‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 142 sur 145 · H£RS · texte numérisé non relu

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sont les mers entre lesquelles Us établissent des communications.

La mer est soupûse h. plusieurs sortes de mouyements : lo un courant général d^occident en orient, qui se fait principalement sentir entre les tropiques l sa direction est la même que celle dë$ vents «Usés qui p«* raissent avoir la même cause, si même ils ne sont pas la <^nse du courant équinoxial. La direction de ce courant n*est pas la même dans toutes set parties ; elle déyie par les obstacles contre lesquels il rient frapper, et les eaux se portent alors soit au nord , soU au sud, et même d^occident en orient. On distingue encore un. mouvement des pôles vers les régions tempérées. Enfin , il y a des courants particuliers qu'on observe dans différentes mers, et des -courants inférieurs opposés aux courants superficiels.

2» Le mouvement de flux et de reflux. On en a vu ladéfinitioiji et Texplication, tom. ( 1 , pag- 87 , de cet ouvrage.

Indépendamment de ces mouvements propres de TOcéan , les vents qui agitent sa surface j font nailre des ondes, des flots , des vagues ; si celles-ci rencontrent quelque obstacle et rejaillissent contre des rochers ^ elles 's'élèvent parfois jusqu'à cent quatrevingt ou deux cents pieds. Les matins donnent aux vaguer le nom de Urnes ; elles sont dautant plus longues que la mer a plus d'étendfiQ , et d autant plus grosses que le vent a plus de force. En se précipitant sur le rivage , elles se rompent , rejaillissent , et en rétrogradant causent le ressac. Quand le vent tourbillonne, là lame est courte, la mer dure, il y a au moins du clapotis. Quand les courants se trouvent comprimés entre des détroits . et qne le vent souflle en oppo* sition avec leur direction , alors les vagues, luttant les unes contre les autres, se soulèvent et forment des tourbillons qui entraînent dans Tablme les poissons et les canots qui s'en approchent.

La connaissance des courants est essentielle pour le navigateur , mais les mouvements irréguliers et accidentels de TOcéan ne peuvent pas être Tobjet d'une science.

Le marin ne peut que s'appliquer à connaître les indices qui annoncent ces terribles phénomènes connus sous les nonn de coups de vent, tourmentes, tempêtes, ouragans, tf" phons, afin d'éviter les malheurs qu'ils oc^ casioni^ent ; mais quelquefois toute la prudence humaine est en défaut , et ne peut empêcher le navire de périr.

Malgré les. dangers nombreux que présente la navigation et dont la peinture cl U poésie ont à Tenvi offert le tableau , cet srt dont rinvention se perd dms U nnit àts temps, et que tous les antres, ainsi q«e toutes les scienees , ont cosKoaru à perfectionner, fait constamment roccupatioo d'à»

multitude d'hommes , et concourt am progrès du commerce et de la civilisatioiL Cest la mer qui fooniit aux coQtréea lea pks éloignées les unes de# autres , lea moyens de communiquer ensemble plus faeîleaient que par la Toie de terre, lorsque cdle^i ert praticable. Cest par les enfoocenents qse la mer forme dans les continente qu'elle a mis les habitants de ceux où il s^en treeve en état de former des relations diredei sfac d'autres , de se procurer ce qm leur Banque, plus aisément que par \m tiai ei sie pénible d'un continent dont les côtes ne sœt pas profondément découpées. C7est â h forme compacte de l'Afrique que Ton a Mtribné la civilisation arriérée die cette pertie du monde.

La mer est le grand ré s erv oir d'èè s^êlèvent sans cesse les vapeurs bomidee q« lenl portées par les vents sur les terres; clleif'j condensent , s'y convertissent en ploies hieafaisantes et aliinentent les sources des rivières et des fleuves , qui après avoir arrosé, embelli et fécondé les contrées où 3s codent , retournent à TOcéan dont ils tirent lenr origine , et loi rendent les eaux qu'ils reeerronl de nouveau. Sans cette circulation, la tene serait aride et inhabitable.

On sait que la mer est habilée par «e multitude d'êtres animés, depuis les ven microscopiques jusqu'aux énormes cétacés, que la Providence y a placés pour qaSh pussent y mouvoir leur masse gigantesqae.

On peut dire, que la mer nourrit une psrtie du genre humain par les produits de b pêche.

C'est do niveau de la mer que l'on calcule les hauteurs de la terre \ des tipérisnces ont prouvé que , dans quelque! pnrages , il était plus élevé que dans d'autro mais cette différence n'est due qu*^ des casses locales , puisque la mer , de méae qse que tous les liquides , doit prendre à sa i« face une horizontalité parfoite ; c*est d^ai* leurs ce qu'ont démontré les t r af q m. en astronomes qui ont concouru à mesurer !■ méridienne.

