‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 51 sur 145 · MAIE · texte numérisé non relu

MAIE

M AIR

nt 90Û eiitteoce , deiiie<ir« aa nombre dos suppositioos admises comme faits iocontestiblts. M"» de Mainteooo profila de sa fa- Teur pour faire du bien aoi pauvres et à ses sons ; mais on lui reproche avec raison d^avoir sacrifié k ces damiers des hommes du premier mérite , tels que les Venddme 4 les Catinat. Elle eut le tort bien plus grand de simmiscer aux affaires de VÉtat, et de con*cottrir imprudemment à faire prendre par <:eHains prêtres un ascendant démesuré sur Tesprit du rieuse monarque. On regrette enfin de né pouvoir excuser toutes ces fautes par les bonnes intentions qui la dirigeaient ni par les profusions de son inépuisable bienfaisance. Déjà une triste expérience latait désabusée des illusions d'une grandeur si chèrement p^jéc , lorsqu'elle sollicita du roi ( 1666 ) la fondation de la maison de Saint^yr pour les filles nobles et pauvres.

C'est dans cette noble retraite que la veuve de Louis XIV mourut en 1719, au milieu des dames dé Saint-Louis. La Beaumellcfa publié ses Lettres^ Nancy, 1752, 2 vol.

iii-12; Amsterdam, 1756, 9vol. in- 12; une nonrdle édition a été publiée enl807, 6 vol.

ia-12, avec une notice de M. Auger : une autre édition de 1815 , 4 vol. in-8* ou in-12« n'est <)ue la réimpression partielle de celle dr 1807. On a publié en 1826 t Leitreà inéditei de madame de Maintenon et de madam9 des Ursins , 4 vol. in-8«. M<°«deltfainienon i composé aussi Y Esprit de t Institut desfiUtà de Saint-Louis , publié par elle en 1699, in- 12, et 1711; réimprimé par Bebonard , 18C)8 , in- 18 et in- 12. On peut voir pour les dctails'dc sa vie les Souvenirs de M"« de Caylus ; les Mémoires de La Beaumelle ; la f'iede madame de Maintenon par Caracdoli, I vol. in-12, 1786; Madame de Maintenon peinte par elle-même { par M»« Snard ), 18lO,in-8o; et V Histoire de madame de Maintenon par Lafont d'Aus- «ouDC, Paris, 1814,2 vol. in-S*. M"» de Genlis a publié un roman historique intittdé : Histoire de madame de Maintenon ^ Paris, 1814,2 vol. in-8«.

* MAIOLO (Siiiok) , savant canoniste et compilateur , évèque de Volturara dans la Capiunate, né à Asti en 1520, mort vers 1597, a donné une édition revue et corrigée du commentaire de Guill. Durand sur les actes du concours tenu à Lyon en 1274, Fano, 1569,in-4«.

* MAIRAN (JtA«- Jacques DORTOU.S

nx) , physicien , mathfimaticien et littérateur distingué né à Beziefs en 1678 , mourut en 1771. On a de lui une Dissertation sur la glace y Paris , 1740, in-12, traduite en allemand et en iUlien ; Ttaité de l'awnré

boréale, Paris , 1 73 1 , in4<» ; Lettres au Pèt^ PaiTenin , etc. , Paris , 1770 , in-8« ; et sous le titre de Lettres d'un missionnait^à Pékin, ibid., 1782 , in-8*; Éloges des acadétniciens de C Académie rtryalé i^es sciences , Paris , 1747 , In- 12. Voltaire le consulta souvent, et il exista entre ces deux personnages un commerce d^amitié et d*estime qui ne se démentit jamais.

* MAIRAULT (Anainr MAi?âicx nt) , IK^ térateur, né à Paris en 1708, mort dans cette ville en 1746 , prit part à la rédaction des Observations et des Jugements sur Us éci^fts modernes de Tabbé Desfontaines, avec qui il était lié. On connaît de lui : Relation fie ce qui s'est passé dans le rojraume de Ma- 9'oc de 1727 à 1737, Paris, 1742, in-12; ùè Pastorales de Némésien et de Calpurnius , traduit en français, Bruxelles (Paris), 1744, in-8«; Lettre en réponse aux critiques de sa traduction de Calpumias, in-12.

