‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 121 sur 145 · MEI · texte numérisé non relu

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IMirtit d^ErÎTao en 1714, «tsaja d*abord d>fiectuer too passage par Smjrne, puis par Constantinople , où il fut arrêté par ordre du Grand-Seigneur. Il parvint à s'échapper , grAoe aux aoins de l'ambassadeur français à la Porte » arriva à Marseille , où il donna des fêtes et fit des dettes, b*achemina enauite vers Paris, donnant partout des preuves d'extravagance, et ne se soumit qu'avec peine et après les refus les plus dédaigneux aux conditions du cérémonial que lui indiquaient les seigneurs chargés de le recevoir. Toute son énergie apparente s'évanouit lorsquHl eut à discuter les intérêts de son pajs avec les ministres de France. 11 signa en 1715 un traité honteux pour la Perse , et qu'on eût cru dicté par des vainqueurs à des ▼aincus. Il s*embarqua la même année an Hftvre, séjourna successivement à Copenhague , à Hambourg , à Berlin, à Dantzig, traversa la Pologne et la Russie, et n'arriva sur tes frontières de Perse que dans les premiers mois de 1717. Mais il avait mal rempli sa mission ; il' avait vendu pour entretenir son faste ou pour vivre pendant son long vojage une partie des présents qu'il devait remettre an «ofy de la part du roi de France ; jl se sentit eoiipable et prévint , en s*empoisonnant , le suppliée qui l'attendait. Une marqnise d^plnaj , qu^il avait emmenée avec loi de France , et qui se fit mahométane , rassembla ce qui pouvait rester des présents destinés au sof7,etle8 lui porta avec le frère de l'indigne ambassadeur.

* MÉHUL < ÉTiBraB-Harai ) , célèbre compositeur et membre de l'Institut de ^ance, né àGiveten 1763, mort à Paris en 1S17 , montra dès son enfance un goût décidé pour la musique , et fit des progrès ai rapides dans cet art , qu'à 10 ans les récoltêts de Charlemont lui confièrent Torgue de leur couvent, et qu'à (2 il fut nommé adjoint à l'organiste de la riche abbaye de la Valledieu. Il vint k Paris en 1779, plein d'enthousiasme et d'espoir , et eut le bonheur de connaître Gluck , qui prit plaisir à cultiver ses tienrenses dispositions, et l'initia dans la partie philosophique et poétique de Tart musioaL Méhul, abandonné à êes seules* forces par le départ de son illustre maître pour Vienne , présenta à l'Académie rdple de musique on opéra de Cora st Alonzo s mais rebuté par les délais qu'il loi fallut subir , il fit recevoir ^ l'Opéra-Comique Eupkrùêine et Coradin-, qui fut joué en 1790 , et produisit one sensation difficile à décrire. Le suc-

cès prodigieux de ce chef d'œuvre engagea l'administration de l'Opéra à faire enfin représenter <179Ï) Cora et Monxo, qui fut accueilli froidement par on public devenu exigeant envers un auteur si habile. Stratoniee, qui parut Tannée suivante , releva la réputation de Méhul; et, encore aujourd'hui, c'est là son plus beau titre de gloire. Parmi les nombreuses compositions qui suivirent celle-ci, et qui presque toutes forent données à rOpéra-Comique , nous distinguerons VImio , où le savant musicien sut assez bien saisir la manière italienne pour tromper le public de Paris ; Uthal , en style ossianique, où les violons sont exclus pour faire place aux quintes; Joseph ^ si remarquable par la couleur antique et l'onction religieuse ; enfin • la f^alentùte de Milan , jouée pour la première fois en 1622. Indépendamment de ses ouvrages de théâtre , il a composé des wonate» de piaho , six symphonies , qui ont été exécutées avee succès au Conservatoire , et une foule à^hymnêt et de cantates de circonstance. Son stjle se recommande généralement par la force de l'expression dramatique et une facture savante, (/^oj^és son éloge prononcé à l'Académie royale des beauxarts , le 2 octobre 1819, par M. Quatremère de Quincj.)

* MEHtJN (Jtix db). Foyez Msuiit;.

