MAME
Diseorsi iopi^ ComeUo Taciio , Venbe , 1622, 1635, iB-4» ; Ragioni per le tfuaU i UtÈerati credono di non potini atHtnaarê mile corti^ publié par Mascardi dans ses «firggi accadmnieif Venise , 1630, iii-4o; i Sueceuiprinapalt deiia monarckia dëlU SpafMe ndV aimo 1639 , Anyen , 1641 , in 16 ; Iniroduzione al rmceonto del principalisuc' amaccttduUiùtto Ucomando di FiUppo 19^^ Home, 1651 , iii-4* ; et qaèlqves autres écrits , dont on trouvera la liste dans les NotùstedegUêeritêori holognesiy deOriandi, et dans les Mémoirtê de Niceron , tom. 4.
* HAMACHI < TbomasMâb» ) , dominicaÎD , né en 1713 dans THe de thio de parentf grecs , mort en 1 792 à Gometo, près de MontefiascoDe^ secrétaire de la congrégation et i* Index f maître du sacré palais, directeur da Journal Etclésiastifue , <p]i paml à Rodie dejJoit 1786, a laissé les ouvrages suivants : de Ethnicorum oraculU , etc. , Florence , 1738; de Ralione temporum athanasioram, etc., ibid., (748,in-4o; Origlnum et dnt^uiiattun lib. XX, 1749-55, 12 tomes in-4*j de' Costtuni de' primitif i cristiani , Rome, 1753-57 , 3 vol. in-8o ; de Animabut juttorum in sinu Abrahœ ante Christi mortow, etc., ibid, 1766, 2 tomes in-4o ; del Dritto tibero délia Chiesa d'actjuistare.,,, henitemporali, ibid. , 1769, in-8o; la Pretesajilosqfia de' moderni inereduli^ etc., ibid. , 1770; </tf Palafoxii orthodoxie, ibid., 1772-3, 2 vol. in-8o; Epist... de Rmtione regendœ christ, reipub. , etc. , ibid. , 1776-7, 2 Yol. in-8« ; tle Laudibus Leonis X , ibid. , 1741 , iD-8*. Mamachi a travaillé aussi aux Annales Prœdieatorum, dont le premier vol. « parât à Rome en 1756, in-fol.
* MAMBELLI ( MAioABTOiHa ) , jésuite , savant grammairien, né à Forli, dans la Romagne, en 1582, mort h Ferrareen 1644, est tuteur d*un livre intitulé : Osservazioni "dk Hngua italiana ( publié sous le nom de Qnonio , Académie Jilergite) , dont la deuxième partie fut imprimée à Ferra re en 1644, et la première partie long* temps après àPorlien 1685, 2 vol. in- 12. Cet ouvrage, quoique vieilli , est encore estimé et recherché des curieux.
* MAMBRXTN ( Pibrmb ) , jésuite , poète latin, né \ ClermontFerrand en 1600, mort professeur de théologie 4 LA Flèche en 166L a laissé : des Bglogues , deux Poèmes ; et une Dissertation sur le poème épique (en latin), imprimés d'abord séparément, et réunis ensuite en I vol. infol., La Flèche , 1661 .
* MAMRBANUS (Uuiu), né dans le pujs de Luxembowrg , fut in»pnmé à Cologne dans le 16* siècle , et cultiva la poésie. On a de lui : GratuùUorium oarmen in Philip pi régis AngUœ , etc. , 1549^4-55 ; Ep ithal a m iwn nupliarum Philippi cum Af«rid , etc. , 1655 , in-4o ) de Leone et Assino ,
strena adamicos, etc. ; Priscœ mone'
tœ Ji^utalib , Cologne , 1551, in-8o,
et dans la collection <le Budel. — Nie. Ma- MBtAvus , frère du précéf^ent , poète lauréat à la cour de Cfaaries-<}uint , a passé pour Tauteur de quelques-uns des ouvrages attri-« bues h Henri ; mais on cite particulièrement de lui les opusculs suivants : de //sfestMiurd regaHum Mauritio, dud saxoniœ 2\ Jubruar, iSiS Jactd; de Rébus gestts ÇaroUQuinti de 1515^ 1518, insérés fun et l'autre dans les Scriptores rerum ger^ manicar. de Schard ; dé f^enatione eannen heroîcum , dont tous les mois commenccut par la lettre C.
* MAMEROT ( SéBASTiBK ) , Tun des plus anciens traducteurs français , né à Soissons dans le 15^ siècle, fut chapelain de Louis de Laval , gouverneur du Dauphiné, à Finvitation duquel il fit en 1 458 la Traduction Ue la Chronique martinienne ( ifojrez Maatiii le Polonais) f qu'il augmenta beaucoup ;ou connaît encore de Mamerot : une traduction française de Romains (espèce d histoire romaine attribuée à^ Benevenuti d'Imola ) ; Us Passages d'outre-mer du noble Godrfroi de Bouillon , du bon roi saint lAtuis et de plusieurs vertueux princes , 1492, in-8o, gothique. On trouve en télé de cette édition , devenue très-rare, des alphabets arabe , hébraïque , grec et chaldaïque.
Cet ouvrage a été réimprimé h P^ris chez Le Noir, 1518,'in-fol. , avec un autre écrit du même auteur.
* MAMERT ( Saiht ) , archeVéque ^e Vienne, est célèbre principalement par les querelles qu'il eut avec le roi de Bourgogne Gondioc , qui était arien , et par rinstitution des prières que Ton nomme aujourd'hui Rogations (468 de Jésus-Christ).
