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des Yoiturcs, caxrostesy Uodaus, tilbarit, etc. , el laisse au charron le soin de faire les trains, les roues , et tout ce qui n'est pas du ressort de la caisse proprement dite.
Les bois que les menuisiers emploient ordinairement sont des bois durs , tels que le chêne, le nojer , Torme, le charme, etc. , qu^ils destinent aux parquets , aux meubles et aux bÂUs des yoitures. Le bois blanc , tel que le sapin , le peuplier , le châtaignier , le tilleul , etc. , servent pour les ouvrages légers, ou qui doivent être couverts d'une peinture à. l'huile, et qui ne labsent pas d'être solides et agréables lorsqu'ils sont faits avec soin.
Lorsque le bois est réduit en planches plus ou moins épaisses , sclou les cas , le menuisier le coupe avec la scie , ce qu'il appelle débiter^ en morceaux de la grandeur convenable à l'ouvrage auquel il le destine.
La manière de débiter le bois présente beaucoup d'économie à celui qui en a acquis une grande habitude. C'est ordinairement le maître qui trace à la craie les traits par lesquels doit passer la scie ; il doit avoir soin de leur donner la force nécessaire , et n'en employer que juste ce qu'il faut pour que touvrage soit solide. De cette économie ré> suite plus de célérité dans le travail, et moins de dépense dans Te^éculiou. Les ouvriers détachent ensuite les pièces à la scie.
Pour le coiTojrage des bois^ on choisit d'abord la face de la pièce qui présente le plus de droit fil ; on la dégrossit ensuite sur le plat à l'aide de la demUijarlope ou riflard à grand fer , jusqu'à ce qu^on ait atteint tous les défauts du bois \ on achève de la dresser et de la dégauchira la varlope; on' se sert pour cela d'une règle bien droite qu'on pose par son tranchant sur le plat de la planche, ce qui en montre le creux.
Lorsque le bois est bien corroyé sur le plat, on le dresse de même sur son épaisseur avec les mêmes outils ; puis , à l'aide du tnuquin , on trace sur le bord opposé une ligne parallèle qui indique ce qu'on doit enlever à la varlope ou à la scie.
Les assemblages forment la partie la plus importante de l'art du menuisier ; la solidité des ouvrages dépend de l'exactitude et de la précision avec lesquelles ils sont exécutés.
Les tenons , les moitaises , les rainwes et les joints^ servent à faire les assemblages qui exigent beaucoup d'attention pour la solidité et la propreté dans la construction de la menuiserie. Comme les assemblages pren-
nent différents noms selon la diversité de Is coupe des bois , et que nous ne poorriow nous faire bien entendre sous le lecours dei figures , nous en renvoyons la descriptioB à la deuxième livraison de» planches.
Du menuisier treiliageur. Cet art n^est pai ancien \ il fut introduit en France Ters la fin du règne de Louis XIV. Aujourd'hui, 007 a porté tant de perfectionnements , qo?
forme une des branches de Tart do mcnaisier. Les travaux du treiliageur préseoteaf des produits qui annoncent dans l'ouvrier on goût et une délicatesse admirables ; les principes de l'art du trait ei les lob de Farchitecture y sont observés rigoare us cmn rt
Les bois qu'il emploie sont le chitaignia', le chêne , le (rêne , le bouleau , Tanoe , le pin , le sapin , le mûrier blanc, le laarier,ctc. La seule condition exigible dans le bôb doÉt il fait usage , c'est qu^ se fende
Les outils dont il se sert sont peu bh*eux , et diffèrent de ceux du proprement dit.
I oLe coutre. Il y en a de deux formes : ib servent l'un et l'autre à fendre le bois. L'oa a son manche dans la direction du tranchxil et ressemble à un coutdas pour couper la viande ; l'autre a son manche perpendicalaire au tranchant. Les lames en sont trèslargesf elles ont une forme rectangulaire.
