonici, la Haye, 1780 , in-fol. , formant le huitième volume de l'ouvrage de son père ; et en hollandais : une Histoire de Guillaume, comte de Hollande et IY71 des Romains, la Haye , 1 783>97 , 5 vol. in-8o; Relations de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, de l'Autriche, de là Prusse et de la Sicile, 1787-94 , cinq parties in-8o ; Relations du nord et du nord-est de l'Europe, 1805-06, 6 vol. in-8o ; Pamllèle entre Josias , Antonin4e-Pieux et Henri IV , la Haye, 1807, in-S»; une traduction de la Messiadc de Klopstock, et d'autres ouvrages manuscrits indiqués dans son Éloge, écrit en hollandais par Water. Un autre Éloge de Meerman a été publié en latin par H.-C. Gras , 1817 , in-8* \ et traduit eo fran*

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çais pir M. Kraft dans les AnnaUs entyelop4ditpie$ de 1818.

* MÉGABTSE fut Tun des sept coftjurés •qui renversèrent da trône de Perse le faux Smerdis, Van 521 avant Jésus-Christ. Lorsque fut question de délibérer sur la forme de gouvctnement qu^ii convenait de donner à son pajs , il opina pour le régime oligarchique. Il ne fut pas Jaloux de Téiection de Darius ; il le serrit en toute occasion , commanda ses armées, et étendit la domination de la Perse. ^ MécÀBTSB , fils de Zopyre et petitrfils du précédent, fut récompensé des services de sa fàmiUe par la main d'Amjtis , .fille de Xenès et sœur d'Artaxercès , dont il eut* bientôt à déplorer les désordres criminels. Il n'en servit pas ses maîtres avec moins dcxèle et de lojauté. Artaxercè^ surtout lui dut la découverte d'un complot tramé contte sa vie par Artaban, et plusieurs victoires qui affermirent son trône contre* ses ennemis , tant extérieurs qu'intérieurs. Mais le . faible prince eut la lâcheté de livrer à sa mère Inare cinquante Grecs captifs dont la mort fut le partage ; Mcgabyse indigné , réunit cent cinquante mille hommes et battit plusieurs fois les troupes du grand roi. Ce-, pendant il consentit à poser les armes et à rq>araitre à la cour , pour s'en voir bientôt exilé. Il j revint au bout de cinq ans passés à Cyrthe, sur la mer Kouge, et mourut comblé d'honneurs à T&ge de 76 ans.

* MEGANGK (FaAHçou-BoMiHiQVB), théologien appelant, né à Meninvers 1683, mort en 1775 à Lejde , où il avait été long-temps pasteur , a laissé plusieurs ouvrages de controverse , entre autres un écrit latin pour la défense des propositions condamnées par la bulle Unigtnkui , et une Lettre sur ta primauté de saint Pierre et de ses successeurs, 1763, in- 12 de 191 pages, dans laquelle, tout en admettant ce principe que la primauté du pape est une préi-ogative d'autorité et de juridiction , il en nie les conséquences et refuse de se soumettre au pouvoir d'institution divine qu'il reconnaît en théorie.

MÉGARISMfi . ( Philosophie ancienne. ) La secte mégarique , ainsi nommée parce qu'Eudide , sonfondateur , étaitde Mégare , s'appliqua particulièrement à l'art de disputer, adoptant les subtilités des sophistes.

Ce philosophe s'iloigna de la manière de penser de Socrate , son ancien maitpe , et abandonna les recherches que celui-ci regardait comme les plus propres à rendre l'homme * plus sage et plus heureux. Au lieu d'instruire

