‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 60 sur 145 · MA JO · texte numérisé non relu

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un fidéicommis qull doit restituer fidèlement à de nouveaux possesseurs. L^incapacilé dV liéner n'empêche pas toutefois qu'il ne puisse avec Tautoridation du gouvernement, vendre, à charge de l'emploi , les biens qui en font partie. Ce n'est plus , à proprement parler, en effet , aliéner le majorât , c'est en changer, en modifier la matière. Selon ces principes , il est tout simple que les possesseurs de majorats soient soumis à une surveillance qui est exercée par ce qu'on appelle la commbsion du sceau des titres.

Du reste , les biens compris dans un majorât ne diffèrent point , quant aux charges publiques , des autres biens. Ils supportent toutes les contributions légales , et ils ne confèrent aux titulaires aucun privilège relativement aux autres Français et h. leurs propriétés.

La transmission des majorats iie & opérant que dans la descendance mâle, ils s'éteignent avec cette descendance Ce cas échéant , les biens deviennent libres dans les mains de ceux qui sont appelés à les recueillir par droit de succession ordinaire , il s'agit d^un majorât sur demande ; ils retournent à l'État, s'ils proviennent de la munificence du prince. La commission du sceau , les procureurs généraux , les procureurs du roi, et les agents de Tadminislration des domaines sont chargés d'assurer cette réversion. BxRRiiui père.

* MAJORIEN ( Flavius JuLinsVAumius MAJOtiAHCs AuGDSTOS ) , cmpcrçur d'Occident, devait le jour à un officier du célèbre Aétius , et s'attacha d'abord à ce général. Il le suivit dans ses diverses expéditions en Gaule, et notannaent dans celle qu'il fit contre les Francs commandés par Clodion. Mais l'éclat de ses talents le rendit suspect à la femme d' Aétius, qui voulait donner Vempire à son fils Oaudence , et qui le fit exiter. Majorien, rappelé après le meurtre d' Aétius, •uivit la fortune de Ricimer, et celui-ci le fit, oprèsnn interrègne de dix mois^ monter sur le trône, vacant par la raortd'Avitus, l'an de Jésus-Christ 457. Elevé ainsi par l'intrigue d*an barbare à la dignité impériale, Majorien se montra digne du rang suprême par son héroïsme , sa vigilance et sa sagesse. Il publia âûs lois excellentes, n'admit dans le gouvernement et les adminutrations que les hommes les plus intègres , défit les Bourguignons , contraignit à la paix Théodoric , roi des Visigoths (459) , et chassa d'Italie Gensérie , roi des Vandales ; il songeait même à porter la guerre en Afrique ; et, pour faci-

liter la réussite de êe$ projeta, il visita déguisé le royaume de Genséric, mais Ricimer, jaloux de sa réputation , et craignant de se voir arracher la puissance, avertit & temps le roi des Vandales , et corrompit les gèoè- .raux de l'empei^eur; la flotte romaine stationnée dans le port d'Alicante fut incendiée; et Majorien , rereou en Italie, le désespoir dans le cœur , fut quelques jours après déposé il Tortone, et assassiné à Vegbera le 7 août 461. Il avait régné près de quatre sns. Cette mort prématurée Ait une des causes qui décidèrent la ruii\e de l'empire d'Occident , qu'auraient peut-être relevé les talents et le grand caractère de l'emperenr.

* MAKAROF (N.) littérateur russe, Béeu 1 765 , mort en 1804 , avait , par de longs services militaires , gagné le grade de major et sa retraite. Il rédigea avec beaucoup de succès un journal littéraire intitulé Mercure de Moscou , et publia en outre des traduetioos russes du Comte de SainuMiran^ ou la nouveaux Égarements de Ve éprit et du cour, Saint-Pétersbourg, 1795, et du f^oy;age d'Anténor en Grèce , de Lantier ( vo/et ce nom ), Moscou, 1802.

