‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 61 sur 145 · AUBERT · texte numérisé non relu

AUBERT

MALADIES DES PLANTES. {Agncul- '^) Ainsi que les animaux, les plantes *^ nijettes à diverses maladies , dépen- ^^ de leur conformation , de l'état de Tatmoiphère ou du terrain qui les nourrit.

Void les principaux accidents auxquels fci ttfares sont exposés.

^*omme. Particulière aux arbres qui pro- ■■•fint des fruits à noyau , cette maladie ^le résultat de l'épanchement ou de l'en- ^^■^Scaient de la sève, qui se coagule et fait %^ entre Técorce et le bois. Elle com- ■«■ce par vider le hber et le parenchyme ^écorccs, fait naître des chancres , et fi- *"t par iaire périr les arbres , ou tout au

n&oins par gâter leur tronc. Cet épanchement est produit pair une contusion, par des coups de soleil , par les gelées tardives qui surprennent l'arbre au moment de sa végétation , ou par l'exposition aux alternatives de la gelée et du soleil, de midi à deux heures,. le long des murs ou des abris qui ajoutent à l'ardeur des rayons de cet astre.

On peut , souvent avec un plein succès , remédier à ces accidents , en pratiquant sur le point affecté quelques incisions longitudinales, de manière à faciliter le prompt et complet écoulement du suc épaissi , qu'il faut enlever promptement, en offensant le moins possible le bob et ses couches corticales, avec un instrument bien aiguisé. Si on est obligé d'opérer des scarifications sur un rameau ou sur une partie du tronc , on recouvrira , avec le baume de saint Fiacre ou de la cire à greffer , les points opérés , pour les soustraire à laction de Tair, du soleil et de le pluie.

Chancre. Cette maladie est un résutat de contusions , de gommes négligées , d'une altération spontanée dans les écorces, ou d'une gelivure. C'est un véritable ulcère corrosif qui attaque toute espèce d'arbres : les arbres fruitiers, les arbres forestiers, et princip^alement l'orme ^ dont Técorce est spongieuse et l'aubier tendre. On doit s'empresser d'enlever les parties lésées , et de les scarifier jusqu'au vif; ensuite on enveloppe comme pour la gomme. Au bout de quelques semaines , on lève l'appareil , si c'est pendant la végétation, pour s'assurer de l'effet du pansement et voir les progrès de la guérison , et l'on renouvelle les emplâtres et les ligatures.

Blanc, Le blanc, aussi nommé m^u/n'er, à cause de sa couleur , et lèpre , à cause de ses effets, couvre comme d'une espèce de farine ou de moisissure blanche les jeunes rameaux et les Jaunes pousses du pécher , attaque quelquefois le fruit, et ne tarde guère à faire périr des branches considérables, au grand détriment de Tarbre entier.

C'est surtout au printemps que le blanc est dangereux, parce que la végétation étant dans sa vigueur, l'arbre est plus tendre et plus délicat. La cause de cette maladie n*est pas encore connue, et l'on doit convenir qu'il est fort difficile , pour ne pas dire impossible , d'y remédier efficacement. On. a recours à l'amputation, remède extrême, qui n'empêche guère l'accident de reparaître plus tard sur les nouvelles pousses ; ré-

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sultat qui porte à (a*oîre que celto maladie tleat ù la cousiitulion des ijMiividut , pluèât qu'à Vexposiliou tt aux imAoences météori* ques. ATattt d^arotr recourt à cette opéra* iion , il est à propos de faire , le eoir , pli»sieurs lotioos avec de Feau de letsive plut on motna forte , à l'aide d'une petite éponge. Le blanc attaque plutdt cellea dea rariétéa du pécher qui sont dépourvues de glande»

pétiolaires ; par conséquent , cette maladie se manifeste plus particulièrement sur les l>dclier8 de Madelène et les autres qui sont dans le méinie cas ] une fois ces pêchers infectés, la contagion se transmet, par co»municatioD , à ceux même dont les feuilles ont des glandes pétiolaires. C'est pourquoi , lorsqu'on enlève les branches malades , on doit éviter de les rapprocher de celles qui sont saines , et ne pas négliger de les brûler sans retard.

Rouge. C'est aussi une maladie particulière au pécher, surtout à ceux qui produisent l'admirable et la rajrmle. Naturellement délicat , même dans les pays chauds , le pêcher est plus exposé que tout autre arbre à divers accidents ; aussi en périt-il beaucoup dans leur jeunesse, et parvient -il en peu d'années à la décrépitude. Dans la maladie du rouge, les jeunes branches prennent une teinte foncée rouge noirâtre, qai, en peu d'années , gagne la totalité de l'arbre et le fait périr. Vraisemblablement , cet accident fâcheux est le résultat des gelées printannières qui stunriennent an commencement de la végétation, et auxquelles snccédent, par une transition trop bmsque , quelques rajons ardents du sol?il , de midi à deux heures. Avant que le mal se soit propagé , il faut avoir recours à la serpette, et faire à propos le sacrifice des parties affectées.

