‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 72 sur 145 · M A M NT · texte numérisé non relu

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Linnée , en 1735, fît paraître la première cdi. Uon de son Sjrstema naturœ.

On peut dire que cette immorteUe production du génie donna du premier coup , à la science qui nous occupe , la forme sous laquelle on l'étudié encore aujourd'hui ; elle Ini donna surtout un premier mouyement dimpulsion , tel qu'on la ?it faire plus de progrés dorant les quarante et quelques années qui s'écoulèrent après le premier essai de Linnée qu'elle n'en avait fait durant les quarante et quelques siècles qui s'étaient écoulés depuis Aristote. Malgré ces progrès , les travaux modernes n'ont rien changé aux bases de l'édifice fondé par le naturaliste loédois , qui commença par bannir le nom de quadrupèdes pour le remplacer par celuî de mammifères , parce que toutes les créatu' res qu'il admet dans la première classe n'ont pas quatre pieds , mais ont tous des mamelles. 11 distribue ses mammifères dans quarante genres répartis en sept ordres , qu'il forme principalement sur .la considération des dents. Cette classification, extrêmement simple^ n'a donc éprouYé que de légères modifications, et , en la perfectionnant , on en respecte toujours ,' sous d'autres noms , les principales coupes. Enfin , parmi les genres, ceux mêmes qu'on est obligé de subdiviser se relrouvent encore conseryés dans les cUssificalions le^ plus récentes , où ils forment des familles naturelles ou des tribus.

Après Linnée , ou vit Klein , Brisson , et £rxleben proposer de nouveaux systèmes , tandis que BufTon les attaquait tous. Depub ces naturalistes , plusieurs autres classifications ont été proposées j on s'en tient aujourdliui en France à celle que M. Cuvier employa dans son histoire du règne animal , et qui se trouve exposée comparativement avec celle de Linnée dans le tableau qui fait partie de la deuxième livraison de planches.

Le nombre des genres dans le tableau de M. Cayicr est beaucoup plus considérable que dans celui du naturaliste suédois ; il a été récemment encore beaucoup augmenté par les travaux de MM. Geofiroy de Saint- Hilaire père et fils , Desmarest , de Blainville, Lesson, et autres naturalistes ou voyageurs qui s'occupent avec zèle de Mammalogie. Oes changements ont d'ailleurs été admis dans la méthode de l'illustre professeur, mais seulement comme perfectionnement , et cette méthode n'en est pas moins unanimement adoptée. Ce serait sortir du cadre que nous impose la nature du présent

ouvrage , que d'entreprendre de rapporter ici des modifications , dont on trouvera les principales aux articles Ahthbopomobphb , BiuAHB , Homme , Obavc , Rumihauts , Sia- Gxs , Zoologib et Ahikaux pbbdvs.

Parmi ces animaux perdus , se trouvent , depuis que nous en avons tracé Thistoire dans cette Encyclopédie , plusieurs genres récemment décrits et qui prouvent combien les mammifères détaille considérable étaient nombreux dans cet ordre de création primitive, dont il ne reste que des débris fossiles.

Dans les premières éditions de ses ouvrages , Linnée n'avait guère mentionné que cent quatre-vingt-deux espèces de mammifères vivants ; Gmelin, dans la treizième édition du Syslema naturœ , en énumère quatre cent trente-neuf , sans compter les variétés. M. Desmarest, dans Y Encyclopédie par ordre de matière , en décrit huit cent cinquante : on peut évaluer h un peu plus de neuf cents les espèces de mammifères aujourd'hui connues ; il est probable qu'il n'en existe guère plus de mille espèces maintenant vivantes a la surface du globe.

D'après l'avancement de nos connaissances sur cette matière, il demeure maintenant prouvé que des poissons et des reptiles , avaient , parmi les vertébrés des premiers temps , précédé les mammifères , et ceux-ci » créés plus tard, sont d'autant plus difiërents . des formes actuelles, qu'ils sont plus anciens. Ce n'est que dans les couches meu' blés , et conséquemment plus récentes , que l'on commence à rencontrer des débris analogues à ceux qui résulteraient des genres actuels ; de sorte que s'éleva nt dans Téchelle organique avec les âges , certaines formes n'apparaissent qu'après d'autres , et dans ces formes il en est qu'on n'a jamais rencontrées U l'état fossile. Telles sont celles qui sont maintenant propres à l'ordre des anthropomorphes. Ainsi, il n'existe pas plus d'ossements pétrifiés de chauves-souris , de lémurien , ou de singes , qu'il n'y a d'anthropetites . Les espèces de mammifères dont on a pu reconnaître les restes antiques, sont réparties de la manière suivante dans trentesix genres où ceux qui sont marqués d'un astérisque n'ont plus d'analojgues vivants sur le globe : Ours , 4 espèces ; marte , 2 j chien , 4 ; hyène , l ; chat , 2 ; phoque , 2 ; sarigue , 2 j castor , i ; campagnol , 2 j lagomys , 2 ; lièvre , 2 ; " mégalonix , 1 î * mégatérium, l j * éléphant, 2; * mastodonte, 6 j hippopotame , 4 ; cochon , 1 j * anoplothc-

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rium , 2 ; * iophidion , I : ' dichotunc , 3 j * aDtbrocothénum , 2 j * adapis , I ; * cberopotame, l ; rhinocéros , 4 ; * palaBlotfaérium, S; * lophiodoD, 5 ; tapir, I ; * élaamothérium, { ; cheval, i j rat, I j cerf, 6; boeuf, 4 ; loir , 2 i lamantin , 1 ; dauphin , 4 ; baleine , 3 : total, quatre-vingt-dix espèces.

BORT DE St.-ViHCIHT.

