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dit à sa femme que Fange Gabriel lui était apparu la nuit précédente sur la montagne, Tavait appelé apôtrt de Dieu , et lui avait ordonné, au nom du Créateur de toutes choses , de dire et d^annoacer aux hommes les vérités qui devaient lui être révélées.
Pendant que Kadidjah et les autres membres de la famille , à leur retour à la ville , répandirent cette confidence , son mari recevait les prétendues révélations du messager céleste et les communiquait successivement.
U eut bientôt des prosélytes , parmi leiquels son cousin , Ali , fils d'Abou-Thaleb , son esclave Zaid , un scheik nonuné Abou-Bekr ( qui , dans la suite , succéda au prophète et fut le premier khàljfe), Otbman ( depuis 3« kbàlyfe) Saad, Zabaï et Talha furent les premiers ii se déclarer. Pendant trois ans Mahomet se borna à propager secrètement sa doctrine ; mais au bout de ce temps il déclara que Dieu lui avait commandé de Tannoncer publiquement à tous les hommes.
Il avait consigné toutes ses révélations dans ■n livre appelé par lui ou par ^es disci* |>les al Koran ou le Coran ( la Lecture ), ou Kitah Jllah ( Livre de Dieu ) , ou £elam Schrejrf ( Parole Sacrée ). Mahomet voyait le nombre de ses sectateurs augmenter chaque jour, lorsqu'une forte opposition se forma contre lui parmi les plus considérables personnages de sa tribu. Obligé de s'enfuir de la Mekke^ plusieurs reprises , il finit par abandonner tout à fait cette ville et se fixa dans celle d'Yatreb , où ses sectateurs lui avaient ménagé une retraite sûre , et qui dans la suite prit le nom de Medinat-alNaby { Ville du Prophète ) , ou simplement Médine , comme on Tappelle aujourd bui. C'est de cette dernière sortie ou fuite delà Mekke que commence rère des mabomélans appelée en arabe hedjiah (hégire), qui signifie* fuite. Etabli iî Medine , où ses principaux disciples vinrent le joindre , et où il épousa sa seconde femme, Aicha, fille d' Abou-Bekr (Khacidjab étant moile depuis neuf ans ), Mahomet jugea que le moment était venu de consolider l'islamisme par des instiln-' tiens régulières et stables , avant d'entreprendre aucune guerre pour détruire l'idol&trie et imposer la nouvelle croyance par la force. Après avoir formé une union sacrée et indissoluble entre ses disciples mohadjeri ( les réfugiés de la Mekke ) , et oatari { les auxiliaires ou les sectateurs de Mé* dine) , il institua le kehla , c'est-à-diré l'obligation pour tous les croyants , en faisant
la prière , de «e toomer du cdté de h Mekke , au lieu de regarder , vers Jérusalem comme . ils l'avaient fait juaqu'alers ; puis il ordonna le jeune du ramadhan {mois de Tannée lunaire des musulmans). Bientôt Mahomet commença' les hostilités avec ]»
Coraischitet et successivement avec les autres trihns alliées de celle-ci. Après une longue guerre , soutenue avec des succès divers , il s'empara d'une partie de l'Arabie et de la ville de la Mekke , où il fit son entrée le 12 janvier 630 de l'ère chrétienBe. Uyfat reconnu souverain spirituel et temporel, reçut le serment de fidélité de tout le peuple assemblé , fit sept fois le tour du temple de la Caabah , fondé par Abraham ( Ibnhim ) , suivant la croyance des Arabes , et y étant entré , il en détruisit les idoles su nombre de 360 , sans épargner les statues d'Abraham et d'Ismaël , malgré le respect qu'il affectait pour ces deux patriarchei '■ pour purifier ce lieu saint il se tourna de tous les côtés en criant et en répétant à haute voix JUa-akbar { Dieu est grand ) ! pub il fit l'ablution et la prière , selon le rit qu'il avait établi à Médine, en dedans et en dehors , et termina cette solennité par une allocution à son nombreux auditoire. On proclama en son nom une amnistie générale dont il n'exceptait que quelques individus , hommes et femmes. Il resta quinze jours à la Mekke pour régler les affaires de son gouvernement et de sa nouvelle religion , établit dans cette ville un gouvernement et un imam ou pontife : après quoi il se livra tout entier au soin d'étendre ses conquêtes et de propager l'islamisme. Ses principaux disciples à la tête de plusieurs corps d'armée , se dirigèrent à cet effet sur les points les plus importants de toute TArabie et des codtrées circon voisines. Dans l'an 9 de Th^ire ( 630-3 1 de Jésus^hrist appelée 1 année des ambassades ) , Mahomet reçut k Médioe , où il avait fixé le siège de son empire , des députés de plusieurs princes et tribus arabes qui se soumirent à aos armes ; les autres furent bientôt réduits par la force , ou par la crainte ; et , dans une dernière expédition dirigée vers Damas contre les Orea^ qui s'enfuirent à son approche, il se contenta d'imposer des tributs annuels aux peuplades qui résistaient encore, leur fixsot d'ailleurs un délai pour se déterminer à embrasser l'islamisme après en «voir médité la doctrine. De retour à Médine , il publia des règlements rolatils au pèlerinage de U
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leàke , un det point» les pliu impoilAots delà loi mosulmanc , «t aocomplit lui-même ce deToirdant la 10* année de Tb^gire (631- 32 de Jésoft-Christ), accompagné de toute sa onison et suiyi de 114,000 pèlerins , accoufBs de toatet les parties de TArabie. Son eitrée dans la ville fut un nouveau triom* pk; il remplit dans cette occasion les fiuidions d'imam , et termina la solennité pir la réforme de l'ancien calendrier arabe.