* MAKO (Paol), jésuite, sarant phjrsicieo et mathématicien , né en I723à Jasz-Apath, en Hongrie , enseigna les humanités dans différents collèges jusqu'à la suppression de la société , époque à laquelle il accepta k place de professeur de mathématiques à TA cadémie Thérésienne. Dans la suite, lorsque l'université hongroise fut transférée de T/rnau à Pesth , il y (ut nommé directeur de la faculté de philosophie. Il mourut à Vienne en 1793. On a de lui : Compendiaria php.

Imtitutio, Vienne , 1762-63, 2 parties in-S*; Otrminum eUgiacorum lib. III ^ Tymau, 1 764 , in-8« ; Compendiaria Matheseos Insututio, Vienne, 1764. var%^ \ Compendiar^ lof;ices Institutio, ibid., 1765} quatrièo»e édition, 1773, in-8«; Compendiaria mêlaphjrsicês Institutio, ibid., I76G, in 8», réimprimé plusieurs fois ; Dissertatio de Ji^^^ Ce/^n>, Olmutz, l767,in-4o; CaUulid^^ rentialis et integralis Institutio , Vienne.

1768 , in-4o; de arithmetieis.,,. BetolutioMt (uj, ibid., 1770, in-4o; Descriptio prof Moxitarum^ Bude, 1791 , in -8» 5 et des Dis tertations en allemand , sur la foudre ^ les paratonnerres, l'aurore boréale, etc., impnmées séparément et dans les journaux scien tifiques de Vienne.

* MAKRIZI , écrivain arabe , né vers l'an 765 de l'hégire a\] Kaire , où il mourut en

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W ( de Jé^QS-Christ 1442), après avoir exercé adirer» repriteses dans cette ville la charge de mothéijrh oa commissaire de police • et plusieurs autres emplois relatifs à la religion , avait refusé la place de cadhi , <ïm loi fut offerte. On voit par les ouvrages ■ombreux de Makrisi qu'il avait des cennaissances «étendues et variées et beaucoup de goût pour les recherches d'antiquités. On a de Ixàxme Description historique et topngra' pkiiptedei'Égjrpte, ouvrage intéressant pour les anecdotes et les détails sur les mœurs , les costumes , les préjugés , les superstitions des diverses nations qui peuplaient ce pajt; enfin pour son histoire religieuse , f^olitique, administrative et commerciale depuis sa conquête par les Arabes ; une Histoire des sulthans jfioubites et Mamluks, un Traité des monmmies musulmanes; un antre dés Poids et Mesuies légales des Musulmans , ces deox derniers publiés, arabe et latin, par If . 01. Cher. Tjchsen, professeur à Ros- ♦ock , et en français par M. Sylvestre de Sa^ dans le Magasin encyclopédique ; on petit Thiité sur /es Souverains musulmans établis en Jhjrssinie ^ publié, latin et arabe, par M. Th. Rinck , Lejde , 1797. On trouve à la bibliothèque du roi , à Paris, un volume autographe d'un Dictionnaire des hommes célèbres de VÉgjrpte^ qu'avait entrepris Makrizi sous le nota de M okfa , et qui devait faireenviron quatre-vingts volumes. On peut, toflt en admettant l'exactitude quelquefois miini6euse de cet écrivain , lui reprocher de «e montrer trop souvent ami du merveilleux. Du reste son style est simple et corftct, et il s^attache surtout à se faire comprendre quand il emploie des expressions dont le sens peut varier suivant les provinces où elles sont reçues. Voir pour certains' détails et pour la liste de ses ouvrages la Chresto- . nuuhre arabe de M. Sylvestre de Sacy , tom. S.