Hais la mer a-t-elle conservé le nsénse nveau depuis les temps kistoriques? €t0

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question occvpe encore les saranU. Des faits nombreux et constatés pronrent éTi* dflmment que le long de plusieurs côtes et notamment dans la Bfltiqoe, plusieurs lieux autrefois baignés par la mer en sont aujourd'hui éloignés ; mais d>utres laits , ni moins nombreux ni moins constatés , appjrennent que des lieux autrefois situés à quelque distance de la mer sont aujourd''hui recouverts par ses eaux. On avait voulu conclure de ces faits qu'en général la mer se retirait d*un côté , tandis qu'elle avançait de Tautre ; mais cela n'est ivai que pour certains parages. Des physiciens habiles ont pensé qu'on peut expliquer par Texhaussement ou le gonflement partiel des terres , les faits sur lesquels on appuie le système de la retraite des eaux de la mer; et par raffaissement partiel du sol solide , Télévation apparente de celles-ci.

Du reste , la terre offre partout , même à de très-grands degrés d'élévation , des traces du séjour de la mer ; on a vu à Tartide GioLOCiB de cet ouvrage , comment la mer s'est abaissée k son niveau actuel ; cette diminution a été lente et graduelle.

U existe des volcans sous-marins, dont les explosions produisent des changements notables dans le fond de l'Océan , en le soulevant quelquefois jusqu'au niveau de l'eau , et en agitant violemment sa masse.

On a improprement nommé mer^ des amas d*eaux entiérepaent entoifrés par les terres , et qui n'ont aucune communication avec l'Océan. Quoique leurs eiiux soient salées , ce sont des lacs.

Les Lacs se trouvent généralement dans le voisinage des grandes chaînes de montagnes qui ont de vastes embranchements , ou sur des plateaux.

Quelques lacs semblent ne recevoir aucun eours d'eau apparent, et il n'en sort aucun : eeux-ci sont les moins considérables. Il est probable qu'ils sont alimentés par des sources invisibles, et qu'ils ont des issues de même nature ; on en voit dans des cratères d'anciens volcans.

D'autres, qui ne reçoivent non plus aucune rivière, donnent cependant naissance 2l des courants d'eau ; on en voit beaucoup dans les hautes montagnes et sur les plateaux.

D'autres lacs reçoivent une ou plusieurs rivières , et il n*en sort qu'une seule , qui semble les traverser et conduire leurs eaux jusqu'à la mer ; ce sont les plus nombreux.

La quatrième sorte de lacs comprend ceux qui reçoivent des courants d'eau souvent nombreux et même considérables , et néanmoins n'ont nul écoulement visible dans la mer. Le plus grand nombre de ces lacs est en Asie; le plus vaste est la mer Caspienne, on peut citer ensuite la mer d'Aral; les lacs de Van et d'Ourmia en Perse , le lac Asphaltite ou mer Morte en Palestine.

Les eaux des lacs des trois premières classes sont généralement douces ; celles des lacs de la dernière sont salées.

Plusieurs lacs ont des Iles nombreuses ; il y en a même tels que le Palté , en Tibet , qui ne consistent qu'en un amas d'eau entourant une ile.

Il existe dans divers pays des lacs souterrains ; quelques-uns ont été recouverts graduellement par le prolongement de leur rivage. Lorsque la croûte qui couvre ces lacs vient h s'écrouler, le pays voisin est submergé : c'est de cette manière que fut formé, suivant le récit des anciens , le lac Copaïs en Béotie.

Autrefois on plaçait presque toujours les sources des rivi^res dans des lacs; voilà pourquoi certaines cartes en montrent un si grand nombre. Les progrès de la géographie ont fait disparaître la plupart de ces lacs.

Les grandes pluies de la zone torride produisent souvent des lacs temporaires fort grands ; tel est le lac de Xarayés dans l'Amérique méridionale.

'Quelques lacs , par exemple, celui de Czirnicz en Carniole, se remplissent etse vident alternativement ; ce qui est dd h la crue et h la baisse des eaux de rivières voi- * sines avec lesquelles ils communiquent.

Le nombre des lacs a dû être autrefois beaucoup plus considérable qu'il ne l'est aujourd'hui. Leur existence est constatée par la nature des couches remplissant les bassins où coulent actuellement les rivières; jadis celles-ci traversaient une suite de lacs plus ou moins nombreux , et entre lesquels elles établissaient une communication. On a remarqué dans les eaux de plusieurs lacs une diminution causée par le sable , -le gravier , les rochers et le limon que les rivières y apportent.

Les plus petits lacs ne sont réellement que des Étahcs ; on sait que ceux-ci sont des amas d'eau, généralement de peu d'étendue , et plus souvent artificiels que natu-

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rels. Ds «ont produits par Fob&tacle qa*on met da^s une vallée au cours d'un ruisseau.

Dans diverses contrées plates et argileuses de la France , notamment en Sologne et en Bresse, les étangs sont si multipliés , qu'il "^ e^ résulte annuellement des maladies contagieuses. Des lois coercitives défendent d'en augmenter le nombre ; mais Tintérêt du petit nombre empêche que ces lois ne soient exécutcei.

On appelle aussi étangs des amas d'eau salée qu'on trouve sur quelques côtes basses , principalement sur celles de la Méditerranée 4 et qui sont formés naturellement par des laisses de la mer. On e$ï voit de semblables le long des côtes du golfe du Meuque , et aussi sur celles de la Floride , baignées par l'Océan Atlantique , sur celles de la Géorgie et de la Caroline.