MAMMIFÈRES. (Histoire naturelle.) On a vu dans Tartide Akimai. , que les mammifères composent la première classe zoologique dont rhomme fait partie. Les caractères qui distinguent les mammifères des autres vertébrés sont que les femelles donnent le jour à des petits vivants, qui se nourrissent du lait que fournissent leurs mamelles. Ils ont un diaphragme musculaire séparant la poitrine de Tabdomen, et un cerveau proportionndlement plus volumineux que dans les autres créatures , avec un corps calleux. Excepté une espèce qui a neuf vertèbres cervicales, tous en ont sept.

« Linnée , dit le digne fils du savaut Geoffroy de Saint-Hilaire , Linnée , dont les traraux mammologiques sont encore comme tous ceux dont il a illutré les diverses branches de l'histoire naturelle , la règle et la base de nos classifications , et qui devina , par la force de son génie, ce que des travaux sans nombre et quarante ans de profondes recherches ont démontré depuis , a le premier établi la classe qui nous occupe , en réunissant à ce qu^on appelait quadrupèdes vivipares les animanx marins connus sous le nom de cétacés (voyez ce mot). Il lui attribuait un cœur à deux ventricules et à deux oreillettes , le sang chaud et rouge , 'des poumons volumineux', des mâchoires ho.

rizdntales et cachées par des muscles ou par des téguments, des dents enchâssées, quand il en existe, un pénb susceptible d'intromission , agent d*un accouplement complet , principalement des mamelles , servant chez les femelles vivipares à Tallaitement des petits, une langue, deux jeux, des oreilles et des sens complets. » Les mammifères sont eu général recouverts de poils plus ou moins sen*és , mais qui manquent daus les espèces uniquement ichtyomorphes ; ils onf des membres terminés par des pieds ou des mains , ordinairement au nombre de quatre, Inais quelquefois de deux seulement. Le plus grand nombre se termine* par une queue. C'est parmi ces animaux qu^on observe la plus grande variation dans la taille : tandis qu^il existe des baleines de plus de

cent pi<^ de longueur , il se trouve des rats qui dépassent à peine un pouce. Ce sont eo général les herbivores qui atteignent aux plus grandes proportions ; et parmi les espèces perdues , on remarque qu^il en fut de plus considérables par la taille que ne le sont les espèces aujourd'hui vivantes. Tous les mammifères sont à l'extérieur parfaitement symétriques ; on ne trouve chez auctm d'eux aucune de ces anomalies qui rendent si remarquables les becs-croisés chez les oiseaux, certains têtards de grenouilles, qui n'ont de branchies que d^un cAté, et surtout les pleuronectes parmi les poissons.

Une charpente osseuse j soutient l'édifiée; les membres qui en font partie y sont toujours formés de quatre portions articulées les unes aux autres, Tépaule, le bras, IV vant-bras et la main pour les antériears.

qui ne manquent jamais; le bassin, la cmsuet la jambe et le pied pour les postérieurs, quand ils existent. C'est au mot SçuBum qu'il sera traité des os par lesquels le mammifère est soutenu , et qu'on examinera les clkangements^qui se manifestent dans une base si essentielle de Torganisatiou des ycttébrés. Il suffira ici de remarquer que , dans la classe des mammifères , les extrémités subissant déjà des modifications importantes, selon l'usage qu'en doit faire Fanimal, elles sont des mains chez plusieurs, des pattes chez 'd*autres , des ailes chez quelques-uns , et quelqijefois des nageoires. Les muscles qui récouvrent le squelette sont formés d'une fibre élastique , irritable , et qui est la même chez tous. Ce sont ces muscles qui fournissent le principal aliment ata espèces qui dévorent les autres; le cœnrj varie peu , quant à la forme , et son ventrieule gauche est tonjouiv le plus gros. La respiration est essentiellement simple ; tous les mammifères sont assez promptemeot asphyxiés, quand un accident quelconque vient à l'interrompre ; elle s'opère par l'introduction de l'air dans les poumons, au moyen d'une trachée-artère formée d'anneaux cartilagineux complets. Les dents, qui manquent pourtant dans certaines espaces, sont des parties fort essentielles qui fournissent les meilleurs caractèt^es poar classer les mannnifères.^L^inspectîon iTune seule d'entre elles suffit pour faire reconnaître quel était l'animal à qui cette dent appartint et quelle fut sa taille. Il n'en existe jamais sur d'autres os que sur les maxillaires ; mais elles y varient' par leur insertion

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et surtout par leur Conne. Otte forme a pins d'importance encore que le nombre , parce qoe c'est elle qui détermine la fonction, et qu'elle est toujours en rapport avec les organes du système digestif, dont le système dentaire indique constamment les modifications parles modifications qu*il épronre loi-même.

Les dents des mammifères ont été distinguées particulièrement , d'après leur insertion, eu trois classes : les incisives , les canines et les molaires ; mais ces trois sortes de dents n^existent pas dans toutes les espèces. Les fourmillier^ et les pangolins ( ordre des édentés) n*«n ont aucune. Le narval n'a que deux canines; les molaires sont celles qui manquent pourtant le plus rarement; celles qui manquent assez souvent sont les incisives , fait principalement constaté depuis que M. Ûeoffroy de Saint-Hilaire , à qui la science doit tant d'aperçus ingénieux, a démontré que les prétendues incisives des rongeurs n'étaient que des canines. Les molaires , si rarement manquantes , se rapportent, eu égard à leur forme, à quatre types principaux : elles sont larges et plates dans les herbivores où elles sont faites pour broyer, hérissées de pointes coniques propres à briser l'enveloppe assez dure des iosectet dans les insectivores , tranchantes pour déchirer la chair dans les carnivores , enfin tontes coniques dans les cétacés, qui ne mâchent ni ne déchirent leur nourriture, et qui se bornent , comme les crocodiles , à It saisir. Chez les baleines , qui sont des cétacés sans dents coniques , les fanons-cornés 7 tiennent lien de ces moyens d'attaque, et leur sont analogues aux yeux de l'anatooûite ; c'est ainsi , comme on Fa très-judicieusement observé, que le système dentaire normal d'un mammifère vient h reproduire, Pïwqu'à tons égards , celui des oiseaux ; car les oiseaux ont aussi leur système dentaire , mais réduit {>oar ainsi dire à un mode rudimentaire d'extra vasion. (f^oyez Oiseaux.) Nous ne nous étendrons pas davantage sur* l'aosiomie des mammifères; ce serait faire des excursions dans le domaime des sciences ^i se rattachent, h la vérité, h. l'histoire natinrelle , mais qui pourtant ne s'y confondent pas.

