‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 33 sur 145 · MA DO · texte numérisé non relu

MA DO

îii-4o ( pour la liste des ptèces inléressaotes de ce rolume Toir Biblinth. hîstor.

littér. de Struvius, tom. I, pag. 123).

J. André Schmidt en donna une deuxième édition, HelmsUdt ,1702; EpUtola de schoimrum antiquit. , ibid. , 1674 ; d'^ Coronis..,. sacrù et profanis , dissertation insérée par Gnerius, tom. VIII du Thés, antiq. roma' marum. On lui doit aussi plusieurs éditions:

le de Trhunpkis d'Onuphre Panvinio, avec notes et additions, Helmstadt, 1662, Padoue , 1681 ; la Chronique du. Montserein , ou de Latiterberg\ ibid. , 1665; in-4o • celle du monastère de Pagau , ibid. , 1665 ; la Chronique de DiÛunar , ibid. , 1657 \ V Histoire ecclésiastique d'Adam de Brème, ibid., 1670 ; la Ch»^niqae de Théodore Engelhus, ibid., 1671 , in-4«; celle de Gcrrais de Tilhmy : de Imperio romano^ etc., ibid., 1673, iD-4*'; enfin plusieurs ouvrages des Pères grecs et latins. ^

MADÈRE. ( Géographie. ) Cette lie de rOcéan Atlantique est située sous 32» 37' de latitode nord, et 19» 16' de longitude k Touest de Pans. Elle est éloignée de (46 lieues de la côté occidentale d'Afrique ; sa surface est de 66 lieues carrées. Ses côtes sont rocailleuses et bordées d'écueils ; Tintérieur est montagneux , rempli de rochers âpres et escarpés. Le Pico-Aui?o, la plus hante cime, est à 968 toises an-dessus de la mer. Les rochers sont volcaniques.

Le climat est chaud et agréable ; tous les Tégétaux des zones tempérées et de la zone équinoxiale croissent h Madère \ la culture est confinée le long des côtes, plus escarpées dans le nord que dans le sud ; la vigne donne la production la plus importante , et le vin forme la princip|le branche de Texportation.

La récolte du froment fournit à peine aux habitants la consommation de deux mois. La plupart des arbres indigènes sont toujours verts j on dit que , lorsque l'Ile fut décou* verte, en 1419^, elle n'était qu^une forêt; aujourd'hui la côte sud est presque nue , mais dans le nord les ravins ont conservé leur ombrage; des ruisseaux nombreux sil^ lonnent File.

Les Portugais , qui ont découvert Madère, en sont encore les possesseurs. On évalue la population k plus de 100,000 ftme). Les hommes sont généralement plus beaux que les femmes ; on y trouve des nègres esclaves et des mulâtres ; le commerce est presque tout entre les mains de maisons anglaises.

C'est toujours sur le bord de la mer, et

souvent h Tembonchure des ravins, que sont situés les villages el les villes ; mais , quand le terrain est fertile et que sa surface le permet , les maisonnettes et les jardins remon- . tent très-haut dans les vallées.

Fnnchal , capitale de Tile , sur la côte du sud , a une assez bonne rade ; c'est Ih que mouillent les vaisseaux européens qui viennent à Madère ou qui y relâchent.

PotTO-SiHTo, petite lie au nord de Madère, en dépend ; on y fait aussi beaucoup de vin.

Les Salvacbs sont des Ilots de lave absolument nus , inhabités , et situés plus près des Canaries que de Madëre. '

F'oyagBs de Bowdich ; Rambles im Madtira , /826 i PU», Account o Madeira. ETKlis.