* MEHUS (Lavbbht) , l'un des plus savants philologues du 18* siècle, né à Florence, mort dans la même ville en 1791, s'est fait une une réputation très-étendue , quoiqu'il se soit borné à la tAche moins brillante qu'utile d'éditeur. On lui doit d'excellentes éditions des Lettres de Léon, Bruni dMrezzo et de Colluccio Salotati, Florence, I74t, in -S® ; de V Itinéraire de Cyriaque d'Ancone, ibid. , 1742 , in-8o ; du livre de Ben. Colluccio de Discordiis Florentinorum, ib., 1747, in-8o ; de la Fie de'Law^nt de Médieis, par Nie. Valori,ibid., l749,in-8<»; du recueil des Z^/cne^d'Ambroise le Camaldule et des savants de son temps , Bologne, 1759, 2 volum. in-fol. ; etc. Toutes ces éditions sont enrichies de préfaces et d'intéressantes notices.

* M£I (CosiMo), littérrateur , né en 1728 à Florence ', mort à Venise en 1790 , a laissé : de amore sut Dissertatio , Padoue , 171 1 ; Sfrmoni di êiimiso Ceo { anagramme de Cosimo Mei) , indiritzati à S. E. Ahfiso Failaresso, Bergamê, 1783, et une traduction italienne du Muséum MazueheUianum Venise 9 1761-63, 2 vol. in-f<rf.

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* MEIBOM ( HnrRi ), en Utia miu», dit r Ancien, né en 1555 à LesigQW , dans le comté de la Lippe, Btort ea 1€35 9 avait professé l'histoire et la poésie à V%»i' ▼ersité de Helmstadt, et il fbt anoUI et nommé poète lauréat par remperenr Rodolphe II. Il a renda des services importai^fs par la publication d'un grand nombre <^ chroniques et de pièces originales , relativfs surtout à rhisloire de la Saxe. On lui dok de bonnes éditions , enrichies de notes , d« la Chronique d^Albéric , chanoine d'Aiz-la-\ Chapelle, Helmstadt, 1584 , in-4«» ; de celle de Gobelin Persona, Francfort, 1599, infolio ; de Touvrage de Sleidan , de quatuor summis Impefiis , Helmstadt , 1586 ^ in-8« ; de plusieurs monumenta de Tancienne langue saxonne , etc. On cite de loi , comme littérateur, un recueil très-rare intitulé : Paroiiianan Horatiartarum lihri II et Sjrltfa" non libri II, Helmstadt , 1588 , in-8o.

* MEIBOM ( j£ÀH-HBiriti ) , savant méde- . cin , fils du précédent, né en 1590 h Helmstadt , où il occupa une chaire de professeur ordinaire , mort en 1655 à Lubeck , où il avait été appelé par Févêque de cette ville qui le nomma son médecin, a laissé : de Flagrarum usa in re venered , Lejde, 1629, petit in-12; ibid. , 1643, in-4« ; Londres, 1665 (ou plutôt Paris , 1757) , in-32 ; Francfort , 1670 , petit in-8° , traduit en français par Mercier de Compiègne : quelques fragments ont été également traduits par F. -A.

Doppet , dans son Aphrodisiaque externe (Genève), I788,in-i8, ouvrage dont il 7 a des exemplaires portant au frontispice : Traité de Fouet; Uippocratis Orkot sive jusjurandum , grœco 'latinum cum commentaHo , Lejrde , 1643 , in - 4» ; de Mitkridato et theriacd Discursus , Lubeck , 1652, in-4o • j||ee* cenas, siue de C.Cilnii Mœcenatis vitd, mo^ ribus et rébus gestis Commentarius .* accedit C, Pedonis ALbinouani Mœcenati scriptum epicedium notis Ulustratum , "Leyde , 1653 , i|i.4o; de ceruisiis potibusque et ebriaminibus extra vinum atiis Commentarius, ibid., 1668 ou (679 , in-4'».

MEIBOM (HiHRi) , le Jeune, médecin, fils du précédent, né en 1638 à Lubeck, mort en 1700 ^Helmstadt, où il avait professé pendant plusieurs années la médecine « la poésie 6t rhistoire , a laissé un grand nombre d'ouvrages donîon tronvehi Tindication dans le tome 18 de» Mémoires de Niceron.

