‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 81 sur 145 · Tome · texte numérisé non relu

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Ecossais et d'une foule d'aventuriers, Mansfeld fut battu par le fameux WaUenstein {voyez ce nom ) , se retira dans la marche de Brandebourg , où il reçut de nouveaux secours de TAngleterre et du Danemarck , 4raversa la Silésie et la Moravie , et gagna Jablouka, où il fut jpint par le duc de Saxe- Weimar ; mais ayant appris que le prince de Transylvanie Betlem-Gabor , sur la coopération duquel il comptait , venait de faire la paix avec Tempereur, il remit le commandement de ses troupes au duc de Saxe- Weimar, et résolut de passer à Venhe pour chercher de nouvelles aventures. Arrivé à Vranovitz, petite ville de Bosnie, il y tomba malade. Sentant sa fin approcher , il se fit revêtir de son uniforme , et expira debout , appuyé sur deux serviteurs , le 4 novembre 1626. Telle fut la fin de ce grand capitaine , qui, par ses qualités guerrières et politiques, avait forcé ses ennemis même à Tadmirer.

* MANSFIELD ( William MURRAT , lord; comte db), président de la cour du, banc du roi ( lord, chief Justice) , jurisconsulte et homme d'état, né en Ecosse en 1705 fut amené à Londres dès J'âge de trois ans , fit ses études à Oxford , voysigei en France et en Italie , et entra au bak-reau ev 1730. Il t'y distingua , devint bientôt un des jurisconsultes les plus renommés , fut chargé d'importantes affaires, et les traita toutes avec habileté. Elevé en 1742 è la dignité d'avocat ( solUcitor ) général , et nommé membre de la chambre des communes, il soutint avec un talent remarquable dans le parlement l'administration de lord Bath , premier ministre. Après avoir été appelé successivement aux emplois de procureur (attomey) général ( 1754 ), de grand-juge ou président du banc du roi (1756), de chancelier de réchiquier , pro tempore , lord Mansfield mourut en 1793. On lui a longtemps attribué un écrit intitulé : Contre la prérogative de suspendre et de dispenser ; mais on sait maintenant que ce pamphlet est des lords Temple et Littleton et d'une autre personne dont le nom n'est pas connu.

On peut consulter pour plus de détails sur lord Mansfield la vie de cet illustre magistrat par J. Holliday, Londres, 1797, in-4o.

* MANSI ( Jbav-Dominique), savant prélat italien, né à Lucqucs en 1692, entra dans la congrégation des Clercs de la mère de Dieu, professa la théologie à Naples pendant plusieurs années , revint ensuite dans sa patrie, s'y livra à des travaux théologiques

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et historiques , qui lui acquirent une grande réputation , fut nommé archevêque par le pape Clément XIII en 1765, et mourut en 1769 On a de lui : Tmctatut de casibus et excommunicationibus epitcopit reservatû ^ Lucques, 1724, 1739, in-4»; de Epochit con^ ciliorum êardicentium et tirmiensium, etc., ibid., 1746, in-8<»; Epit. doctr. motxUis ex operibus Benedicti XI F depi-omptœ , etc. , Venise , 1770 ; de iiuigni Codice Caroli magni œtate tcripto , etc., inséré dans la Raccolta du Père Calogera , tom. 45 j une traduction du français en latin du Diction' naù-e de la Bible , des Dissertations préliminaires et du Commentaire sur.rAncien et le Nouveau Testament par D. Calmet {voyez ce nom ) ; un grand nombre d'éditions d^auteurs ecclésiastiques et autres , parmi lesquelles nous citerons : PU II (Mneœ Sjrli^ii) oint, polit, eteccies.^ Liyourne, 1752, in-403 sacrorum conciliorum noua et amplissima CoUectio , etc., Florence et Venise, 1757 et années suivantes, 31 vol. in-fol. Ant.' Zatta a publié : Comment, de vitd et scriptis J.'D. Mansi, etc. , Venise, 1772.

* MANSION (Colaid), auteur français et imprimeur belge dans le 15« siècle, mort en 1484 à Bruges, y avait apporté Tart de l'imprimerie. Le premier )ivre sorti de ses presses a pour titre : Jardin de dévotion , Bruges, sans date( 1473 ou 74 suivant M. Van Pract). On lui doit comme traducteur : les Métamorphoses d'Ovide moralisées ^ ItëA y in-fol., Paris, 1493,infol. ; de la Pénitence d'Adam , resté manuscrit. M. Van Praet pense que Culard Mansion est auteur de plusieurs autres traductions.