comme Socrate , par la voie des exemples et des comparaisons, il imagina une manière d'argumenter qui embarrassait beaocoap Padversaire. Dans les comparaisons , disait Eudide , ou Ton trouve des choses qui m ressemblent en effet, on l'on n'en troore point. Dans le premier cas , il vaut mtai laisser les choses telles qu'elles sont, que de les expliquer par celles qui leur ressemblcol; dans le deuxième cas , le but de la compraison est manqué , et la comparaison eIl^ même est superflue. Il faisait consister \es démonstrations dans des conclations qn'il tirait les unes des autres : ainsi, d'une prt>position ou d'un principe qu'il étsbUsuil, il déduisait une foule de conséquences ^ embarrassaient l'adversaire. Quanta u doctrine sur la nature du bien, elle est aises £fficile à comprendre. Selon DiogèoeLaàte, il prétendait que le6i>n était unique, quoiqu il lui donnât différents noms, Tappelaol tuniài prudence , tauiàt Dieu, tantôt <r(M' dément, etc. 11 niait Texislence du mai Cktron expose tout autrement la doctiine ia mégariciens , touchant le bien ; il prêtai que , selon ces philosophes, le bien était use chose unique, invariable, et toujours b aime par essence. Cicéron ou Diogène Lame doivent avoir donné an faax exposé de cette doctrine. En effet , comme le remarque Bajle, s'il n'y a qu'un bien, etsilcbcea est toujours semblable à lai-méme et toBJoan unique , comme le rapporte Cicéron , oodment, diaprés le récit de Diogcoe Laércf .

la prudence. Dieu, Tentendement, etci pouvaient-ils coostituei* le bien ? LapredcBce et l'intelligence de Tliomme sont-ellef scstblables à Dieu? Bajle croit franchoafBt quVucun de ces deux auteurs n'a compwli doctrine dont il est question.

D'une autre part, quant à l'exisleoce*!* mal <](be*niait EucUde (et sans doute tes &• ciples) , est-il possible de croire qucleiaoladies , les chagrins, les vices cl tout» ^ choses contraires au bien , soient èaààat^ Tes qui n'aient aucune existence? U" P*^" sj-stème est bien obscur et très-difi«te t coocevoir.

Ce philosophe soutenait qu'il ny s p(^^ de puissance séparée de son acte, ccrt-i-*"" qu'une cause qui ne produit point actoeiK' ment son effet, n'a pas lepoufoirdclepi^ duire : c'est un paradoxe que Bavlcqo>fiî*^ d'impie , on ne sait pourquoi ; car il se»»^ que pe n'est rien dire que de prélcBdreq*^ n'y a point de puissance séparée de «on**

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Les principaux disciples d'Euclide furent Enbulide, Diodore , Alexinus.et Slilpon.

EtibuKde attaqua les idées relatives d^une manière très captieuse. En voici un exemple : Trois grains de froment, disait-il , sont-ils pea op beaucoup t Forment-ils un tas ou D*eii forment-ils pas un ? Si Ton répondait négativement, il répétait la question en augmentant successivement le nombre des gmÎDS un ù un , fusqu*â ce que Ton répondit : /"^ot/à le tas. Alors il en concluait qu*un grain on one seule unitéchangeait^en en beaucoup^ ou faisait un tas. Le moyen très-simple de réfuter Targument du pbilosopbe, c'était d'exiger de lui une définitiop exacte d'un inonbeau de froment. S'il eût répondu que cVst un amas de plusieurs grains , on aurait Impliqué que cent grains ^comme deux cents grains forment un monceau , et on pouvait s'arréteràtel grain de bléd qu'on aurait voulu sans qu'il eût rien k objecter, puisqu'on satisfait h la définition. Si, au contraire, il déterminait le nombre de grains qui constituait un monceau , la réponse était toute simple et l'argument sans force.

Eubulide employait ces sortes dequestîoiM , non-seulement avec Jes idées de peu éi de beaucoup , mais encore avec les autres idées relatives , comme les richesses et la pauvreté , la clarté et l'obscurité , la grandeur et la petitesse, etc.; et il concluait qu'il est impossible à l'homme de connaître les bornes dçs choses.

Diodore niait l'existence du mouvement et de la mort. Si quelque chose se meut , disait-il , elle se meut ou dans le lieu où elle est , ou dans le lieu où elle n'est pas. Or, aucun de ces deux cas n'est possible; donc il n'existe point de mouvement , et , s'il n'existe point de mouvement, il n'existe non plus ni mort , ni destruction ; car , de même que tout est immobile parce qu'une chose ne peut se mouvoir ni dans le lieu où elle est, ni dans le lieu où die n'est pas, de même la mort ne peut pas exister parce qu'up animal ne peut mourir ni dans le moment où il vit , m dans le moment où il est mort.

Alexinus , disciple d'Eubulide , ne le céda point à son maître en fait de subtilités et de 80phi«mes.

