‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 141 sur 145 · MERE · texte numérisé non relu

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la nataro quelques-uns de ses secrets. Ptrmi les traductions des prétendues prophéties de< Merlin, on distingue une traduction française, attribuée par M. Barbier à Robert de Borron , Paris , Ant. Vcrard , 1498 , 3 Tolumes petit in-folio, gothique; Paris ( Phil. Lenoir ) , 1528 , 3 yol in.4« ; une traduction italienne, Venise, 1480, in-fbl.; Florence, 1495, in4o ; une traduction espagnole, Burgos, 1498, iurfol., gothique, trèsrare. T Heywood a donné en anglais la Fie dn Merlin surnommé Jmhroêùts , avec une traduction de ses prophéties, Londres, 1641, in-4o. M. Boulard a publié une édition du Roman de Merlin l'Enchanteur remis en bon français, Puni ^ 1797, 3 vol. in-12. On peut consulter encore Freytag , Programma de Merlino hritannico , Nuremberg , 1737 , in-fol.

* MERLIN (Jacques), ecclésiastique éclairé pour son temps , né vers la 6n du 15* siècle au bourg de SaintVictumien , diocèse de Limoges, mort au collège de Navarre à Paris en 1541, fut successivement théologal de la cathédrale de liimoges, curé de Montmartre, chanoine et grand-pénitencier de Notre-Dame, grand-vicaire de Févèque de Paris et archidiacre de la Madeleine.

Il fut un des trois députés nommés à Thôtelde-ville en 1525 , pour délibérer avec la reine-régente sur les moyens de délivrer le roi, prisonnier à Madrid. On lui doit la première collection des conciles ^ Paris, 1523-1524, in-foL; Cologne 1535, 2 vol.

in-8« ; une édition d'Origène, 1511 , etc.

* MERLO (Jacques). Fojrez Ho&stius.

* MERMET"( Claude), poète français , né vers 1550, à Saint-Rambert, dans le Bugei (états de Savoie), mort postérieurement à 1601 , a laissé : la Pratique de V orthographe

franqoise, etc. , en vers , Lyon , 1583, in-IÔj la Tragédie de Sophonishe , oà se verra le désastre qui lui est adi^enu pour at^oir été promise à .un mari, et épousée par un autre, etc., ibid., 1584, in-8» , tirés-rare; le Temps passé, ouvre poétique, sententieuse et morale , pour donner profitable récréation à toutes gens qui aiment la vertu , ibid. , 1585 , in-8o ; ibid. , 1601 ; la Boutique des usuriers, avec le recouvrement et abondance de bleds et vins , en vers , Paris , 1575, in-8o.

* MERMET. f^oxez BoLuoun.

* MÉROVÉE , que lliistoire considère comme le troisième de nos rçis qui a donné t(m nom à ceux de la première r^ce (les Mérovingien )j était le deuxième fils de

Clodion-le-Chevelu : sa naisMMe doit être placée vers Tan 411 Prisouyéerivûngrec, nous apprend que le jeune pcînoe vînt à Rome , du vivant de son père , pour aasaver la paix qu'Aetins avait conclue avec les Francs . D dev«dt a voit* alors au moins vingt^m ans. Il reçut Taccueil le plus Aatteor de Valentinien UI , et demeura Tami des Romaini, quoiqu'il paraisse bien probable qu'Attîb ait fait entrer dans une ligue contre eux Clodion et son fils atné. L*ancienne Chronique de Saint-Denis donne à Mérovée dixhuit ans de règne , ce qui fait supposer qal prit le titre de roi en 440 , du vivant de sea père. Clodion mourut en 448. Son fils allé était mort avant lui , laissant trois eal&iiti, dont la tutelle fut confiée à leur onde. Msii leur mère , craignant Tambition de ee tatcur , mit les trois jeunes pupilles soos k protection d'Attila. Aetius et Mérovée matchèient contre ce barbare et lui livrèrot une bataiUe sanglante en 451., dans la pIsîM de Méri-snr-Seine, à six lieues au-dcssns de Trojes. Us eurent TavanUge ; et le pri^e français se vit affermi sur le trône , qu'il occupa jusqu'à sa mort arrivée en 458. H avait régné dix ans après son père , et laisasst m fils qui lui succéda sous le nom de OAdéric.