/touille. On reconnaît la rouille , qui attaque même des plantes annuelles , à des taches rousses plus on moins toncées , plus ou moins* larges , qui s'élèvent snr les feuilles et les jeunes pousses de l'année Cette maladie introduit' un désordre préjudiciable dans la marche de la végétation, parce qu'elle fait périr le feuillage vicié et prodnit den rameaux de mauvaise qualité. Généralement on attribue la rouille aux pluies froides qui sncccdent à la chaleur, aux coups de soleil, aux piqiures des fourmis et de quelques antfes insectes. Aussitôt qu'on s'aperçoit de cet accident, il est indispensable d'jcnlever proprement à la serpette les feuilles et les feunes pousses qui se trouvent

inliectéee , même lorsqtte l'altéra^OQ ae fc' raii que eommeneer. Si les simples-smiKitatioos de feuilles on de rameaux infectés ne snIBsaieot pas , il faudrait déchaasser Ptr^ bre pendant l'hiver , lut couper qodqiies racines el l'affaiblir. C'est ce que l'on est parib» obligé de faire atissi pour les arbres fruitiers qui s'emportent en branches steVilea, éprouvent uti luxe de végctatioa , et, malgré leur belle apparence, ne produisent point de flclirs , ou fleurissent sans résultat.

Cloqme. EHe^e manifeste snr le pècheran moment de sa pocme ; les feuiDes se boursouflent , se gaochissent, se crispent cinne | manière désagréable, et se teignent de hUne | et de rouge assex ordinafrement. En peu ^e temps , le mal ga gnc les bourgeons ^ les altère, et arrête leur croissance , ou la rcnA tellement dtfl'opme , qu'il faut les cooper.

L'effet de la cloque est d'opérer un préjudicielle épanchement de sève ., qui attire les fourmis et le» pucerons; ces insectes, en snçant les plaiea que peut-être ils ont fiH naître , les agrandissent et les empêeheot de se cicatriser. En général , on regarde cette maladie conune l'effet de vents froids on de gelées. Dès que le grand roouveoieiit de la sève est suspendu , il est à propos de rabattre les bourgeons sur un œil sain, qt|i y pour peu que la saiso» soit favorable, jette de nouvelles pouMes, au mojen desquelles, si viles ont encore le temps de s'aoâter, c'est-à-dire de passer de la nature herbacée à la consistance ligneuse , l'arbre réparera le dommage qu'il avait éprouvé. En supposant le cas on on ne pourrait pas procéder à cette opération flans un temps convenable, il faut la différer jusqu'au mois de féfrier, parce que les bourgeons qui pousseraient trop tard pour parvenir k une suffisante maturité seraient exposés à souffi*ir des rigueurs de l'hiver, et contribueraient à fatiguer l'arbre au lieu de réparer ses accidents.

Piqûi'es, Un insecte , observé dep«s qnelques années seulement , occasionne de grands ravages dans les jeunes branches ëa pommier, et snrtontsur les pépinières : e'at le puceron lanigère , ainsi aMmommé parce qu'il est revêtn d'un duvet blanc qui rossemble à de la laine on plutôt à du coton Irètïîn. Il parait qneeet insecte, si préjndidahie à noa vergers , est venu de l'Amérique septentrionale à Jentj ,d'où il a gagné U Normandie. Les rameaux elles bourgeons qu'il

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attire sont blancs et rerétus comme <le girre ou de neige légèrâ. Il enyabil les jeunes écorces aa moment de la pkis active vc* gêtation ; la sève forme de nombreux bourrelets autour des piqûres et des plaies occasionées par Tanimal; Ae tronc même»

lorsqu*il est encore revêtu il'une écorce tendre, n'est pas à Tabri de riavasioB' : il te déforme , se couvre d'une espèce de nœuds os de verrues, qui gênent sa croistance -en iotrodoisant le désordre dans la marche de U sève et en désorgauisautles écorces. Quand le mal est naissant, on supprime les branches kifeclées et on les jette au feu { onscariGc les plaies ; on lave avec de la Jcs.tiice les jeunes troncs, et le «al se répare ^ mais lorsqiie Tinvasion eU considérable , et que , par eaemple, uo verfpcr entier, toute une pépinière , sont attaqua , il n'y a d'autre remède ^ae des frictions arec de l^aite coamone, répétées pluaieurB -fois ; mais oe reinède,qai opère efficacement «ur les inseotes, est coûteux et quelquefois difficile n emplojwr. Malheureusement, on ne peut ftière prévenir le mal z ces insectes cbemi* neot assez vite, et en outre ils se réunissent et se conservent pendant l'hiver scuis i*^ coroe des «ieux arbaes «t mAme 4lans la teire, où ii est di^iGile d'aller les cheiroliar.