Quant a Stilpon , qui fut plus célèbre que ses prédécesseurs , il n^adopta point leur manière de philosopher. Il bannit de l'école de Mégare tous les arguments frauduleux , rejeta les propositions générales comme trop

vagues , et les propositions conditionnelles comme étant une source d'erreurs. Ainsi il attaqua les uni versa ux et les espèces. « L'idée générale de l'homme, disait-il, ne désigne ni cet homme-ci , ni cet homme là , ni aucun homme quelconque considéré comme individu. Cette idée n'est donc qu'une fiction.

Le chou qu'on me montre n'est point le chou ; car le chou exist;|it il y a mille ans : il n'est donc point le chou qu'on me présente. » Il suffisait de répondre à Stilpon : Ce n'est point le chou que je vous montre , mais un chou , et toute la subtilité de ce philosophe était anéantie.

On trouverait pitoyable cette manière de raisonner , si on ne savait qu'en grec les termes donnent ici lieu à l'équivoque dont Stilpon se servait pour embarrasser les philosophes. Mais Bayle y trouve plus de finesse, expliquant ainsi la pensée de Stilpon *. Il me semble , dit-il , qu'il y a quelque chose de réel dans Tobjection de Stilpon ; elle passait le jeu de mots. 11 voulait dire , ce me semble*, que l'espèce n'est point affirmée des individus, et qu'ainsi c'est une chimère que les espèces. L'homme n'est point plutôt celui-ci que celui-là ; il ne signifie pas mieux Jean que Pierre ; il ne signifie donc personne. »

Stilpon prétendait qu'on ne pouvait affirmer une chose d'une autre , mais que chaque chose devait être affirmée d'elle-même , sans que l'attribut d'une proposition eût plus d'étendue que le sujet. Voici sur quoi il se fondait : Pour peu que deux choses soient affirmées Tune de l'antre , il faut qu'elles aient la même natttre ; car , dans toute proposition affirmative et vraie, l'attribut et le sujet sont réellement le même être : or , Vhomme et le bon ne sont pas de même nature ; la définition de l'un diSere de celle - de l'autre. De même , courir ne peut être attribué au cheval ; c'est une action qui est définie autrement que le cheual. On ne pouvait donc pas dire : Un homme est &0/1, un cheval court ^ parce que bon et homme ^ clieual et courir^ ne sont pas des idées identiques; car, si bon et homme ^ courir et cheval , étaient la même chose , pourquoi ne pourrait-on pas dire aussi que l'homme est la même chose que nourriture et médecine , et cheval la même chose que chien ou lion ?

Les philosophes mégariens opposaient aux principes de l'art de penser et aux règles du raisonnement une quantité d'arguments captieux , plus ridicules que difficiles à résou-

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dre. Nous n*eu citeroiu qu'un exemple; c'est le so{)hisaie nommé le menteur. Vu homme étant supposé mentir , un argument était disposé de telle manière que 9 de ce qu'il disait vrai , la conclusion était qu*il mentait , et que , de ce qu^il m<wtait il disait la vérité. On lui adressait ces mots . « Si tu dis que tu mens et que tu dises la vé^ lité , tu mens ; or , tu dis que tu mens et tu dis la vérité , donc tu mens. » Le vice de cet argument vient de la supposition qu*uu komme ment , et ou lui fait dire une fausseté ; par conséquent il dit une vérité , sans quoi il ne mentirait point 3 pareillement, si on lui fait dire une vérité • il faut quil due une fausseté , puisqu'il ment toujours.

De pareilles subtilité», au lieu de fortifier l'esprit et le jugement, ne tendaient qa*à corrompre Tun et Tautre; elles obligèrent les défenseurs de la vérité , surtout Anstote et les stoïciens , et parmi eux Chiysippe , à prescrire les lois du raisonnement et les moyens de résoudre les sopbismes. Mais les efforts de ces philosophes eurent peu de succès. Il en résulta que la dialectique dès Grecs dégénéra en une (bule de subtilité», au mojen desquelles on pouvait , en cas de besoin , se défemlre contre les ergotews^ mais qui ne furent d'aucune utilité , et ne contribuèrent en rien à la direction des facultés intellectuelles, ni à la recherche de la vérité,, ni à rétude de Ihomme.

