‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 80 sur 145 · M ANC · texte numérisé non relu

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La persécution devait ajoater et ajouta effec* tivement à Tillusion queManoel s'était acqui* se ; et si pendant son long exil , qu'il passa alternativement en France et en Hollande, il eut à regretter Faisance que lui avaient ravie ses persécuteurs, il put du moins toujours se consoler dans le doux commerce des lettres et de famitié. Francisco Manoel n'avait révélé qu*assez tard les heureuses dispositions dont il était naturellement doué : ce fut Tamour qui développa en lui le germe d'un génie que faillirent étouffer d'abord les études scolaatiques. Pendant les quarante pre<mières années de sa vie , les inspirations de la galanterie , fécondant sa muse , lui prêtèrent aussi ces grâces naïves auxquelles l'émule des GarcÂo , des Diniz. des Maximiano Torres devait plus tard associer la raison profonde et le goût pur des modèles de l'antiquité en même temps que l'élégante verve des auteurs classiques de la littérature moderne. En parcourant les compositions originales de -ce poète, qui avait en nonseulement à dompter due très- grande indolence naturelle, mais encore à se frayer par hii-mème les voies épineuses de l'érudition , abandonnées alors presque généralement en Portugal , ou plutôt décriées par une présomptueuse ignorauice , on a peine h concevoir qu'il ait pu recueillir assez de richesses littéraires pour traiter avec tant de facilité , et d'une manière si supérieure , les divers genres dans lesquels il s'est exercé. Outre un nombre considérable de Pastorales^ Roman^ ces^ Sonnets j etc. , la littérature portugaise lui est redevable d'une élégante traduction du livre de Rébus gestis Emmanuelis magnt\ par révéque Osorio ; d'une autre des Fables de Lafontaine, de diverses imitations de potees allemands, anglais , italiens, et enfin d'une grande quantité à" Odes , É pitres^ Sa" tyres , Dithyrambes bacchiques , etc. Le recueil des Poésies de F. Manoel a paru à Lisbonne sous le titre de Versos de Filinto Elysio ( son surnom académique ) , et forme plusieurs volumes. On a publié en français, ^vec le texte original en regard , un choix de ses Odes sous le titre de Poésies lyriques portugaises , etc. , précédé d'une Notice sur l'auteur et d'une introduction sur la littérature portugaise, et accompagné de notes historiques , géographiques et littéraires par A. M. Sané, Paris, 1808, I vol. in-S».

M. A. de Lamartine a adressé à Manoel sa belle Ode sur la Gloire.

MANOEUVRES, terme miliUire. Ma-

nœuvres , mouvements d'armées. ( frayez SrHATioiB.) Manœuvres, évolutions de troupes, {f^oyet Tactique.)

Lient. *gén. Lamabqui.

* MANONCOURT. Foye% Soimn.

* MANRIQUE (Angx) , évéque de Bada* joz, né vers 1577 a Burgos , mort en 1649, est auteur de plusieurs ouvrages dont Nicol.

Antonio donne la liste dans sa not*a Bibl.

hispana , et dont le seul important est intitulé Ànriales cistercienses , seu veriàs ecclesiast. Annal, à condito Cistercio , Ljon , 1642-1649 , 4 vol. in-fol. — MAiraïQvt ( Sébastien), religieux augustin espagnol, fat missionnaire apostolique dans les Grandes- Indes de 1628 à t64(, et publia à son retoor un Itinerario de las misiones en la India oriental , con una swnaria relacion del imperio de Xa-Ziahan Corrombo Grand-Mo' gol , y de otros reyes infieles , Rome , 1649 , in-4<».