* MEIBOM ( MiAC ), savant philologue , de la même liamille que les précédents , né

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vers 1630 à Tonningen , dans le duché de Sieswig, mort en 1711 àUtrecht, séjcunia quelque temps à la eoar de Christine, reine de Soède, qui hn acceria mmt fension, le rendit ensmte eo Donemarck, où le roi Frédéric lil lui confia une chaire de roniversité dIJpsal ,.avec la garde de sa bibliothèque, vint professer les belles-lettres h l'Académie d'Amsterdam, et mena une Tiè aventureuse qui fut loin de Tenrichir. On cite de lui : des Notes sur Vitruve , dans rédition donjiée par J. de Laet, Amsterdam , 1649 , in-fol.; Dialogus de Propontenibus, Copenhague^ 1655, in-fol. ; antiquse musica Auctores f^II ^ gr, etléft. cum notis, Amsterdam , Élzevir, 1652 , 2 vol. iii'4* , rare ; de f^eteri Jabricà triremùim liber , ibidem ^^671, in-4o, fig.; et dans letooselS du Thesaur. antiquitat. romanar,; nne édition estimée des f^ies des Philosophes , pa« Diogène Laërce, ibidem, 1692, 2 volom.

in-4<» , grec et latin ; Essai de critique oà l'on tâche de montrer en quai consiste Im, poésie des Hébreux ( dans la BibliùtkèqBe universelle et historique de J. Lederc, tom. 9,pag. 219-291), I688,in-i2.

* MEICHELBECK(Cbaii.bs), savant bé> nédictin , né vers 1680 dans la Bavière, mourut en 1734, professa la théologie dans différentes maisons de son ordre, et loi appelé ensuite à Freisingen par le princeévéque , qui le nomma Tun de ses conseillers. On cite de lui : Hisloria Frisingensis ab anno 724 adannum 1724, Angsbourg, 1724-29, 2 vol. in-fol. ; Chronique mbrigée de la ville de Freisingen ( en aUemand ) , ibidem , l724, in4o ; Chronicon BeneeUetO' Biranum ( histoire de Tabba je de Bénédicte

'Beurea ) , ibid., in-fol.

* MEIER ( JoACBiM ) , savant philologoe allemand, né en 1661 àPerleberg dans 11 marche de Brandebourg, mort en 1732, professa Thisfoire et le droit public sa gymnase de Gottingue. On a de lui - Leben , etc. (Vie de Uenri-le-Iion , dac de Brunswick) , Leipsig , 1694, in-4*; Jntiqmttates Mêierianœ , etc. (Recherches sur tous les personnages qui ont porté les noms de Majer, Majrr, Meier ou Meyer), Gottingoe, 1 700 , in-4« ; Dissertatio de Boiorttm rnsgretionibus et origine , neenon de eiens Boh»

meris , ibid.» 1709, 1710, in-4o; Corpmjtr r(s àpanagiiet paragii eontinens scriptores, quotquot inveniri potuerunt, qui de ap oM Ê gio et paragio ex instituto egerunt , elc , Goshu*, 1721 , Ltmgow, 1727, 2 voL in-fol^

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une boADe édition des Officu de Cioéron , ayec commenUires et notes , Leipsig , 1721 , 2 vol. in-8.

* MEIER ( GBOi«i-FiiDéiac ) , écrivain allemand , né à Ammendorf , prés de Hall , en Saxe, mort en 1777, a laissé :^ Princi" pet des Sciences et des Beaux-Arts ( en allemand). Halle, 1748-1750, in-S*, réimprimés en 3 parties, 1754-1759. — f^o/-e»

MBTBa.

* MEIEROTTO (JBAv-Htaai-LovTs ), sa- Tant professeur allemand, né en 1742 à Stargarden Poméranie, mort en 1800, remplit d^abord wae chaire au collège Joachim à Beriin, dont il obtint le rectorat quelque temps après ; mais sa fortune demeura des plus médiocres , malgré les promesses du roi de Prusse* jusqu*à ce que Frédéric-Guillaume , héritier présomptif de la couronne , eut prb avec chaleur le parti d'un savant si estimable. Ce prince, une fois parvenu an trône , le fit nommer membrede T Académie, du consistoire et du conseil suprême des écoles , et le mit dans une position plus avantageuse. On a de lui : des Mceut» et de ia Fû sociale des Romains aux diffirenles époques de ia République, Berlin, 1776, 2 vol. ; Histoire de l'éducation de la jeunesse romaine, ibîd., 1770; la Langue d'un peuple représentant sa manière dépenser et sa moralité, 1793 ; Ciceronis f^ita ex oratoris scrîptis exeerpta , 1783-88, in-8o; de Rébus 4Md Auctores quosdam classicos pertinentebus Dubia, etc., Berlin, 1785; Obsertmtsons sur l'origine des pays basaltiques, 1 790.