Il faut convenir que les philosophes méga< riens ne s'attachèrent qu'à une dialectique contentieuse qui ne tendait qu'a embarrasser Tesprit. Leur école posa les bases de ces disputes qui régnèrent long-temps dans les écoles du moyen ige. Quel fruit en a-t-on tiré? Quels sont les dogmes philosophiques qu'ont pu éclaircir les nominaux , les réalistes , les thomistes et les scotistes ? Ces dialecticiens ont-ils fait autre chose que de multiplier les doutes et de couvrir de nuages la vérité ? Bien plus , la fureur des disputes, passant des châtres de philosophie dans les auditoires théologiques, n'a-t-elle pas rendu problématiques les points les plus importants de la morale? Queb dogmes les casuistes relâchés n'ont-ils pas ébranlé par leurs captieux raisonneo^ents ? Montaigne avait donc bien raison de dire que U fruit de la passion de disputer^ c'est de perdre et d'anéantir la vérité. M. Milloh.

F'ajrem Diogèoa Lftirce ; Bnidcerl Hist. eritie. philosophie i BayU, Diction, hist,; Defénnào , Uistoiro comparée des systèmes de philosopha.

MÉGASCOPE. ^or<fsHictoscope.

* MÉGASTHÈNES , histonea et gèognphe grec, remplit pour Seleocos Vicalor | (vers l'an 795 avant Jésus-Christ) QDemiisiou auprès du roi de l'Inde Sandrocottas,ct

à .son retour publia une Histoire dft Inda citée avec éloge par les anciens, maitipi ne nous est point parvenue. Celle qui aisie aujourd'l^ii sous son nom est mie Cibriâlion d*Annius de Viterbe ; on crçit toutefois qu'elle renferme dçs fragments dèfigoréids livre de Mégasthènes.

MÉGATHÈRE. ^oj-ez Asimacx rani

* MÉGE (dom Amtoui-Josbpb), htstdictin de la congrégation de Saint-MsaFf né en 1G25 à Clermont en Auvergne, «offi Paris en 1691 , a laissé : la Morale chréiieut, fondée sur l'Écriture et expliquée par l6 sainU Pères , Paris , 165 1 , 1654 , io-12 ; Explication ou paraphixue des pieuma à David, etc. , ibid. , 1675 , iii-4« et in-»». Oa cite de lui en manuscrit : Annalet con^- Sàncti'Mauri , ab anno iôiO ad annum 16J} , 7 vol. in-fol. Cet ouvrage était comerré à Vabbaye de Saint- Gcrmain-des-Prcs.

•MEGERLIN (DAViD-FiKDiiic),th«l*.

gien et philologue allemand, ne dmi W Wurtemberg au commencement du I8« ut de , mort h Francfort en 1778 , à râgctfesviron 73 ans , a laissé : Tractatut de scriftis et coUegiis orientalibus , etc., Tubinja» 1729 , iB-4'» ; Hexas orientatium colUgjorm philologicorum ^ ibid., 1729, in-4»j/^ irréfragable de U vérité de la religion cWtienne, etc. (en allemand) , Francfort, 1^- - in 40 ; Die turkische Bibel (U Bible lorqiK), première traduction allemande du Kona, faite sur l'arabe , Francfort , 1 772, in*, ett

* MEGGENHOFFEN (Feipuiaid, b»ron DB ) , l'un des chefs de rillumiusDees Bavière, né à Burghausen en 1761, ■«* en 1 790 , a publié en allemand : BifXain tt Apologie du baron de Meggenht^en^ff^ servir d'éclaircissement à V histoire est i^ minés; Supplément au sixième vobaié»

Monstre Gris, 1786, in-8sdc 103 p^-^ trouve sur lui une notice dans le Hicnioç^ de SchlichlegroU, pour l'année l79Û,lfl»-^' pag. 279-328.

* MEGHERDITCH.NAKHACH,célèb«

docteur arménien , et évêque d'A»À m Diarbékir , vers la fin du 14* siècle, dsosk village de Borh , près de la ville de Bitlitt mort en 1470 , f ultiva avec succès U po4i*»

Téloquence et la peinture, et mérita mèm d'être surnommé Naghasch ou le Pdâin

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Tl avait été forcé , en 1443 , li la suite d'une persécution contre les chrétien^, de quitter son diocèse et de se retirer en Crimée : mais il Alt rétabli sur le siège d*Âmid par Djehanguyr , fils de Hamzah. On a de lui un J7eciMi/ de poésies sacrées etprqfanes , dont on trouve plusieurs morceaux dans le manuscrit arménien de la Bibliothèque rojale , no 130.