2» Deux francf, dont un en pente , sur leqad on dresse les échalas ; l*autre à quatre pieds. L'ouvrier s^assied sur un de »es boots, et avec le pied fait mouvoir un leyîer à l'aide duquel il assujettit la pièce qa^l plane.
3* Une plane , qui est une espèce de cooteai à deux manches dont le tranchant est en biseau d'un seul côté, comme le ciseau du menuisier ; c'est à l'aide de cet outil que Tocvrier unit le bois , l'amincit et le met d'oae épaisseur uniforme. 4» Un étau en bois doot il se sert pour découper les plantes m»ces, qu'on appelle copeaux, afin disûter des feuilles et des fruits. Il se seit pour cela de la scie à découper, 5* Des higon»e$ de différentes formes , et un petit marttÊU k petite tête plate et à panne pour enfoncer les clous d'épingles. 60 Un /bret à percer, qu'on nromme violon ; on le fait mouvoir à Taide d'un archet. 7o Un rabot d'une forme particulière , qui sert à dresser , a unir et à mettre de largeur et d'épaisseur les échabs qui servent de base à la plus grande partie des travaux du treiliageur.
L'ouvrier uuit et consolide les écb«i>s , qu'il enti^lace en liant leur jonction ayen da
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fil de fer d'un millimètre de diamètre , dont il lord les bouts , qu'il coupe tout près des nceuds avec des tenailles à couper.
Indépendamment des autres outils qui sont très-connos et que nous ne décrirons pas, l'ou- Trier emploie des pinces rondes y dont une branche est creuse comme un fer à toupet j il s'en sert pour donner la forme courbe aux copeaux qu'il destine aux feuillages.
Les divers travaux du trcillageur méritent d'être connus ; ils peuvent être utiles comme occupation à la ca/npagne : les figures étant indispensables, nous renvoyons àla deuxième liyrabon des planches.
Lbhormaitd et Mbllbt.
* MENURET DE CHAMBAUD ( Jeas* Jâcqubs) , médecin , né à Montélimart en 1733, mort à Paris en 1815, rédigea pour Y Encyclopédie plusieurs articles parmi lesquels on distingué ceux de Mort et de «SbmnamhuUsme. On a en outre de lui : Nouveau traité du pouls , Paris , 1768 , in- 12 ; Essai sur faction de l'air dans les maladies contagieuses, Paris, 1781 , în.l2, traduit en allemand , Leipsig , 1784, in-8» ( ouvrage couronné par la Société de médecine de Paris) ; Essai sur thistoirt medico-topo graphique de Paru, Paris, 1786, in-l2;ibid., 1805,in-l2; Essai sur les moyens déformer de bons médecins, sur les obligations réciproques des médecinsetde la société, Paris, 1791 , in-8o; Mémoires sur la culture des Jachères, cou^ ronné par la Société d'agriculture de Paris en 1790.
• MENZ ( FaiDÉRic ) , savant antiquaire allemand, né vers 1680, mort à Leipsig en 1 749 , a laissé : Dissertatio de Solonis legibus, Leipsig , 1701 , in-4o jVe Fastu philosophico yirtutis colore infucato in imagine Diogenis Cj-nici, ibid. ,1712$ Socrates nec officiosus maritus, nec laudandus paterfamiliàs , ibid., 1716; Aristippui philosophus socraticus f Halle, 1719, m-io^de Miserid eruditorum, Leipsig, I725jrfe Usu poëseos m philosopkid, ibid., 1730; de Heraclito Ephesio, ibid. , 1736; rf« nimio hist. litter. Studio, ibid. , 1737 ; de Socratis Methodo docendi è scholis non omninà proscrtbmdd, ibid. , 1740. etc.
•MENZIKOFF. ^oj^ez Mbbtschixofp.