* MÉROVÉE , deuxième fils du roi Cliipéricl*» et de la- princesse Andooaire, iât chargé par son père , en 576 , de s'emparer du Poitou ; mais négligeant les orères qaH avait reçus , il se rendit à Rouen » «• 3 épousa Brunehaut, sa tante, qu'il aimait passionnément. ChUpéric accourut poŒ- p»nir son fils d'une union qui contrariait sei projets. Le jeune prince , après alêlre réfi^ dans l'église de Saint-Martin avecsoo éposK.

pour laisser passer les premiers tran^nr^ de fureur de son père, alla le rejosodic à Soissons. Quelques mois après, les seigncv* austrasiens ayant pris les armes pour aooienir les droits du fils de Brunehaut, Càâpérie , qui ne put croire Mérovée élrsafcr à cette guerre, le força de recevoir les orfre» sacrés , et l'enferma dans le monaiUre d^^

' nisole (aujourd'hui Saint-Calais , diocèM da Mans.) Le jeune captif parvint ^ s'échappe, et, après avoir erré quelque temps daei différentes provinces , et tenté vainenaent de se réunir à sa chère Bruneliant, il périt a 577, assassiné par un émissaire de Frédegonde , sa marâtre.

* MERRET (Chxutophx) , médedii et ut turaliste , né à Winchcombe , dans le co^

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ûe Glocesler , «b 1614 , mort à Londres en 1685 , était membre 4u collège des médecins et de la Société royale. On a de lai , en anglais : Recueil de pièces relatives an collège de médecine , 1660 , in-4«; le Catxictàre du parfait médecin ; coup-d'œil sur Uejraxtdeê ^ue commettent les apothicaires, 16^, in-4o, et plasieurs articles dans les Transactions philosophiques. Il a publié en outre : Pinax rerum naturalium hritannicarum , continens vegetahilia , animalta et Jossilia , in hdc insuld reperta , Londres , 1667 , in-S».

MERS. (Géographie.) On a donné le nom de mer à Tuniv^rsalité des eaux répandues à la sorCace du globe terrestre dont elles cou- Trent plus des deux tiers ,. et dont elles entourent entièrement^la partie solide ou Uk terre qu^elles partagent en plusieurs continents et en lies.

' L'eau de la mer prise en petite quantité , soit dans un vase transparent , soit sur un fond incolore , est limpide comme Teau ordinaire ; mais obserrée par un temps serein dans les endroits où elle a une grande profondeur , elle parait d'un bleu azuré , plus ou moins inteiise; plus près iles côtes et dans les mers du nord, cette couleur se rapproche davantage de Taigue-marine; du reste , elle varie suivant les différents parages. Les nuages dont le ciel se charge changent Taspect de la mer , qui , dans les gros temps , parait gris&tre ; quelquefois la présence 'd'animaux microscopiques dans Teau de la mer lui donne une teinte tantôt rou- .geâtre, tantôt verdâtre ou jaune. Enfin les eaux des fleuves qui, arrivées dans la mer, y parcourent souvent un gra«d espace avan^ de s'y mêler , lui donnent une couleur apparente très-prononcée.

Dans son état de tranquillité et de pureté parfaite , Veau de la mer est traversée par la lamière jusqu'à de grandes profondeurs. On aperçoit son fond à quatre-vingts brasses et plus.