* MANSO ( Jbah'Baptistb , marquis de VILLA ), littérateur, né h Naples en 1570, mort dans cette même en 1645, est moins connu par les ouvrages qu'il û publics , que ' par la fondation , dans sa patrie , d'une école destinée à instruire la jeune noblesse dans la piété , dans les sciences et la connaissance des beaux-arts , dans les exercices gymnastiques et militaires. Il obtint de la cour d'Espagne que ses biens seraient affectés à cette institution, nommée le collège des nobles. On a de lui : Paradossi, ovvero deW umore dialogi^ Milan , 1608 , in-4(» ; Erocallia ouyero deWamore e délia Bellezza dialogi XII j Venise, 1618, in-4''; f^iia di Sta Pattizia^ vergine^ Naples, 1619, in-4o ; Fita di Torquato Tasso , ibid., 1619, in-4o; Venise, 1021, 1624, in- 12; Rome, 1634, in - 1 2 ; Poésie ncmiche , divise in rime

aworose, sacre e morali^ Venise, 1635, inl2.

* MANSON ( Jbav ) , capiUine de l'amirauté de Suède, tué en 1658 dans an combat naval entre lef Suédois et les Danois , est auteur d*une Description nautique de la Baltique (eu suédois), Stockholm, 1644, réimprimée plusieurs fois (la dernière édition est de 1749) , et traduite en allemand.

— F'ojrez Mahzon.

* MANSOUR (Abov-Amei-Mohammid AL ) , l'un des plus fameux capitaines des Arabes ou Maures établis en Espagne , ne h Torres près d'Algéziras en 327 (939), étudia à Cordoue, fit de rapides progrès dans les sciences , embrassa ensuite le parti des armes, parvint aux premiers grades de l'armée , fut un redoutable ennemi des chrétiens , et mérita par ses exploits son surnom d'à/ Mansour (l'invincible). Appelé à la régence du royaume de Cordoue aprô« le trépas du khftlyfe al Hakem II , il gouverna avec autant de fermeté et de sagesse que de gloire , - porta la terreur des armes musulmanes dans les parties de l'Espagne occupées par des princes chrétiens, en Castille , dans U royaume de Léon , en Navarre , en Catalogne , en Galice, jusque dans le Portugal , et finit par Mourir k Médina- Cœli en Tan 393 de Thégire (l(X)2 de Jésos- Christ) du chagrin que lui causa la perte de la bataille de Galatanazor ( dans la Vieille- Caslille), où 50,000 Maures restèrent sur le champ de bataille , au dire des historiens espagnols. — Son fils Aboc Mbrwak Abdu- Mblbx al-Modhaf-feb lui succéda dans la régence , et mourut en 399 ( 1008 ) , laissant le gouvernement à son frère AbderRahmao ai-Nasser , dont l'incapacité et les vices préparèrent la chute du kh&lyfat dXkcidenL

* MANSTEIN (Chbistophb-Hebmabi m\ né à Pétersbourg enl7 1 1, servit long-temps, et avec distinction , dans les armées de U Russie en qualité de colonel, passa aoserince de Prusse en 1745 , fut nommé généralmajor d'infanterie en (754, et fut tué près de Leutmeritz vers 1 757. Cet oflicier joignait aux talents militaires le goût de l'étude et U connaissance de la plupart des langues de l'Europe. On a de lui : Mémoires historiques et militaires sur la Russie de 1722 ^1744, Lyon , 1772 , 2 vol.in-8<», avec Supplément.

Hume , ayant reçu l'original français de ces mémoires , les fit. traduire en anglais , et les publia à Londres. Il en parut bientôt

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apH«une traduction allemande à Hambourg.

* MANTEGNA (AHORé), peintre et graveur italien, né à Padone en 1430, mort en 1505, fut élève du Squarcione. Il a composé un grand nombre de tableaux et de fresques dans le genre historique, où Ton remarque de k pureté dans les contours , de la beauté dans les formes, de la suavité dans le coloris, mais aussi une grande négligence dans Texpression { et il a gravé lui-même plusieurs de ces compositions. — François et fi. MiarBcvA , fils du précédent , terminèrent avec succès les peintures à fresque entreprises par leur père dans le château de Mantoue , et lui élevèrent un mausolée dans la chapelle de Saint-André, dont il avait exécuté le maitre-âutel , et dont ils avaient eux-mêmes peint les tableaux. — Un auti-e Mahtbgha ( Charles ), parent du précédent, enseigna son art avec sUccès h Gênes vers 1514 , et Ton croit qu'il eut part aux travaux que les deux fils d'André exécutèrent dans le château de Mantoue.

* MANTICA (Frakç.), cardinal, né à Udincen 1534, mourut à Rome en 1614. On a de lui : de Conjecturit ultimarum voluntatom Ub. XI, Venise, 1579; Lyon, 1591 ; Genève, 1537, 1660 et 1734; Francfort, 1680^ in-fol. ; flatte, Lucubivtionfs de tacitii et amhit^uis conçentionibus ,^ome, 1610, iu fol. ; Decisi'ones roiœ rom., publié par le neveu de Fauteur, Rome, 1618, Venise et Lyon, 1619; Francfort, 1622; in-4o.

* MANTOUAN (Le), ^ojrez Gaisi.