* MADERNO ( Chaïlzs) . architecte , né en 1 556 k Rissonna dans le diocèse de Côme en Lombardie , mort à Rome en 162^ , termina réglise de Saint-Jacques-des-Incurablés , construisit le dôme et le chœur de Saint- Jean -des-Florentins , fit la façade de Sainte-Suzanne , et ayant obtenu le titre d'architecte de Saint-Pierre , fut chargé par le pape Paul V de l'achèvement de cette basilique. Des fautes choquantes l'ont fait accuser par Milizia (dans ses Memorie degli arcfUtetti ont. e mod. ) de lèse-architecture ; cependant il fut chargé de nouveaux travaux , tels que l'église de la Victoire, celles de Sainte-Lucie en Selceet de S^nte-Clairc.

Il finit le pahis de Monte-Cavallo'et celui du prince Borghèse à Ripetta ; epfin il est peu d'édifices publics à Rome, où il n'ait ordonné quelques travaux. Mais son plus bel ouvrage est le palais MafTei. — Madebho (Etienne), sculpteur, né en 1576 dans la Lombardie, mort à Rome en 1636, copia d abord les chefs-d'œuvres de l'antiquité.

Parmi les ouvrages de son invention , on cite un bas- relief représentant une bataille dans la chapelle Pauline à Sainte-Marie- Majeure, et le modèle du bas-relief en bronze qui représente l'histoire de la fondation de cette basilique.

* M ADGETT (N. ), traducteur et compilateur, d'origine irlandaise , mort à Paris vers 1809, a traduit de l'anglais, avec l'abbé Dutens, V Histoire de âfarlborough,pàT Lediard, Paris, 1806, 3 vol. in-8« ; et avec Barrère les Lettres politiques , commerciales et littéraires sur CInde par le lieutenant- colonel Taylor.^ Paris, 1801 ,in-8«.

'*■ MA DOC , deuxième fils d'Owen Guynneld , prince de Galles , a passé dans L'opi-

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nion de quelques personnes pour avoir découvert l'Amérique long-temps avant Christophe Colomb. Les chroniqi^es du pajrs rapportent qu'en 1 1 70 , privé de la succession au trône à la suite d'une guerre civile, Madoc quitta sa patrie avec une petite flotte ; qu'après quelques semaines de navigation vers Touest , il découvrit une terre où il trouva toutes sortes de choses néeessaires à la vie et de For , l'air frais et pur , les habitants tout h Cait différents des Européens ; qu'ily resta assez long'temps ; et qu en6n y ajant laissé 120 hommes, il revint dans son pays, d où il retourna ensuite avec une flotte de dix vaisseaux et un nombreux équipage, promettant de revenir ou de donner de ses nouvelles , mais qu*on n'eu a plus entendu parlc^.' * MADOX ( Tbomas ) , antiquaire anglais dtt 18* siècle ,a b^aueoup travaillé sur l'histoire des premiers temps de l'Angleterre.

Ses ouvrages sont : Recueil de chartes et titres anciens^ etc,^ depuis la conquête des Normands jusqt^à la, fin du règne de Htnn rill, 17U2, 1 vol io-fol. de 441 pag. :

ee recueil est connu sous le nom de Formitlare angUcanum ; Uistoire et antiquité de tEchiquier des rois d' Angtelerre ^ etc. , 1711 , in-fol. , et 1769, in-4» : Firma Burgi ( Essai sur les cités d'Angleterre ) \ Histoire des haronies , ouvrage posthume publié en 1735. Il mourut apparemment en 1726 , année où Robert Stephens , fut nommé historiographe royal à sa place. Le Muséum i)ritanaiquc conserve 84 volumes in-fol. et in-4o de copies faites par lui dans Tespacede trente ans. — Madox ( Isaac ) , prélat anglais , né à Londres en 1697, mourut en 1759. On a de lui une Défense de ta doctrine et de ta duscipUne de l'Eglise d*Jn^terre , etc. , et quelques Sermons , dont un en faveur de l'inoculation.