Linnée. qui saisissait avec tant de sagacité les caractères généraux , propres à singulanier les divisions qu'il établissait , et qui les mettait si ingénieusement en opposition,

dit que les mammifères ont des poils , les oiseaux des plumes , et les poissons des écailles ; cependant il est le premier k faire observer que cette règle , sujette à plusieurs exceptions, n'est vraie qu'en thèse générale. En efiet , parmi les mammifères , les pangolins sont couverts de véritables écailles , tandis que les cétacés ont la peau nue. Cependant on 4 prétendu que , dans ces dernier» , la matière des poib y formait une ehveloppe générale très-raisonnable , d'où M. de Blainville propose de les nom mer pir lifères , regardant les poils comme encore plus caractéristiques que les mamelles pour singulariser les mamnoifères. Cette opinion n'a encore été adoptée par aucun autre zoologiste.

On appelle pelage le vêtement des mammifères, qui se compose en général de deux jorteii de poils, le soyeux,. et le laineux.

Ce pelage , que dans le commerce de la pelleterie on appelle fourrure, est généralement plus foncé sur le dos que sous le ventre. Dans quelques espèces, il est unicolore; daiis d'autres , il se diapré élégamment d'assez belles nuances : le blanc , le noir , le gris plus ou moins bleuâtre , le roux plus ou moins ardent , et le jaunâtre , sont les couleurs qu*on y voit dominer. A une exception près , ces nuances ne reflètent jamais comme les plumes chez les oiseaux , de teintes métalliques. Dans l'homme, les poils de la tête sont appelés cheveux ; chez les porcs-epics et les hérissons , ils sont spinescents. La matière des ongles , des cornes des ungulés , des écailles de pangolin et des cuirasses dé tatous , est la même que celle des poils. Dans les espèces réduites en domescité , les couleurs du pelage sont devenues sujettes \t de grandes variations ; c'est chez elles seules qu'on voit de ces grandes taches irrégulières , qui ont valu le nom de pies aux individus qui en sont marqués.

L'&ne est peut-être l'unique esclave de l'homme dans l'espèce duquel on ne voit point de ces individus pies.

Les mammifères que nous avons su plier à la domesticité son^ peu nombreux. Il a fallu pour qu'on se les pût asservir) un rapport des mœurs , la réciprocité des besoins ou l'une et l'autre de ces convenances réunies. Ainsi , lorsque le cheval discipliné consentit à courir au combat, c'est que dans l'état sauvage , les chevaux vivent par troupes , voyagent en colonne? , et manoeuvrent

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avec lOie certaine précision dans le danger.

La disposition de leurs dents permettaient d'ailleurs d'assujettir au mors leur mâchoire inférieure et de profiter de la sensibilité qui y existe , dans un espace dégarni appelé barres , pour maîtriser son impétuosité habituelle. Lorsque le chien devint rauxiliaire de nos chasses , ainsi que le type de la fidélité dans le sens qu'on donne trop souvent à ce mot ^ c'est que ; dans rélat de nature , les chiens se réunissent par instinct pour faire la guerre aux autres animaux. Ce n'est point l'homme qui leur apprit à lancer et h courir le cerf, mais il s'associa , dans l'origine, à des bétes caniassières , dont il reçut au contraire des leçons. Le chien joignant à Tiutelligence nécessaire pour forcer le gibier une paresse gloutonne , qui lui fait rechercher des aises dont se soucient peu les autres carnassiers , il s'est couché au foyer de son compagnon de fatigues , et s'étant aperçu qu'en retour de ses services il recevait des caresses , il a payé par une véritable affection , au point de consentir à devenir esclave , d'ami qu'il fut d'abord , celui qui pourvoyait h une partie de ses besoins. Si les brebis et les chèvres n'eussent point eu , par suite de leur organisation et de leur faiblesse , }'habitude de se réunir par bandes nombreuses , dans l'idée que la réunion en masses protège les individus , en eût-on composé des troupeaux? On doit observer à ce sujet, que les animaux solitaires par nature sont les seuls qu'on répute inapprivoisables , et dont l'homme n'a jamais pu tirer parti , parce que les individus d'une même espèce , s'y repoussant les uns les autres , devaient à plus forte raison repousser la compagnie dominatrice d'une espèce étrangère.

Bufibn , le premier, réunissant dans us de ces chapitres qu'il appelait discours , les considérations qui ont rapport à rhabitat de trois cents mammifères environ dont il avait écrit l'histoire , essaya de tracer des lois de répartition, qui , malgré l'admiration qu'ont pour elles de véritables et très -savants naturalistes , se sont trouvées la plupart fausses ou incomplètes ; les éloges exagérés qu'on a donnés à ces malheureux essais de géographie zoologique ont eu de faichenx résultats; ils ont porté certains imitateurs à hasarder, pour d^autres branches de Thistoire naturelle , des vues du même genre ,

lorsqu'ils n'avaient que la connaissance incomplète d'un trop petit nombre de frib.