* MANTOUAN (Battista-Spaciïuoli, dit Li). yojrez Battista , poète latin.

* MANTUANA (Diaha). f oyez Gbisi.

* MANUCE (Aldk), en italien yildo Pio Matmzio , diiVjéncien^ chef des impriineurs de ce nom, si justement célèbres , né à Bassiano (bourg de l'État Romain ) en 1447 , tit ses études ^ Rome , apprit le grec à Ferra rc sous le savant professeur J.-B. Gnarini, se lia avec le célèbre Pic de 'la Mirandole {vojrez ce nom) , et forma le projet d'établir une imprimerie destinée à multiplier les meilleurs ouvrages des auteurs grecs et latins. Seconde dans ce dessein par les princes de la Mirandole et de Carpi , il se rendit à Venise en 1488 , y organisa son atelier typographique, dont les productions le placèrent en peu d'années au premier rang des imprimeurs. La guerre Tayant obligé de s'éloigner de Venise en 1506, ses propriétés furent envahies et pillées , et lui-même fut fait prisonnier. Rendu à la liberté, il reprit le cours

de ses travaux l'année suivante; mais les pertes qu'il avait éprouvées Tcmpêchèrent d'exécuter de grandes entreprises , et son imprimerie languit jusqu'en 1512, époque où il forma avec son beau père André Toresano une société dont il restait le chef, et qui le mit h même de donner à son atelier une nouvelle activité. Il était sur le point de publié une Bible eu trois langues lorsqu'il mourut en 1515. Le premier ouvrage sorti de ses presses est le poème iVHéro et Lcandre de Musée , ^n grec et en latin , qui fut suivi de la Grammaire de Lascarls, de celle de Théocrite, d'Aristotc, etc. Ce fut Manuce qui conçut l'heureuse idée de publier une collection des classiques latins dans un format plus commode que l'in-folio, exclusivement usité jusqu'alors. Ses éditions grecques sont moin.s correctes que ses éditions latines et italiennes ; mais il faut remarquer qu'il n'eut souvent qu'un manuscrit incomplet ou à demi effacé pour reproduire tel ouvrage dont on doit la conservation à sa laborieuse patience. M[anucc est auteur de plusieurs ouvrages qui auraient suffi pour le placer à un rang distingué parmi Içs savants de son siècle s'il n'en eût été le premier imprimeur. Nous citerons comme le plus remarquables :

Rudimenta grammat. Uns;, lat. , etc. , Venise , 1501 , in-4o , première édition , trèsrare ( les éditions suivantes ont pour titre : Institutionitm gmmmaticarum lib . /f^, 1 408 , 1514, 1523, in-4o, 1564 , 1575, 1576 , in-S" ; Grammat. Institut gr.,l5io, in-4o; Dictionar. gr.-lat., 1497, 1524, in-fol. ; de MeUis horatianis , souvent réimprimé dans le 16e siècle , et récemment dans l'édition d'Horace publiée par Combe , Londres , 1792 ; Scripta tria longé rârissima denud édita et illustrata , publié par l'abbé Morelli , Bcssano , 1806 , in-8o. On croit que l'éditou originale in-4«, sans date, est antérieure à la publicatioii du poème d' f/cro et Léandre.

On doit h Manuce plusieurs traductions latines d'anciens ouvrages grecs , tels que la Batrachomjromachie d'Homère , les ^ers dorée àa Pythagore, les Fables d'Ésope, etc.

Sa vie a été écrite par Nuger ( Wittemberg, 1753, in-4o, 2^ édition), et par Manni ( vojrez ce nom ) : cette dernière édition est la meilleure. — Paul Makucb , fils du précédent, né à Venise en 1512 , eut une première éducation négligée ; mais les anciens amis de son père lui facilitèrent ensuite les moyens de se livrer à son penchant naturel pour l'étude. Après la mort de son aïeul

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maternel, André Toresano ( plus connu fious le nom francisé de Turissan ) , il signa avec les fils de celui-ci , non sans de grandes difficultés de leur part , un accord au moyen duquel il resta à la tête de Timprimerie paternelle , qu'il rouvrit en 1533. S'aidant , à rex.emple de son père , des conseils des savants , il publia de nouvelles éditions , particulièrement des classiques latins plus corrects que les précédents , et quil enrichit de préfaces , de notes judicieuses etd'mt/er, dont on commençait à. reconnaître Tutilité.

De nouvelles tracasseries avec ses oncles , fils d'André Toresano, ses associés, lui firent suspendre ses travaux en 1538 , et par suite l'association fut rompue. Toutefois Timprimerie fut rouverte en 1540 sous le nom des fils d'Aide, et reprit son ancienne splendeur. Plusieurs années après, dans le temps où il songeait ( par suite du peu d'encouragement qu'il recevait h. Venise ) à transporter ailleurs ses presses , il fut nommé professeur d'éloquence et directeur de l'imprimerie de l'Académie vénitienne qui venait d'être fondée en 1558, à peu près sur le même plan adopté depub pour l'Institut de France.