Etbiàs.

* MERS AN (N.) , homme de lettres , ancien membre dà conseil des cinq-cents, subit la déportation au 18 fructidor, comme soupçonné d'être l'agent de Louis XVIII et son iutermédiaire avec Lemerer à la Société de Clichi ; il fut plus tard rappelé par arrêté des consuls, et mourut à Paris le 20 janvier 1818 à environ cinquante-deux ans. Outre des articles fournis à la Biographie univer-^ seUe, et d'autres insérés dans divers journaux , on a de lui : Pensées de Nicole , de Pott-Rojral, précédées d'une introduction et d'une notice , Paiis , 1 806 , in-8o , édition stéréotype; réimprimées en 181 1 ; Pensées de Balzac, pi*écédées d' observations sur cet écrivain et sur le siècle oà il a vécu j^id% , 1807 , in- 12. Il ne faut pas le confondre avec Charles*F.-M. Mersah , traducteur , suivant Erch , de l'ouvrage de Quevedo intitulé : yie du Chercheur, Lyon , 1793 , 2 vol. in-8o , ni avec M. Dumersan, l'un de nos plus féconds auteurs dramatiques.

*M£BSENN£ (Martin), savant religieux dé Tordre des Minimes , né au bourg d'Oizé , dans le Maine , eu 1588 , mort à Paris en 1648, a méiité d'avoir un rang parmi les géomètres du 17* siècle , moins par ses .propres travaux, que par son rôle d© correspondant et d'intermédiaire entie les principaux savants de l'Europe : c'était à lui qu'ils communiquaient leurs doutes , pour être proposés , pgr son moyen , à ceux dont on en attendait les sc»lutions. Doué d'un caractère doux et d'un esprit conciliateur , « il voyait avec peine la i-épubliqiie des lettres troublée par des discussions qui dégéné-

raient trop souvent en querella, et fidsait tous ses effbrts pour jlneltre on terme. D avait été le condisciple de Descariei an collège de La Flèche , et demeon, jisqn'à si mort, le partisan le plus déclaré de ce gtind homme , dont il ne cessa de propager la doctrine. Ses écrits peuvent intéresser à-4afois le théologien , le philosophe , le géomètre et le musicien. Les prindpaax sont :

Quœstiones celeherrmm in Gmesàu, eum ,accuratd textiit expliouione, Paris, 1623, in-fol. ; V Impiété des déistes et des plus subtils libertins , découverte et réfutée par raisons de théologie et de philosophie, ibid., 1624, 2 vol. in-8**; Questions théohgiqueM , physiques, morales et mathématiques, etc., ibid., 1634, 2voL in-8o; les Médminiques ' de Galilée, traduites de ritalien, ibid, 1634, in-8o ; Harmdnie universelle , cotUmutt la théorie et la pratique de la musique, etc., ibid. , 1636 , infol. ; la Férité des scienca contre les sceptiques et les pjrrrhoiHens, ibid. , 1638 , iii- 1 2 ; Cogitata phfsioo mathmatica , in quibus tàm naturœ quàm artit effectus admirandi certissimisdemonstnaio' nibus explicantur , ibid. , 1644 , in-4- ; Universœ geometHm mixtœque matbemat.

Synopsis, ibid. , 1644, iB-4» ; Novœ Observationes physico^mathematicce , quibui acceir sit Aristarchus Samius , de mundi sjrsteaau, ibid. , 1647 , in-4o. (f^cs U T/e de Mersenne , par le Père Hilarion de Cosle , minime , Paris , 1649 , in-S® ; la Fie de Descartes, par Baillet, ibid. , 1691 , m-iOy et on Éloge de Mèrsenne, par M^ Poté, Le Mans, 18i6,in-8«.)

* MERUL A (Gborcb) , Tnn des resUorateurs des bonnes études eu Italie, né vers 1424 , à Alexandrre-de-U-Paille , petite fiUe du Milanez, mort en 1494 à Milao, où il était venu se fixer définitivement en 1482, sur l'invitation du duc Louis Sforce , qui ^ chargea d'écrire l'histoire de cette fille , * rendu de très-grands services aux lettres par ses corrections et ses publications des anciens auteurs. On lui doit la première édition des Épigrammes de Martial , Venise 0470- 72) , grand in-4o ; des Bfiiruiticœ Scriptflns, ibid., 1472; Reggio, i482, in-fol.; et des Comédies de Piaule, ibid-, même saBée, même format. Ne pouvant énumérerles autres éditions qu'il a données , non pto* <Ï"C ses traductions , ses commentaire! , w »c* remarques sur divers auteurs, nous nous contenterons de citer ses ouvrages : Bdlum Scodrense , Venise , 1474 , in-4^ w PfùieL

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phum EpUtolmduœ^ ibi<L, 1430, m-4o (ce ^nt des invectives contre Philelphe, son ancien maître , qui avait osé critiquer dans le livre précédent , le .mot Turcas employé au lieu de Tiuxos lequel semblait préférable au vieux philologue) j antU^uitatU Ficecomitum libri X, in-fol. , sans date , mais probablement de 1499 à 1512, Milan, 1529, in-fol. ; réimprimé par Robert Estienne, sous ce titre : de Gestis ducum mediolanensiunt , Palis , 1549, in-4o. ( Foyez sur Mérula les Dissert, vossiane d' A^ost. Zeno, tom. 2.)

