‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 47 sur 145 · M A HO · texte numérisé non relu

M A HO

MAUO

princtpttutés de Bosnie et de Caramanie , Tile de Négrepont , Tocat daus la Natolie ; Caffa est enlevée aux Génois ; la Crimée , la Géorgie et la Circassie sont rendues tributaires ; la Moldavie , TAlbanie , les lies de r Adriatique , l<^Fnoul et la Dalmatie envahis î Venise est humiliée, Tltalie épouvantée, et enfin Otrante prise en 1480:

peut-être l'Europe entière ne fut sauvéeque par la mort de Mahomet , en l'an 886 de rhégire (1481 de Jésus-Christ ). On a sous le nom de cet empereur des lettres écrites en syriaque , en grec et en turk , traduites en latin par I^andici , dievalier de Rhodes , Lyon, 1520, in-4* ; et dans la collection d'Oporinus , Q^e , 1554 , in- 12 ; Marbourg, 1604*, in-8o ; Leipsig, 1690, tn-12. LWûtoire de Mahomet //a été donnée par Guillet , Paris , 1681 , 2 vol. in-12.

* MAHOMET. Foxex Mbbbmbt et Mohammed.

MAHOMÉTISME. {Histoire politique et religieuse, ) Les établissements de cultes ou leurs réformes , qui ont eu pour résultat de partager Tarbre religieux des nations en plusieurs branches , ont été les plus grands évévements de l'univers. Plus d'un empire j trouve son origine, ce qui ne saurait exciter aucune surprise , presque tous les 4égislateurs s'étant crus obliger de demander au ciel leurs lettres de créance. Minos se disait fils de Jupiter. Quand les sociétés étaient au berceau, quand les progrès, encore lents quoique graduels de l'intelligence de l'homme , rendaient la force physique partout prépondérante , on sentit la nécessité de plier les volontés diverses sous une loi commune ; mais les sacrifices ne pouvaient être commandés qu*au nom d'une autorité supérieure à toutes les autres. Les premiers systèmes politiques qui ont régi notre espèce , se sont donc trouvés naturellement liés à des systèmes religieux. Pour s'exprimer avec exactitude , les gouvernements ont commencé par des théocraties plus ou plus compactes. Les États-Unis de l'Amérique du nord ont absolument déroge à cette loi , et , s'ils ont mis sous la protection divine les droits de Phomme social , ils n'ont reconnu ^ aucun culte par spécialité sur une terre qui les appelait tous à une égale protection.

Ce qui était possible dans les États- Unis en 1770 ne l'était ailleurs dans aucun des âges précédents. Ou ne pouvait attendre quelque chose de pareil que de cette philosophie qui a parlé aux hommes graves et

sérieux du cengrès américain. Avant de se passer d'une intervention céleste, l'œuvre législativeb a besoin que la conscience des peuples , qui vient aussi d'en haut , se soit éclairée sur leurs vrais intérêts. Mahomet conçut la pensée de dicter un code à ses compatriotes, ou plutôt de s'en proclamer le chef; il apparaissait danf le sixième siècle de notre ère ; il ne lui restait qu*à parler au nom du eiel. Plus sa position était obscure, car, bien qu'appartenant à one tribu distinguée, il devait le jour à une fomille indigente , plus devait être élevé le pouvoir auquel il allait den^nder une force. Jusqu'à ce que la présence de celle-ci se manifestât, l'héritier de dnq chameaux n'avait rien à démêler avec les Arabes.

Retiré dans la solitude de Madian , Mobe s'y livra à des méditations profondes , plus tard solemnisées d'une manière édattnte dans les journées d'Horeb et de Sinaî. Le fils d'Abdallah vécut aussi ignoré pendant quinze ans : la grotte du mont Hnra lui servit de retraite , et sans^ doute il s'y prépara au grand rôle dont il avait accepté ou pris l'investiture ; car qui ne sait que tous les personnages qui ont laissé des traces fortement imprimées de leur course sur la terre ont eu foi en eux-mêmes ?

D'où lui était venu le désir d'entrer dans une telle mission ? Qui lui inspira l'espoir d'un succès contre lequel allaient s'armer toutes les préventions humaines ? Nous sommes persuadés quil dut Tun et l'autre à la contemplation même des obstacles qu'aurait . bientôt k dévorer son ame ardente.

Les succès des fondateurs ou réformateurs religieux ne sont jamais plus certains que dans des temps dTdol&trie et d'aberration intellectuelle. Lorsqu'un culte a été soustrait à son intention primitive , lorsqu'i^ s'at laissé couvrir de superfétations qui le dégradent , et qu'il se montre infidèle à ses propres préceptes , il a bien des côtés faibles ; alors aussi il est facife d'y faire brèche : véritable question de temps que les grands génies se chargent bientôt de résoudre ; car , en matière de religion , l'opportunité parmet seule de bâtir ou d'abattre.

Deux cultes se partageaient le pays de Médine , de la Mekke et de l'Arabie entière.

L'un était le judaïsme , auquel les descendants d'Ismaël avaient emprunté plusieurs traditions corrompues dans leur source :

ainsi s'était formée la religion des Koréisihiles , tribu qui était celle de Mahomet ;

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