* MAIRE ( CnaisTOPBB ) , jésuite , habile mathématicien, né en Angleterre, où il mourut en 1760, était recteur du collège des Anglais à Rome, quand il fut choisi, en 1750, par le cardinal Valenti, pour accom* pagner le Père Boscovich , dans le voyage entrepris pour mesurer deux degrés du méridien en Italie. Après cette opération , qui ne fut terminée quVn 1753 , les deux voya« gears rédigèrent , chacun de leur côté , leurs observations , et composèrent Touvrage intitulé : de Littrrdrid expeditione per ponti*

ficiam ditionem , etc. Sur les cinq livres qui en font la division, le Père Ma^'e est auteur du deuxième et du troisième. On a encore de lui trois Obsen»ations d'éclipsés (de 1749 et 1759) , en latin , insérées dans la Stoiia letier. d^Jtalia^ tom. 40, p. 373 et suivantes. — Maieb ( Charles-Antoine ) , né en 1694 au village de Sept-Fontaines dans la Franche»

Comté, mort çn 1765, se rendit célèbre par ses prédications dans le midi de la France. M. de Bebunce, évéque de Marseille , obtint du pape la levée de ses vœux et le pourvut d'un canonicat. Après la dissolution de la société , il se relira à Avi^ gnon , d^où il la défendit par ses écrits. On a de lui : Oraison funèbre de M, H.-F.-X. de Belsunce , évéque de Marseille , 1755 , in.4<»;

haïr

MAIS

il est «usai le ycriUble auteur de VAntiiptité de l'égù'te de Marseille^ oarrage savant, mais dépounra de critique.

* MAIRE ( N. Li ), chinirgieu et vojageur, est le premier Français qui ait donné une description eiacte des mœurs des nègres de la Sénégambile , dont il avait parcouru le pajs en 1682 à la suite de Dancourt, directeur de la. Compagnie d'Afrique. Son livre a pour titre : Us f^ojrages du sieur Lemaire aux iles Canaries , Cap-Vetd^ Sénégal et Gambie^ Paris, 1695,in-12, cart. etfig.

— Foyez Limaiii.

MAIRET (Jbah) , premier poète tragique de France , né à Besançon en 1604 , se distingua fort jeune encore par %t» travaux pour le théâtre; il vit d*un œil jaloux les succès naissants de Corneille et le triomphe du Cid, Mais ces deux poètes , prt^édem* ment amis , ne tardèrent pas à se reconcilier. Admis à la cour, Mairet profita de son crédit pour obtenir en (649 , et faire reoou- ' vêler en 1651 , un traite' de neutralité pour la Franche-Comté. Le parlement de Dôle le nomma , en récompense , sou résident à Paris ; mais il n'occupa celte place que peu de temps. L'éloge quMl fit de la conduite du roi d^Espague, ayant déplu au cardinal Mazarin , il fut exilé à Besançon , d'où il ne sortit qu'à la paix des Pyrénées. De retour à Paris, il présenta à la reine -mère un sonnet sur la paix, et celte pièce, quoique fort médiocre, lui valut une récompense de mille loub d'or. Cependant , dégoûté du théâtre par Tempire qu'y exerçait Corneille depuis son absence, et par l'oubli presque total de ses pièces , il se retira de nouveau à Besançon , où il mourut en 1686.

On a de lui douze pièces de théâtre , dont la meilleure est sa tragédie de Sophonisbe, 1620. (Voyez Y Histoire du théâtre français y et la Vie de Mairet par M . de Frasne, tom. 1 du Recueil des Mémoires de l'Académie de Besançon.