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• MALACHIE , en hébreu YEnvofé du Seigneur, le douzième et dernier des petits prophètes , est également celui sur la vie duquel on a le moins de notions. Les docteurs jaifs le confondent avec Esdras ( Voyez ce nom); dVutres ont pensé que ce fut un ange S qui Dieu donna la mission d'habiter parmi son peuple pour lui reprocher ses désordres et loi révéler l'avenir. C'est aux années 412 à 406 avant Jésus-Christ qu'on fixe communément l'époque à laquelle Malachie prophétisa. Les trois chapitres dont se compose Tome 15.

sa prophétie ont exercé de nombreux commentateurs, au nombre desquels on distingue saint Jérôme, Théodoret, Jonathanben-Uziel , Kimchi , Aben-£zara, Mélanchthon; G. Acosta, Ed. Pococke, J.-Fréd.

Fischer , D. Calmet, Aug. de Quîros et Rosenmuller.

* MALACHIE (Satht)^ archevêque d'Armagh eo Irlande, né dans cette ville en 1094, mort à' Clairvaux en 1148, avait renoncé fort jeune aux avantages de sa naissance pour se mettre sous la direction d'un pieux ermite nomme Imac. Ordonné prêtre k l'Âge de 25 ans , il alla prêcher dans les campagnes.

En 1127, après avoir réformé l'abbaye de Bangor , il fut élu archevêque d'Armagh, y fit revivre l'ancienne discipline , et fit agréer en 1133 Gélase pour son successeur. Il fit un voyage \ |lome pour conférer avec le pape ^ x Eugène III, et s'ctant arrêté à Clairvaux , il y mourut dans les bras de saint Bernard. Sa vie a été écrite en latin par saint Bernard, et traduite enitalienparle Père MafTci. J. Germano a publié : f^ita^ Gesti e Predittioni del Padre san Malacchia , Naples , 1670, 2 vol.

in-4«. On a sous le nom de Malachie un ou- .

vrage fabriqué par un fausaaire pendant la tenue du conclave en 1590 avec ce titre :

Prophétie sur les Papes depuii Célestin IT, jusqu'à l'Mjin des siècles, publié pour la première, fois en 1595 par un bénédictin du Mont-Cassin (vojrez Amoud Wtoh), infol., et inséré avec des notes explicatives dans le Dictionnaire de Moréri, 1 759. Le Père Cl.-Fr. Méneslricr a publié la Réfutation des pré' tendues prophéties de saint Matacliie^ Paris, 1689, in-4o. ( f^ojrez le Journal des Savants, 1745, pag. 490.)

MALADIES. ( Médecine,) Être malade , c'est éprouver de la douleur dans une partie ou la totalité du corps , de la gène dans une ou plusieurs fonctions. La notion de maladie est plus claire pour le patient que pour le médecin , et , si celui-ci s*élait toujours ^ bien porté , toute sa science ne saurait lui donner une idée nette de Tétat de maladie. Aussi on n'invoque guère sa présence pour apprendre de lui si l'on est malade , mais seulement afin de savoir de quelle manière , pourquoi et comment on souffre , et ce qu'il faut faire pour cesser de souffrir.

Les charlatans et quelques médecins routiniers ou enthousiastes ne croient qu'h une seule maladie.

Il y a en réalité autant de maladies que d'organes , que de parties dans le corps hu-

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maiD ; autant qu'il j a de manièret d^élre lésées pour ces diverses parties; et, qui plus est, autant qu'il j a de malades : en un mot, il n'exista jamais deux cas de maladie abso-^ lu ment semblables.

£n e0et , chaque partie du corps ayant une structure , ou du moins une conformation particulière ea quelque ehose^ peut être blessée de diverses manières par les agents qui Tinâuencent.

Chacune des causes de maladies qui nous entourent agit, chez chaque homme, sur Torgane le plus disposé à en contracter une manière d^étre vicieuse et nuisible à lui-même ou à V ensemble.

Ce qu'on appelle maladie diffère à son milieu de ce quelle était ^ son début ; vers sa fin , elle diffère de ce qu'elle était à son milieu ; et ses traces ne retiennent souvent rien de son caractère primitif.

