MAJO
lorum...^ in renibus repertorum , Leipsig , 1662 , in-4» ; Prodromus à te inuetUœ infu^sor, etc. , ibid. , 1684, in-So^ ouvrage dans lequel il annonce l'invention d^une transfusion par laquelle il prétend avoir sauvé des malades désespérés; Délie, hjrhernœ^ siue inventa nova tria medica, ^iel^ 1667, infol. ; de Cerebro et Qculis , ibid. , 1669 , in-4« j de inventis à se Thermis artificiaUbus succinatis, Sleswig, 1681, in-4*»; de Numis rehdigerianis, etc., Kiel, 1681, in-4<»j de numis régis Oddonis saxonici Conjectura , ibid. , 1682 , in 4o ; Borna in numis augustalibusgermanizans^ ibid., 1684, in-4»;^ dent^morum jEt-ugine , etc. , ibid., 1684, in 4o ; Serapis radiatus medicus ^gyptiorum deus ex métallo et gemma., ibid. , 1685, in-4o ; de numis gtrecè inscriptis Epistola , ibid. , 1680, in-4o. — Majob (Élie) , père du précédent, né à Breslau, mort dans sa patrie en 1669, professeur de philosophie , est auteur ou éditeur de plusieurs ouvrages dont le plus connu pente ce titre : Comment, de versibus leoninis , inscrit dans les Dissert, antholog. de G. 'Ch. Gebauer, Leipsig, 1733, in-8<>, avec une Notice sur sa vie et celle de Jean-Daniel , son fils.
* MAJOR (IsAAc), peintre et graveur, né à Francfort-sur-le-Mein en 1576, mort à Vienne eu 1630, avait appris la gravure de Gilles Sadeler , et fut du nombre des artistes dont le mérite n'a été reconnu qu'après leur mort ; car il termina dans la plus profonde misère une vie laborieuse et pénible. — Major ( Thomas ) , graveur à la pointe et |au
. burin , né en Angleterre vers 1715, Témule des plus habiles artistes de son temps , après avqir exécuté en Angleterre une grande partie de ces gravures', vint à Paris pour se perfectionner encore. Son principal ouvrage est une suite de 24 planches d'après les dessins de J.-B. Borra, représentant les ruines de Pœslum., Londres, 1768, Paris, 1769, in-4o : on lui doit encore. plusieurs paysages d'après Le Guaspre , Téniers , Wouwermans , Berghem , Cl. Lorrain.
* MAJORAGIUS (Ant.-Marib CONTI , connu sous le nom de ), né en 1 5 1 4 dans le Milanez au territoire de Mariaga , d'où il prit le nom de Maioragia , fut nommé professeur public d'éloquence dans cette ville , n'ajant encore que 26 ans. Obligé (le se défendre en présence du sénat de cette ville contre Taccusation d'hétérodoxie pour avoir pris les noms latins de Marcus Antonius à la place de se^ noms véritables à^ Antoine-
Marie^ il prononça une belle harangue latine, où il prouva qu'écrivant en latin , et les Romains n'ayant jamais connu le nom de Marie , il avait dû le remplacer par un autre qui appartint à cette langue , et latiniser celui d'Antoine. Il gagna son procès , conserva ses noms et sa chaire , et moumt en 1555. On trouve dans Argelat ( Biblioth. ' script, mediolan.) ui:\ long catalogue des ouvrages de Majoragius ; ils ont été publiés en grande partie à Leipsig en 1628 , in-8<>, sont le titre de Recueil de Harangues latines,etc.j de Majoratfius.
* MAJORANO. roxez Gafpaeblli.
MAJORAT. {Législation. } Ou appelle ainsi des biens immobiliers aflectés au soutien d'un titre noble , non-seulement dans la personne qui en est revêtue , mais encore dans sa descendance masculine selon Tordre de primogéniture. C'est une substitution perpétuelle qui ne s'éteint que par la défaillance d'héritiers habiles à la recueillir, et qui tire sa dénomination de ce qu'elle passe à l'aîné de la famille , c'est-à-dire au natu major.
On n'en trouve point d'exemple dans l'antiquité , et les lois romaines n'en font aucune mention. C'est une institution du moyen âge dont on pourrait peut-être cher»
cher l'origine dans le . système féodal , et qui parait entrer dans les combinaisons du gouvernement monarchique. Nous n'entit}prendrons point d'en retracer l'histoire; nous nous bornerons à la faire connaitie sommairement , telle qu'elle existe dans l'état actuel de nos lois, de nos mœurs et <te notre civilisation.
Au commencement de la révolution, les substitutions furent abolies , et , par conséquent, il ne pouvait plus être question de rien qui ressemblât à un majorât. On voulut proscrire des dispositions qui gênaient la circulation des propriétés, donnaient matière à d'éternels diÂTérends , et paraissaient contraires à l'égalité naturelle. Ce principe fut maintenu lorsque le gouvernement consulaire promulgua le second livre du code civil ; mais , aprè» l'établissement de l'empire, l'article 896, qui prohibait les substitutions en général, reçut une addition conçue en ces termes : u Néanmoins , les biens libres formant la dotation d'un titre héréditaire que l'empereur aurait érigé en faveur d'un prince ou d'un chef de famille , pourront être transmis héréditairement , ainsi qu'il est réglé par l'acte impérial du