‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 20 sur 145 · LUX · texte numérisé non relu

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tomnaBdemeiit de Taide droite , et il eut part à U victoire de Senef ( 1674 ). L'anDée iuivante il fut Tun des huit maréchaux dont la création eut lieu après la mortde Turenne , mais il n'ajouta ik sa répotatiou que dans la campagne de 1G77 , par la prise de Valencieoocs et de Cambrai. Commandant Taile gauche de l'armée sous les ordres du duc d'Orléans , frère du roi , il eut une grande part à la rictoire de Cassel , fit lever le siège de Charieroi , prépara la reddition de Gand, qui ourrit ses portes à Louis XiV, et battit le prince d'Orange^ Saint-Denis près Mons.

Vers le même temps , s^étant brouillé arec I^nvoii , ce ministre implacable résolut de te perdre dans Tesprit du roi , et l'impliqua à cet effet dans le fameux procès intenté aux •deux empoisonneuses, La Voisin et La Vigoureux , comme accusé d'avoir voulu faire pè* rir sa femme. Luxembourg se constitua luimême prisonnier, à la Bastille, réclama vainement comme pair de France , d'être jagé par le parlement , subit une détention de quatorze mois , fut absous par arrêt du 14 mai 1680, puis eiilé par le roi, et revint k la coor en 1681 pour y reprendre son service de capitaine des gardes du corps, sans que Louis XIV lui parlât de celle odieuse injustice , et sans pouvoir obtenir la permission de poursuivre le lieutenuntde police La Bejiiié, digne exécuteur des instructions secrètes de Louvois. Luxembourg, après ^tre resté environ dix ans sans autre emploi' que celui de capitaine des gardes, reçut enfin dn roi le commandement de Tarmée de Flandre en 1690, se vengea bien dignement de rinjustice dont il avait été victime en gagnant , le l«' juillet de la même année > la bataille de Fleurus , Tannée suivante celle de Leoze , celle de Steinkerque en 1692 , enfin celle de Nerwinde en 1693 , et termina cette série de victoires par la marche savante qu'il fit en présence des troupe* ennemies depuis Vignamont jusqu'à l*Escaut près de Tournai. Tombé malade Je 31 décembre 1694, Luxembourg expira le 4 janvier 169a , emportant les regrets de l'armée, ceux de la France entière et de Louis XIV , qui sentait plus vivement qu'au* eim autre Ténormité de cette perte. En effet la mort de Luxembourg fut le terme des victoires de ce grand monarque. Le maréthal , doué d'un génie ardent , d^un coup d'oeil juste, avait l'exécution prompte sur le champ de bataille. A la cour comme à la guerre , il si; montra constamment gêné- Tome 15.

>vnx , q»irttud et franc. Il était un peu coq. trefail , et le prince d'Orange ajant dit un }Our de lui : « Je ne pourrai donc jamais battre ce bossu là ! — Qu'en saît^il ? s'écria Luxembourg quand on lui rapporta ce propos, il ne m'a jamais vu par derrière. * Son Oraiâonfunkbn , prononcée par le Père La Rue , a été imprimée k Paris , 1695 , iu-4o ; sa vie se trouve dans les tomes 4 et 5 de YUUtoire de la maieon de Montmorenei par Desormeanx ; et Ton a encore : Mémoire pour servir à V hit taire du maréckal de Luxembourg^ etc. , La Haye (Paris) , 17589 in-4o \ Histoire militaire du duc de Luxem-»

bourgs par Beaurain , La Haye, 1756, in-4o, — LuxcMBOUBG ( Chrbtian-Louia de Moht- MORxvci ) , maréchal de France , troisième fils du précédent , fit ses premières armes sous les yeux de son père, devint colond en 1693 , servit dans tontes les campagnes de Flandre jusqu*en 1697 , époque du traité de RiswyciL, passa ensuite à l'armée d'Italie , puis suivit le duc de Vendôme à l'armée de Flandre , se distingua particulièrement au combat d'Oudenarde , au siège de Lille sous le maréchal de Ek>uffler9 , fut nommé lieutenant • général , commanda l'arrièregarde à la retraite de Mal plaquet (1709) , et eut une partanx sièges de Douai, du Qoes** noi et de Boochain (1712). Lorsque la f^errtr se ralluma en 1733 , il servit en Allemagne sous le nom de prince de Tingri , titre qu^l avait obtenu , as.^ista au siège du fort de Kehl , força les lignes d'Ettingen ., eut part à la prise de Philipsbourg en 1734, reçut cette même année le bMon de maréchal ^ reprit le nom de Luxembourg , et mourut à Paris en 1 746. — LfrxaMaonac ( Madeleine Angélique de NsurviuB-ViLLEam, maréchale, duchesse de ) , née en 1707 , morte en 1787 , avait épousé en premières noces le doc de Boofilers (1721 , et , devenue veuve en 1747 , s'était remariée en 1750 au maréchal. Gomme son époux , elle prit J.-J. Bousseau en grande amitié, et elle sut mcnagor, dit un biographe, la susceptibilité du philosophe avec tous les soins del'afieotion la plus vraie et la plus délicate. Veuve pour la seconde fois , la maréchale de Luxembourg se fixa à Paris , où sa maispn devint nn point lie réunion pour les personnes les plus dis tinguées de la cour et de la rillc. Elle avait dans sajeu nesse donné quelques prises k la médisance par une conduite plus que légère i dans l'âge mur, elle devint arbitre souveraine des bienséances, dn bon ton , de

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