MADRÉPORES. (Histoire natut^lle.) Les polypiers pierreux, dont on formait 4ucienoemeal un genre sous ce nom , ont été distiiboésen beaucoup d'autres ge.nres , et forment aujourd'hui un grand ordre dans cette inuBensité de créatures ambiguës qui , sur les limites des règnes animal et végétal , doivent former un règne intermédiaire. Les niAdrépores jouent un grand rôle, ainsi que les autres polypiers pierreux , dans les (ïiangements qui s'opèrent sur divers rivages , par Taccumiilation très-prompte d'une infinité de dépouilles calcaires. ( Vofaz Po-

K.ypiBB8. BOBY DB SaiKT-ViSCBIIT.

MADRIGAL, l Littérature.) Ce mot n'a

pas d'analogue dans la littérature ancienne.

A quelle littérature Ta vons-nou» emprunté?

la question est encore à résoudre.

Il se trouve dans l'italien ei dans Tespagnol ; on lui attribue la même signifiGalicio daoLS ces deux langues, mai^ non pas la m^me étymologitt.

ASadriale ou madrigale sont synonyme en italien. Madriale , dit le cardinal Bembo, dérive de mandra , mot emprunté au grec par le latin , qqi signifie bergerie. De «landni , qui est entré dans la langue italienne , a été tiré mandriate , berger. Madriale uu madrigale ne signi^erait-il pas chant à Tusage des bergers , poème pastoral ? Le carac* tère de ce poème exclusivement conaacré à la tendresse ou à la galanterie, s'accorde assez , en effet , avec celui de la passion permanente que prête aux bergers la littérature du moyen âge.

Un autre étymologiste italien , Ferrari , prétend que ses compatriotes tiennent madrigate des Espagnols , et qu'il vient de madrugar^ se lever matin ; ce qui suppose que les inventeurs du madrigal chantaient comme le coq , dès la pointe du)our. 11 s'ensuivrait que madrigal veut dire chant du matin , comme sénérade chant du soir.

Le docte Huet pense que madtigale (c'e<i ainsi que nos pères ont long-temps écrit ce mot) pourrait bien venir àe martégale ^es^ pèce de poésie dont l'invention appartient aux martégaux , montagnards provençaux dont elle a retenu le nom, comine Xa gavotte a rifstenu «relui des gat'ots , montagnards du pays de Gap ctiez qui cette danse était en usage long-teiUps avant qu'il y eût à Paris une Académie royale de danse et de musique.

Ménage hasarde une autre étymologie :

Madiigal est le nom d'une ville d'JËspagne ; le madrigal n'y aurait-il pas été inventé et n'auraitil pas pris le nom de cette ville comi^ notre vaudeville a pris le nom du VaWe-Vire , qiui fut son berceau ?

La moins plausible de ces étymologies n^est pas celle de l'évêque d'Avranche. Mais que le madrigal nous ait été laissé par des berge» provençaux , ou italiens , ou castillans , -son caractère n'en est pas moins le même ; oocupo^s-nous'Cn.

Le madrigal est pour la galanterie , ce que l'épigramme est pour la malignité , un petit poème qui souvent n'exprime qu'une pensée. Comme l'épigramme , il n'est assujetti à aucune règle particulière quant an rithme et à l'ordonnance j comme elle, il doit être

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«art : nuôfl il » admet pa» ceite facture laborieusç qu'elle semble affectionner , et qui donne tant de prix Ik certaines épigrammes de J. B. Rousseau et de Le Brun.

Le naturel et la facilité , voilà les qualités qui conriennent au madrigal. Enfant du «air plus encore que de Tesprit , il ne doit pM porter le sccan du traTatl : il doit avoir wlai de Tinspiration , mais non de la re-* ficrchc. Cesl le mérite de ces vers :

TiBarctte ê*n eit allée. Liante , méprisant nnes aoapin et mes pleur»,

Laiue mon ame désola

A la merci de mes douleurs.

J« aap^i jamais qu'un jour elle eût l'envie De finlrde mes maux le pitoyable cours ;

Vais je Taimafs plus que ma ?la,

El je la Toplt tons les jours.