» MENZINI (Bbhoît), Tun des bons poètes de l'Italie , né à Florence en 1646 de parents pauvres et obscurs, embrassa l'état ecclésiastique , et , après avoir tenté vainement d'obtenir une des chaires de l'université de Pise, se rendit h Rome, où Christine de Suède ^accueillit avec bonté , et l'admit en
1685 dans son académie. A la mort de son illustre protectrice , en 1689 , il retomba dans le dénuement le plus absolu ; mais le cardinal Albani , qui fut plus tard le pape Clément XI , lui donna un canonicat de l'Église San-Angelo in Pescheria , et le fit nommer ensuite professeur suppléant de philosophie et d'éloquence au collège de la Sapience. Menzini ne put jouir long-temps de ce retour de fortune, et mourut en 1 704. Il était membre des Académies des Arcadiens et de la Crusca. On trouverait peu de genres de poésie dans lesquels il ne se soit exercé avec succès. Il rivalise avec Chiabrera dans le genre anacréontique ; et aucun poète italien ne lui a été supérieur dans le sonnet, l'élégie, rhymne sacrée. Toutes ses œuvres (à l'exception de ses satires ) ont été recueillies sous le titre de Rime divarigeneri, Floirence , 1 730- 1734,4 vol. in-8«; ibid., l73l.32,4vol. in-4«; et les Satiies , très-souvent imprimées isolément, ont été insérées dans la Collection des Classiques italiens publiée à Milan en 1808.
Ses OEuvres complètes ont paru à Nice en 1783. (Foyez^ pour plus de détails, Tiraboschi ^ 5^Cor. letterat., tome 8, page 460.)
* MER ATI ( Joseph )., théatin , né en 1704, mort à Venise en 1786, partagea sa vie entre l'étude et la pratique de ses devoirs. On a de lui : Memorie intomo alla vita e agli scritli del P, Gaet. M. Me^ rati, Venise, 1755, in-4«. Il a laissé en manuscrit un ouvrage de bibliographie trtsimportant : GU scrittori d'Italia Maschemti, etc. , 2 vol. in-fol. C'est le catalogue chronologique des ouvrages anonymes et pseudonymes publiés par les Italiens depuis l'origine de l'imprimerie jusquàl'année 1770.
* MERCATI (Michel), ou Mercado, naturaliste et médecin, né à San-Miniato , petite ville de Toscane en 1541 , mourut en 1593.
On a de lui : Istruzione sopra la Peste, etc., Rome, 1576, in-4'» ; de gli Obelischi di Roma, ibid., 1589, .in-4o; MetaUotheca , ibia. , 1717 , in-fol. , fig. ( c'est la description du muséum qu'il avait formé au Vatican ). ( Ployez les Mémoires de Niceron , tome 38.)— Jean-Baptiste Mebcati, graveur toscan du I7« siècle, a exécuté plusieurs basreliefs d'après le Corrége et Piétro de Cor-
tone.
* MERCATOR (Mabios) , huteur ecclésiastique, né vers la fin du 4e siècle, vivait encereen 450. Il fut Tamide saint Augustin ; et, quoique laïc , il se montra plein de zèle pour le maintien de la pureté de la foi.
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Tous les écrits qui nous restent de lai sont diriges contce les példgieni et les nestoriens. Le Père Ger)>eroo en a publié une partie sous le titre à^Jctn Marii Mereato^ ris, Bnuelles, 1673, in-12. On cite deux éditions complètes de ses OEwrt», Paris , 1673 , 2 Tol. in-fol | ibid. , 1684. Cette dernière est la plus généralemeut estimée.
* MERCATOR. f^oyez ïsrooBB.
, * MERCATOR (GéaAiD), habile géographe, né k Rupclmonde en 1512, mort à Duisbourgen 1594, fut honoré de Testime de Charles-Quint et eut le titre de cosmographe du duc de Juliers. On a de lui ; Chronolngia à mundi exordio ex eefy-p'i^u* et observât,, ae BihUiè sacns, Cologne , 1568, in.fol.; B&le, 1577, in.8o; Tabulœ geogr.admenUmPtolomœirestit, etemend., Cologne, 1S78, in* fol. ; Harmonia evange^ lUtarum, Duisbourg, 1592, in-d»; un aC/os précédé d*une dissertation de Creatione ae Fabrice mundi, ibid. , 1595 , in-4o , oblong.