Une propriété remarquable de Teau de la mer est sa phosphorescence , qui se manifeste lorsqu'une cause quelconque la met en mouvement et l'agite. On l'attribue généralement à la présence d'un grand nombre d'animaux différents qui vivent dans son sein , et aux produits de la décomposition des substances animales et végétales qu'elle renfei*me; enfin à des phénomènes électriques et météoriques qui ont lieu à sa Surface.

£n goûtant Teau de la mer , on lui trouve Tome 15.

une saveur salée et naoséaboiide , dont l'intensité peut varier par le mélange deTeau douce que.les fleuves y apportent; oçtte saveur est attribuée aux sels tenus en dissolution et à la jnatière grasse provenant de la décomposition des matières animales et végétales. Le goût fortement salé de l'eau de la mer est dû k la quantité dominante dliydro-chlorate de soude ou sel marin qu'elle contient ; on n'a pas trouvé une différence sensible entre l'eau puisée à 600 toises de profondeur et celle qui a été prise à la surface. Il résulte des expériences faites par M. Gay-Lussac, que U salure de la mer est la moindre sous la Utitude de Calais et sous le dixième paraUèle nord; qu'elle est plus forte sous les trente-tinquième et trentedeuxième parallèles nord; qu'elle va en diminuant jusqu'à l'équateur , et que de ce point eUe augmente , d'une manière irrégulière, jusqu'aux dix-septième et vingt-quaquième parallèles sud , où eUe est la même qu'aux trente-cinquème et trente-deuxième degrés nord. D'autres observateurs pensent également, d'après des expériences , que la pesanteur spécifique de l'eau de la mer, et par conséquent sa salure , décroit de l'équateur aux pôles.

La salure est moindre dans plusieurs mers intérieures que dans l'Océan , et peut aussi être modifiée par les saisons plus ou moins pluvieuses. Dans les régions polaires, la fonte d'une partie des glaces diminue au mçins pour un temps la salure générale des eaux environnantes , et un effet opposé doit avoir lieu lorsque la congélation enlève une partie de l'eau douce à la solution saline.

Enfin il se trouve dans la mer même des sources d'e&u douce qui doivent influer sur sa salure, (f^oyez Eau.)

Quant à la température de l'Océan , elle diminue de Véquatéur aux régions polaires , dans les environs des iles et des continents ; en pleine mer, en raison des profondeurs , excepté dans les mers boréales où le contraire a lieu ; enfin elle s'abaisse au-dessus des bancs de sable.

Dans le voisinage des deux pôles , l'eau de la mer gèle et présente de vastes espaces où les glaces fixes arrêtent la marche des navires ; elles s'étendent plus loin autour du pôle austral qu'autour du pôle boréal. De ce côté, Parry est parvenu, en 1827, jusqu'à 82«» 45', taudis que, vers le pôle opposé, CooL ne put pas dépasser 70o. Weddel est allé, en 1823, jusqu'à 74o, et a rapporté

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que defantlm la mer était libre; maU il avait naiifoé aa milieu des glacet flottiiites ; quelqnefoiâ celles-ci ont une hautenr de 600 pieds el une longueur de 1000; à mesure qu'elles s'ayancent vers des dimats moins froids , elles diminuent de rolume , et finissent par fondre entièrement ; on en a quelquefois rencontré à une très-grande distance des cercles polairt,?. Il parait que sous les champs de glaces la mer n'est pas prise jusqu'au fond , et dans les endroits où on a pu la mesurer , on a reconnu que la couche de glace arait au plus vingt II vingt- / cinq pieds d'épaisseur.

Quoique dans plusieurs parages on n'ait -pu atteindre le fond de la mer avec des sondes de 900 toises, on ne pense pas que sa profondeur soit indéfinie. M. De Laplace a démontré que sa profondeur moyenne ne pouvait être qu'une fraction de la dificrence qui existe entre les deux axes de la terre, et qu'elle ne pouvait excéder 8000 mètres. L'analogie fait présumer que le fond de la mer présente les mêmes inégalités que la surface des continents, et il résulte de cette ressemblance et des faits nombreux recueillis par le sondage que la profondeur moyenne de la mer doit être moindre que De Laplace ne l'a supposée.