Cei Yen, eitraits d*une églogue de Ség"M, fo&tan madrigal parfait. Le madrigal aa ^està la pastorale ce que Tépigramme esta la satire, une miniature du genre.

Intenlire la recherche au madrigal, ce not pas en exclure Tesprit; on peut Vj ^er, mais il ne faut pas qu'il s'j montre.

■ueo de plus spirituel que les madiigaui de Marot, mais rien de plus naturel que le style <^iu lequel il exprime ses ingénieuses pen-

Vn doox eoneroi avec un doux sourire

Cit taat lionneste ; Il le vous faut apprendre.

Qnal est d'oui . ai «inlec k le dire ,

wsToIr trop dll je voudraix tous reprendre ,

I*»a qve je sois ennuie d'entreprendre

l>'8Vftlr le fniit dont le désir me polnct ;

Vais je voudrais qu'en me le laissant prendre,

ÎOM ma disiea : Non, vous ne Taures point.

D est à remarquer que les poètes qui ont f^tundans Tépigrateme ont réussi de même ■^ le madrigal. Cest naturel : dans l'un cil «lire genre , le talent consiste à rendre 'c nriem possible une seule idée dans le ««wûttdcf ers possible.

"cs po^es aussi courts ne souff'rent au- ^oe imperfection ; dès qu'ib ne sont pas txedlents, ils sont mauvais.

*^iix bons madrigaux ont été faits par ^de DOS poètes les plus décriés , Ottin et ^don. Cela n^pas rétabli leur réputation; ffp«ndant le mai'quis de Saint- Âulaire doit « nenne à un madrigal , et pourtant il avait '^»l aussi d'autresvvers , et ces vers étaient ^wais. ,

Plus d'une pièce intitulée épigramme chez •« anciens sont de vrais madrigaux. N'en

est-ce pas on que cette épigramme de Martial ?

Cunt peferet diitces audax Leandrus amorês

Êtfessus tumidts jam premeretur uquis ; Sic miser instantes affatus dieitur undas.

. "Pareiie dum propero ; mergtte dum redeo.

Léândre, conduit par l'amour, En nageant disait aux orages :

Laisset-moi gagner les rivages ; Ne me aoyea qu'i mon retour.

VOLTAIBB.

Ce sont des madrigaux aussi que certaines odes d^Anacréon. C^est faute d'un nom spécial que les anciens , et cela se rapporte à la littérature latine autant qu'à la littérature grecque , donnaient à ces pièces le nom d'ode (chant) , ou celai d'épigrainme (inscrip. tion)^ qui ne qualifient pas leur nature.

N'est-ce pas un véritable madrigal que cette ode imitée du poète de Téos ?

De la brilltflite jeunesse Tu possèdes la fratcbeur, Et quand ma main te caresse , fie* cheveux blancs te font peur.

La guirlande que tu poses Sur ton sein dans ce moment.

Te dit que rien n'est charmant Comme un Ijs parmi les roses.

ÂHSOR.

Pourquoi ne pas étendre à la courtoisie ce qu'on a fait jusqu'ici pour la galanterie, et ne pas donner , par opposition à épigramme, le nom de madrigal à toutes les petites pièces qui ei priment une pensée flatteuse pour la personne à qui elles sont adressées ? Voltaire a improvisé à la toilette de Frédéric les vers suivants :

Ami , vois-Ui ces cheveux b)anea Sur une tête que j'adore?

Ils ressemblent k ses talents : ' Ils sont venus avant leur temps, El cumme eux ils croîtront encore.

Et l'on ne sait comment classer cette pièce dans notre littérature. Comment y classer aussi ce quatrain adressé par M: de Bouflers à Jérôme Bonaparte ?

Sur le front couronné de ce jeune vainqueur.

J'admire ce qu'ont fait quatre ou cinq abs de guerre; Je l'avais vu partir ressemblant â sa sosur; Je le vois revenir ressemblant A son frère.