* MEIGRET ( Louis) , célèbre grammairien du 16« siècle , né à "Lyon , vint se fixer à Paris , où il publia , depuis 1540 jusqu'en 1558 , divers ouvrages sur notre langue , et plusieurs traductions , soit du grec , soit du latin. On cite de lui : Traité touchant le commun usage de l'EseritureJ'rançoyse, auçuel est débattu des faultes et abus en la t^mjre et ancienne puissance des lettres, 1 542 , în4o ; 1545, in-8« (Tauteur y réclamait Fintroduction d'une orthographe entière conforme à la prononciation : il fût obligé toutefois , dans l'impression de cet ouvrage , de se conformer aux règles anciennes, dont il ne s'écarta que plus tard , dans quelquesuns de ses autres écrits , à mesure que ses idées parurent moins singulières ) ; Trètéde. la Grammère Jrançoèse , /et par Lojrs Afegret, 1550, in-4o; des Défenses touchant ton ortogruphiejrançoèze, contre les censures et calomnies de Gloamalis ( Guillaume

des Antels) et de ses adhé/xins ; une Réponse à la dezesperée repliqe de Glaomalis de yezelet, transformé en GyUaonie des Aotels ; le Aienteur (traduction deVIncrédule de Lucien) , 1548 , in-4<» de 59 paf^.

( tous ces ouvrages sont imprimés selon la nouvelle orthographie de l'auteur) ; une Translation de langue latine en/rançojrse, des septiesme et kuitiesme Hures de Plinus secundus ,Jaicte par Lojrs Meigret , Paris , Jehan Longris , 1543, petit in-8o, selon V^ncienne orthographe. Quoique le système de ce laborieux grammairien n ait pas été adopté entièrement, quelques-unes de ses innovations ont été trouvées heureuses et ont reçu le droit de bourgeoisie dans notre langue.

Duclos, d'Alembert, l'abbé de Dangeau, les' auteurs de la grammaire raisonnée de Port- Rojal, Buffier, l'abbé de Saint-Pierre , Girard, Diimarsais, Voltaire, Beauzée, WaiUy, . l'Académie française , ont plus on moins réclamé ou sanctionné les changements proposés par Meigret depuis long -temps : c'est Ik un beau titre de gloire qu'il faut lui,restituer.

* MEILHAN. f^oyez Sbbàc.

* MEILLERAIE (Cbàblbs de LA PORTE, duc de Là), pair et maréchal de France , mort en 1064 à l'Arsenal , à Paris , à TAge de 62 ans , était petit-fils d'un riehe apothi-^ caire de Parthenajr en Poitou, et cousin-germain du cardinal de Richelieu , à la protection duquel il dut un rapide avancement, justifié d'ailleurs par son propre mérite. En 1629 il se signala a l'attaque du Pas-deSuze, et, l'année suivante, au combat de Carignan.

Nommé grand-maitre de l'artillerie de France après le siège de La Motte en Lorraine , il servit en cette qualité dans les guerres du comté de Bourgogne et des Pays-Bas , et en 1639 reçut le b&lon de maréchal , des mains du roi , sur la brèche de Hesdin. En 1640, il battit le marquis de Fuentës , prit Aire, La Bassée et Bapaume l'année suivante ; en 1642 soumit la plus grande partie du Roussillon -, et , en 1646, après avoir servi encore dans les Pays-Bas, fut envoyé en Italie, où il s'empara de Porto-Longone et de Piombino.

Nommé surintendant des finances en 1648 , il abandonna cette charge en 1649. Il avait, dit Voltaire, la probité, mais non les ressources de SuUy. Sa plus ' grande gloire est d'avoir été considéré comme le meilleur général de son temps pour les sièges. Perrtfult lui a consacré une courte notice dans le recueil des Hommes illustres du 17» siècle. Son fils unique épousa la fameuse Hortense Manr

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