Lea Iles, les rochers, les récife, les écueils, sont les sommets des montagnes sous-marines, et leur disposition fait reconnaître dans celles-ci des pics isolés, de grandes chaînes qui se difisent et se ramifient ', des chaînes latérales et secondaires qui les bordept.

Boache a montré que ces chaines forment en plusieurs endroits la continuation de celles des continents. De longues et profondes vallées les découpent , et à leurs pieds s'étendent d'immenses plaines oirdes collines plus.ou moins élevées.

La profondeur de la mer varie beaucoup le long des côtes ; mais , suivant l'observation des marins les plus expérimentés , elle est proportionnée à Télévalion des côtes ; aussi plus celles-ci sont hautes et escarpées, plus les eaux qui les baignent sont profondes.

Le fond de la mer, partout où la sonde peut l'atteindre , ofiVe de grandes différences ; il participe de la nature des côtes voisines ; il est ou vaseux , on sablonneux , ou graveleux ou pierreux ou rocailleux, souvent mêlé de débris de coquilles. Dans le Grand-Océan, il est fréquemment formé par «les coraux dont les animalcules augmentent constamment la masse , de sotte que le nombre de ces écueils tend constamment à s'ac-

croitre. Cet sortai de fonds sottt manvaîi pov rancrage , parce que les coraax co u pe nt ks elblet : les meilleur» fonds sont ceox de vase , de sable , de gravier et de caiQoax, parce que Tanere j mord facilement et se retire sans trop de peine; eUe ne peut s*attacher sur les fonds de rdchers , et quelquefois elle cassé quand sa patte s*engage ibm one crevasse de lenr surface.

Le fond de» mers doit éprouver des changements analogues k ceux qni s*opèfcm sans cesse sur terre ; car les masses minérales qni le composent sont somniaea à Taction continuelle de Teau , et les chocs qui résultent de ses divers mouvements, doiveat dégrader les points élevés et remplir les cavités ; celles-ci reçoivent de phis les ■§tières terreuses et autres, charriées constamment par les fleuves , on enlevées sur rivages par les vagues.

Il n'est pas facile de détenniner qod peit être le volnme des eaux de la mer, et, comme le dit M. Gonstant-Prévost, « de juger si , comme l'avancent quelques auteors , eDei formeraient, étant réunies , une sphère de 50 à 60 lieues de diamètre , et si , en supposant la surface du globe parfaitement unie, elles la submergeraient de 6000 pMs et plut. Il est certain que , quels que soient fa profondeur et le volume que l'on puisse sapposer aux mers actudles , sans s'écnier dès inductions tirées des £iits constatés et de Tanalogie , la masse de leurs eaux est bu»

peu considérable , comparée k la masse totale de la planète dont elles humectent qudques pointside la surface extérieure; car, en admettant par supposition cette sorface unie et enveloppée de toutes parts d*nne couche d'eau de 10,000 mètres ou 30,000 pieds environ d'épaisseur , un globe auquel on donnerait un mètre de diamètre ne serait pas , dans la même proportion , recouvert d'an millimètre d*eau, puisqu'en effet 10,000 mètres sont la 1273' partie du diamètre die 'fa planète lerrestre. »

On a coutume de désigner parle nom à^Océan l'ensemble des eaux qui endurassent les continents et les fies. Pendant longtemps, ses divisions forent nommées d^one manière Vague et inexacte ; mais depuis que Fleurieu , dans son excellent travail sur U division et la nomenclature hjrt/rogr^tpkî que, a proposé la réforme de cette piartic de la géographie , on a adopté ses idées ^ nous allons les exposer en abrégé. La ^fisposition des terres sur le globe présenk

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d'Abord ééu% gnndet divwioM de rOcé«ii :