* MÉRULA (Paul) , historiographe , né à Dordrecht en 1558, mort àRostock en 1607 , remplit la chaire d'histoire et la place de bibliothécaire h l'université de Leyde , après avoir visité les principales académies d'Italie , de France , d'Allemagne et d'Angleterre. On trouve la liste de ses ouvrages dans les Mémoires de Nicerou , tom. 26. Les principaux sont : Cosmographiœ generalis libri très ; item Geograph, particuiaris libri ly , Amsterdam, 1605, in-4o ; ibid. , 1621 , in-fol.; ibid., 1636, 6 vol. in-12; jydtresor, etc. , c'est-à-dire , ITiitofre «cclésiastique et politique , depuis la naissance de Jésus-Christ , etc. , Leyde , 1627 , infol.; de maribus Dissertatio , ibid., 1633,%in-do; Opéra varia posthuma , ibid. , 1684 , in-4o.

* MERVEILtE , voyageur français, fut chargé par une compagnie de négociants de Saipt-Malo , en 1708 , d*aller avec deux navires à Moka , pour y faire le commerce. Ce voyage, pendant lequel il sut faire respecter le nom français , et obtenir du gouvernement de Moka un traité avantageux, engagea la compagnie à entrepr<mdre une seconde expédition , dont toutefois Mer-* veille ne fit point partie. Il s'était contenté d^insérer dans le Mercure de Trévoux un extrait de la relation de son voyage ; mais ce morceau piqua la curiosité de La Roque , qui lui demanda des éclaircissements détaillés, et, sur ces matériaux et d'autres. concernant la seconde expédition , composa le yoyage de V Arabie-Heureuse , etc., Paris et Amsterdam, 1716, in-12, figures. C'estla première relation concernant TArabie-Heurease qui ait été écrite dans notre langue .

• * MERVEILLEUX (DAviD-FaABçois de), ingénieur suisse au service de Hollande , mort .en 1712, a donné une Introduction à ta géographie universelle, 1694, in-8o, et une Carte de la Souveraineté de Neuchâtel (sa patrie). — Oavid-François de Mbrvxilx,Biyx, son nevtu,. mort en 1740, conseiller Tome 15.

et int^rète du roi de France , est regardé par quelques biographes comme auteur des Amusements des bains de Bade , Londres , 1793 , in-12; et des Réflexions critiques sur l'entretien des treize cantons, 1739, in-12.

MERVEILLEUX. L'esprit humain a un penchant singulier pour le merveilleux, c*est-à-dire pour tout ce qui frappe fortement Timagination, en sortant de Tordre naturel et des réalités de la vie. Cest ce penchant que les poètes , et principalement les poètes épiques, cherchent à satisfaire dans leurs fictions ; c'est à Paide de ce même penchant , qui forme la partie superstitieuse de notre ame , que , de tout temps ^ des fourbes habiles ont essayé de dominer la société , et sont parvenus à fonder un pouvoir , le plus funeste de tous , sur des récits de faits e^itraerdinaires qiil semblaient donner à une ambition perverse la sanction du ciel. Les Homère et les Milton , les Auguste et les Mahomet , sont également des imposteurs ; mais les premiers mentent innocemment et avec grâce , au profit de la morale et dans l'intérêt de nos pjaisirs ,Jicta voluptatis causa , tandis que les autres mentent dans des vues coupables, pour le malheur et la dégradation de Thumanité. De là tous ces événements imaginaires qu^une politique adroite, et puissante encore, quoique désarmée, repousse vers les siècles passés^ comme dans un lointain plus favorable à rillusion ; de là toutes cos aventures miraculeuses qui confondent la raison de l'homme, et remplissent les légendes des peuples courbés sous le joug de la superstition. Ce sujet ainsi considéré nous conduirait à des développements et à des réflexions qui sont plus particulièrement du domaine de la philosophie et qui pourront trouver place ailleurs ; nous nous bornerons à chercher aujourd'hui quel emploi les poètes font du merveilleux comme ressort de Taction épique où dramatique , ou, en d'autres termes , nous allons traiter de la poésie dans ses rapports, avec les êtres surnaturels.

I^e merveilleux semble .former Tattribut essentiel de l'Épopée. Homère , en introduisant les divinités de TOlympe et du Tartare dans rUiade et dans TOdyssée , n'a fait probablement que mettre en oeuvre avec génie une tradition populaire. Mais , lorsqu'après , le succès inouï de ces deux poèmes , immortels , la critique voulut les juger , elle fut nécessairement entraînée à prendre des exemples pour des règles, à les ériger en

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autorité» , et k donner le merrenieaz comme ane loi indispensable du poème épique « pnÎMiue c^est par le merreilleux surtout qu'il paraissait se distinguer des autres poèmes , et être devenu la plus difficile et la plus su* blime des conceptions. En général, si le bon sens , la réflexion, Tétude de la nature et de rhomme intérieur , ont fait découvrir è des esprits du second ordre les règles étemelles^ les principes immuables , que des hommes du premier rang ont trouvés dans une raison supérieure ou dans des inspirations du génie , plusieurs des conditions imposées , d*aprè^ leurs ouvrages, aux différents genres de composition littéraire, par les Âristote, les Longin et leurs rivaux , ne sont pas des lois irréfragables que les siècles doivent respecter à jamais.