* MANSART ( FmAvç. )^ architecte , né à Ax ( et non k Paris ) en 1598 , d'une famille originaire d'Italie , fut élève de son onde Germain Gautier, architecte du roi, etfit dei progrès rapides dans son art. Ses premien ouvrages furent la restauration de Vhâul de Toulouse , le château de Bemy , une partie de celui de Choisy -surfine , et le ehdUm de Blois , non achevé. La reine Anne d'Autriche lui confia l'érection du Val'^e'Gràce. Il était au premier étage quand d'autres forent chargés de le terminer. Il bâtit ensuite V Eglise des dames de Sainte-Marie de Cbaillot , le château de Maisons prêt Saint-Germain- en-Laye , et mourut k Paris en 1666.

C'est lui qui a inventé cette sorte de cooTerturc brisée, qu'on a appelée de son nom mansarde. — Mavsart ( Jules Hardoviv ) < neveu du précédent , premier architecte et surintendant des bâtiments du roi, né à Paris en 1645 , était fils d'un premier pdntit du cabinet du roi nommé Jules Hardonin * qui avait épousé une sœurdeFr. MansartLe jeune Jules , placé sous la direction de son oncle , sut profiter habilement des leçons de ce maître , dont il prit le nom pour lui témoigner sa reconnaissance. Ayant eu le bon* heur de plaire à Louis XIV, par ses talents elles grâces de son esprit, J.-H. Mansart fut chargé des travaux d'architecture lei plus importants du règne de ce grand prince, il éleva les châteaux de Marly et du Grand Trianon , celui de Clagny , la maison de Saiit-Cyr, la Place yendôme^celieées yietoires , etc. ; mais ^t le sceau h sa réputation

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par la construction da château de yersailles et de Vhétel des Invalides à Paris. Tous ces Iravaux et la faTeor constante de Louis XIV lui procurèrent une fortune très-considérable. Il mourut presque subitement à Marly en 1708. Son tombeau , placé dans Téglise de Saint-Paul à Paris, et sculpté par Cojse* vos ( voyez ce nom), fut transféré pendant la résolution dans une des salles du Musée des monuments français. Il a été ensuite replacé dans une église lors de la suppression de rétablissement dont nous venons de parler. .

* MANSFELD ( Pierib-Erhbst , comte de), dune des maisons les plus illustres d'Allemagne, né en 1517, mort à Luxem* bourg en 1604, avec le titre de prince de l'Empire, commandait dans Ivoi sous le duc d'Albe, quand cette place fut prise par les Français, et il j fut fait prisonnier. Il servit depuis les catholiques à la bataille de Moncontour, et fut gouverneur d'Avesne, de Luxembourg et de Bruxelles. L'abbé Schannat a publié r Histoire du comte de MansfelJ^ Luxembourg , 1 707 , in- 1 2.

* MANSFELD (Erhbst db) , fils naturel du précédent , et l'un des plus grands généraux du 17e siècle ^ né à Malincs en 1585, fit ses premières armes sous le comte Charles de Mansfeld son frère ( mort sans postérité en 1595 ) , passa au service du duc de Savoie, qui le créa marquis de Castel-Nuovo.

A la paix il prit parti pour les Bohèmes révoltés contre Tempereur , embrassa la religion réformée pour leur inspirer plus de confiance, fut investi du commandement en ch^, força le comte de Bucquoi (voyez ce nom ) , général des Impériaux , à évacuer tout le pays , et détermina les habitants à se choisir un roi pour assurer leur indépendance. Attaqué de nouveau , et forcé dé se défendre avec des forces inférieures , il opéra une retraite savante sur le Bas-Palatinat en 1621 , ravagea 1* Alsace Tannée suivante, défit successivement les Bavarois et les Hessois , alliés de TAutriche, transporta ensuite le théfltre de la guerre dans les Pays-Bas, bat* tit les Espagnols à Fleurus, et se retrancha si bien dans TOost-Frise, que le général autrichien Tilljr n'osa pas tenter de Ten chasser. Ayant ensuite licencié ses troupes, il vint d^abord en France, puis passa en Angleterre à reflet de demander des secours pour rétablir Télectenr palatin sur le trône de Bohême, où il Tavait placé en 1620. Rentré en Allemagne en 1625 à la tôte de 3,000

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