U première, qui d*uiie part baigue les côtes ocddeaUles de Tancieii coolioent, depuî» le cep Nord en Europey jasqu'au cap de Boune- Eapérance en Afirique, etde l'antre les cdtes orieiïtales de rAmériqae , depuis les terres connues du Groenland jusqu^au cap de Hom, est VOeéan JUaiUùfuef la seconde est cette immense mer bornée d'un côté par les eôtes occidentales de TAmérique « depuis le cap de Hom jusqu'au détroit de Bering , de Taulre par les côtes orientales de TAsie et de l'Afrique , depuis ce détroit jusqu'au cap dé Bonne-Espérance , c^esile Grand^Océan; ses eaux se répandent de l'est à Touest , sur |in espace de 3,400 lieues marines, k peu pi^s la demi-eirconférenoe de la terre.

Ces deux océans sont ensuite partagé»

chacun en trois bandes nommées , d'après leur position snr le globe : Ooian Jtianiiquê MêptmiriomU^ du cercle polaire arctique au tropique du cancer; Océan Atlantique équaêoriml 9U équinoxial , entre les deux tropiques; Océan JUantiquê méridional^ entre le tropique dit capricorne et le cercle polaire antarctique. En suivant le même principe , en aura au nord le Grand-Océan boréal ; entre les tropiques , le Grand-Océan équin^xialf an sud, le Grand^Océan austral.

Au nord et au sud de chaque océan , il reste wî^e portion de sphère que Ton nomme, d'après la présence continuelle des glaces sur nne partie de leur suH'ace, au nord, Océan glacial arctique; au sud. Océan glacial antarctique. "Le premier est irès-resserré par les terres de l'Europe , de l'Asie et de- TAmérique; le second, au contraire , n'offre à sa sarfare que des glaces continues ou des glaçons flottants.

En s'enfonçant dans les terres , l'Océan y forme des mer$ intérieure* , des golfes , des haies ^ qui doivent être désignés par des' noms particuliers. La quali6cation de mer ne doit être donnée qu'aux portions de l'Océan qui , cernées de toutes parts par des portions de continent on par des chaînes d*iles , ont formé des bassins séparés de la Iprande maése des eaux. Les unes pénètrent dans rintérieor des terres et ne présentent qu'une seule entrée , un seul détroit par lequel elles communiquent ay%c la masse de l'Océan : ce sont proprement les mers méditerranées ; d'autres, bornées sur un côté par an continent , ne sont séparées sur Vautre de la grande masse des eaux que par nne ehaine dlles qui laissent entre elles plusieurs

oommunieations de la mer intérieure avec la grande mer.

Les golfes et les baies sont des enfoncements peu profonds de rocéan dans les terres. Le golfe est plus large à son entrée qu'il ne l'est sur sa longueur ; la baie , an contraire , est plus large à son milieu qu'elle ne l'est à son entrée ;mais il est très-difficile, dans la pratique , d'appliquer ces mots avec précision , et souvent Us ont été employés d*une manière très-fautive , puisque l'on a appelé golfe etnaême baie de véritables mers intérieures.

Après ce eoup-d'œil jeté sur les grandes, coupures qui interrompent le Uttorat des continents ^ esaminons celles qui appartiennent à chacun des océans. En entrant dans l'Océan Atlantique par le nord, on trouve d'abord, entre le Grt>«>land et l'Amérique, la mer de Bqffin , qui communique à l'ouest avec la mer Polaire , nouvellement découverte , et celle-ci aboutit dans la même direction à la mer Glaciale arctique. La mer de Baffin et la mer Polaire communiquent avec la mer dHadson; leur surface est presque toujours prise par les glacés ; elles ont chacune plusieurs baies.