Mais ce bel établissement ne subsista que jusqu^en 1561; et Paul Manuce , appelé à cette époque à Rome pour surveiller l'impression des ouvrages des Saints Pères , or donnée par le pape Paul IV , se rendit dans cette ville , s'y établit avec sa famille , et dirigea la nouvelle imprimerie , qui fut pla. cée au Capilole. Après la mort de Paul iV , le traitement de Manuce cessant de lui être payé , ce typographe retourna h Venise en 1570 plus pauvre qu'il n'en était parti. Deux ans après , le désir de voir sa fille , qu'il avait laissée dans un couvent, layant rappelé à Rome, il céda aux instances que fit Grégoire Xill pour l'engager à reprendre, ses travaux ; mais l'afiaiblissement de sa santé le força bientôt de renoncer h toute espèce d'occupation, et, après avoir langui quelques mois , il mourut dans la capitale du monde chrétien en 1574... Comme imprimeur et éditeur, Paul Manuce est l'égal de son père; comme écrivain et comme critique il s*est peut-être placé à un rang supérieur. On a de lui : Èpistolarum lib, XII , prafationés , etc. , Venise , i580,in-8o , réimprimé plusieurs fois ; Letlerevolgari divise inquaxtro libri, ibid. , 1560 , in-8° , deuxième édition , la plus complète et la meilleure ; de gli Elementi e di loro notabili effetti^ ibid., 1556, in-4o; Antiquit. Romanarum Uher^ etc. , ib. ,

1557 , in-fol. ; 1559, 15^, in-8« ; Libérât Senatu , romano , ibid. , 1581 , in4« ; de Oimitiis Romanorum , Boulogne , 1585 , iofol. 'y de Civitate rom^md^ Rome, 1585, iii-4<> ( ces quatre derniers traités ont été insérés depuis dans le Thesaur. antiquitaVum foman.

de Graevius , tom. 1 et 2) ; une tradoctioo latine des Philippiques de Démosthène, Venise, 1549 , 1552 , in-4o ; des Commentai' res estimés sur les LetWesei les Oraisonsde Cicéron , des Scolies sur les Lit^res ont.

et philosoph.j du même. — Aide Masc* CB, dit le Jeune , fiU aîné de Paul , né à Venise en 1547 , annonça des dispositions prématurées ; que son père prit soin de cultiver. A l'âge de onze ans il écrivit et publia lui-même un Recueil des Élégances des Umgués latine et italienne ; et trois ans après il fit paraître VOrtogr. i-atio , où l'on trouve un système complet d'orthographié latine fondée sur les inscriptions , les médailles et les meilleurs manuscrits. Après avoir suivi son père à Rome en 1562, il revint a Venise en 1565 prendre la direction de rimprimerie aldine., et fut nommé plus tard professeur de belles-lettres aux écoles de la chancellerie et secrétaire du sénat. Ayant remit son imprimerie à l'un de ses ouvriers, NicolManassi , il quitta Venise en 1585 pour aUer remplir à Bologne une chaire d^éloquence , passa deux ans après à celle de Nice , puis en 1589 à celle que Muret ( voyez ce nom) avait occupée à Rome uvec une si grande distinction. L'année suivante il obtint du pape Clément VIII la direction de l'imprimerie du Vatican , et mourut en 1597 d'une suite de débauche. Manuce-le-Jeune dut peut-être sa réputation , moins à son propre mente , qu'à la célébrité acquise par son père et son aïeul. On a de lui : Elégante , insieme eoa la copia délia lingua toscana e,latina , Venise , 1558, 1559, 1580, etc. ,in-3'; Ortôgr. ratio , collecta ex libris antiquis, etc. , ibid. , 1561 , 1566 , in-8o ; Epitome oriogr. ( abrégé de l'ouvrage précédent ) , 1575 , in-8° y Discorso inurno ail' eccellemaddU repubbliche, 1572, in-4o ^ réimprimé sans nom d'auteur à la suite de l'ouvrage intitulé : Repubblica di f^enetia , 1591 , in-8« ; Locuzioni délie epistole di Ciceroni , 1675 , in '8° j de Quœsitisper epistolam libri lUt 1676 , in-8o ( c'est un recueil de trente questions d'antiquités ) ; Oratio injunet e B. Rottarii^ elc. , 1578 j'mA'» \ilPerfetto Gentil- Uomo , 1534 , in-4o ; Locuzioni di Tettntio, 1535 , in 8o , la Vita di Cosimo /• de Ue^

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dici\eïi:.^ Bologne, 1586, in-fol.; U Azionidi Castiuceio Casiacrano , Rome , 1590, in-4 ; Lettere vofgari , ibip. , 1592, in- 4» , XX f^ Discorsi polttici sopra Livio^ etc. , ibid. , 1601, in-8«; quelques autres Discours et Opuscules littéraires. Apostolo Zeno a public une très-bonne A^otice sur A . Manucele* Jeune , en tête des Epùtûlefomigliaridi Cicérone^ trad. , etc. , Venise , 1736 , 2 volâmes in-8o. On peut consulter les Annalts de l'imprimerie des Aide , ou Hi^toùe des •trois Manuces et delenrs éditions^ par A.- A. Renouard, Paris, 1825-26 ( deuxième édition ) , 3 volumes in-8o , 6gures.

