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tngédie, ibid, id.; BibUoih. rommnm , aeu rommior, tcriptorum Cèntuna A', ibid., 1682^2, 2 vol. iD-4o ; Rome, 1696, m-4»; %t«eTfinin ^uo Mâxi'm, chritt, orbi't pontifi- €um archiatros êpeetandoê prœhtt, ibid. , 1696, in-do ; CëUUogo d'autori che lutnno dato in luce opère tpettanti al giuhUeo delV finaosanto , ibid., (700, in- 16.
• MANDRILLON ( Josiph) , lilléraleur, né en 1743 h Rourg-en-Bresse , fut destiné par ses parents h. tuivre la carrière eu çom- "^«^^ voyagea en Amérique, se 6xa ensuite i Amsterdam , et partagea ses loisirs entre les affaires commerciales etTétude. Des discussions politiques ajant éclaté en Hollande, il écriyit dans le sens des novateurs , adopta les principes de la réyolntion française , re- ▼inl çn France, fut arrêté et condamné à mort en 1794, comme prévenu de correspondance avec le duc de BrnnswicV. On cite de lui : /ff Foyagear aménràin , etc. , Amsterdam, 1783 , in-8» ( cet ouvrage est traduit de l'anglais) ; U SpteUtrw américain, etc. , ibid., I78i in^; Brozelles, 1785, 1795 , û»-8»; FmgmenU de littérature et depoliti- V««i suivis d'un f^ojrage à Berlin , ibid., 1784î Paris, 1788, in-8o ; f^Ofux patriotiques, firoxelles, 1789 , in-8» ; Mémoires pour ser^ viràthiitoire d€ U révolution des Ptxfuinces- Unies^ en 1787 , Paris, 1791, in-8«. On trouve dans plusieurs de ces ouvrages des observations judicieuses , et un esprit de modératiou qui fut sans doute la cause principale de «a condamnation par le tribunal révolntionnaîre.
* MANDRIN ( Louis) , fameux contrebandier, né à 8aint-Étienne de Saint-Geoirc en Daupbiné , était fils d'un maréchal ferrant ;.il embrassa fort jeune le parti des arines et déserta ; puis s'étant associé quelques ^Kmmes déterminés , il se mit à faire la contrebande en 1754. Devenu chef d'une troupe assez considérable, il attaqua k main armée les employés des fermes , les dispersa , et se retrancha dans les montagnes du Dauphiné ; il osa en plein jour attaquer Reaume et Autan , j forcer les prisons pour recruter sa bande , et piller les receveurs des fermes.
Trahi par une femme , il fut pris au château de Rochefort , conduit à Valence , et condamné il la roue le 26 nàaî 1755.
*MANES on M ANT, célèbre hérésiarque, fondateur de la secte des Manichéens , naquit en Perse vers le commencement du 3* siècle , et porta d'abord lenom^le Cuhricus. Esclave dès l'âge de sept ans d'une
veuve fort riche de Ctésiphon, il l'intéressa au point qu'elle le fit élever avec soin, l'affranchit et lui légua tous ses biens. Il était chrétien et même , dit-on , exerçait les fonctions sacerdotales dans l'Ahwat et le Khousistan actuel ; mab il ne tarda pas à modifier les doctrines de l'Église d'après celles de Térébinthe et de Scythianus ses auteurs favoris; - Il commença à dogmatiser sur la fin du règne de Shahpour W { Sapor ) , publia un livre qu'il prétendait être descendu du ciel , et envoya douze disciples répandre ses erreurs dans l'Egypte , l'Inde et la Chine. Le roi même eut la faiblesse de se ranger sous les bannières de M a nés et d'embrasser les principes de la nouvelle secte ; mais bientôt il abjura la nouvelle doctrine et devint un des plus ardents ennemis de son auteur , parce que, dit-on, celui-ci, malgré ses connaissances en médecine , n'avait pu arracher à la mort un des fils du prince. C'est ici le lien de remarquer que les disciples de Manès attribuent à leur maître un talent transcendant soit dans la médecine, soit dans la peinture et la sculpture. L'hérésiarque contraint de fuir, erra dans le Turkestan, l'Jndostan et l'empire chinois , et se retira un an entier dans une caverne inconnue où il avait porté des vivres. Ses partisans crurent que pendant ce temps il avait été enlevé au ciel et avait en une conversation avec Dieu. Comme témoignage de cette longue entrevue il leur présenta une planche sur laquelle il avait tracé des figures extraordinaires et qu'il prétendait avoir apportée du ciel. Schahpour étant mort , Hormouz I«r , son successeur , rappela Manès en Perse , le combla de biens et fit bâtir pour lui un châteail dans le Seistan. Au comble de la gloire et des honneurs sous ce règne , Man^s eut pourtant le dépbisir de se voir vaincre par ï'évéque Archélaus à la conférence de Casca qu'il avait provoquée lui-même. Une nouvelle persécution s'appesantit sur lui à la mort dllormouz. Rehram I«r , son fils et son successeur , le fit écorcher vif, l'an 274 de Jésus-Christ , et ordonna que sa peau fât suspendue à une des portes de Djondischaour. Ses disciples ne fiireut point traités avec plusd'indulgencejmais beaucoup d'entre eux échappèrent aux rigueurs du roi , la plupart en se réfugiant dans les provinces romaines, et leur secte subsiste encore de nos jours dans l'Orient. Les points principaux de la doctrine de Manès consistent à reconnaître deux principes créateurs, l'un
MANE
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aateur du mal, Tautrc auteur du bien, et nommés le premier Ahrimân, le deuxième Ormouzd ; à rejeter TAncien Testament, à n'admettre que la venue et Tinteryention spirituelles de Jésus-Christ , pour sauver le genre humain et à regarder Manès comme le divin paraclet annoncé par le sauveur à ses disciples.