Entre le Labrador , le Canada J'Acadieet l'île de Terre-Neuve , on voit le golfe Saint- Laurent,

Plus au sud-ouest s^ouvre la mer des Antilles , qui a dans le nord-ouest le golfe du Mexique"; au sud-ouest de celui-ci, la baie ou golfe de Honduras , et dans le sudest le golfe de Tierra-Firme. Le surplus de la côte d'Amérique no présente d'autres grands enfoncements que des embouchures de fleuves.

Après avoir contourné l'extrémité méridionale du nouveau continent, et remonté dans le Grand-Océan, le long de sa côte occidentale , on trouve au nord de l'équa- ' teur le golfe Je Panama ; c'est là que le Grand-Océan ne se trouve séparé de rôcéau Atlantique que par l'isthme étroit de Panama.

En s'avançant jusqu'au tropique du Cancer , on rencontre , entre la lisière occidentale du Mexique et la presqulle de Californie , la mer Vermeille , qui , à raison de ses dimensions et de sa position, devrait être appelée golfe de Californie.

Dans le Grand- Océan boréal , les côtes nord-ouest de l'Amérique forment avec celles du nord-est de TAsie un grand bassin circulaire, borné an snd par la chaîne des lies

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Aléontieiiiiet : ce bassin a reçu à juste titre le nom de mtr ou hatêin 'de Bering, qui le premier j a pénétré ; il renferme au nordouest le goffê d'Jnadir, ainsi nommé diaprés nn fleure qui y verse ses eaux par une large embouchure , et a dans le nord des groupes délies.

Au sud-est de ce bassin , la mer itOMtotsk est comprise entre les côtes du Kamtscl^atka, de la Sibérie , du pajs des Mandchous , et les lies de Tarakaï et dléso et U chaîne des Kouriles. Elle a dans le nord-est les golfee de Pengina et d'Ingiga ; dans Fouest le go{fe de Lama , et dans le sud-est les baies de Patience et d'Aniva,

Cette mer communique ayec la Manche de Tartane , qui est la partie septentrionale de la mer du Japon , rrâfermée entre Tarakaï, léso» le Japon, la c6te du pays des Mandchous et la Corée. Au sud , cette mer aboutit à la mer de Corée , bornée par cette

Eresqu'fle, le pajs des Mandchous, la Chine, » Iles Formose , Lieou-Kieou , et celles du Japon. Les Chinob ont nommé Ùoang hai ( mer jaune ) un golfe profond qu'elle forme à Touest ; il serait mieux nommé golfe de Péking, .* il y a dans le nord-ouest le go{fe de Liao tottng.

Entre les Iles Formose, Philippines , Bornéo , Java, Sumatra , la'presqu^ile Malaleiet les côtes de Siam^ de TAnnam et de la Chine , s'étend la mer de Chine , qui a dans sa partie occidentale le golfe de Tonking et le golfe de Siam. Trois petites mers communiquent avec la précédente ; ce sont i « la mer de Bornéo , entre les îles J^anca et Billiton , Java , Célèbes , Bornéo et beaucoup d'autres ; elle pourrait être nommée mer des.détroits , à cause du grand nombre de ceux qu'elle présente ; 2« la mer des Philippines , entre cet archipel, Bornéo et Célèbes; elle est partagée en deux bassins par l'archipel de Soulou ; 3» Umer de la Nouvelle-Guinée , bornée par cette grande Ile , la côte de la Nouyelle-Hollande , Java , Célébes , les Moluques et beaucoup d'autres; elle a dans le sud-est le golfe de Carpentarie , et communique à l'est avec le golfe sud-est de la Nouvelle-Guinée , compris entre la Nouvelle- Hollande, les archipels du Saint-Esprit et de Salpmon , la Louisiade , la Nouvclle- BreUgne et la Nduvelle-Guinée ; à l'ouest avec le golfe de la Nouvelle- Hollande, qui s'ouvre sur la côte nord-ouest de ce continent.