* MANUEL ( don Juan ) , petit lils de Ferdinand III et neveu >d* Alphonse X , rois de Castille , né sur la fin du 13* siècle, fut régent de ce royaume pendant les dernières annéesdcla minorité d'Alphonse XL Nommé ensnite gouverneur de la Castille méridionale , il soutint pendant vingt ans une gaerre glorieuse contre les Maures du ropame de Grenade, et mourut eu 1347 (on croit que c*est par erreur que son épitapbe porte la date de 1362 ). Ce prince joignit la culture des lettres à ses travaux politiques et militaires , et écrivit plusieurs oarrages en prose et en vers. Le savant Antonio, dans sa Biblioth, hispana vêtus, en cite douze , parmi lesquels est un Sutnario de U Crànica de Espana. Le seul de ses écrits qui ait été imprimé a pour titre : el Conde de Lucanor , espèce de roman poliet moi^l , Séville , 1575 , deuxième édition , Madrid, l642,in-4o. \

* MANUEL ( Louis-PiBimB , né à Montargisen 1751 , entra d'abord dans la congrégation de la doctrine. chrétienne , en sortit ensuite , fut répétiteur de collège à Parisf puis précepteur Ae^ enfants d'un homme riche , embrassa avec chaleur les principes de la révolution , et devint membre de Tadministration municipale de Paris lorsque fiailljr fut nommé maire. Appelé en 1791 aux fonctions de procureur-général de cette commune. Manuel seconda puissamment les intrigues des hommes qui voulaient renverser le gouvernement royal , et concourut à l'iusurrection du 20 juin 1792 , prélude de la mémorable journée du 10 août. Deux jours après cette même journée , il se présenta à la barre de rassemblée législative pour demander la translation du roi et de sa famille à la tour du Temple , et il y conduisit luilai-mémc ces illustres victimes. Si Manuel ne prit point part aux odieux événements

du 2 septembre et jours suivants , il est du moins constant qu'il ne fit pas tout ce que son devoir lui prescrivait. Toutefois ses relations avec les augustes prisonniers parurent éveiller sa sensibilité. Nommé membre de la convention nationale , il déclara à Louis XVI que la royauté était abolie , fît supprimer la croix de Saint-Louis , accusa la ville de Paris d'être complice des assassinats de septembre , qu'il appelait la «SUm/- Barthèlemi du peuple , fit la motion ( 6 décembre ) que le roi fût entendu , le défendit avec énergie, vota Tappel au peuple , déclara qu^il reconnaissait dans les membres de la convention des législateurs et non des juges, et il avait donné sa démission lorsque fut débattue la question du sursis. Retiré dans sa ville natale , il y fut poursuivi par ses ennemis ; et bientôt , traduit au tribunal révolutionnaire de Paris , il fut condamné à mort , et décapité le 15 novembre 1793.

Manuel parlait avec facilité \ il ne manquait pas d érudition ; mais sa diction se ressent de l'emphase qu*on peut reprocher à la plupart des orateurs de la même époque. Il a laissé les écrits suivants : Coup d'œil philo' sophii/ue sur le règne de saint Louis , 1786, in-8o j Lettre d'un officier des gardes 'ducorps , in-8'> j l'Année française, ^ 1784 , 4 volumes in- 12 ; les Fojrages de l'opinion dans les quatre parties du monde, 1790 ; Opinion de P, Manuel qui n'aime pas les rois , 1792 , in-8* ; Lettres sur la réi^olution recueillies par un ami de la constitution , 1792, in-8o. Manuel a été l'éditeur des Lettres de Mirabeau à Sophie (Rufiey, marquise de Monier), 1791. Cet ouvrage fut saisi à la requête de la famille de Mirabeau et l'éditeur poursuivi ; mais Tafiaû^e en demeura là. * MANUEL (Jacques- Amtoihb) , orateur ]>olitique', né à Barcelonnette , département des Basses-Alpes , en 1775 , termina ses éludes de bonne heure , et alla en Piémont pour y suivre la carrière du commerce, sous les auspices d'un oncle riche et sans enfants. La guerre entre la France et la Sardaigne Tayaut forcé de revenir bientôt dans sa ville natale , il y servit quelque temps dans une légion de la garde nationale mi»e en activité et soldée pour coopérer h la défense des frontières. Il entra en 1793 comme volontaire dans un bataillon formé par la réquisition, ne tarda pas à être nommé officier, se distingua dans les campagnes d'Italie , et revint avec le grade de capitaine de cavalerie, après la paix de Campo Formio. Il