Quand la religion dominante fournit le merveilleux au poète , Tavantage de parler à la croyance commune, de réveiller les idées transmises de génération en génération à ses eomtemporains , le place dans la situa*tion la plus fsvorable au génie. Homère et Virgile ont dû à cette circonstance la popularité de leur gloire , et , par une nouvelle fiiveur de la destinée, cette gloire jouit encore pour ainsi dire du privilège de la nationalité chez tous les peuples de TOccident, tellement familiers dès Tenfance avec la mythologie païenne et l*histoire fabuleuse de la Grèce, qu'ils les connaissent souvent beaucoup mieux que leur propre religion. Mais ee n*èst pas tout , le paganisme en accordant aux deux poètes rivaux la permission d'attribuer à $es dieux les passions de la terre « leur a donné les moyens de faire de Tépopée un vaste drame plein de vie, de mouvement et d'intérêt.

AnjounThui que la maison du vieux Saturne, ébranlée jadis par les efforts des géants conjurés , a été renversée par la raiton , que Jupiter et sa famille, détrônés par* le temps, oi^t perdu le gouTemement de TuniTcrs, le merveilleux mythologique est tombé avec ses dieux dans un discrédit complet; la ruine tle l'Olympe a entraîné la sienne. Cependant il ne serait pas tout À fait exact de dire qu'on ne devait plus se servir de la religion païenne en poésie , si d'ailleurs le sujet le permettait , parce que personnelle croit plus h Jupiter et à Junon.

La majorité des hommes d'aajounThui ne croit point aux revenants , aux sylphes , aux gnomes ; néanmoins Hamlet, Macbeth, la Semiramis de Voltaire, la Forêt enchantéedn

Tasse, la Boude de Cheveux, ainsi que la Dundade de Pope, le Songe i'ane nuit d'été dans la tempête de Shakespeare , sont là pour démontrer que ces apparitions posthumes et la féerie mettent i la disposition du poète un merveilleux qui peut produire les plus grands effets tragiques , ou faire la grdce et le charme d'un ouvrage sans le secours de la croyance du lecteur aux fictions de récrivain.

Toutes les religions ont donné un merveilleux h la 'terre, et, quand nous aurons enfin appris à coonaitre l'Asie , cet antique berceau de la dvilisation, nul doute qu'il ne nous apparaisse des ppèmes épiques , oà Brama , Visnout , et d'autres dieux du premier et du second rang , et plusieurs antres intermédianes entre Thommé et la divinité , joueront les rôles de Jupiter, de Junon, d'Isis et de ses nymphes. En attendant les révélations des trésors littéraires que nous promet le commerce chaque jour plus hitime des diverses parties du monde entre elles , nous ne pouvons parier que du merveilleux du christianisme devenu , par la plus étonnante des conquêtes , une religion presque universelle , puisque elle a partout des ordonnateurs et. des temples.

If y a bientôt deux sièdes que BoHean disait :

De U fol d'an «hrétlèo les mjtlértt turibki* Q'oraemeoU é^»yi* ne tool p«s susoepUblei ; L'Evangile i l'esprit n'offire de loiu côtés Qne pënilence I faire et tounnents méritÀ i Et de roi fictions le mélange coupable Même è tef vérH^ donne l'air de la fabi*.

Et quel objet enfin è présenter eus jeat »

Qne le diable tonjours hurlant contre let dcas , Qui de votre bôros vent rebateser In gloirn El souvent evec Dieu balance la vidoite.

Le Tasse , dira-t-on, le fait avec succès , ele.

Boîleau croyant de bonne foi , et rempli de sens , ne pouvait souflTrir , ni comme chrétien ni comme critique , le mélange adultère des choses de notre religion avec les passions de la terre ; sa foi et sa raison répugnaient également à Tindigne métamorphose qu'une action épique devait faire subir à des êtres célestes ; Il regardait comme un sacrilège et un, véritable délire la seule pensée de rabaisser la majesté du Pieu vivant, si magnifiquement cérébré dans les cantiques de Moifse, dans les chants des prophètes, dans les psaumes de David et dans les hymnes que Radne prête i Esther ou à Joad. La lutte de Tarchange rebelle avec le maître absolu de Fenfer et da ciel,