De véritables parodistes ont aussi trtoé leurs lois de distribution , au risque de voir ces prétendues lois enfreintes h chaque instant dans la nature. Ce n'est guère qu'au* jourd'hui qu'on peut commencer à entreprendre la géographie mammalogique. Celle des autres parties de la science ne saanit être même ébauchée : on ne connaît encore ni toutes les mers , ni les limites de toatet les terres dont se compose la surface dn globe ; on n'a pas pénétré dans l'înténeor de vastes contrées où doivent exister des multitudes d'espèces inconnues, appartenant peut-être à des familles nouvelles, et Toa veut établir des lois de distribution en botanique ; dire, par exemple, dansquds rapports telle famille est à telle autre sur les rives du Zaire , qu'on n'a pas visité , on dans l'Australasie, dont on a parcouru huit ou dix lieues carrées? Que le possesseur d'une collecl ion suppute dans quelles proportions se trouvent génériquement , le< unes avec les atitres , les richesses qu'il parvint à réunir ; l'utilité d'un pareil travail ne saurait être fort grande , mais au moins il existerait des bases pour le composer. Hors d*un tel cadre, des travaux analogues ne peuvent , dans l'état actuel de notre ignorance , qu'être des causes d'égarement. L> mammalogie étant seule assez avancée ponr qu'on y puisse entrevoir , mais non tracer des règles de réparation , on trouvera ces règles indiquées dans notre Dictioniuârt classique d Histoire naturelle, ^

La classification des mammifères , dont l'importance nous a semblé devoir leur mériter un plus grand nombre d'articles qn'il n'était nécessaire d'en consacrer au reste de l'histoire naturelle, sera Tobjet d'un tableau compris dans la seconde livraison de pUaches. Bout on Saikt-Vihcbiit.

"" MANARDI (JiAv) , médecin , né à Ferrare en 1462, mort en lô36, fut appelé ea Hongrie par le roi .Ladislas VI , qui loi donna l'emploi de son premier médecin.

Après la mort de ce prince, il séjourna long-temps en Pologne et en Autriche, et revint ensuite dans sa ville natale , où il enseigna la médecine jusqu'à la fin de sa vie.

On a de lui : medicinis Epist, recentioruM ^ errata et antiquotum décréta peristissimâ referentes ^ Ferrare , 1521 , in-4o ; Paris, 1528, in -8*; Curia medica vfginti Uhra

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epistolofuM tt eonsultatiomim ûdumbmta, Hanovre , 161 1 , in-fol. , etc. Barotti a consacré une bonne NoU'ce à ce médecin dans le tom. I , pag. 247 des Memorie stoncke de' Uttêratijerraresi .

* MâNASSÉ ou HANASSÈS , au aine de Joseph et d'Aseneth , naquit en Egypte ?er8 Tan 1712 avant Jésus-Christ. Jacob le bénit un peu ayant sa mort , ainsi que son frère Éphniun , de manière à ce que tous <leiix fussent regardés comme ses 61s, et que chacun devint chef d'une tribu particulière.

4a reste , quoique Manassé fût Taine , il ne mit sur lui que la main gauche , pour faire sentir que sa race serait moins agréable à Dieu.

* MANASSÈS , roi de Juda , fils et successeur d'Ézéchias , monta sur le tr^ne Tan 694 avant Jésus-Christ. 11 n^avait alors que 12 ans. Les 22 premières années de son règne ne furent marquées que par des crimes et des sacrilèges. Il fit b&tir des temples aux idoles, éleva un autel h Baal au milieu même du temple de Solomon, et fit scier en deux le prophète Isaïe , qui était venu de la part de Dieu lui reprocher son impiété.

Quelque temps après Assarhaddon, roi d'Assjrie, vint mettre le. siège devant Jérusalem ( 672 avant Jésus - Christ), emporta la ville, fit le. roi prisonnier avec presque tout son peuple , et Temmena à Babylone. Cette captivité dura trois ans , pendant lesquels Manassès reconnut ses fautes^ et s^humilia devant Dieu. Enfin Assarhaddon étant mort, Saosduchin , qui le remplaça , permit au roi juif de remonter sur le trône de ses pères.

Manassès ne s^occupa plus que d'anéantir Hdolfttrie dans son royaume , fortifia Jérusalem, organisa de grandes forces militaires , et montra la piété de David réunie à la sagesse de Salomon. C'est au milieu de ces soins qu'il mourut l'an fiSg avant Jésus- Christ , ayant régné 40 ans depuis sa conversion , en tout 52 , ou , si Ton compte les 3 ans de sa captivité , 55. Amon , son fib , lui succédo.

* MANASSÈS (CoHSTAimii), écrivain grec du 12* siècle, est auteur d'une Chroni" que en vers , depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 1081 de Jésus^Christ, dédiée à Irène , sœur d'Alexis Commène. Elle a été traduite et publiée en latin par Leundavius [voyez ce nom) à Bàle, 1573 , in-8o ; et avec Je texte grec , et des Notes de Meuï»sius,à Leyde, i6l6,i{i-4o. On Ta réimprimée dans la Byzantine avec les mêmes Notes et Tome 15.

le Glosêaire de Fabrot, Paris , 1655 , in-fol. 'M. Boiasonnade a publié, dans son édition de Nieetus Eugenianus (voyez ce nom), des fragments en neuf livres avec une version latine et des Notes , et un roman du même auteur intitulé Us Amours d'Jristandre et de Callisthée.