Puisque le madrigal ne doit exprimer que de3 idées et des sentiments inspirés par des femmes , citons celui-ci comme modèle ; il accompagnait le don d'un éventail •

Dans le temps des chaleurs extrêmes , Heureux d'amuser vos loisirs ;

MAER

J« saurai près de voasttppeler los séphlrs , Le« amours j viendront d'eux-mêmes.

Ces vers sont charmants : un grand personnage qui les trouva tels , les ayant transcrits sur réventail d'une des femmes les plus malheureuses qui aient jamais régné, les gracieuses et les plus courtisans nliésitèrentpas à les attribuer au transcripteur : et, sur cette garantie , un libraire 4 qui n'avait pas une érudition plus étendue que la leur, les a fait entrer dans une édition des œuvres choisies de cet Anack^on couronné. Mais il n*en est pas d*un madrigal comme d'une province , qui , bien qu'illégalement acquise , finit par rester au plus fort'. Nous n hésitons donc pas restituer celui-ci au poète Le Mierre , dans les œuvres duquel il figure, au fait> depuis 1774.

Le chef-d'œuvre de ce genre est, sans contredit, ce madrigal adressé à la princesse Ulric de Prusse , par Voltaire :

Souvent un air de TcHlé Se mêle au plus grossier mensonge j Cette nuit, dans Terreur d*an songe , Au rang des rois j'étais mout^.

Je vous aimais alors , et j'osais toqs le dire !

Les dieux i mon réveil ne m j>nt pas tout ôté : Je n'ai perdu que mon empire.

Arbolt.

* MiECANlUS(LcctusVoLucius) , jurisconsulte romain du deuxième siècle, fut précepteur de fempereur Marc-Aurèle, l'ami et le conseil d'Antouin - le - Pieux. Gravina le croit auteur du sénatus consulte appelé f^olusien. 11 avait composé plusieurs ouvrages importants dont on ne connaît plus que les titres: de Fidei-commissis lib. XI f^ f de Quœstionibus lib. singuiatis. On lui attribue l'ouvrage de Asae , que Gronovius a publié k la suite de sou traité de Sesterciis , Lejrde, 1601 , in-8<* , et que Graevius a inséré dans son Thésaurus antiquitatwn romanarum , tom. Il ; mais cet écrit est d'un autre jurisconsulte du même nom ^ disciple de Papinien.

* MAENNL ( Jacques ) , graveur en manière noire , né à Vienne en 1694 , fut chargé vers 1722 de graver tous les tableaux de la galerie impériale. Il en avait déjà exécuté trente lorsque sa mort, dans un .âge peu avancé , et celle de Lauch , inspecteur de la même galerie , arrêtèrent cette belle entreprise. Les planches terminées ne font pas une suite complète ; elles sont au nombre de trente-et-une , j compris le portrait de Charles VI , et sont devenues très-rares.

* MAERLAJSD(Jacq. VAN) poète chro-

Qiqueur, né en 1235 à Damme, près Brages , selon quelques auteurs , mort dans cette ville en 1300, a été nommé à bon droit le ' Père des poète s flamands , l'Ennius hollandais. Chargé par Florent V , comte de Hollande , d'une Histoire universelle dans la langue de ce pays , Maerland crut ne pouvoir pas mieux faire que de traduire en rimes flamandes le Spéculum histonale da Vincent de Beauvais , et termina ce travail de 1233 k 1296. Des deux parties dont cet , ouvrage se compose , la première seulement a été publiée , Leyde, 1780-85 , 2 volâmes in-8o,par MM. Cligne! et Steenwinkel ; tout Touvrage potirra former 6 volumes quand il sera terminé. Maerland a composé en outre :