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donna alors sa démission , et frétant décidé h suivre la carrière du barreau , il s'atlacba d abord au tribunal civil de Oigne, qu^ quitta ensuite pour la cour d^Aix. Ses débuts furent brillants , et ses succès allèrent toujours en croissant jusqu'au 20 maïs 1815. Il Bt alors un voyage h Paris , pendant lequel il apprit sa double élection à la chambre des députes par le collège de Tarrondissement de Barcelonnette et par celui du département des Basses- Alpes. Ayant accepté , il crut devoir garder quelqt^e temps le silence dans une assemblée où tout était nouveau pour loi. Un jour pourtant, affligé du trouble dans lequel la chambre se trouvait si souvent jetée par une foule de motions inopinées et par Tabsence des règles nécessaires pour y maintenir Tordre, il présenta h ce sujet quelques observations qui furent accueillies avec bienveillance. Après la bataille de Waterioo, Tabdication de Napoléon et le manifeste pacifique des souverains alliés, un ministre-d'état ayant demandé la proclamation de Napoléon II, il s'ensuivit dans la chambre des députés une violente agitation, dont les conséquences auraient été probablement très funestes , si Manuel n'eût donné alors le conseil de passer simplement à Tordre du jour sur la motion , et cela par le double motif, d'une part , que les constitutions de Tempire , encore existantes , rendaient cette proclamation inutile , et , de Tautre, que la chambre ne voulait point revenir sur la résolution par laquelle elle avait confié le pouvoir exécutif h une commission provisoire. L'ordre du jour fut adopté à Tunanimité , et Torateur qui avait obtenu cet utile triomphe fut chargé peu de jours après de présenter, au nom d'une commission, un projet d'adresse de la chambre au peuple français. Ce projet , vivement attaqué par quelques partisans de la dynastie impériale, fut maintenu par la majorité, sauf l'addition de quelques mots favorables à Napoléon il. Dans les séances suivantes , Manuel fit preuve d'éloquence et de ce tatalent d'analyse qui lui servit souvent à rétablir le calme , en ramenant les questions les plus compliquées à leur véritable point de vue. Il se trouvait être le rapporteur de la commission chargée de présenter un projet de constitution , et il portait en cette qualité le fardeau d'une discussion longue et animée, que n'interrompait pas encore Tapproche des armées étrangères , lorsque la chambre reçut un message par lequel le gou«

vernement provisoire déclarait avoir ces&é ses fonctions. Cette fois encore , il demanda et obtint qu'on passât à Tordre du jour , et qu'on continuât la discussion entamée. Le lendemain les députés trouvèrent les portei de la chambre closes et gardées par des soldats : ainsi fut terminée la session. Ce fuC alors que Manuel vendit ses biens dans U Midi , acheta une maison à Paris , et se présenta au barreau de cette ville , où il ivait résolu de se fixer. Quoique Ton eût reçu des avocats d'Aix des renseignements honorables pou£ lui , on ajourna indéfiniment son admission , à cause de ses opinions politiques , et on le réduisit à se borner au travail du cabinet. En 1818, élu par deux départements, il opta pour celui de la Vendée, rentra dans la carrière législative , et prononça des discours éloquents dans toutes les discussions importantes : son opinion sur le budget de 1819 produisit une vive sensation et fut imprimée par ordre de la chambre. A l'ouverture de la session suivante, il s'opposa à l'exclusion du député de l'Isère, M. Grégoire.

Il crut devoir ensuite proposer une adresse au roi, dans le but de lui esposer les dangers dont le trône était menacé par les hommes qui prétendaient en être les seuls amis. Dans tout le cours de cette session, aiusi que dans celles de 1821 et 1822 , U marcha dans la même voie , quoique personne n'eût à lutter pljis que lui contre les interruptions, le* murmures , les apostrophes, les menaces cl les fausses Jnterprctatiuns v on. doit dire aussi que personne ne savait mieux que lui imposer aux interrupteurs et commander ou attendre le silence. Sa mission était terminée avec la session de 1822 , il fut réélu par deux collèges du département de Ja Vendée; maii il ne devait pas jouir long>temps de cet honneur , et sa carrière politique était bien près d'itre terminée. Le 27 février 1823, il répondait au ministre des afiaires étrangères sur la question de la guerre d'Espagne, etdcjà la droite avait demandé vainement son rappel à Tordre sur ce qu'il avait dit du commencement du r.pgne de Ferdinand VII , lorsqu'il fut de nouveau interrompu au milieu d'une phrase commencée , et rappclc celte fois à Tordre. L'agitation fut effroyable: on criait qu'il prêchait le régicide, qu'* fallait TcAclure à Tinstant même de la chambre , et on ne voulut lui permettre ni de se justifier ni mémt d'achever sa phrase; cotin. pour mettre un terme au tumulte , le président fut obligé de lever la séance. Le lende-