* MERCATOR (Nicolas KAUFFMAN, nom quil traduisit par celui de) , célèbre géomètre, né dans le Holstein, passa en
signés sous la dénomination de petite quincaillerie. La petite mercerie comprend principalement tous les objets qui tiennent à la toilette et au travail habituel des fennnes : du fil, du coton, de la soie, de la laine à coudre ou è broder , des aiguilles , des épingles , des dessins pour la broderie et les festons; des instruments pour exécuter toute espèce de broderies et d*autres petits oorrages ; des rubans de toutes espèces et de toQ* tes qualités , et uue infinité d*autres ckoseï qu'il serait inutile et trop long d*énamcrer.
La mercerie est une branche de négoce ; ce n^est pas à proprement parler on art technologique. Le magasin du mercier renferme la réunion d'une grande partie des prodotts des fabriques, des manufactures et de plusieurb branches d'industrie.
LEvoEMÀiin et Mnxcr.
* MERCIER ( Jbah ) , en latin Afercena, savant^rofesseur d'hébreu au collège royal, né à Uzès en Languedoc , mort dans la mime ville en 1570, est regardé comme on des plus judicieux interprètes de rÉcritme- Sainte. On a de lui : des Commenlairts sur
Angleterre vers 1660, fut l'un des premiers plusieurs livres de l'Écriture, Genève, 1573,
membres de la Société rojale de Londres , în-fol. ; divers traités, ou Hyres tradntts da
Tint ensuite en France, travailla aux fon- chaldéen , du syriaque, etc. ; àa ouvrages
taines de Versailles , et mourut à Paris en de grammaire, et des notes sur le Triaorde
1687. On cite de lui : Cosmographia sive, Pagnin.
Descriptio cœli et ter^tœ, etc., Dantzig , * MERCIER DES BORDES (7osiAs),ha-
1651 , in-8« ; Rationes mathemat, , Copen- bile critique , fils du précédent , né k TJiès,
bague , 1653 , in-4o ; Logarithmotechnia , mort II Paris en 1626 , a enrichi de notes sa-
siW Methodus construendi logatithmos nova ; eui acceditvera qutidratura hjrperbolœ, et inyentio summœ lo^arithmorum , Londres, 1668-1674, in-4o; InstittUiones astron., ibid. , 1676, in-8o ; Padoue, 1685 , in-4«.
MERCERIE , MERCIER. (Technologie.)
vantes plusieurs ouvrages, parmi leaquds nous citerons : le livre du gram m a iri en Nonius Marcellus, de Proprietate sermonasÊ, 1614, in-4»; raciVc, Paris, 1559, in4»î Dictys de Crète, ibid. , 1518, in-12; le livre d'Apulée, de Deo Socratis, ibid., Robcft
Celui qui s'occupe du commerce de la mer- Estienne, 1624, in-12; enfin la traduction
cerie prend le nom de mercier. Toutes sortes de marchandises sont du ressort de ce commerce. Le jnercier vend un peu de tout, mais ne fabrique rien; il achète en gros, chez les divers fabricants , les objets dont il peut avoir un débit assuré , et les vend ensuite en détail k ses voisins, qui seraient souvent cm. barrasses de trouver ailleurs les choses dont
latine qu'il a donnée lui-même des lettres grecques d'Aristénète, Anvers , 1566, in-l».
Henri IV, qui Temploja dans fJosseors missions, lui donna le titre de consfîHer d'éUt.