» MAIROBERT (Matthibu-Frauçois PI- D ANZAT db), né à Chaource dans la Champagne eu 1727', mourut en 1779. On a de lui : la Querelle de MM. de Voltaire et de MaU" pertuis , 1753 ; Discussions sur les anciennes limites de l'Acadie^ 1753, in-125 les Pixtphéties du grand prophète Monet^ 1753, in -8" ; Lettres sur Us véritabUs limites des possessions anglaises et françaises en semériqne , 1 755 ; in- 1 2 ; Réponse aux écrits anglais sur Us limites iU l'Amérique anglaise^

1755, in- 12 \ Lettre à mstdamê de*** ^f^., sur la conduite de Min orgue , 1 756 , in-l 2 ; quelques Mémoires sur la compagnie des Indes j Correspondance du chancelier Moupeou avec Sorhouet, 1 77 1-72 , in-1 2 ; réimprimée sous le titre de Maupeouana , 1772, 2 vol. in-12, etqu^il ne faut pas confondre avec un recueil en 6 vol. in-8« quia le même titre : les Œufs rouges de monseigneur Sor^ houet mourant^ à monseigneur de Meaupeon^ in-8» ; Y Observateur anglais , etc., 1777-78, 4 vol. in-12, auxquels un anonyme ajoali après la mort de Mairobert six autres volumes qui furent fort bien accueillis j les dix volumes ont été réimprimés plusieurs fou sous le titre de Y Espion anglais , 1780^,* avec un onzième volume de Supplément ^ et abrégé sous le même titre , 1809 , 2 volom.

in-8« . Il a laisJsé aussi quelques volumes de Mémoires secrets^ depuis la mort de Bachaumont.

• MAIROT DE MDTIGNEY ( Jacquis- Philippb-Xavibb), poète latin, né à Besançon en 1709, mort en 1784 , chanoine de la cathédrale de cette ville , est auteur des ouvrages suivants : de diversis Carm. Ijrricis Homtii^ etc. , en télé du Nouveau Dictionnaisr poétique^ Lyon, 1740, in-S». On lui doit aussi plusieurs Hymnes insérées dans le Bréviaire du diocèse de Besançon , publié par le cardinal de Choiseul.

• MAISEAUÎ (dbs). Voyez Ossmaisbaux.

MAISON. ( Architecture. ) De mansio^

habitation. Considéré selon la différence des temps , des climats et des progrès de la civilisation , le mot maison fournirait presque à lui seul un cours d'archiiocture.

Vitruvc indique^ pour première habitation des peuples delà Colchideetdu royaume de Pont , des constructions faites en bois de grume horizontalement superposés. 11 est remarquable que cette disposition , adoptée par les Daces , les Sarmates et les Scythe* est, à l'exception de la forme de la toitore qui était pyramidale, celle qui s'est conservée jusqu'à ce jour dans toutes les contrées dépendantes de la Russie.

Les Phrygiens, dont le pays était dépoorro de bois , creusaient circulairement des tertres naturels , plantant ensuite autour de l'orifice de ces excavations des perches ^"^ courbaient vers le centre , après les a?oir liées à leur extrémité de manière à former une espace de coupole \ ils la couvraient de roseaux et d'une forte couche d'argile. Cest

MA IS

MAIS

au moyen d'une galerie pratiquée «lans le flanc du ^tertre que Ton pénétrait dans ces habitations, qui offraient autant de fraicbeur pendant l'été que de chaleur pendant Ihiver.

Les huttes gauloises étaient de forme conique ; elles étaient construites à la manière de la partie supérieure de celles que nous Tenons de décrire, et peintes de diverses couleurs. César parle de cabanes gauloises pins modernes, qui étaient construites eu briques crues.