Quand un organe vient à s'affecter , tantôt il demeure seul lésé dans tout le corps , tantôt celui auquel il est continu ou qui Tavoisine s'affecte en même temps , tantôt enfin un ou plusieurs organes éloignés s'^altèrcnt dans leur -structure et leurs raptports

Un organe ^tant lésé d'une manière , un autre organe , dans le même corps , peut Vétre d'une autre façon.

Aujourd'hui tel qrgane est affecté, demain ce sera tel autre. Aujourd'hui cet organe est lésé de telle sorte , dans trois jours il le sera de telle autre.

£nfin , chaque homme estimpressionable, sensible , plus ou moins ou autrement que tous les autres ; il n'y a pas -deux personnes qui marchent , qui sentent, qui parlent , qui digèrent de la même manijèi*e ; il n'y en a pas deux doot les maladies offrent une parfaite analogie.

Que Ton dise «près cela que la médecine est coi^ecturale, peu importe, car, si elle est susceptible d'erreur , c'est parce que le s^jet sur lequel elle s'exerce est lui-même rénigme la plus compliquée.

Pendant des siècles , on a supposé qu'une maladie provenait du sang, parce qu'une hé* morrhagie la terminait ; qu'une autre dépenpaitde la bile, parce qu'elle tgucrissait après un vomissement bilieux ; qu'une autre enfin provenait d'une sueur rentrée^ parce qu'elle cessait après une sueur copieuse. Alors toutes les maladies étaient humoralet.

Molière en avait fini avec ces rêveries de l'antiquité ; mais la plupart des hypocondriaques , toutes les garde-malades et quelques

«dédectns , qui n'ottt poor excuses ni le malaîse des tins^ ni l'ignorance desautni, persistent à tn faire les d^licos de leur îasgination , le si^et de leur bavar4age et ie Itats divagatioas^ceuK-ei parce qu'ils croient les coBprettdre , oeux-là perce qu'elles prétest au charlat<ni»aie , «ans lequel k pratique de la médecÛM est la «mhrs Incratife . des professions.

Lorsque les projçrès tie la rtiaea, tant porter atteinte au respect d*\ aux dêpomUes mortelles de l'homme ^ ont perons de chercher , daat ses débris matériels, la trace ^e ^ps malafties , Im causes de sa destnteliaa . en « recennu , -dans la preaq«ie totalité écs cas, que la maladie a vikit été liée k«B dénn gemeat d'organes. Les inveitigatioBi devenant de jour enjonr plus scrupnleaies,le nombre des cas où elles ne jrévèle»! point la cause de la mort devient de nMins en moins oonsid^ble , et tout porte à croire qu'au ieirips viendra où il sei^ toujours possible de «Ure In raison organique de la fin de 1»

vie-, quand ioutesles oircouetasces 4]ni i'earont précédée eu accompagnée Aeratiteennues.

Dès ai^otird'hui il est permis d*afefur qn'tfttcune maladie ne fait périr sans ^'dlc affecte au plus haiit degré un des pnncipaas organes .. et , lorsqu'on n'en trouve pas les «races ,, ce qui est déjà rare , on est «etorisf à penser que la lésion , <)uelqiie foite qu'elle ait été.) n'a point été assez durable pour laisser après elle des vestiges apprécii^les.

Il %e pont que certaines maladies eieiRlear siéfe primitif ou principal dans les liquide!,* Dwis ce n'est là qu'une possibilité , tandis qu'elles affectent maaifestemeat les solides.