• MERCIER (Nicolas) , laborieux grammairien , né h Poissi vecs la fin du 16* asècle , mort en 1657 , après avoir rempli d'une
ils ont besoin , et qui sont bien aises , même manière distinguée les fonctions de
en les payant plus cher , de les trouver aisément sous la main. On distingue la mercerie en deux classes bien distinctes , la grosse et la petite mercerie. La grosse mercerie comprend les objets d*un certain yolume qui sont relatifs à l'ameublement ou l'habillement, dont quelques-uns seraient mieux de-
principal du collège de Navarre , a laissé :
un petit traité assez estimé, de Conscrit bendo fpigrummate , Paris, 1654, in-^;A Officiis scholasticorum , sive de rtetd ilatione proficiendi in litteris , virîute et moe i bus, ibid. , 1657. On cite surtout son Mmttad 4tt Grammairiens, Paris, 176S , in-12, qof
MERC
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M. BoinyilUert a reproduit sous le titre de Mamteldêg Étudiant», 1810, in- 12. — U ne laot pas confondre Nicolas Miecibr avec nn écrivain du même temps , et probablement de la même famille, puisque se dit né à Poissi, à qui Ton doit quelques l>rochur«8 aujourd'hui sans intérêt.
" MERCIER (BAiTHiLiMi) , génoyéfain , connu aussi sons le nom ^ahhi de Saint" Léger , lun des plus savants bibliographes français , né k Ljon en 1734, mort à Paris en' 1799, entra dans le doHrepour satisfsdre plus aisément son amour de Tétude, remplaça Piugré en 1760 dans les fonctions de biblio* thécaire de Sainte-Genevière , et fut pourvu par Louis XV de Fabbaje de Saint -Léger de Soissons. n donna sa démission de la place de bibliothécaire en 1772 , fut privé de son bénéfice par la révolution , et tomba dans un état voisin de l'indigence. Laserna-Santander , bibliothécaire à Bruxelles , oflfHt alors de lui céder sa place; M. François de NeufchAteau, ministre de Tintérieur, refusa VotSn de Santander , et fit accorder au sa^ vaut abbé une pension de 2,400 francs; noais les scènes déplorables de la révolution lai avaient porté un coup mortel, qui avança ses jours. Indépendamment d^un grand nombre d*afticles insérés dans les Mémoires de TréiH)ux, V Année littéraire, le Jùumaldê Bouillon, le Journal des Savants, le Maga»
sin encyclopédique , etc. , on a de lui un assez grand nombre d^ouvrages dont on trou« ^era la liste dans la France UtUraire de £rsch et dans le Dictionnaire des Anonymes, Nous nous bornerons à indiquer les suivants : Supplément à l'Histoire de rimpH' merie, par^Prosper Marchand, Paris, 1772, 1775 , in4» ; Lettre à M, le baron de H, ( Heiss ) , sur différentes éditions rares du 15* siècle, ibid., 1783 , in-8» ; Extfvitdun manuscrit intitulé .* le Livre du très-cheua" ieureux comte d* Artois et de sa femme, JiUe du comte de Boulogne, inséré dans la Biblioihèque des Romans , année 1 783 ; Notice raisonnée des ouvrages de Gaspard Sckott, contenant des Observations, etc. , Paris, 1785, in-8"; Sotice de deux anciens catalogues dAlde Manuce, ibidem, 1790, in-12 ; enfin beaucoup de vu>tes manuscrites que M. Parison promettait de publier sous le titre de Merceriana. (yojre%^ pour plus de détaib, la Notice sur Mercier, par Chardon de La Rochette , dans le Magasin encyclopédiqtœ , cinquième année ( 1799 ) , tom. 2.)
Tàme 15.
* MERCIER, dit U Vendée, Fun des plus habiles chefs des royalistes insurgés dans IXhiest, néà ChAtean-4QonliereD 1778, obtint, à r&ge de 15 ans le commandement d^une compagnie, et serrit comme capitaine jusqu'à la défaite du Mans. Après la déroute de son parti, il se rendit en Bretagne avec George Cadondal, fut chargé en 1794 dn commandement d^nne des divisions insurrectioni^elles du Morbihan , fut fait prisonnier et jeté dans les prisons de Brest. Lorsque Tentreprise de Qniberon eut échoué.