Rjrmbjrbel^ ou Bible rimée^ écrite vers 1720 j Bestiaire , ou Fleurs de la nature ; F'û de saint François, , traduite du latin de saint Bona venture; Fleurs ou Sentences d'Arioste , ou le Mjrstère des Mystères ; la Guerre de Troie , ou Prophéties flamcuides , mentionnées dans le Miroir historitjue , mais qui paraissent perdues ; JVapen Martyn , dialogue entre Tauteur et Martin, Anvers 1496, très-rare; les Dry Gaerdèn^ ou les Ttx}is jardins ; ibid. , 1480 et 1550. f^oyez Paquot, Mémoire pour sentir à l'histoire littéraire des Pays-Bas , tom. 2, édition in-fol., pâg. 99, et Ménage , Dictionnaire étymologique , au mot Espiègle , pour juger des motifs qui ont déterminé les continuateurs de la Flandria illustrata de Sunderus , et Foppens dans la Biblioth. belg. à vouloir prouver l'identité de Maerland avec le personnage comique de Tyl XJilespiègle , d'où s^est formé le mot espiègle , et dont la vie se trouve dans la Bibliothèque bleue.

^MAESTERTIUS(Jacq.) , jurisconsulte distingué , anglais d'origine ( Maisterton) , né en 1610 à Termonde en Flandre, mort professeur de droit h Lejde en 1657 , a laissé , entre autres ouvrages : Tractatus de scnatus-consulto Velleiano , Leyde , 1630 , in-8o ; de Emptione et Fenditione , ibid. ; de lege Commissorid inpignoribus ; de Cornpensationibus , et de secundis Nupliis ^ ibid-, 1739, in-8o ; de Justitid romanarum legum lib. II, ibid. , 1634-1647 ,in-12 ; de Fiac Potestate quam j'un's gcntium conventiones habent, etc., jure populi romani^ ibid. , 1640, in-4^. Il avait quitté la religion catholique pour se faire protestant.

* MAESTLIN (MicHEi.) , célèbre astronome allemand , né dans le duché de Wirtemberg, mourut en 1590. On cite de lui en-

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\n autres ouvrages : de steliA noud Cassiopeié ; Epkemtriàles ; Thesis Je Ech'psihus / Epiiome Jstron. , etc.

* MAETS ( Châeles de ) , minbtre et professeur eo théologie à Ûtrecht , né en (597 à Lejrde , où il mourut en 1651 , a laissé , entre autres ouvrages : Decïaratio epologetica conttxt Marœsium , Sylv'a <juœs' tionum insignium , Utrecht , 1650, in-l».

La principale question qu'il j traite , question assez digne de Tesprit du temps , est de savoir s'il est permis aux hommes de porter les cheveux longs. — Mabts (Charles Louis), professeur de chimicàTuniversitéde Leyde, né à Utrecht dans le 17* siècle , a laissé : Prodt'omus chjrmiœ rationalis, etc. ^ Leyde , 1684 , in-6o ; Praxis chymiatrica rationalis^ ihid. , 1687 in-8«.

* MAFFEI (Ràfhâsl), savant littérateur, connu aussi sous le nom de Raphaël Volatetvanus ou F'oltetfnn^ né vers le milieu du 15» siècle à Volterra en Toscane , mort dans cette même ville en 1522 , consacra toute sa vie à rétode , et a laissé un grand nombre d*oavrages dont le recueil a été publié à Rome en 1506 , in-fol.