Il appartenait aux peuples de TAtlique, ou peut-être de Honie , d'appliquer à des monuments durables des combinaisons puisées dans le système de leurs habitations primitives; aussi devinrent-elles, par une transposition des plus ingénieuses, la base d'une architecture qui couvre aujourd'hui la suiiace du globe. Thucydide rapporte , dans son deuxième livre , eu décrivant les cabanes de TAttique, qu'elles étaient construites eu charpentes assemblées avec un tel art , qo^elles pouvaient se démonter , se traDsportei* et se reconstruire avec la plus grande facilité. Il ajoute à ce sujet que , lors de la gperre du Péloponèse , Périclès ordonna aux peuples de ses États de trausporter h Athènes les bois de leurs habitations pour le» soustraire à Tincendie.

C'est après que les plus beaux édifices eurent été élevés à Athènes , et que la Grèce eut perdu son indépendance, que le luxe s'introduisit dans les habitations particulières; aussi Démosthènes , en citant la magnificence des monuments publics, ajoute«t-il :

« Ceux qui ont vu les maisons de Thémisto- » cle et d*Alcibiade peuvent reconnaître que

* rien ne Jes distingue des maisous des autres

* particuliers , tandis que, de nos jours , To-

* pulence des citoyens chargés des affaires « de rÉtat , est devenue telle , qu'ib se font élever des maisons dont la richesse sur- » passe nos plus beaux édifices. »

Les usages , que des rapports directs et In civilisation introduisirent des Grecs chez les Romains, se confondirent à un tel point, que les descriptions données par Vitruve des maisons de ces deux peuples se trouvent presque toujours réunies dans celles de Pompeia. Aussi est-ce dans cette ville que nous puiserons les éléments de' la description d'une maison appropriée aux coutumes et aux habitudes des peuples qui furent nos maîtres et nos guides dans Fart de Tarchilecture.

Vers Tan 470 de la fondation de Rome , selon Denis d'Halicamasse , les Romains commencèrent à couvrir en tuiles leurs maisons , qui. jusqu'à cette époque ne IV vaient été qu'en chaume ou en bardeau.

Long-temps elles ne se composèrent que d'uta rez-de-chaussée et d'un premier étage, ainsi que sont celles de Pompeia; mais à Rome, où les tremblements de terre étaient moins fréquents et moins dangereux, les édiles chargés de la police des constructions accordaient, sous Auguste, soixante-dix pieds pour leur plus grande élévation , et soixante pieds sous Tràjan. Les parties les plus élevées n'étaient jamais habitées que 'par des étrangers , les aflranchis et les gens du peuple. Néron , qui semble n'avoir fait brûler Rome que pour la rendre plus magnifique, ordonna l'isolement de toutes les maisons , réglu répaisseur des murs, et prescrivit les façades en pierre. Dans le cas où un propriétaire en réunissait plusieurs , elles étaient commises à la garde d'i/uu/anï, affranchis chargés d'en faire la police et d'en recevoir les loyers. César fut le premiei* auquel on peiToit d'élever le toit de sa mabon en forme de fronton, disposition qui, suivant Vitruve, était uniquement réservée pour les temples.

Les maisons occupées par une seule famille se composaient d'une partie publique et d'une privée. Celte dernière se divisait encore en deux autres parties séparées :

l'appartement des hommes et celui des femmes.

La partie publique comprenait 1» le^rotjrnim , porche ou avant-porte , disposition qu'on peut remarquer dans la maison dite de pense (Plan de Pompeia , par fiibenjt, R.) ; mais qui n'est souvent que le tableau de la première porte , formé par deux pilastres , comme celui de la maison de Salluste (même plan , O. ) ; 2* le diatyrum , vestibule ou couloir compris entre la porte d'entrée et celle de la cour. La mosaïque du diatyrum de la maison du poète tragique, publiée par MM. Bouchet et Raoul-Rochette , représentant nn chien enchaîné et l'inscription caue canem , explique le passage de Sénèque, liv. II, chap. 3, de Ird , qui indique en cet endroit le portier, ostiainus, et un chien de garde. .

3o Le cavœdium , cour entourée de bâtiments et sans portiques : c'est là qu'était la cuisine ,* culina , et ses dépendances ; le loyer de la cheminée et les fourneaux y

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