Mercier, qui était parvenu à tromper la vigilance de ses gardiens , se trouva avec Cadoudal , le chef de Tinsurrection bretonne.
Nommé maréchal -de -camp pat le comte d'Artois , en 1797, il accepta quelque temps après Tamnistie des républicains ; mais ce fut pour recommencer les hostflités , ea
1799 , par la p|rbe de Saint-Brieuc. Son triomj^e fut de courte durée. Il fut tné en
1800 , près de Loudeac.
* MERCIER ( LÔuis-SiBASTiBv ), littérateur connu par sa manie paradoxale , né à Paris en 1740, mort en 1814 dans la même ville , débuta dans la carrière des lettres , dès rage de 20 ans , par quelques héroïdes; mais bientêt il renonça à la poésie , et ce fut pour s'en déclarer Tnn des plus ardents adversaires. Dès lors , et pendant toute sa vie , il fut le détracteur obstiné de nos premiers poètes. Vojant que ses premières pièces , imitées de l'anglais et de Tallemand , n'obtenaient qu'un médiocre succès , il publia, pour éclairer le public, non encore préparé à %es innovations théâtrales , un Es^ soi sur l'art dramatique, dans lequel il prétend détrôner Corneille, Racine et Voltaire , et propose de bonne foi de remplacer, par ses propres ouvrages , les chefs-d'œuvre de ces grands maîtres. Les comédiens français n'étaient pas de son avis et ajournaient sans cesse la représentation d'un de ses drames ; Mercier publia alors contre eux un mémoire riraient; en 177 1 il fit paraître , sous le titre de VAn 2440 , un écrit déclamatoire qui fut prohibé par l'autorité. En 1781, parurent les deux premiers volumes dn Tableau de Paris sous le voile de l'anonyme. Toutefois l'auteur , apprenant que son ouvrage était attribué à diverses personnes, se présenta éhez le lieutenant de police pour en prendre sur lui la responsabilité. Il partit alors pour la Suisse , et c'est à Neufchitel qu'il ajouta dix volumes à son Tableau de Paris, qui fut bien accueilli à Paris , et mieux encore dans
MERC
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kt proTîncet et 4ukB les payt étniifert. Il ne faut pas oublier ga*il réclamait daivi cet onrrage plosieors améUorations <pâ deptôi ont été exécutées avec succès. Plus tard il gâta , par une suite au moins inutile , ce livre intéressant sous plusieurs rapports, quoique déclam^ire, plein de néologismes,et, comme dit Eirarçl , pensée dans la ru$ et écrit sur la borne. De retour en France , au moment où la réyolntion allait éclater , Mercier se déclara tout d'a)>ord pour une sage liberté, et publia, de concert avec Carra , les Jnnales patriotiques , et quelque temps après la Chronique «/umoû, journaux dictés par une modération et un courage estimables. Député à la convention nationale par le département de 8eine-et-0ise , il demeura fidèle à ses principes , et , dans le jugement de Louis xVl , se prononça contre la peine de mort , et Yota pour la détention. 11 passa au conseil des cinq-ceots en 1795 , accepta deux ans après une place de contrôleur de la caisse de la loterie, dont il avait antérieurement provoqué la destruction, fut nommé ensuite professeur dliistoirc à récole centrale et membre de Flnstitut lors de la formation dfi ce corps. Sur la fin de sa vie il cessa d'écrire , et dès lors se survécut à lui-même. Cependant il ne manquait pas de talent; il avait surtout une grande Cncilité et beaucoup d'imagination.