De cette époque la carrière politique et religieuse de Mahomet, n*ofire plus aucun évé- ■enent important. Deux mois après son relov k Médine , se trouyant cbei une de se»
feauBCi ( il en avait épousé plusieurs depuis la mort de Khadidja ) , il fut attaqué d*un mleat mal de tête accompagné d'une fièvre ardente ; et , après quinze jours de cruelles soQ&aaces ^ il expira le 13" jour du i" mois delà 11« année de lliégire ( 8 j.uin 1632 de J^sw-Clirist ). Sa mort causa un grand tu* ■rite à Médine. Le peuple qui assiégeait sa porte ne pouvait croire qu'il fût mortel , «(prétendait qu*il avait été enlevé au ciel.
Onar , Tun des principaux disciples du propkète,eonfirma ce sentiment et menaça d*exteminer ceux qui soutiendraient Topinion coDtraire. Le cadavre , au milieu de ce conl)t,restatrob jours sans sépulture. Enfin Al)oa-Bekr, qui fut ensuite le successeur de Mahomet, rétablit le calme en aifirmant ^ le in'opbète , sujet k la mort , comme lei autres hommes , avait rempli sa destinée. Le corps lavé et revêtu fut exposé aux homnages et aux prières des musulmans. On creusa ensuite une fosse sous le lit même où la mort était venue le frapper et on Vy déposa. Il est renfermé dans un édifice ou tûdbean en pierre d^une construction simpfef appelé turàéy qui se trouve placé au ccBlre d'une superbe mosquée , fondée par- ^ kkllyfe Walid 1*^ ( on croit que le tombes! a été détruit en 1804 parles Wchh9tôei , vojrez ScflBixH MosAMMBD ). On peut CMsoller, pour avoir plus de détails sur MaliMiet, sa i/itf en anglais par Prideaux, l697,in-8oj une antre, tirée des annales ^ Aboulfeda et publiée par Gagnier sous ce titre : Umael Alhufeda de vif 4 et rébus gesr tiiMohammed/ê , 0«ford , 1723 , in-fol. ; la ^it Je Mahomet , traduite , etc. , par le nive Gagnier , Amsterdam , 1732, 2 vol.
10^12 ; Mahometis , auctoris Alcorani vite, etc. , en tête de Touvrage de Marassi {vQjrei ce nom ) intitulé : P/^otifomus ad ^Htaiioaem Alcotuni; la f^ie de Maho-
met , etc. , par Boulainvilliors , Londres , 1730 , et Amsterdam , 1731 , in-8o ; Histoire de la vie de Mahomet , etc. , par Turpin , Paris , 1773-79 , 3 vol. in.l2. On trouve encore une vie complète de Mahomet dans V Histoire universelle , traduite de Tanglais, tom. 41 ; un assez bon abrégé dans Vlntro^ duction anglaise du Coran , par Sales , 1734 , 1751 , in-8«, et à la tête de la versiou der.<#/coni/t , par Duryvert édition d'Amsterdam , 1770, 3 vol. in -80. Voltaire a fait de Mahomet le sujet d*un de ses chefs-d'œuvre dramatiques.
* MAHOMET ou MOHAMMED 1er ,5« sulthan des Turks olhomans dans le 15* siècle , fils de Bajazet I«r ; était à Amasie lors de rinvasion de Timourleuk ( Tamerlan , vojrez ce nom ) , et échappa aux malheurs dont son père fut victime. Moussa , que Timonr avait reconnu empereur d'Asie 9 et Solcjrman , que le vœu de la nation avait rendu maître des provinces de la Homélie , se disputèrent le trône , et Mahomet , paisible spectateur de leur querelle , en attendit le résultat qui fut la mort successive de ces deux compétiteurs. Il devint seul possesseur de toutrempireothoman en 14 13, et mourut en 1421 ( Tan 824 de Fhégire ) à 1 âge de 47 ans. Il est le premier sullhan qui eût une armée navale , et qui osât attaquer la république de Venise , alors toute-puissante.
* MAHOMET II, 7* sulthan othoman, fils d'Amurath II , monta sur le trône par la volonté de son p^re en 847 de Thégire (l 443) à rage de 13 ans. Amurath s'aperçut bientôt que les rênes de Tempire étaient confiées h des mains trop faibles et il reprit le sceptre en 850 (1446). Mahomet, fils religieux , ne remonta sur le trône qu'à la mort de sou |>èreen 1451, et sa vie ne fut plus qu'une suite de triomphes. Vers la troisième année de son règne il marcha sur Constantinople à la tête d'une armée de 300,000 hommes , composée de soldats de toutes les nations , et au bout de 55 jours emporta d'assaut cette ville magnifique que défendait en personne son brave et malheureux empereur Constantin Dracosès , qui périt en héros les armes à la main. Mahomet fut moins heureux en Albanie contre le fameux Sconder- Beg , et au siège de Belgrade qu'il entreprit en 1456, et qu'il lut obligé de lever après des pertes considérables. Mais de 1460 k 1487 il étendit les bornes de son empire en s'emparant de Sparte , Athènes , Corinthc , l'empire de Trébisondc 1 Lesboj , les