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main M. de La Boordonnaye , après avoir impunie. Le roi de Sicile Roger , allié des reDonrelé dans les bureaux la proposition croisés , se charge de leur vengeance : il faite la veille par M. Forbin des Issarts , * pénètre en Grèce après avoir ravagé les demanda Texpulsion de Manuel , qui put côtes de l'Adriatique , s'empare de Thèbes alors monter à la tribune. Il mit cette fois et de Corinthe , et s'en retourne chargé de

butin. A son tour Manuel se rend maître de Corfou sur les troupes de Roger ; et il n'est détourné d'une expédition projetée en Si-

beaacoup plus de réserve dans ses paroles , jiuqu'aa moment de son exclusion déBnitive, qiii fat prononcée, le 3 mars, sur les conclusions de M. de La Bourdonnaye. Le lendemain , Manuel , résolu de protester jusqu'au bout contre le pouvoir que s'attribuait la majorité d'exclure un député , se présenta k la chambre, et, après avoir refusé d'accéder à nnvitation qui lui fut faite par le président de sortir , après avoir rejeté même un ordre signé de lui, il ne^quitta son banc qu'au moment où les gendaVmes , introduits dans la salle , étaient sur le point de le saisir : son but était de montrer qu'il ne cédait qu'à U force armée. Il fut honoré presque aussitdt des témoignages de la faveur populaire; mais il ne le fut plus des suffrages des électeurs. Il se livra pourtant à de sérieuses études , dans Teapoir d*ètre un jour rappelé à la tribune, et d'y apporter un esprit plus calme et plus éclairé. U mourut en 1827 au château de Maison , chez M. La6tte. La police ne permit pas que le convoi de l'ancien député de la Vendée traversât Paris pour se rendre au cimetière du Père Lachaise , et faillit même , par la nature des précautions qu'elle crut devoir prendre , amener des scènes déplorables en dehors des barrières , où h foule s'était portée. Les amis de Manuel réussirent par leur prudence à prévenir tout accident.

• MANUEL COMNÈNE, empereur grec, fils de Jean Comnène, lui succéda en 1143 au préjudice d'Isaac, son aîné, et commença son régne par une expédition heureuse contre' les Turks en Bith3mie. Depuis trois ans il avait épousé GertrUde , belle-sœur de l'empereur Conrad ifl , lorsqu'en 1147 ce prince débarqua en Thrace à la tête des troupes qu'il conduisait à la deuxième croisade. Fidèle à la politique de ses aïeux, Manuel , tout en prodiguant les promesses aux chefs de cette première division des croi. ses , ne facilita le passage du Bosphore à ses troupes que pour les mettre pins tôt en prélence d'un ennemi qu'il avait pris soin d'informer secrètement de leur marche. Sa politique ne fut pas plus franche a l'égard du Toi de France Louts-le- Jeune, qu'il abusa par de semblables démonstrations de zèle.

Mais une ^Me conduite ne demeura point

elle (1 150) que par une révolte des Serviens, dont il fait le chef prisonnier (1151) après l'avoir vaincu en combat singulier. Cependant le roi de Sicile continuait ses agressions , et dans le même temps Andronic , cousin de l'empereur, provoquait par ses menées le soulèvement des Hongrois. Manuel fait face à tout ; il se rend en Arménie ( 1 ) 59) pour arrêter les incursions des Turks, signe à Antioche un traité d'alliance avec Raimond , dont il épouse la fille en deuxièmes noces , et rentré dans Constantonople il a bientôt à punir la perfidie d'Azeddyn, sulthan d'iconium , qui vient de payer sa bienfaisante hospitalité en ravageant les provinces de l'empire. De nouvelles révoltes des Serviens et des Hongrois sont encore comprimées ; et au milieu de ces troubles intérieurs , Manuel ose entreprendre de réunir l'Egypte à son empire (1168). Cette expédition, commencée sous d'heureux auspices, ayant échoué par la trahison d'Amauri , allié de l'empereur , ce dernier est contraint à accorder la paix aux Saraeins , qui n'attendront que l'occasion de la violer. Tandis que l'empire jouisssit de quelques repos le sulthan Azeddyn se préparait ^ lui porter de nouveauxcoup8(1 175), mais, effrayé presque aussitôt par l'appareil des forces cpie Manuel va déployer , il demanda une paix qui cette fois lui est refusée. Dans sa belliqueuse impatience l'empereur repousse même les suggestions de ses plus prudents capitaines : il s'engage à la tête des siens dans d'affreux défilés près de Myriocéphales , et y est écrassé avec eux par l'ennemi , malgré des prodiges de valeur.