* M ÉGISER (Jiadm) , laborieux philologue allemand, né vers 1555 à Stuttgard, ^luus le Wurtemberg , mort en 1616 h Lintz, dans la Hante- Autriche , avec les titres de comte palatin et d'historiographe de Farchiduc Charles , passa une grande partie de sa vie à voyager. Il sut pourtant maîtriser assez l'inconstance de ses goûts, pour professer quelque temps h Clagenfnrt , h Leipaig, et à Géra. Il conserva toujours son indépendance et vécut du produit de ses é<:rits , qui sont très-nombreux , parmi les- <piels nous citerons : Dictipnanum quatuor lin^uarum (allemand, latin, illjrieu et italien), Gratz, 1596, in-9*; Spécimen XL dit^rsarum atque in ter se differentium linguarum et dialeetorum ; videUcet oiiTio do- MiHicA totid, linguis expressa , Francfort , 1592, in-8«; 1593, in-4«; Thésaurus polfgiottus, vel Dietionarùtm multilingue ex çuadringentfs eirciter linguis , dialeetis , idiomatihus et idiotismis >constans , ibid. , 1603 , in-8« , ouvrage très-rare , mais moins que le précédent ; Institutionum linguœ turcica libri IP^^ Leipsig , 1612 , in-8* jles annales de Carinthie ( en allemand ) , Francfort , 1608, Leipsig, 1612, 2 vol. infol.

MÉGISSIER. ( Teàknologie. ) L^atelier du mégissier, est le même que celui du chamoiseur^ àTexception de Tctuve , du moulin h foulon et de quelques instruments. Les premières opérations sont les mêmes daus les deux arts ; elles consistent : 1 « dans le lavage des peaux ; 2** dans la manière de mettre en chaux ; 3<* la surtonte et le pelage des peaux ; 4» la manière de gouverner les peaux dans le plain. Nous avons décrit ces opérations 2i Tartide Chamoiseub.

Le mégissier prépare lei peaux blanches et celles qui sont destinées à faire des gants. n prépare aussi les peaux non pelées , c*està-dire qui conservent leurs poils , et dont on se sert pour faire les bonnets , les fourrures , etc. Le mégissier travaille les mêmes peaux que le chamoiseur, mais il n'emploie que celles de basse qtialité , des animaux les plus jeunes , parce que Tusage auquel on les

destine n^exige ni autant de force , ni autant de résistance que les peaux chamoisées.

Lorsqu^on a plamé pendant un temps suffisant les cuirets, c'est-à-dire les peaux bien pelées , qu'on les a écharnées et rognées , on les met boire dans Teau , et on les tient, c'est-à-dire qu'on les charge de pierres , afin qu'elles ne surnagent pas. On les travaille du cdté de la fleur, avec une pierre k aiguiser, tranchante, emmanchée dans du bois ,*afin de bien adoucir la fleur et d'enlever le reste du poil. On les frotte dans Teau et on leur donne une glissade , c*e9t-à-dire qu'on passe le couteau non en longueur, mais sur le travers de la peau.

Le confit est le même que celui du cha-"^ rooiseur; mais il est important que l'eau soit la plus douce possible. Sur six seaux d'eau , on met 20 kila grammes de son. Cette quantité suffît pour cent peaux de mouton : Teau d'un vieux confit épuisé est préférable à toute autre. C'est l'opération la plus délicate de l'art, et celle qui exige le plus d'expérience et d'attention de la part de l'ouvrier.

Les peaux qu'on veut passer en blanc sont mises dans V étoffe au sortir du confit. On nomme étoffe un bain composé de deux leaut d'eau , de 6 , 7 , et quelquefois 9 kilo- grammes d'alun pour cent peaux, selon leur grandeur. On y ajoute un kilogramme et quart de sel marin en hiver, et un kilo- ' gramme et demi en été. Le sel donne de la blancheur aux peaux.

Lorsque l'eau est prête à bouillir, on en verçe un demi-seau dans la passoire qu'on incline. On y passe vingt-six peaux l'une après l'autre, on les recule vers la partie sèche , et lorsqu'elles sont toutes passées , on les ramène dans le bain , pour y prendre leur nourriture pendant dix minutes.