* MANASSÈS AZÂRIA, ou RABBIME- NAHEM-ASARIAS MIPANO^ rabbin du

16* siècle , tint, dans une ville du duché de ^^ggio 9 une école très-firéquentée par les Juifs d'Italie et d'AUen^agne , et mourut à Mantoue. On a de lui les ouvrages suivants, en hébreu : jisis Rimmonùn ( suc des grena* des), Venise, 1601; Mantoue, 1624, in-4, ( quehjues rabbins n'attribuent à Manassès ou Menahem que la correction de cet ouvrage , dont le véritable auteur , selon eux , serait Samuel Galik ) ; Asara Maamaro^ , ou dix traités sur la Cabale ; les trois premiers , imprimés à Cracovie, 1544 ; Venise, 1587 ; Amsterdam, 1649; Francfort, 1678 , in*4o; le quatrième à Amsterdam, 1619 et J648,in*4«; le cinquième à Wilmersdorf, • 1675 , in-4o ; et avec le sixième à Hambou rg 1653 , in-4o ; les quatre derniers sont restés manuscrits ; un autre ouvrage sur la même matière , divisé en deux parties , intitulé . Moitié de Grenade et Lèui^ de la Mérité , Venise, 1600, in-8o; Questions de jurisprudence avec les solutions, ibid., in-4o. On connaît encore de ce rabbin deux ouvrages manuscrits intilulés : l'un Cannephi Jonah (ailes de la colombe), Tautre Majan Gannim (Fontaine des jardins) : ce sont des livres cabalistiques .

* MANASSÈS ou MENASSES-BEN- JO- SEPH BENISRAEL, rabbin, né en Espagne vers l'an 1604, dirigea, dès l'âge de 18 ans , la synagogue d^ Amsterdam , et y expliqua le Talmud avec beaucoup de succès. Plus tard , ayant perdu sa fortune par la confiscation que €t l'inquisition d'Espagne des biens de son père , il s'adonna au commerce , passa quelque temps en Angleterre, où il fut bien accueilli de Cromwell, revint à Amsterdam , et y mourut en 1659. On a de lui plusieurs ouvrages en hébreu , en espagnol et en latin. Nous citerons les principaux : élConciliador delPentateucho, Francfort (Amsterdam), 1632, in-4o ; ConciUator, tive de Conuenientd locorum S. Scripturœ, etc., Amsterdam, 1633, in-4" (c'est Touvrage précédent traduit en latin par D. Vossius ; trois .autres parties , écrites en espagnol, mais traduites en latin, ont été

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imprimées depuis h Amater^vii « 168 i et aiot nées suiyaotes , in-4« ) ; el Th^êoro #/« io$ (jUnim (abrégé de la Mischna\\ ea portugais , quatre parties , Amsterdam , 1463 , 1647 , 2 vol. in-So ; la Economia que eoM^ tUne todo lo que toca al Matrimanio , etc. ; Sepher Nismaik Chajim (livre de l'Jmmorta- Uié de l'Jme , ibid. , 1652 , iii-4«» ; de Resuri^ectione moHuorum ^ ibid. , 1636 , in- 12 ( publié aussi en espagnol , ibid. , dans la m^me année); Spe» hraelis ^ en espagnol, ibid., 1630, in-So; Smyme, 1659, in-12 ( traduit en hébreu , en latin , en anglais et en allemand ) ; Piedru.gloriosa , etc. ^ Ams« terdam, 1654, în-$o : on en trouve un abrégé dans Vffistoire des Juife de Basnage , deuxième édition, tom. 1 5; Pt'oblemata XXX de ereatione , ibid. , 1635 , in-8* ; de Ter. mino vitœ Uh, III ^ ibid. , 1639; de Fragiliuufi kumand, ibid., 1642, in*8o, publié aussi en espagnol, in- 4*; Sepher Peneh rahha (grand livre des aspects), ibid. , 1628 et 1678, in-4» ; Dtfenee of the Jews { défense des Juifs) , Londres , 1656 el 1707 , in-8o. Les autres ouvrages de M anassès sont: une Bible hébraïque, des Poieiee , des Dieeaure , des fÀvres de cabale et de grammaire.

" MANASSËS ou RABBI-MENAHEM de Lonzano , vivait dans cette ville dltalie h la Gn du 16* siècle , et a composé en hébreu un ouvrage intitule Scitie Jadolh ^ les deux mains , dont la première est appelée la main du pauyre^ la seconde la main du roi , et chaque main est divisée en cinq doigts; le. deuxième et le troisième 4/01^ de la main du roi , ont été impriméa séparément h Venise , 1598 , in-4«; la main du pauvi'e et le premier doigt de la main du roi ont été publiés d'abord à Constantim^e , puis à Venise, 1618, et à Amsterdam, 1659, in-4». Les autres doigu sont restés inédits.

Cet ouvrage, qui ne, peut être utile qu*auz Juifs, est un examen critique de l'édition hébraïque de la grande Bible, imprimée à Venise par Bomberg avec les corrections de Rabbi Jacob-ben-Hajjim.

» MANASSËS ou MENAHEM - BEN- SARUK , un des plus anciens et des plus célèbres grammairiens hébreux , vivait en Espagne vers le 10* siècle. On connaît de lui deux ouvrages restés manuscrits; le premier est un lexique qui porte tantôt le titre de Livre des Racines , tantôt celui de Compo^ sitions, tantôt enfin celui de Langue des Satuants , sur le$ divers exemplaires répandus

dans les principales bibliothèques de TEurope ; le second est une Réponse à utuifues' don sur la grammaire proposée par ReUi Donasch. Il s'en trouve un exemplaire 1 peut-être unique , dans la bibliothèque du Vatican, no 137.

" MANASSËS ou RABBI -MENAHEM de Recanati, ville dltalie, où il était né, et oà il vivait dans I3« siècle , s laissé Ifs ouvrages suivants ( en hébreu ) : Sepher Hadinnim (livre des jugements ) , imprimé Il Cologne, 1538,in-4*: Taehmi Misvot{m sons des préceptes) , Constantinople , 1544, in-4o* Commentaire cabalistique sur les cinq livres de la Iroi, jusqu*au 33' chapitre du Deotéronome, Venise, 1523 , in-4o; Bâle, 1581^ in-4o; Dublin, 1595, in-fol. ( malgré les diverses éditions de cet ouvrage , il est de la plus grande rareté, parce que tous les exemplaires ont été aoignensement recherchés et brûlés par inquisition ); TVvite des dix Sephiroth, resté manuscrit.