La nouvelle-Hollande , l'Ile de Sumatra et la côte de l'endpireWles Birmans à l'est , les

côtes orientales , TAfriqne à Tooest , et a« nord les' côtes d*Arabie, de la Pêne, du Belotftdistan et de V Htndoustan, forment «■ immense golfe , improprement qualifié Océan orienuU; on lui a conservé le nom de mer des Indeef «dui de grand golfe de VJnde lui conviendrait oûeux. A l'est de l'Hindoustan , il y a le golfe du Bengak on du Gange ;^ à l'ouest, le golfe dm Sinde^ nommé communément mer d'Oman on go^e d* Arabie , et dans sa partie nord-euest , la mer de Perse ou golfe Persique , et \o golfe Arahùjue ou mer tt Arabie , ou jner Bouge.

On remarque sur la côte nord-ooest de THindoustan, la baie de Surate, et an and de l'empire birman , la baie de Pégon,

En remontant au nord du cap de Bonn»- Espérance , l'Ocrait Atlantiqme ofire, coire les caps Negro et Lopo Gonaaks , l^go^ de Congo , et, entre ce dernier cap et le cap de las Palmas , le ^//è de Gttmie ; sa partie la plus orientale est la baie de BU^rm. , pins à l'ouest est la baie de Bénin , TuBe et Tantie nommées improprement golfes.

Depuis le cap de las Palmas , en allant aa nord, la côte d'Afrique ne présente plat d^enfoncement remarquable ; mais an trentesixième parallèle nord , où elle finit , a'oavre, entre cette partie du monde et l^Eorope , le détroit de Gibraltar , qui donne entrée daai la mer intérieure ; la plus ancienncmeal connue des peuples anciens qui nous toat les plus familiers ; c'est ce qui l'a faitnomsaer mer Méditerranée par excellence , parce qu'alors on ignorait l'existence des antres.

Elle baigne l'Europe, l'Asie et ^Afrique; sur la côte méridionale de la France , ses eaux creusent le golfe du Lion , improprement appelé go\fe de Lyon , et dans L'est de celui-ci le golfe de Gênes, Entre l'Italie et les Iles de Corse , de Sardaigne et de ^Sicile , est la mer Tjrrrhénienne , sur les bords de laquelle sont tous les volcans actifs de l'Europe ; sur la côte septentrionale de l'Afrîqoe, on remarque Je ^o(/ê de la Sjrdrec, la graa^ Syrie des Anciens; au nord de ce golfe « entre l'Italie méridionale et la Grèce ^ se déploie la mer Ionienne, qui a dans l'est le golfe de Lépante , et dans le nord-oœst le golfe de Tarente , et qui s'âvançant au |ionl entre Tltalie f la Dalmatie et TillbaBie , forme le golfe^ de Denise ou golfe Adriaiiqme. Entre la Grèce ^ 111e de Candie , l'Asie mineure et la Turquie d'Europe , s'étend VArchipà , anciennement la mer JEgie , d'où les eaux se portent dans l'est par le cammldee

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DardoMUei^ jadû VHelletpont, pour former la mer de Marmara ( Propontide ) , qui par le détroit on canal de Constuntinople ( Bosphore de Tlirace ) , communique aTCc la mer Noire (Pont-Euzin), k Teitrémité de laquelle est la mer d*jisof^ golfe peu profond que caractériserait mieux le nom de marais Méotide,

En reprenant la côte d*Europe au détroit de Gibraltar et remontant vers le nprd , on trouve , entre le cap Finistère en Espagne et rile d^Ouesaant en France , un grand enfoncement , qui est le golfe de Gascogne des Français et le golfe de Biscaye des Anglais ; Fleurien propose de le nommer golje de France,

Entre la France et l'Angleterre s'ouvre la Manche, que les Anglais nomment british cAdiine/ (canal britannique). Au delà du Pasde Calais , on entre dans un grand golfe appelé mer du Nord ou mer d'Allemagne ; Fleurieu pense que la dénomination degoife Britannique lui conviendrait mieux. A sa partie sud-est, les eaux ont fait une petite irmpUon dans le continent, à travers les terres nojéesde la Hollande , et c'est cette baie qui est connue sous le nom imposant de Zujrder-zee (mer du Sud); elle communique avec la mer de BarUm ou plutôt lac de Harlem,