Pour mettre en pd te cent peaux , on délaie petit à petit 6 à 7 kilogrammes de farine dans l'eau de Vétoffe qui a servi à les passer, et après l'avoir fait tiédir, on en fait dans la passoire, une pSte clairacomme du miel fondu ; on y ajoute ensuite 50 jaunes d'œufs qu'on pétrit h force de bras.

On y passe les peaux Tune après l'autre, comme pour Vétoffe^ et on les laisse tremper jusqu'au lendemain. On les laisse sécher ensuite lentement sur les perches de la penderie, pendant huit h quinze jours , suivant la saison. Cette opération rend la peau blanche , douce, et donne la facilité de l'ouvrir sur le palisson.

Après avoir fait tremper les peaux pen-

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dant ciaq h six minotes dans un cuvier plein d'eau claire, on les ouvre , cVst-h-dirc qu''on les ^tire sur le pâtisson , aGn de les étendre et- d'augmenter par-lh leur souplesse. Les peaux s'étirent eu largeur : 34 millimètres s'étendent jusqu'à 56. On a soin de ne pas laisser de la cit*e, c'est-à-dire des parties dures.

On se sert de l'expression redresser la peau, lorsqu'à l'aide du polisson, on l'étiré sur son long le plus qu'il est possible. Pour ménager la fleur , on redresse sur chair. Le palisson ne blanchit pas les peaux , mais leur blancheur parait d'autant plus éclatante, qu'elles sont mieux détirées à l'aide de cet instrument.

"Le pâtisson est une plaque de fer d'envi - ' ron un pied (325 millimètres) de large, montée sur une planche verticale de 30 pouces de hauteur, fixée d'une manière inébranlable.

M. J. Main , négociant et chamoiseur à Niort (Deux-Sèvres) , prit , le 23 juin 1829, un brevet de dix ans pour Une nouvelle manière d^appréter les peaux d'agneaux et de chevreaux en mégies , dont on trouve la description dans le tome 8 des Brevets expiras, page 78.

De la Mégisserie des peaux non pelées.

Les mégissiers de Paris désignent sous le nom de houssée les peaux de mouttfn qu'ils travaillent en laine , et qu'on emploie pour couvrir le cou des X:hevaux et des mulets , pour faire des housses , des schabraques , enfin pour garnir mille objets qui doivent être fourrés.

On choisit les plus belles peaux , celles dont la laine est la plus longue , la plus claire, la moins feutrée, dont les brins se séparent aisément , enfin, celles qui présentent le moins de défectuosités que les lavages puissent faire disparaître. On peut facilement défeutrer ces laines en les faisant tremper dans de l'eau de savon chaude à quarante degrés , et à l'aide d'un peigne.

Ces peaux ne vont point en chaux , puisqu'on doit leur conserver les poils. On les fait tremper, afin de les nettoyer et de les * ramollir; on enlève, avec W fer à déchamei*, tout ce qu'on peut ôter de chair. 11 faut bien se garder de suivre la méthode de quelques ouvriers qui mettent ces peaux en chaux ; il est vrai qu'ils emploient de Teau de chaux très-claire , et qu'ils ne les laissent tremper que pendant deux heures \ mais ce procédé est sujet à trop d'inconvé-

nients, et il j a long-temps qu'on l'a abandonné à Paris , où l'on a observé que les peaux sont d'autant plus belles qu'on a éloigné al)solument la chaux de la préparation des peaux non pelées.

On peut les passer dans un vieux coaât presque usé , et, après les y avoir laissées séjourner pendant trois ou quatre jours ,ob les ravale , c'est-à-dire qu'on en enlève toat le son. On les passe an hlane, mkis on t soin de plier la 'peau de manière qoe la laine soit en dedans. On compose Xètofe de huit à neuf kilogrammes d'alan pour cent peaux , c'est-à-dire qu'on en met plu que pour les cuirels ou peaux pelées.,On prépare la pâte de la même manière que pour les cuii'ets , mais on n'y plonge pis jo peaux ; on les étend sur une table , le poil par-dessous ; on étend la pâte sur la dwir, on la laisse ainsi pendant quinze à dix-huH heures , afin qu'elle se rafi*ermisse ; eosaitf on les étend sur les perches de la pendene pour les faire sécher.