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<|ui peaUd^im seul «igné de sa tête , ou plutôt d'un seul mouvement de sa volonté, anéantir tout Tenfer , lui paraissait une absurdité. Voilà surtout les vrais motifii de ranathème qu*il a lancé contre les auteurs <d'ane telle profanation ; mais ces motifs , il aurait dû les annoncer clairement et avec toute Tautorité de son talent , au lieu d'atténuer la justesse et la vigueur de Son arrêt par une concession qui n'a pas même la vérité pour excuse. Non, le Tasse n'a point xnérité l'éloge que Boileau lui accorde , il est ▼rai, à contre-cœur et presque malgré le murmure de sa conscience de critique. Ce n'est ni dans l'enfer ni daos le ciel de la Je* rutalem délivrée , que le Tasse mérite d'entrer en parallèle avec les grands poètes épiques* de tous les temps. La conjuration des démons , que Satan arme contre les soldats ■de Godefroi, n'offre que quelques traits •oblimes d'une esquisse dont Ifiiton a fait un tableau immense.' Le conseil infernal du Tasse a bien quelque grandeur , mi^s il ne dore qu'un moment; on n*/ entend qu'un aeul discours qui envoie tontes les légions de Satan sur la terre, et tout ce bruit, qui aboutit à la séduction des cbrétiens par la {«ane Armide, ne rappelle qvkQ trop h la pensée ce vers d'Horace :

Desinii in piseem muUêrformosa gupêm».

Un orage excité par le prince des enfers pour arrêter la victoire des croisés ; une sédition allumée dans le camp même de Godefroi , accusé de la mort de Suénon par l'ambitieux et traître Argillan , qu'inspire le démon Bdpbégor; le même génie réveillant la fureur du terrible Soliman , qui attaque l'armée chrétienne pendant la nuit : voiÛ , dans la Jérusalem délivrée , tous les exploits de Satan et de ses compagnons. Dieu ne eanrait avoir ni peine ni gloire à triompher d*nn rival pareil ; mais du moins le Tasse ne commet-il pas le maître du ciel dans une guerre directe , dans une lotte de dieu à dieu, ou plutôt de mortel à mortel avec le prince des démons. Du reste , on peut dire, en comparant Tenfer du Tasse à celui du Paradit perdu ^ qu'il jr a la distance de la terre, au ciel entre les deux poètes.

8i le Tasse est loin d'égaler Hilton , il ne le cède pas moins à l'aiiteur de la Divine Comédie) il n'a ni sa hardiesse ni son originalité ; il n'approche pas de l'énergie , des idées magnifiques, des inspirations, des créations prodigieuses , des beautés variées

du poète qui a fsit de |'en£er la vivante image des passions , des vices , des crimes , des malheurs de l'Italie et de l'Europe, à l'époque ou les peuples consternés attendaient avec effroi la fin du monde.

Boileau ne soupçonnait pas les trésors de poésie que le Dante a trouvés dans l'enfer, dans le purgatoire et dans le paradis ) sans doute il eût pajé un tribut d'admiration à l'auteur de tant de prodiges , et néanmoins , en les admirant, peut-être n'eût-il pas voulu retirer son arrêt contre le merveilleux chi^ tien , peut^-être même auraitil redoublé de sévérité et soutenu qu'on achetait, par na ennui insupportable, les créations du grand peintre et du grand moraliste qu'un génie sublime et une étonnante tendresse de cosur distinguent de tous ses rivanx. Si la connaissance du genre d'esprit de l'auteur de l'art poétique autorise cette conjecture , on ne doit pas non plus douter que sa surprise et sa bonne foi n'eussent éclaté par des transports d'admiration devant le ParmdU perdu.

Combien les géants de Tantinuité debout «n face de l'Olympe paraissent inférieurs à Satan, à cet Encelade de la fiible, si grand dans sa chute et sous la main souveraine qui le châtie! Comme Beizébut et ses compagnons , avec leurs caractères si habilement contrastés , l'emportent sur le Mimas , le Porphjrrius d'Horace, et leui*s frères qui n'ont qu'une même phjsionooiie et ne nous apparaissent que dans une seule scène et dans une seule attitude ! On n'a point encore égalé la sublimité de Hilton retraçaptles orages de l'enfer en révolte , les supplices des coupables anges et les merveilles de la création. Son messie, armé de dix mille tonnerres et vainqueur des légions rebelles , fait pâlir le Jupiter de la fiible réduit à implorer les secours de lK)lympe pour triompher des Titans. Bdlton a vu des jeux du génie l'allégresse des deux au retour du fils de l'Etemel après l'œuvre des six jours.

Mais le génie , assez hardi dans son vol pour s'élever encore jusqu'àla majesté de Jéhôvah invisible au milieu d'un océan de lumière , semble s'épuiser tout à coup; il manque d'audace , d'imagination et de magnificence dans la peinture du bonheur de la Jérusalem céleste , lui qui a su créer de si ravissantes couleurs pour les délices du paradb terrestre et les angcliques amours d'Adam et d'Eve. Que faut- il conclure de ces exemples? Le voici, à ce qu'il me semble. Boileau avait raison , sous le rapport religieux