Considérées sous le rapport de leur siège, on dit des maladies qu'elles résident dans le système nerveux ^ dans ies vaisseaux sanguins, dans les organes «de le digestion, daas , ceux de lu respiration , ou enfin dans cctf du mouvement ou deJa génération , etc

Lès maladies nerveuses passent peur ^tre unproduit de la civilisation : elles sont j)!*' tôt l'effet de l'oisiveté^ aucune d'elles peutêtre ne résiste au travail bien cho'isi etèicn , dirigé. Ces maladies sontd'aiUenrs beauooop plus rares qu'on ne pense , même dans le» capitales , si «on en retranche toutes les souffrances simulées ou du -moins exagérées J" beau aexe^ et les inflammations lentes atit* quelles tant de médecins ajoutent sans otMe par l'usage jdes remètles chauds et irritao*^ qu'ils prescrivent.

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Les malutlk» meiiUla» bont de< malaiHes du système nerveux : trilnit humiliiint que rhomme paie à la matière dont il est pétri , ce» ouladies attettent en lui la raison dont elles sont le dérangement ou la perte. On ne les obserre gnère chei les nègres, à Texcep- Uon de ceux dont les idées se rapprodient 1« plus de oelles des blanca , et qui , par cela même, supportent avec le plus d impatience Tericlavage auquel les soumet la cupidité européenne. -

Les maladies des organes des sens ne sont soQTent que Içs effets de maladies du car* veaa ou des voies de la digestion , et à cela tisBt fort souvent leur incurabilité. Ce sont ccUes que Thomme supporte le plus impa* tiemiaeDi , car elles lui donnent un avant* goût de la mort.

Les maladies du cœur , que Ton a prétendu être devenues plus communes depuis la réyolution , apparemment parce qu'autrefoii il jr avait encore plus d*égoïsme qu'aujourd'hui, sont moins fedoutables qu'on ne le peose généralement. Quand elles sont ré* ceutes, leur guérison est peut-être même plus facile que celle de toutes les autres ma» ladiet ; mais rarement les personnes qui en Huit affectées consentent à suivre le régime scrère qui seul peut les rappeler à la santé.

Les maladies de Testomac , les plus commaoes de toutes, comme la gourmandise et la friaudise sont les péchés les plus répandus ^ puisqu'ils appartiennent également à Ten* fauce , au beau sexe et h la vieillesse , non moins qu'à Tâge mur ; ces maladies , disonsuous, ont été connues de tous les temps , maii si souvent mal appréciées, que , dians la plupart des cas, le traitement semblait plutôt fondé sur les appétits du malade que sur les leçons de Texpérience. £n effet , il est daas la nature de Tbomme souffrant de se plaindre surtout de la faiblesse qu'il éprouve, de manger et de boire pour échapper au sentiment pénible de cette faiblesse.

Cetimtinct si lunes te , triste résultat de la perfection de notre cuisine plus encore que de la nature de nos organes ^ avait fini par prendre Taspect imposant d'uqe théorie , <K)os la plume de Brown , £coasais , et par conséquent ami chaud des boissous s|Hritueuses. On doit à M. firoussais la réforme portée en 1816 , dans le traitement incendiaire des maladies , notamment de celles de Testomac. Cette réforme exercera snr la population une influence d'autant plus heu-

reuse qu'on l'appliquera surtout h lenfauce ; car l'abus des médieaments irritants sape réellement le genre humain dans sa base , quand il sévit sur les nouveau-néi.

Parmi les maladies des organes de la respiratieti vient se ranger cette cruelle phthijiie, qui arrache tant de lairmes aux îsimillet ; maladie dont ou avait fait une fatalité que rien ne pouvait détourner, et dont pourtant une sage direction peut faire éviter lei atteintes. Elle est même susceptible de guérison } mais il faut pour cela plus de persévérance qu'on n'en trouve ordinairement et chex le malade et chca le médecin.

* Les maladies des organes de la génération sont le résultat de la conception , de la privation des plaisirs que l'union des sexes procure , ou enfin Tefiet de cette union avec des circonstances qui emp<>iaonnent les jouissances les plus vives accordées parla nature au genre Kumaio. Ces maladies ont été , jusque dans ces derniers temps, aggravées par des mojens de traitement qui n'offruicnt guère moins de danger qu'elles-mêmes. La rétbrme apportée dans cette importante partie de l'art de guérir , par M. Jourdan , est pour l'humanité un bienfait dont chaque jour on appréciera davantage l'étendue.