. ? MANBY ( PiBRRi ), écrivain anglais , àe la communauté catholique, mort en IG97, a publié , entre autres ouvrages cités par M. Creorge Crabb dans son unit^. hiit.

Diction. (Londres ,1825, in-4«) : J Letter to a non'conjormist Minister^ Londres ) 1677, in-4"} A brief and practical DUcours* on abstinence in Lent, Dublin , 1682 , in-40; oj' Confession to a Lawful Priest , Londres»

1686 , in-4» ; the Considérât, which obUged Peter Manhy , dean of Derry , to cmbrace the cathol. relig.., 1687, etc.

* MANCHESTER (sir EnonAV) MON- TAGU , comte db > , général anglais et homme d'état , né en 1602, siégeait au parlement lorsque le roi Gharlea I«r eut risprudence de Taccuser de haute-trahisoB , sans aucuns motifa, avec cinq membres de la chambre des communes. Manchester s'engagea alors an service du parlement ; c'est à lui que Cromwell fut redevable de son ék* vation , et il eut bientôt occasion de ses repentir. N'ayant pu empêcher le roi de ravitailler Donnington-Castle, il ^t accusé de haute-trahison par ce même CromvreU, alon lieutenant - général. Depuis cette époque, Manchester fit ce qu'il put pour rétablir la paix entre le roi et les deux chasdurca. A ^ mort tragique de Charles I*', il t'ékÂgna des afiaires, et ne reparut à la chambre des pain qu'après la restauration , à laquelle 3 contribua pnbsamment. Cbaries II l'appela dans son conteil, le combla de Daveors, et

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eo roçat des preuTet coditantes de fidélité.

Lord Manchester mourut en 1671.

* MANCINELLI (AsTom), poète et grammairien, né en 1452 à Velletri ( campa^e de Rome), mourut en 1506. On a de lui un grand nombre d^opusculea sur la grammaire et des poésies dont la liste se trouve dans les Mémoires de Niceron , tom. 38 , ainsi que dans la BiUiotk, med. et infimœ iatinùatiê dç Fabricius avec les additions de Mansi , tom. 1 .

* MANCINI ( Paul ) , fondateur de lAeadémie des Umonsti, né à Rome dans le 16« siècle, mort en 1635, était d'une famille patrideime. 11 embrassa la profession des annesi» y acquit de la réputation , quitta aisuite son emploi en 1600, et épousa Vittoria Capozzi. Ses noces furent célébrées avec pompe , et comme Mancini était aimé , les beaux-esprit firent beaucoup de vers à sa louange } il engagea les auteurs à venir les réciter dans son palais , qui devint le berceau de cette nouvelle académie, dont les membres s'appelaient Uomini di beWumore, d'où leur vint le nom d^Umonsti s ajant perdu sa femme après vingt ans d'une heureuse union, Mancini renonça au monde, et reçut les ordres sacrés. L'académie dont il était le fondateur n'a duré que jusqu'en

* MANCINI ( Mabib ) , petite-fille du Condateur des hunïbrisies , et nièce du cardinal Mazarin, né à Rome en 1639, mort vers 17 15, avait épousé en 1661 le prince Golonna, connétable de Naples, qu'elle quitta peu d'années après, k la suite d'une couche pénible , et finit par en obtenir le divorce. On a sous son nom : Discono astrofitico délie mutazioni de'tempi e di altii eceidenti delt anno 1670, Rome, in-4o. Un anonyme a publié : Memoireê de M, L. P. M, M, ( madame la princesse Marie Mancini ) Colonne^ grand connétable du roi de Naples , Cologne, 1676, in 12 , traduits en italien, J678 (ces prétendus mémoires ne sont qu'un roman mal écrit). S. Bremond a publié

- un antre ouvrage qui mérite plus de confiance ; il est intitulé : Apologie , ou les Rentables Mémoires de Madame M. Mancini^ connétable de Colonna, écrits par elle-même^ Lejde , 1678 , in- 12. — MAaciifi (Ifortense), sœur puînée de la précédente et Tune des plus belles femmes de son siècle, née à Rome en 1646, fut amenée & Paris à l'âge de six ans , et élevée par les soins du cardinal Masarin , son oncle. Elle épousa, en 1661 , le

duc de La Meilleraie qui prit alors le nom et les armes de Mazarin. La légèreté de la jeune épouse , la jalousie et le caractère bizarre du mari amenèrent une prompte séparation entre eux. Secondé par le duc de Nevers, son frère, Hortense s'enfuit (1663) en Italie , où elle comptait trouver un asile à Rome auprès de sa sœur la connétable Colonne . Mais , les ressources qu'elle avait étant épuisées , elle repassa en France , afin de solliciter une pei]«ion sur les grands biens qu'elle avait apportés à son mari.

Louis XIV, qu'elle sut intéresser en sa faveur , lui fît allouer sur sa dot une pension annuelle de 24,000 livres , et 12,000 francs argent comptant pour les frais de son retour k Rome. Elle quitta cette dernière ville peu de temps après, se relira à Chambéri où .elle trouva un nouveau protecteur dans le duc .de Savoie, et, à la mort dss ce prince, elle passa en Angleterre où Charles II lui fit une pension de 4000 livres sterling sur sa cassette. Elle perdit cette peùsiou h l'époque de la révolution d'Angleterre qui donna la couronne au prince Guillaume de Nassau- Orange ; mais le nouveau roi , touché de sa - situation , lui assura un secours annuelle de 2000 livres sterling , que la duchesse reçut jusqu'à sa mort arrivée en 1699. On a publié sous le nom de la duchesse de Mazarin des mémoires rédigés par l'abbé de Saint-Réal.