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et comme interprète da bon sens, en ne vonlantpas qn^on prêtât les passions de la terre à Dieu; il a dû penser que la guerre de Satan contre l'Étemel et les blessures des anges revêtus cependant d'une nature immortelle, choqueraient toujours la raison de même , car Tabsence de périb du côté du del itérait l'intérêt au combat et le prix à la< victoire. La préférence qu'il accordait dans la poésie épique au merveilleux païen atteste encore l'eicellence de sonjugement ; mais il était hors de la portée de son esprit et des limites un peu étroites de son imagination, de prévoir qu'un génie viendrait, qui, choisissant d'abord l'enfer pour le foyer d'une guerre ciVile dont il avait vu les fureurs dans sa patrie , ferait du premier des archanges le plus sublime des conspirateurs, et oserait ensuite transporter les tempêtes des passions de la terre dans le ciel même , avec plus d'atadace, de grandeur qu'Homère, son modèle , n*en a jamais montré dans ses plus hardis mensonges. Dans le Paradis perdu , la nature des choses choque la raiton , comme nous l'avons dit ; leurs développements sont pleins d'étrangetés , quelquefois même poussés jusqu'à l'excès d'une exagération voisine du ridicule; mais ce que l'on trouve au fond de l'allégorie , mais ce qu'il y a de vrai sous la forme qui l'enveloppe, touche au cœur de l'homme qui reconnaît là les événements de;son histoire , les penchants de sa nature , et les terribles effets de ses passions. Voilà comment Milton , qui , se hasardant à imiter les fictions d'Homère , sans avoir comme lui pour excuse et pour appui la religion , où elles prenaient leur source, parait d'abord avoir commis une faute impardonnable, donne au contraire une preuve de haute intelligence 4an8 sa témérité , en même temps qu'il obtient à force de génie, grâce pour des fables que notre juste sévérité ne condamne qu'après avoir cédé à de fréquents élans de la plus vive admiration. Milton enfin est vend reculer les bornes du beau, du grand, de l'extraordinaire, et donner un magnifique démenti à Boileau.

Après un pareil .exemple , je ne crois pas nécessaire' de rappeler ici l'usage heureux que Quinault , et , depuis Milton , Shakespeare, VolUire, Goethe et Bjron ont fait du merveilleux chrétien dans la tragédie et dans des poèmes de différente nature j ce serait excéder les bornes du sujet , que d'entrer dans de nouveaux développements sur

une question décidée par la ploâ imposante des grandes autorités, celle de l'Homère anglais. flSSOT.

"" MERVESIN(JosvPB), littérateur peu connu , de l'ordre non réformé de Cluni , mort en 1721, à Apt (Provence) , sa patrie , victime de son dévouement pour des pestiférés , a laissé : Histoire de la poésie française, Paris , 1706 , inl2; Histoire du morquis de Saint'André'Montbrun ^ ibidem, 1698, in- 12; beaucoup de poésies manuscrites et le canevas d'une histoire de la rhé^ torique française.

* MER VILLE (Michel GUYOTdx), auteur dramatique, né à Versailles en 1695, se trompa d'abord sur le genre de son talent , et composa trois tragédies qui furent refusées. Plus tard il donna plusieurs comédies qui furent bien accueillies, entre autres le Consentement forcé. Pendant un séjour qu'il fit sur les bords du lac de Genève , désespéré d'avoir attaché à- son malheureux aort une femme qu'il adorait, et dont U avait eu une fille , il régla toutes ^es affaires , chargea un ami d^acquitter ses dettes , et , selon toute apparence , te précipita dans le lac : son corps fut trouvé près d* la ville d'Évian. Ses OEwres de l^hédtre ont été publiées à Paris, 1766, 4vol. in-12. Le Cot^ ^ sentement forcé est la seule de ses pièces qui soit restée à la scène , où on la revoit tonjours avec plaisir. On a en outre de lui :

Histoire littéraire de l'Europe pendant l'année 1726 , la Haje, 6 vol. io-i2; f^ojr^g^ historique d'Italie , ibid., 1720 , 2 vol. in-12; et en manuscrits : une Critique des oeuvres de Foliaire, 4 vol.; l'Esprit d'Horace eties freinées deFénus.i^cfez la notice de M. Petitot sur Guyot de Merville , au devant dn Consentement forcé , dans le tom. 2 du Ré^pertoire du Théâtre' Français.) — Jean- Nie.

MuviLLi, jésuite, né en 1714, mort ver»

174X), a donné : Leçons de mathématiques à l'usage des collèges , 1 761 , in-S*.

* MÉRY (Jb^, anatomiste français , né à Vatan en 1645, mort en 1722, premier chirurgien de THôtel-Dieu , avait été successivement chirurgien de la reine , des invalides et du duc de Bourgogne ^ encore en« faut. En 1684 il avait été chargé de porter les secours de son art à la reine de Portugal ; mais il ne put arriver avant la mort de celte princesse. A son recour il fut reçu à l'Académie des sciences. On cite de lui : Description exacte de C oreille de Vhmnme, Parn, 1677 , 1687, in-12; O^senmtionê,

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mir la manière de tailler élans les deux sexes pour l'extraction de la pierre, pratiquée par le Jrèrt Jacques y ibid. , 1700, in-12; Nowvenu sjjrstème de la circulation du sang par le trou ovale, dans lejœtus humain , avec le* réponses aux objections de Duuerney, Tauvry, rerheren, etc., ibid., 1700, in- 12; Problèmes de Physique , ibid., 1711, in-4o • et un grand nombre dé dissertations intéressantes dans les Mémoires de rAcadémie des •dences. -— François M^rt, son fils, mort )i Paris en 1760 , avec la réputation d'un praticien habile, n'a faft imprimer que quelques thèses et Oratio qud quid sit medicina docentur philiatn'j. 1744, in-4«. — ybjrez Merrt.