Il mourut vers 477. L'Église célèbre sa fête le II mai. On lui attribue deux Sermons insérés dans la Bibliothèque des Pères , Tun sur les Rogations , Tautre sur la pénitence des Ninivites. — Claudien Mambet , Irèrc du précédent , d'abord moine , partagea ensuite avec l'archevêque de Vienne le gouvernement du diocèse , régla les fêtes, les offices , les cérémonies , et composa Voffice des
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Rogations. On ignore Tépoque précise de sa mort; on sait seulement qu'elle eut lieu avant celle de son* frère. 11 parait qull aimait et cultivait avec succès la littérature. Sid. Apollinaire le regardait comme le plus beau génie de son siècle. On a de lui , outre TofBce des Rogations, un Traité de la na»
tare de Vame , Venise , 1482 et 1500, Anvers, 1607, 1610, in-16; Zwickau, 1655, in-8o, et dans la Bibliothèque des Pères, tom. 6, avec un autre Traité; enfin deux Lettres et des Hymnes , parmi lesquels on distingue le Pange lingua glonosi proelium certaminiSf faussement attribué à saint Fortunat.
MAMMALOGIE. (Hiuoire naturelU.) Ce nom hybride , c'est-à-dire formé de mots empruntés à deux langues différentes, & pourtant prévalu sur tout autre pour désigner la classe d'animaux vertébrés appelés mammifères ( vojres ce mot ). Il faut donc se résoudre à Tadopter; car l'impropriété des termes est encore - moins un obstacle pour s'entendre , que n'est cette fureur de de néologisme , qui menace de replonger la branche des sciences naturelles qui s'occupe de la zoologie dans un inextricable chaos.
C'est principalement depuis le commencement de ce siècle qu'on a vu la Mammalogie faire le plus de progrès. Linnée en avait débrouillé les éléments , confusément épars dans un grand nombre d'écrits, depuis Aristote , qui le premier s'occupa philosophiquement des animaux; Pallas avaitajouté d'excellentes observations aux immortels travaux du législateur suédois; Buffou avait orné de l'éclat de son style Thistoire 4e quelques quadrupèdes ; Daubenton , tempérant les écarts d'imagination de son illustre collaborateur, avait prêté l'appui de solides recherches à ses pompeuses phrases; des voyageurs et des savants de tous les pays montraient beaucoup de zèle à grossir le catalogue des espèces connues ; cependant la Mammalogie , se traînant pour ainsi dire dans les ornières de deux écoles vieillissantes , demeurait visiblement stalionnaire. La concision des disciples d'Upsal , qui se bornaient , dans leurs formules descriptives , à quelques particularités extérieures et conséquemment superficielles ; la loquacité de ceux de Paris , qui se perdaient eu vains discours sur des mœurs souvent imaginaires , devenaient de grands obstacles à l'avancement d'une science où les formes n'ont pas une importance absolue et dans laquelle un style recherché n'en doit
point avoir. MM. Cnvier et Geo&oy de Saint^Hilaire sentirent la nécessité d'oovrir de nouvelles routes , dont ranalomîe devait être le flambeau. Ils bannirent la métaphore etTemphase de leur langage , et l'on vit une multitude de bons esprits , s'engageant sur leurs voies, étudier la Mammalogie dans un nouvel esprit. On pénétra dans rorganisation intime des êtres ; on négligea les systèmes pour la méthode. La physiologie s'eorichit de l'avancement d'une branche de rhistoire naturelle , qui jusqu'alors n'avait point été son auxilliaire ; le nombre des espèces bien fixées fut quadruplé ; on vit qa'il n'était pas moio»aècessaire de conserverdes squelettes que des peaux rembourées, «i grâce à l'impulsion donnée à la science par nos deux habiles professeurs , on peut , suivant l'expression d'un auteur célèbre , dire que la Mammalogie. est une science toute française. £lle est . bien certainement U branche de l'histoire naturelle qui doive le plus intéresser; puisque l'étude de rhomme s'y rattache, l'anatomiste, le physiologiste, le philosophe lui-même , ne devront-ils pas chercher une instruction plus approfondie sur la structure et les fonctions de leurs propres organes, dans l'observation compantive des organes analogues dans les mamniifères ? Celui qui veut , par des expériences sur les animaux vivants, découvrir le jeu des ressorts qui font vivre ces animaux, doit surtout porter son attention sur les êtres qui lui ressemblent le plus; car les fonctions étant , comme les formes dont elles dépendent; fugitives presque dune espèce à l'autre, les expériences faites sur les reptiles ou les oiseaux ne fournissent pas aussi souvent des conséquences immédiatement applicables à l'homme.
Après la renaissance des lettres , GesancTi Aldrovande et Jonston publièrent successivement divers ouvrages sur les mammiieresi dont le plus grand nombre étaient appelés quadrupèdes. Mais alors on se bornait a commenter les anciens , en cherchant à reconnaître les animaux dont ils avaient parie. Ou n'était point, à proprement parler, naturaliste , mais on était crudit. Ce n'est guère qu'en 1693 qu'on vit l'érudition tomber co seconde ligne , et la véritable histoire naturelle prendre pour ainsi dire le pas dans \ei écrits de Jean l^ey (^ftiopsis methodi anr malium quatrupedum serpeniuifi generis)\ mais la. classification de ce savant n'avait pas trouvé beaucoup de sectateurs , qua»"