Ces mémoires , imprimés pour la première fois en 1675 , ont paru de nouveau dans le Mélange curieux des meilleures pièces attribuées à Saint-Evremond ^ tom. 2, et dans le recueil des œuvres de Saint-Réal , tom. 0. Il a paru un ouvrage sons ce titre : la Duchesse de Mazarin^ mémoires écrits par ellemême, Paris , 1808,in-8o, et 2 vol. inl2. Ce n'est qu'une réimpression des mémoires rédigés par Saint-Réal, et que l'on a défigurés par des additions tirées de différentes sources dont quelques^'unes sont suspectes. On trouve dans les OEuvres de SaintEuremond^ plusieurs morceaux qui concernent la duchesse de Mazarin, dont ce spirituel écrivain était le meilleur ami. — Marcihi (Marie- Anne ), duchesse de Bouillon , née à Rome en 1649, sœur des précédentes, et la cadette des nièces du cardinal Mazarin , épousa en 1662 GodeCroi de la Tourd'Auvergne , duc de Bouillon* Sa carrière fut plus heureuse qde celle de ses deux sœurs. Partageant ses loisirs entre la lecture , la société d'un petit nombre d'amis choisis , et les plabirs de la cour de Loub XIV , elle devina le talent du

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bon Lafôniaine, et fut sa première proteo trice; mais elle montra moins de jugement et de goût dons la préférence qa*eUe accorda à Pradon sur Racine. Lorsqii'en 1680, une chambre ardente fut créée pour la recherche des auteurs des crimes d'empoisonnement ( vojrez BaiRviLLnRset Voisin) , la duchesse de Bouillon fut citée devant cette commission extraordinaire, et décrétée d^ajoumement personnel. L^accusation ne portait que sur une curiosité ridicule, trop copimune à. cette époque; mais la duchesse s'étant vantée des plaisanteries qu*elle avait faites à ses juges, fut exilée à Nérac. Elle alla ensuite en Angleterre , visiter sa^ sœur la duchesse de Ma* zarin , puis à Rome pour j voir son fils , le prince de Turennc , obtint , quelque temps après ce dernier voyage , la permission de revenir à la cour, et mourut k l'arisen 1714. Elle avait formé \ine bibliothèque nombreuse et bien choisie , et composé beaucoup de petites pièces de vers qui n^ont point été recueillies j on ne connaît d'elle qu^un Rondeau , inséré par Saint-Marc dans les Commentairet sur les OEuvres de BoiUau , édition de 1747, tom. 5, pag. 93.

MANCINI (Jdlbs), médecin né à Sienne, florissait au 17« siècle. Il légua des sommes considérables aux écoliers de l'université de Sienne, et ordonna qu*on en emploierait le .montant à Tacquisition de biens-fonds, dont e revenu annuel servirait h leur entretien.

On a de lui un traité deDecoratione, Venise, 1601 et l625,in-4<». (f^oj-ez les Codici (manuscrits) délia libr, Nani,deJ, Morelli, pag. 25 et suivantes.-)

• MANCINI (François) , peintre , né en 1725, à Sant-Angelo-in- Vado , mort en 1758, fut élève de Ch. Cignani. Il a beaucoup travaillé pour les galeries étrangères , dans lesquelles on estime surtout 'ses tableaux d'histoire.

• MANCINI. ^oj-ez Nivernois.

• MANCO-CAPAC, fondateur et premier Inca de Tempire du Pérou , réunit , suivant les traditions de ce pays , quelques peuplades sauvages sur le bord du lac de Cusco , leur persuada qu*il était fib du Soleil , et envoyé sur la terre , ainsi que la reine Coya-Ocella , sa sœur et son épouse , pour rendre les hommes bons et heureux. A leur voix les hommes répandus dans les forêts se rassemblèrent. Manco les instruisit et les civilisa ; il abolit les sacrifices humains , apprit à ses sujets à adorer intérieurement, comme un Dieu supr^^me mais in-

connu , U grand Pachaeamac , c'est-à-dire Tame ou le soutien de Funivers , et àoilHr extérieurement leurs bommages.au Soleil.

Il bâtit la ville de Cusco , Tentoura de villages, partagea les Pérurieos en plusieurs tribus , et préposa des chefs ou euracas , qui étaient ses lieutenants. Sentant ses forces diminuer , il dit qu'il allait reposer auprès du Soleil son père. Rocha-Inca, ion fils aine , lui succéda. — Murco U, fils d'Hoana-Capac , frëre d'Huascar , devint Tniiique espoir de la race des Incas , par le meurtre de son frère , et la mort d'Atahualpa , condamné en 1532 par Pizarre. Manco , à la tète des Indiens , défendit Cusco contre les Espagnols , et se réfugia ensuite dans les montagnes : il consentit à recevoir de Pizarre la couronne de ses ancêtres; mais n'ayant pu obtenir d'être rétabli dans tous ses droits ^ et se voyant prisonnier dans sa capitale , il en sortit par une ruse en 1535 , et revint l'assiéger ; il eût réussi h s'en emparer sans l'arrivée d'Almagro , à la tète d'un corps de troupes . Ce capitaine lui ayant proposé de se liguer avec lui contre Pizarre, il le refusa , et dit : « J'ai pris les armes pour recouvrer mes droits et rendre la liberté aux Péruviens , et non pour protéger les vils desseins d'un usurpateur contre un autre. » Manco licencia ensuite ses troupes^ et se retira à Villapampa , au milieu des Andes, où il fut assassiné par un Espagnol auquel il avait donné asile. Il laissa deux fils que les Espagnols firent périr. Ainsi finit la race des Incas, après avoir régné 400 ans au Pérou.

* M ANCUSUS (Joseph ) , médecin , né à Païenne en 1598, mort en 1671 , forma des élèves dont la réputation fit honneur à la Sicile. On a de lui les ouvrages suivants :

de secundd cuhiti Sectione in omnibus fi" bHbus putridis et verè pestilentibus ^presser- Ûm in èpidenUcàJebre quœ Panormum invasit anno 1647, Palerme, 1650, in-4o j de eolumborum Rétractât,^ ibid. , 1630, in-4«.