M AJ!i ES. {Antigiuté.) On ne sait pas positivement ce que les anciens entendaient par ce qu'ils appelaient nKfifej ; ils en ont fait une divinité qu'ils disent fille de Tania.
Serait-ce un génie , un fantôme, Tombre ou Tame même d'un mort? Examinons cette question. {Vojrez l'article GixiES.)
Le système de la permanence des âmes a fourni aux premiers législateurs le dogme de la résurrection ou là recomposition des corps; de là ces idées bizarres de la métempsychose , des génies qui accompagnent les vivants et les morts ; de là aussi l'invention des furies, des larves, des lémures et des mânes errants autour des tombeaux; de là cette existence au delà de la vie , qui servait à tourmenter les hommes de craintes superstitieuses et d'espérances chimériques. On faisait espérer aux uns la félicité suprême , quand on .effrayait les autres en leur montrant des supplices horribles. Ainsi , toute la théorie ancienne, .relative à Tétat des morts , se réduit à des expiations , à des peines et à des jouissances. {VojrezlQS articles Éltsbb , EBFBa et Tirtarb.)
Toutes ces fictions enfin , toutes ces mysticités si multipliées dans l'Orient, n'ont jamais été entre les mains du prêtre égyptien ou grec, du mage de. la Chaldéeou du brame deFInde qu'un moyen pour rendre le peuple plus soumis et le maintenir d^ans ses devoirs. (Voyez l'article Ame.)
Maintenant, si nous rentrons dans l'idée que les anciens s'étaient formée de ce qu'ils entendaient par mânes , nous verrons une espèce de fantôme, ou de génie bon ou mau.
vais qui s'attachait principalement aux vivants et aux morts ; on les regardait comme des âmes errantes séparées du corps des défunts , et aussi comme des dieux infernaux :
c'étaient les divinités tutélaires des tombeaux. On sculptait sur les sarcophages ou sur les tombeaux les figures hideuses des larves, pour effrayer ceux qui venaient trou- ' bler les mânes des morts. ( Vojrez l'article
S épULTVR B.)
Si on fait dériver le mot mânes du latin manarey sortir, découler, parce que, disaient
les Romains , ils occupent l'air qui eit entre la terre et le cercle lumineux , d'où ils descendent pour venir tourmenter les hommes; et si on le fait dériver du vieux mot latin manus qui signifie bon , parce qu'on considérait aussi les mânes comme des divinités bienfaisantes , qui s'intéressent au bonhear des humains avec lesquels elles ontentretenu, pendant la vie , des relations particulières; d'autres encore l'ont fait dériver des mots chaldaïques et arabes, moan, mon, qui si- .gnifient figure , image, ressemblance, fantôme , etc.; si , dis-je , on considère ce» élymologies comme Texpression vulgaire des andens, les sages et les philosophes n'aaront vu dans le mot mânes qu'une signification de (dus pour désigner l'âme.
Suivant les platoniciens, l'homme se compose d'orne , de corps et à'qmbre, L'sme ^ disent-ils , est descendue du ciel et y remonte en quittant le corps qu'elle a habité pendant un certain temps. Le corps est la matière terrestre , elle retourne à la terre après la mort. L'ombre descend dans ies lieux inférieurs. Les Grecs , qui croyaient à l'immortalité de Tame, l'ont représentée sous la forme d'un papillon ; ils l'appelaient Psyché et l'ont unie à TAmour , allégorie spirituelle , qui exprime fort bien que de IV nion de l'intelligence ou Psyché avec TAmour , l'agent le plus actif de la nature oa le principe de tout ordre , est née l'harmonie universelle. Les allégoristes et les poètes concevaient l'ame comme un air et un souffle , que la légèreté du papillon exprime parfaitement. Virgile compare la légèreté de l'ame à celle du vent , et son mouvement rapide, lorsqu'elle quitte les corps terrestres , aux songes , qui s'envolent comme les j oiseaux , par Uvihus veniis ,, , volutrique somno (1). Les anciens , en parlant des m&* nés , disaient : Lares sunt mOftuorum ani' mœ; mânes sunt mortuorum anùnœ. .
Les Égyptiens avaient aussi leurs raâne».
Les invocations et les prières inscrites sur papyrus , ainsi que les idoles que l'on déposait dans les cercueils des .momies , en sont la preuve. Ils croyaient, et les Grecs après eux , que des génies ét^iient chargés d'attacher les âmes' aux corps et aussi de les en détacher. Cette fonction , chez les Egyptiens j appartenait à Açubis et à Isis-Ntpf^' tftys ; chez les Grecs , elle était attribuée à
(1) Nous Iraiinisoiu ici le mol somno ^ tomvam\> par celui de songes.
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