* MERZ (Phil.-Paul) , théologien d'Augsbonrg, fut conyerti à la religion catholique en 1724, reçut les ordres, et mourut en 1754. Le plus estimé de ses ouvi'ages est son Thésaurus bibllcus, Augsbourg, 1733-38, 2 vol. in-4«; ibid., 1751, 1791; Venise, 1758, in-4o; nouvelle édition, Paris Çelin-Mandar, 1825, 2 vol. in-d». — Mebz on MiERz (Ange), bénédictin de Tabbaje de Schejrren ou Scheum, né à Schlechdorf, dans la Haute-Bavière en 1731 , a laissé , entré autres ouvrages, une lettre latine de Oraculis paganorum , et trois opuscules en allemand sur la magie, 1766-67, à Tocca-

^ sion des gnérisons opérées par Gassner à la même époque.

* MERZ ( Jacques) , peintre de portraits et graveur, né en 1783 d'un paysan du village de Besch, canton de Zurich, mort à Vienne en 1807, a laissé malgré la courte dorée de sa vie, un grand nombre de tableaux et de portraits, conservés pour la plupart par son bienfaiteur, le pasteur Veith, qui a publié une Notice sur sa vie en allemand, Tubingue, 18iO,in-8o.

* MESA (Cbbistopbb de), poètfe espagnol, né en 1540 \ Zafra en Estramadure, entra dans les ordres ecclésiastiques, et se rendit ensuite à Rome , où il vécut pendant cinq ans dans la plus grande intimité avec le Tasse. Les trois poèmes épiques qu^il a laissés n*en sont pas moins médiocres : Us Nauas de Tolosa, Madrid, 1580; la Restauration de V Espagne; le Patron de l'Espagne. CependsLUi ses poésies lyriques ont eu quelque réputation, et ses traductions de V Enéide, des Géorgiques et des Bucoliques, sont estimées.

* MÉSANGE (MATTBHtf,), de Vernon, garde de la bibliothèque de Saint-Germain-

des-Prés', mort k Paris en 1758, à Tâge de soixante-cinq ans , *a laissé : Traité de la charpenterie en bois , 1653 , 2 vol in-8« ; Calculs toutjaits, in- 12 (cet ouvrage est plus ample et les opérations à faire j sont plus courtes, plus faciles que dans les comp- * tes faits de Barème).

MÉSANGE. Voyez Oiseaux.

* MESCHINOT (JEAH),écuyer, sieur de Mortières, né k Nantes en Bretagne, fut maftred^hôtel du> duc François II et de sa fille Anne qui épousa Charles VIII. On a de lui des poésies sous ce titre : Lunettes des Princes, Nantes, Est. Larcher, 1493, petit in-4'*, gothique ; réimprimées avec addition et plusieurs Ballades, Paris, 1495^ 1499, 1528, in-805 ibid., 1539, in-16.

(Voyez le tom. 2 pag. 479 du USanuel du Libraire.)

* MESENGDY (Frahç.-Phil.), professeur, né à Beauvais en 1677 , mort à Saint- Ger^nain-en-Laye en 1763 , occupa divers emplois au collège dit de Beauvais , à Paris , et s^opposa plus vivement que personne , en 1739, k la révocation de Tappel par la faculté des arts. Ses écrits , la plupart dictés par le plus ardent jansénisme, firent beaucoup de bruit. On cite de lui : Idée de la vie et de l'esprit de M. N. Choart de Buzanval, évêque de Beauvais, avec un Abrégé de la Vie de M, Hermant, Paris, 1717, in'i2; Abrégé de l'Histoire et de la Morale de V Ancien-Testament, eic, ibid., 1728, in- 12 ; réimprimé chez Delalain en 1824 ; les Vies des SainU pour tous les Jours de l'année, etc., ibid. ; réimprimées en 1826 chez Crapelet, 2 vol. in- 12 ; Abrégé de r Histoire de l'Ancien'Testament, avec des éclaircissements et des réflexions, ibid., 1735-17 53, 10 vol.

in-12; Exposition de la doctrine chrétienne, 1744, 6 vol. in.l2; 1754 , 4 vol. in.l2 (condamnée par un bref de Clément XIII , en 1761), etc. Lequeue a publiée un Mémoire abrégé sur la vie et le§ ouvrages de Mésenguy, 1763.

* BfESIH-PACHA. Voyez MisHA-Piaio-

LOOUB.*

* MESLAT. Voyez Rouilla.

* MESLÉ (Jbar), avocat au pariement de Paris , moirt dans cette ville en 1756, à Tâge de 75 ans , est auteur d'un bon Traité des minorités, tutelles et curatelles, Paris 1752, in-4<» ; et d'Un autre Traité 4e la manière de poursuivra Us crimes dans les différents tri' banaux du royaume (en société avec Claude- Joseph Prévost), Paris, 1739, 2 vol. in.4".

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