* MANDAJORS ( Jean - Pieere DES OURS DE ) , historien , né en 1679 , à Alais , mort dans la même ville en 1 747 , fut admis en 1712, comme élève, à l'Acadéniie des inscriptions, devint associé, en 1715, obtint presque aussitôt la vétérance , et mourut en 1747. On a de lui : Histoire critique de la Ga^tle narbonnaise^ Paris, 1733 , in-12 ; des Mémoires dans le Recueil de t Académie des inscriptions ; et des Réflexions sur les dis' sertations historiques et géographiques sur

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Vétêt de l'aneiênne Gaule , dans le Journal des savants y mai 1712. Dans sa jeunesse il avait coltiTé la poésie , et composé Arlequin valet de deux maîtres , et V Impromptu de Nîmes , petites pièces de thc&tre oubliées aujourd'hui. vOn lui doit Tinscription pour la itatue éiigce à Louis X( V , par les Etats' de Languedoc ( Ludovico Magna post mor^ tem ). Son éloge , ](>ar Freret, se trouve dans 1« recueil de V Académie des Inscriptions , tom. 21 , pag. 250. — Louis de Mandàjobs , père du précédent , mort vers 1716 , I)ailli* général du comté d'Alais , a laissé les ouvrages suivants qui décèlent un homme d'esprit, mais très-paradoxal : Nouvelles Dé' couvertes sur Cétat de l'ancienne Gaule du temps de César^ Paris, 1696, in-12 : ÉclaircissemenU sur la dispute d'Alise {Alesia), etc. , Avignon, 1715, in-12 j Conclusion de la dispute d'AUse , in-12 , sans date ; et Nouvelles Découvertes sur Clodion et les Français , in-4*'.

* MANDAR (Jbah-Faahçois) , oratorien,, né en 1732 , à Marines près de Pontoise , professa d'abord les humanités au collège de Juilljr , entra ensuite dans les ordres sacrés, s'acquit quelque réputation comme prédicateur , devint supérieur du séminaire de Saiut-Magloire ^ puis supérieur du même collège où il avait professé. Il habitait la maison de retraite des oratoriens h. Paris , lorsque cette covigrégation fut abolie en l792.Le Père Mandar passa à cette époque CD Angleterre , revint en France lors de rétablissement du gouvernement consulaire, et mourut à' Paris en 1803. On a de lui: un Panagyrique de saint Louis , 1772 , in-S» , traduit en espagnol ; plusieurs sermons ; un Voyage .à Ut grande chartreuse , en vers , imprimé en 1782 , avec une tradu^on latine du Père Viel \ un cantique en vers latins^ à l'usage des enfants qui se destinent à la pi)emière communion. — Michel-Philippe liiHDAi, connu sous le nom de Théophile , parent du précédent , né à Marines (Seine-et-Oise) en 1759 , s'est distingué, durant les troubles de la révolution , par rinfluence qu'une voix de tonnerre et quelque facilité oratoire lui donnaient dans les sociétés populaires. Républicain par caractère , il ne-participa à aucun des excès de cette époque ; entre autres circonstances, vice-président de la section du Temple lors des massacres de septembre 1792 , il conseilla avec force des mesures propres à ar-

rêter ce torrent de sang , qui , disait-il ^ souillerait à jamais le nom français. Mandar exerça en 1 793 l'emploi de commissaire national du pouvoir exécutif ; depuis il vécut dans un état voisin de l'indigence , n'ayant recherché aucune place sous le gouvernement impérial , dont il professait ouvertement la haine ; cette dernière circonstance lui mérita, en 1814 , d'être présenté à l'empereur Alexandre. Il est mort en 1823.

Parmi ses écrits , nous citerons : le Génie des siècles ,1794 , in-S® ; nouvelle édition 1 796 , in<^» ; et les ouvrages suivants traduits de l'anglais : Voyage de W, Coxe en Suisse f etc. ^ 1 790 , 3 volumes in-8« ; Voyage au pays des Hottentots , par W. Paierson , etc. , 1791 , in-8o ; de la Souveraineté du peuple et de l* Excellence d'un état libre ^ par M. Needham , etc. , 1791 , 2 volumes in 8*; Voyage en retour de l'Inde^ par terre^ etc. ^ par Th. Howel, etc., 1796, in-4o. Théophile Mandar a également eu part à latraduction de ^Description de l'Hindostan, par Rennel ; il a en outre laissé deux ouvrages inédits ; Tun est le Phare des rois , en 16 livres, dont l'impression fut défendue en 1809.

* MANDELOT (Maexb -Humbbbtb DU- BREUIL de SAINTE-CROIX, baronne db) née à Lyon en 1753, et morte en 1822 ïk Chiloup près Montluel (Aisne) , a cultivé la poésie avec quelque succès. On lui doit :

Loisirs champêtres , ou Recueil de poésies fugitives f Lyon , 1811 , in-8<» ; Elan d'un cœur royaliste , opuscule poétique , par madame làbaronne de M***^ Paris, 1814, in-b».

M. Labouisse a publié une biographie de Mme Mandelot dans le Journal anecdotique de Castelnaudaty , deuxième année , n» 5 »

pag. 57.

* MANDELSLO (Jbak-Albbrt db), voyageur allemand, né en 1616 dans le Mecklenbourg, suivit en 1633 une ambassade envoyée en Russie et en Perse par le duc de Holstein- Gottorp , et passa ensuite dans les Indes. De retour en Europe , il entra comme capitaine dans le régiment de cavalerie de Rantzau, au service de France , et mourut à Paris en 1 744. Une lettre qu'il avait écrite de Surate à Oléarius , secrétaire de l'ambassade dont nous venons de parler , a été publiée eu allemand par ce dernier : Lettre de Jean-Albert de Mande Islo, écrite à Oléarius en 1639, sur son voyage des Indes orientales , avec ■ une notice succincte sur l'état actuel de la

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