A près cela , à l'aide d'une queue de mooton emmanchée au bout d'un b&ton, oi lei mouille avec de l'eau pure, on les plie\<ttlo entasse , on les charge de planches avec des pierres pardessus ; on le» laisse ainsi pendaot deux jours. On se sert du fer rond pour l«f ouvrir sur le chêvalet, on les Aire sur le pâtisson , en les étendant sur leur largeur.

On les fait hâler en plaçant la laine es l'air; on les expose au soleil lorsque œia est possible. Enfin , pour dernière manipa* lation , on les redresse sur le paltsson.

Pendant toutes ces opérations ,* il est <k la plus grande importance de bien mto^ff la laine ; pour un seul flocon qoi manque à une peau, elle perd beaucoup de sa Taktvî ce seul défaut la fait paraître chauve, yiêlOt et usée.

On travaille de la même manière le< agneaux et les veaux ; il n'y a qu'une pw difiërence dans les apprêts. Plus uDCfff»

est épaisse , plus on doit employer d'ilai*^ de sel dans V étoffe. On met un desû-Wogramme d'alun et de sel pour chaque pe*** de veau. On les laisse quatre jours en sIbb.

après quoi on les repasse et on les foa|* une seconde fois. Lorsqu'elles sont à mw* sèches , on les ouvre sur le chevalet et oo les pare à la lunette. Au printemps , àcil jours suffisent pour passer ces sortes « peaux.

On fait tremper pendant huit joon «* peaux d'agneaux ; on les lave en$nil« daw

MEftE

ée Teaa claire et limpide , et on les laisse bien égoutter. On prépare après £ela un confit avec de la farine de seigle non tamisée et de Teaa froide; on les y met tremper pendant huit jours , avec la précaution de les remuer deux ou trois fois par jour. On les fait sécher, puis on les tire au fer et on les baguette du côté du poil.

Lbhoamahd et Mbllbt.

* MÉGLIN (^-A. ) , médecin , né à Sultz (Alsace) en 1756, et mort à Colmar en 1824, a publié : Traité sur la Névralgie

Jaciale; Dissertation sur Cusage des bains dans le tétanos; Analyse des eauxnle Sukz' mau, 1779, in-S»; il a été Féditeur d'une Notice historique sur l'état ancien de la ville de Sultz, etc. , par Tabbé Grandidier , Strasb., l817,in-8o.

* MÉHEGAN (Gvillâumb-Albxiiidrb), littérateur français , né & La Salle , diocèse d'Alais , en 1721 , d'une famille irlandaise venue en France 1 la suite du roi Jacques II , mort à Paris en 1766, professa la littérature française dans la c|iaire fondée à Copenhague par le roi Fré- ' déric V, et de retour en France , fut un des collaborateurs du Journal Encyclopédique.

On a de lui un grand nombre d'ouvrages parmi lesquels on peut remarquer : Zoroastre , I75l,in-I9; Origine des Guèbres, ou la Religion naturelle mue en action-, 1751 , îii-12 (ces ouvrages conduisirent Tauteor à la Bastille) : Considérations fur les révolutions des arts, 1755, in-12; Origine, pror grès et décadence de l'idolâtrie, 1756, in-12 (cet ouvrage contribua à faire emprisonner Tauteur ) ; Tableau de l'Histoire mtfdeme , depuis la chute de tempire d'Occident jusqu^à la paix de ffestphalie , 1766, 1777, 3 vol in-12 (une nouvelle édition de cet ouvrage, le premier titre littéraire de Méhégan,>a été publiée en 1778 par Drouet; .elle est précédée d'une notice sur Fauteur) ; YHistoire considérée vis-à-vis de la religion, de CÉtat et des beaux - arts , 1767, 3 Tol in-12. M. Michel Béer a donné une notice sur Méhégan dans les Mémoires de l'Académie </s iVaR<^.— BliaécAB (Jacques-Anioine-Thadée de ) , frère atné du^précédent , capitaine au régiment de la couronne , se fit une hante réputation de bravoure pendant la guerre de sept ans , et mourut en 1792 , avec le grade de maréchal-de-camp.

* MEHEMED II , surnommé Al-Fakith , deuxième roi de Grenade , régna trente ans avec autant de gloire que de bonheur , et

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