"^MAFFEI (JsÂir-PiBaRE), savant jésuite, né à Bergame en 1535, commença ses étades dans sa patrie , vint ensuite les achever k Rome , aecepta la chaire d'éloquence à Gênes em. 1563, et l'année suivante fut nommé secrétaire de la république : mais tout à coup il revint ^ Rome , entra chez les jésuites en 1565 , succéda à Perpiniano dans la chaire d'éloquence du collège romain, publia successivement plusieurs ouvrages historiques et biographiques , et mourut à TivoU en 1603. On a de lui Historiarum in^ dicarum UbHXyiy Florence, 1588 ; Cologne , 1589 , ibid. , 1593 , in-fol. \ cette édi'' tion est la meilleure. Amauld de La Borie et Tabbé de Pure ont donné de cette his*^ toire une mauvaise traduction française ; mais elle a été beaucoup mieux traduite eu italien par Fr. Serdonati , Florence ou Ve^ Oise , 1589 , in-4« ; Bergame , 2 toI. . 1749 , in-4o : la meilleure édition de cette traduction(Milan , 1806 , 4 vol. in 8» ) faitpartie de la CoUection des classûfues italiens. Mafiei nous a laissé aussi : de Vitd etMoribus sancti Igruttii Loyolœ Uhri III ^ Venise, 1585, in-8o, ouvrage souvent réimprimé, mais dont la meilleure édition est celle de Padouc, Comino , 1727, petit in-8o, traduit efi français par Michel d'Esne , 1594 , in-S» j /* ^ite de Xf^Il S3. confessori^ Rome, Tofne 15.

1601 J in-4o J gli Jnnali di Gt'egorio XIII , ouvrage laissé imparfait par MafTei , et publié k Rome en 1742, 5 vol. in-4'> , par Ch.

Coquelines , avec une savante préface. Les ouvrages latins de MaflTei ont été publiés à Bergame, 1746, 2 vol. in-4<», par Tabbé Pierre-Ant. Serassi.

"MAFFEI (PAtft Alex.), savant antiquaire et littérateur^ né à Volterra en 17 16, a laisse les ouvrages suivants : Raccolta di statue a/if.é mot/., etc., Rome, 163 planches; Gemme antichejigurau^ ibid., 1707 , 4 vol. grand in-4«; Apologia del diario italico delP. Bernard. Mont/aucon, etc., Venise, 1710, in-4«>, sous le nom supposé de Riccohaldi Romualdo, bénédictin; la Vita di S. Pio Vy papa^ Rome, 1712, in-4o, estimée ; Vlmmagine del vescouo rappresentata nelle virià di Bossuet, ibid , 1705 , in-fol. ; la f^ie de la princesse Camille Orsini Borghèse ^ terminée et publiée par Fontanini. L'édition des Satires de Q. Sectanusy Amsterdafen (Rome), 1700 9 2 vol in-8o , publié sous le nom supposé de P. Antonianus , lui a été souvent attribuée ; mais suivant M. Barbier elle est due au Père Em. Martinez (voj-ez le Z)/ctionnaire des Jnonjmes^n^i 21, 30B, deuxième édition ).

* MAFFEI (le marquis Albxàkdbb), né à Vérone en 1662, mort à Munich en 1730.

eut pour parrain l'électeur de Bavière, qui l'admit à l'âge de neuf ans parmi ses pages.

£nti*é en 1583 dan^ un régiment de cavalerie , il eut bientôt occasion de se signaler , et parvint jusqu'au grade de feld-marédial de l'électeur de Bavière. L'empereur, satisfait de la part qu'il prit depuis h la victoire qu'il remporta sur les Turks devant Belgrade, lui accorda également le brevet de feld-marécbal de ses armées. Ses Mémoires ont été traduits de l'italien par J.-Fr. Séguier, la Haye, 1740, 2 vol. in- 12, etc.

* MAFPEI (FBAHq.-SciPioK ), célèbre littérateur , frère du précédent , né à Vérone en 1675 , s'adonna de bonne heure h la culture des sciences et des lettres , entra comme son frère , au service de la Bavière , fit la campagne* de 1704 avec distinction, et abandonna ensuite la carrière militaire pour reprendre celle de la littérature. Après avoir créé avec Apostolo Zeno un journal destiné à améliorer les belles lettres en Italie, il s'occupa également de la réforme du théâtre national, alors presque entièrement abandonné aux bouffons, et composa la tragédie de Mérope, h laquelle Voltaire est convenu d'avoiç

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