{f^ojrex Stpbilis. )

L'histoii-e des maladies delà peau est, dans cet ouvrage , confiée àl»plume d'un médecin trop connu dans le monde et parmi les savants pour qu*il soit nécessaire,dele nommer.

Considérés dans le temps ,' les maladies sont appelées aiguës ou chroniques , selon que leur marche est rapide ou lente , et leur durée courte ou longue , selon qu'elles ccs^ sent dans l'espace dune à deux ou trois se^ maines , ou qu^elles se prolongent au delà de ce terme.

Les maladies aiguës sont pour l'ordinaire fortement exprimées par leurs sjmpiftmes ; leurs caractères sont nettement tranchés dans la majorité des cas , et il est par conséquent assez facile de. les reconnaître dans le plus grand nombre des circonstances où elles se manifestent. Aussi les intelligences les plusYainces suffisent-elles à la direction de leur traitement , quand elles sont noAseulemen^ bien dessinées , mais encdre simples et attaquées dès leur début. Néanmoins il suffit d'une seule faute dans le choix des mojens pour les rendre on mortelles eu chroniques.. Plus d'une fois ces maladies ne semblent gnérir , entre les mains des empi-

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riques à bonnet de docteur , qu^en diminuant d^intensité et se prolongeant indéfiniment.

Les maladies chroniques exigent, pour être reconnues et bien traitées , une étude approfondie des phénomènes secondaires , des effets sympathiques et Taffection des organes ; c«ir le plus souyent les syqiptdmes le plus susceptibles den faire reconnaître la nature et lé siège ont cessé depuis long-temps ; il ne reste plus que les signes yagues et changeants de souffrances dont il est difficile de démêler Torigine. C'est dans ces maladies que les consultations écrites peuvent devenir utiles; car telle maladie dont on méconnaissait le véritable caractère, parce qu^on en considérait isolément les phénomènes , se trouveut tout à coup dévoilées par leur rapprochement sur le papier.

Non content de savoir le siège d^une maladie , on veut en savoir la nature. Si à cette occasion on ouvre les livres de là plupart des nosographes et des nosologistes , on est effrayé du grand nombre de maladies dont leurs ouvrages présentent le tableau. En définitive, elles sont assez peu nombreuses , quand on ne multiplie pas outre mesure les - coupes qui les distinguent.

Il ne faut pas oublier que ces coupes sont purement Touvrage de Tesprit qui est oblige de diviser pour mieux connaître. En les restreignant dans de justes limites, on ne trouve guère qa'irritation , inflamnêation , atonie, Mmorrhagie^'néfrose, gangrène^ ulcérativn^ désorganisation^ plaies , déplacement. Multipliez ces différents états parles différentes parties du corps, et vous aurez tous les maux dontrhomme peut être affecté. Nous ne saurions entrer dans le détail de ces maladies, sans faire des volumes au lieu d'un article.

Elles ont été divisées en médicales et chi' rurgicales , de même que l'art de guérir a été divisé en médecine et chirurgie.

"Les maladies qui sont du ressort du médecin forment le sqjet de la Nosographie organique que je publie en ce moment , et dans laquelle je me suis attaché à présenter le tableau des découvertes de l'antiquité et des temps modernes , sur le siège et 'la nature , les causes et le traitement des ma* ladies.

Les causes des maladies passent pour être indispensables à- connaître pour la direction du traitement, et, en effet , il n'est p%s absolument indifférent de savoir que la

maladie que Ton traite est due principale' ment à telle circonstance plutêt qn't telle autre. Cependant chaque jour on gaérit des maladies , sans que Ton puisse dire quelles en ont été les conditions productives.