Malheureusement sa manie de contredire, pour se singulariser , l'emporta trop loin ; et Ton put croire qu'il avait pôrdu la raison lorsqu^il en vint jusqu'à dénigrer le chant du Rossignol et attaquer le système de Newton sans savoir un mot de physique ni de mathématiques. Mais , quels qu'aient été les égarements de son esprit , son cœur demeura exceUent, et c'est un assez grand éloge qui efface bien des torts littéraires. On trouvera la liste complète de ses ouvrages dans la France littéraire de Ersch , et à la fin du troisième volume de VAn 2440, édition de 179ô. Outre ceux que nous avons cités dans le cours de cet article, nous donnerons les titres des principaux : Songes et Visions philosophiques, Paris ,1768, in-12 ; Eloges et Discours philosophiques , Amsterdam, 1776, in-8^; 7%edtre, ibid. , J778-1784, 4 vol. in-S» (une des principales innovations de Mei^r dans Tart dramatique fut la violation , tant condamnée alors , tant recommandée aujourd'hui par quelques écrivains , des deux unités de temps et de lieu , qu'il appelait unités
àe cadran et de smAn^ ; moa Bomm et nuit) Neufchâtel, 1783, 4voL iiS«{lfiflof'rs de France depuis Chvis^mqtiai^f^ gne de Louis Xri^ 1802, 6volin4;fn^ ments de politique « d'histoire et demordt, t787, 3 voL m^ j le How^eeu Paris , UOO, 6 vol. m'\2\ Néologia^ ou f^ocahukin é mots nout^eaux, à renouveler, oufrisdesi des acceptions nouvelles, Paris, 1801, 2 i«l. in-8» \ de l'Lnpouibiiité des ^stimes de Copernic et de Newton, ibid., 1806, iii-8*; Satire conU*e Racine et Boikm$ ibi^)
* MERC&EN (LucmàcB WiuxLiu VA9) Voyez WiiiTBi.
'' MERKLIN (GBotoB-AïuvAii}, Jékdn distingué , né à Weisaembourg ciiFkiiconie, en 1644, mort à Nurembeii cd 1702, a laissé : Tractatio medicadevi^A occasu trantfusioniê êonguinis , 1679, in 9* > Sjriioge casuum medicinalium i nam l stim vulgà adscnhi solitorum , 1688, in-^i Jo^i Pandolphini Tractatus ds vsBtaà tatis spinm stevissimo ntorho 9 aBgaeatéde notes, eu., I674,in-I2,
* MERCOEUE {Pmunn-EMUàMmit LORRAINE, duc m), l'un des plm TtOlants capitaines de son siècle , né à Nooai) en 1558, de Niccdas , comte de Vandeacrti épousa Marie, unique héritière deSébtftien de Luxembourg , duc de Peoùiène, et fut nommé peu de temps après goivffneur de la BreUgne. Il ne se décUrsptfM' vertement d'abord en faveur de laligKi mais après l'assassinat des Guise (1588), 3 eut des raisons légitimes de se miStt v Henri m , se décUra le chef deUlig»«<i Bretagne , traiU directement avec les ï^ gnob , leur livra le port de BlaveC , et fit b guerre aux royalistes avee différenta chia* ces de fortune. Il signa une ^tèn *^ Henri IV en 1595 , se soumit cstàktttt^Jif 1598, et eut l'honneur de marier a W unique au duc de Vendâme. En 1601, il«^ prendre en Hongrie le ^■*""*'****"?îff l'armée de l'empereur Rodolphe II, <t^ parles Turks, et moumt de maUdÎjiï'^^ remberg,en 1602, après avoir sif»»!* **• derniers pas de sa carrière par de un»*»
manœuvres et quelques succès.
* MERCURE ou HERMÈS (J(riW«4
fils de Jupiter et de Maia , ert le <fi«« * l'éloquence , du commerce et des fcta»»!* messager des dienx et le ooedeoieer *• amea aux enfer». Hchangea BaHM»P*?|* 4e touche , déroba les armes et Is lyre «Ti-
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