S'il fallait entrer dans teus les détails^out est soicepkible la pathek>gie végétale, on *erait obligé de composer un volume. C'est <^ qu'a £iit Plenk. , auquel on peut recourir '(^ec fruit. (fT^^es duta et CbbiBBOi.) 'OuBas.

MALDIVES. {^Qgiuffhie,) Cet archipel séleod de 7«6' dekt. N.ii Oo 40' S., en .suivant «ne ligne un peuobUque coupée par le '^'* méridien. Su plus ,^ande langeur e^t de 20 à 34 lieue». 41 «at situé à 94 lieues au sodoaest de la câte -àe Malabar, et parUgé en dii.4ept groupes aonunés atoUons par 1<^ indigènes. Ces spolions, généralement de ibnne oiroulaire, sont séparés par des canaux étroits^ navigables seulement pour <^ petits navires; ils sont entourés de i^ct£s decorad qui les jiréservent de la violenee des V4^gueft,eteoaposés de plusieurs ilesha»ses entourant un bassin dont l'eau est tran- ^pûlle et peu proikmde. Les plus grandes sont habitées et cultivées ; mais la chaîne ne consiste .généralement qu'en rochers , écueib et bancs de sables. Quelques Hes <Qit de l'eau fraiohe k .peu de distance de lasaifkce.

L'aloUonle plus considérable est cdni de

Jlalé » arec «ne «riUe du miême nemeù I le sutthan. Les maiaons sont construites en bois de cocotier et couvertes av<ec la feuitte de cet arbre. Les Maldiviem sunt doux, pat- «ibles , laborieux, hospitaliers ; ils ont accueilli humainenMnt les -équi^ges des aa> vires qui ont fait naufrage sur les nombreux écueils de leur longue chaîne d'iles.

Le cocotier est la plus importante production detflMaldives; avec l'écorce du fruit, les insulaires façonnent des cordages et tirent de l'huile de son amande ; ces objets ferment la base de leur commerce. Us ramassent aussi les •oouris, petite coquille blanche qui abonde sur leuns plagqs et qui sert de monnaie daau plusieurs contrées de lAirique. Ils portent «es marchandises et de réoaillede tortue jusqu^u Bengale , dans de grands eanots Oaits de troncs deoocotiers., et dont quelques-uns eosrtiennent«60U quintaux \ ils arrivent à Balasore en juin ou juillet^ avec la mousson du sud-ouest , et en fMotent vers le milieu de décembre avec nelle du »ard*«est, «faargée pmcipalemeHt de riz^ pains de sucre , quincaillerie , couteUerie , ier en terres , draps , étefles de aeie, cotonnades gr%»uières, -tabac , opiam, café^ porcelaine, épiceries. Des bateanx maldiviens transportent à Acfaem , dans l'ile de Sumatra, de la bonite sécbée au solei4 , en petits morceaux de deux à trois onces ^ aufsi durs que fie «la conve. Les navires rffii passent-dans les parages des Ma'ldives,'ac*l%ètent dans cet archipel des nageoires de requins-, «i rechen:hées par les Chinois, et des cocos.

Les MaldiviensTessembleut auxHindons, et s'habillent comme eux ; ils ont le 4eint cdrvfttre. Leur langue a del'affintté avec le chingulais de Cej^an et, avec phisiarrs idic»meside*rHindaustan. Ces insulaires ibiit de jolies nattes, de 9a poterie, dis-ers meubles et des oofils en métal.

I^s LAKBmv-BS forment 'un autre archi|iel d'iles hasaes au nord du précédent. « 50 lieues h. l'ouest de la côte de Malabar , et comprises entre 10» et 12o de lat. N. Le 90»« méridien les traverse*; leur position n'est pas encore très-bien déterminée. Ces iles V séparées les unes des autres par des canaux très-larges , sont très^etites et entourées ^e récilB-de corail ; elles ne produii«Dtque*des cocos, du bétel 'et des bananes.

On y tron^ des sources d^eau fraîche. Les habitants , qui ressemblent aux Hindous , fabriquent du cuir, crèvent de la volaille, et

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