Les causes des maladies sont dans inie organisation primitivement ou consécathre* mept défectueuse , et , pour TordinsTre , tl^p irritable ou surabondante suron poiat ; dans les aliments et les boissons , dans Tair et ses innombrables modifications ; dans l'usage et surtout l'abus que noas faisons de nos organes ; dans toutes les circonstances de notre vie ; dans nos erreurs , dans nos fautes ; dans nos chagrins et nos travaux ; dans les grandes catastrophes publiques ou privées ; enfin dans les qualités du sol sur lequel nous pesons et dans les habitations qui nous reçoivent. N'est-ce donc pas assez de tant de causes de destruction, qui nous menacent sans cesse, sans que nous en admettions d'imaginaiires , comme. le font des médecins étrangers aux principes lo^ ques applicables à l'étude des sciences d'observation ?

Les mabdies diffèrent selon les saisons t selon les âges et selon les sexes.

Les maladies ne sont pourtant pas immuablement affectées à telle ou telle saison, conmie le croyait Hippocrate , et comme l'ont répété après lui tous ses disciples; et les différences que les maladies présentent dans des saisons différentes ne vont {las, quoi qu*on en ait dit, jusqu'à exiger des traitements diamétralement opposés.

Les maladies de l'enfance sont ordinaii«ment aiguës, très-intenses, très-dangereoses, et pourtant susceptibles d'une heureuse et prompte terminaison.

Les maladies des femmes retiennent toujours quelque chose de relatif à l'organe qu'elles ont de plus que Thomme. Précisément à cause de cet organe et du sein qui en est inséparable , elles sont exposées à un plus grand nombre de maladies.

Les maladies des vieillards ne difl^rent de celles des adultes qu'eu ce quelles présentent une chance de moins pour le succès du traitement. Ce doit être d'ailleurs le même traitement , en ayant soin de moins insister sur la diète et les saignées , sauf les cas où le danger fait passer par- dessus toute considération.

Les peuples ont aussi leurs maladies, et Ton prétend que certaines maladies n'eus-

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tfiotqoe dans certaines contrées. Cette thèse est difficile à soatenir ; c'est assez de dire que dans certains pays régnent certaines ma* I Udks en plus grand nombre que d'autres* 1 SoQTent aussi une maladie règne tout à coap dans une contrée , affecte un grand aonbre d habitants à-la-fois; alors on la iBppose due , soit à la contagion , soit ài Tinfection. ( f^ayrez Cobtagio» , ÉpiniMis , Hé- MitBAtfiB, Miasmes, ^ivtosBs, Phlkgmaau et Sajcg. Boisseau.

MALADIES CUTANÉES. La plupart des maladies qui figurent .dans la nombrème famille des dermatoses , tiennent à ce qw la peau est composée de diverses csocIks élémentaires , dont chacune a ses ■jmiMthies , et, pour mieux dire , son mode de vitalité. La peau est presque Tabrégc de loua ks systèmes dont notre économie se compose. Oe là vient que les médecins ne cessent de l'interroger comme un organe révélateor des désordres les plus cachés ; de lÀ Tient qu'ils la considèrent comme une g^qm répète et explique toutes nos affec> amorales et pbyûques. La peau n'est piu lealement le siège , elle est l'aboutissant de toutes les maladies, et il est certaine- BQit impossible de se rendre compte d'un *eul deses phénomènes morbides, sans re* "ûoler a la source d'où il émane. Nous vi- T0B3 dans un siècle ami des notions positi- ^> où les progrès de l'anatomie peuvent ^clûier bien des mystères. Nous renvoyons CD conséquence nos lecteurs à l'article où BOQs devons traiter de cette grande surface Kttible que la nature a placée sur l'homme et dans l'homme , pour fonder toutes ses ^dations, et qui, sous ces deux points deroe, contribue. autant à l'utilité qu*à la •*e«ilé du corps humain. (F'ojrez Peau. )

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