Vers son milieu , la côte orientale du golfe britannique offre la grande ouverture nommée Catugat, ou manche de Danemark, qui conduit par le Sund dans la mer Baltique; cellenn forme au nord le golfe de Bottnie, à l'est le golfe de Finlande, et au siid-ouest de celui-ci le golfe de Livonie ou de Riga,

Les régions septentrionales de l'ancien contineùt offrent sur la mer Glaciale , eu Europe , fa mer Blanche , qui serait mieux nommée mer de Laponie ; en Asie , entre la côte de ce continent et la Nouvelle-Zemble, on grand enfoncement qui , par sa position , mérite le nom de golfe du Nord; il a dans «a partie méridionale le golfe de Kara ; plus à l'est, de grandes baies sont obstruées par les glaces pendant une grande partie de Tannée.

Fleurieu observe avec raison que plusieurs partie» de l'Océan sont qualifiées mers sur la plupart des cartes hydrographiques, mais que c'est charger les cartes d'écritures inutiles , et même de qualifications impropres ; car les parties de l'Océan que l'on désigne ainsi ne sont pas des mers , ce sont des pa-

rages , et chaque parage reçoit^ sans qui!

ait été écrit sur la carte ^ le nom de la contrée limitrophe dont TOcéan baigne les côtes, n pense qu'on devrait employer dans ce cas le mot eaux , et dire par exemple :

nous naviguions dans les eaux des Açores , des Canaries, 'du Brésil, etc. , ce qui signifie nous naviguions h vue de ces terres.

Il est des cartes sur lesquelles on voit employée la dénomination de mer pour les plus petits golfes, qu'à peine on qualifierait baies ; en général, la nomenclature de l'hydrographie a besoin d'une grande réforme dans les détails , car , il faut le répéter , les noms des diverses espèces d'enfoncements de la mer dans les ten*es sont bien souvent mal appliques.

Après avoir défini les golfes et les baies y passons aux autres enfoncements moins con* sidérables que ceux-là : Vanse {a) en est un de forme circulaire peu profond et plus petit que la baie ; la cale ou calanque {a) est une petite anse ; une crique {b) , une calanque très-étroite ; elle reçoit le nom d'entrée quand on suppose qu'elle est l'embouchure .

d'une rivière inconnue : les noms de trou et de cul-de^sac doivent être bannis comme ignobles et inutiles. La plage , qui n'est qu'un enfoncement peu profond , abrité seulement d'un côté , et où l'on peut mouiller l'ancre à qudquelMistance de la terre , porte aussi le nom de nade ouverte ou Jo' raine (c). La rade fermée (d) est entourée entièrement par deux portions de côte , de sorte que les navires peuvent y ancrer sur un bon fond dans toutes les saisons. Enfin le port {e) est un petit enfoncement où les vabseaus peuvent séjourner à l'abri des vents et de l'agitation de la mer , et exécuter les travaux de radoub et d'armement ; souvent il s'y trouve aussi des chantiers de construction. Le lit d'un fleuve offre quelquefois un bon port à une distance plus ou moins grande de son embouchure. Le havre est un port d'une petite étendue et peu profond. Pour qu'un port ne laisse rien à désirer, il doit être précédé d'une bonne rade ( i). Vinlet des Anglais es^ une entiée dans les terres , un petit bras de mer qui s'y porte à une petite distance de la côte ; c'est une cs^ pèce d'impasse. Au mot DiraoïT, nous avons décrit ces bras de mer, et indiqué quelles

(1) Ea ^glaU , a coue oa hight ; h crtek ; c open roadi d road, plut souvent sound ; e port, harbour , haven y satport.

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