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A ce qu'elles ont d'atroce , il fant ajouter ce que les lois de majesté ont d'immoral :
espionnage, débtîon, calomnie, abas du secret des lettres et des confidences dé Tamitié, faux témoignages, e]lç^ suscitent, elles récompensent tant de crimes réels pour arrirerà des crimes imaginaires , qu'on peut leur imputer une grande part de la corruption publique.
Nous le répétons , il n*est que le crime de majesté direct qui puisse constituer un attentat public dans les monarchies. Sous le despotisme et la tyrannie^ tout est crime de lése-majesté , parce que le prince a tout à craindre d^nn peuple d'esclaves qui craint tout de lui.
Les républiques sont moins prodigues de ces cruelles accusations.
A Athènes , l'ostracisme délivrait de ces citojens qui , par leur foMune ou leur ascendant, pouvaient attenter à la mty'esté du peuple. L'accusé faisait tomber l'accusation en quittant la république avant le jugement. Quelque ombrageux qu'il pût être , l'Athénien fut avare de mesures de vengeance et de terreur; elles étonnent moins par leur nombre que par Tillustration des hommes qu'elles ont frappés. Lorsque les factions divisèrent la cité , le parti . vainqueur appliquait en masse aux vaincus les lois de majesté; et lorsque les exilés rentraient dans leur patrie , les mêmes lois leur permettaient de cruelles représailles.
Midn alors la république n'était déjà plus , et la place publique n'était qu'une arène.
Rome hérita des lois de majesté publiées par les décemvirs ; mais les mœurs républicaines en abrogèrent la férocité. Nul citoyen romain ne pouvait être mis à mort > toute accusation était sans objet lorsque l'accusé quittait le territoire romain. Les tribuns , dépositaires de la majesté du peuple, ne pouvaient abuser ainsi des lois décemvirales. Mais lorsque le république n'exista plus , que Marins , Sylla , Octave , Tibère, eurent détruit, parla corruption et la terreur , les moeurs de la reine des nations, les empereurs, héritiers de la puissance tribunitienne, attribuèrent à leur per- •onne les lois conservatrices de la majesté du peuple; et chacun sait ce que de pareiOes lois devinrent en de pareilles mains.
La république française n'eut , h cette époque connue sous le nom de terreur, rien de républicain : anarchie en bas , t jranme en haut, haine féroce et frayeur
aveugle partout, ne sauraient constituer une espèce quelconque de gouvernement; aussi les prisons manquaient aux accusés et les échafauds aux victimes. Plus tard , le 18 fructidor montre comment le directoire entendait les lois de majesté.
Elles sont pKis cruelles encore dans les États aristocratiques ; Venise en offre une longue preuve. Tout noble qui fait partie du souverain a besoin de lois pour venger sa petite majesté. Plus l'homme peut être facàement outragé, plus l'uccusé doit être cruellement puni , et les plombs et les puits de Saint-Marc prouvent que l'aristocratie se connaît en vengeances. J.-P. Pag^s.
MAJEUR, MAJORITÉ, f^o^ex Mm ava ,
BflVOBITi.
* MAJOR ou LEMAIRE (Jxah) , docteur de la maison de Navarre, né en 1468 à Haddington , près de North-Berwick ( Ecosse ) , vint fort jeune à Paris , où il étudia aux collèges de Sainte-Barbe et de Montaigu. Reçu docteur en 1506, il professa long-temps la théologie et la philosophie au collège de Montaigu , et retourna en Ecosse , enseigna la théologie h l'université de Saint- André , et mourut dans sa patrie en 1 550. Ses principaux ouvrages sont : un Commentaire sur le maître des sentences , imprimé à plusieurs reprises au commencement du 16* siècle; un Commentaire sur les étfangiles , etc. , Paris , 1529 y in-fol. ; une Exposition liitéraire sur saint Matthieu, ibid., I518;^fsf. Afajoris' Brit. etScotiœ, ibid. , 1521, in-fol,; plusieurs TVvïtés de philosophie , Lyon , 15(4.
On lui attribue aussi le grand mit\}ir dei exemples. Douai , 1603.
'*' MAJOR ( Gbobgb ) , l'un des plus zélés disciples de Luther, né à Nuremberg en 1502, enseigna à Magdebourg, puis à Wittemberg, et mourut en 1574, ministre à Islèbe. Il soutenait que les bonnes œuvres sont si essentiellement nécessaires pour le salut, que les petits enfants ne sauraient être justifiés sans elles. Ses partisans furent nommés majorités. On a de lui divers ouvrages en 3 vol. in fol.
* MAJOR (Jbam-Dahibl) , médecin et antiquaire , né à Breslau en 1634 , mort à Stockholm en 1793 , contribua puissamment à l'éclat de l'université de Kiel , où il professait I9 médecine , par l'ouverture d'un cours d'anatomie et de botanique et l'établissement d'un jardin des plantes. On a de lui de nombreux ouvrages, dont il suffira de citer les suivants : Histor. anatom. calcu'