Azeddyn est frappé de stupeur à la vue du carnage par lequel il lui faut acheter une victoire que d'abord il n'a pas osé se promettre; h son tour il dicte les conditions de la paix, et l'empereur , usant de représailles , les viole presque aussitôt , et défait complètement le sulthan sur les bords du Méandre. Cet événement est le dernier de ceux qui remplissent le règne bien moins prospère que glorieux de Manuel Comnène; ce prince aussi habile que brave et actif, mais avare ,

MANU

hautain , dissolu et sans foi , expira en 1 180, produits ; la botanique n^avait connu qo une laissant le trône h Alexis II , son fils. partie des trésors que prodigue et muWplie

* MANUEL PALÉOLOGUE , empereur ' la nature ; le« arts îndustrieb et les métiers

^ .. < 1 /«i 1 . T n^ la^: M. ^^...^:^ <...v n«w«/*A<1A« «l'une

de Constantinople , second fils de Jean Pa léologue I«' , fut associé h l'enipire par son père en 1373, et fut chargé plus spécia* lement du gouvernement de la Macédoine et de Thessalonique. Amurat, empereur des TarlLs, dictait alors des lois aux princes grecA : Manuel essaya de se soustraire à ce joug ; mais les habitanU de Thessalonique le secondèrent si mal qu'il fut obligé de se livrer entre les mains de l'empereur musulman , qui se contenta de le punir par une

étaient encore soumis aux procédés dune grossière ignorance ; le génie de la mécaniq:ue semblait encore sommeiller, les canaux n'ayaient pas ouvert mille routes an commerce ; Ta griculture n'était point encore sortie de ses vieilles routines. La révolution française ouvrit un monde nouveau à la pensée. Les connaissances positives devinrent robjet de toutes les études ; leur application exerça tous les esprits ; la science ne semt plus qu'au développement des arts. On se disputa le prix des plus importantes décou-

forte réprimande. Il eut ensuite ( 1387) à u,3p„i« .c ^..ia «^» |*.»-« —r .

combattre Andronic, son frère, qui l'enferma vertes , des conceptions les plus hardies, des

ainsi que Jean son père , et se fit proclamer productions les plus ingénieuses,

dans Constantinople. Les deux prifnces captifs C'est à ce besoin de produire , k ce pria-

s'échappèrent ensuite, et Andronicfut obligé cipe d'activité dont le mouvement spontané

de leur rendre la couronne. Mais Bajazet électrise toutes les âmes, que nous de?OTJ

avait succédé au sulthan Amurat , et voulut les victoires de notre industrielles grands

que Manuel restât en olage h sa cour (1589) Manuel s'y rendit ,• mais il s'évada en 1390 Jow de la mort de son père , et se mit en possession de la couronne. Bajazet furieux assiégea Constantinople, et ne consentit à lever le blocus qu'à condition que Manuel associerait Jean, son neveu, fils d' Andronic, à l'empire. Peu après Tamerlan envahit l'Asie et gagna la bataille d'Ancyre. Tandis que Bajazet an désespoir se donnait la mort , et que ses fils se disputaient l'empire , Manuel éloigna son neveu , reconquit les places enlevées aux Grecs par les Turks , et se soutint quelque temps avec des succès variés. Il vit cependant Amurat II mettre le siégC' devant Constantinople, et employer contre lui l'artillerie encore peu connue en Europe. Il parvint cependant , en suscitant un compétiteur à ce sulthan , à lui faire lever le siège , et mourut quelque temps après en 1425, laissant , de l'impératrice Irène, sa

intérêts qui en résultent, la grandeur nationale qui s'y rattache , et cette foule de créttions qui ouvrent de nouvelles sonrcei de science et de prospérité à nos ateliers H à nos manufactures. Tous les arts semblent s'être réunis pour couronner la période dans laquelle nous vivons, et l'on ae demande s'il est des bornes an génie de l'homme ou aijx faveurs de la Providence?

S'il est des limites du possible , lorsqa'tprèi quarante siècles des découvertes inooîes changent la face du monde , et rendent faciles et simples des prodiges que la génération précédente aurait encore mis au rang des fables ? Qui aurait pu prévoir les effets de la boussole et de l'imprimerie , avant qu'on eût connu ces moyens extraordinaire»

de communication dans l'espace et la p«n sée? Chaque siècle ajoute ainsi à la somme des idées acquises, et part d'une base plus étendue ; la nature semble plus confiante >

femme , sept enfants , parmi lesquels on dis- mesure que l'homme devient plus éclaire

tingue Jean Paléologue , son successeur , et Constantin Dragages ou Drocosès , dernier empereur de Constantinople..

MANUFACTURES. Ce fut avec orgueil que la France vit la grandeur du siècle de Lc^is XIV et la masse imposante de lumières qui environna le trône de ce prince.

Cependant, à cette brillante époque, les arts et les sciences avaient fait peu de progrès : la chimie n'avait qu'imparfaitement porté l'analyse sur les débris et les éléments des corps , pour tirer des métaux comme des autres substances tant de nouveaux et utiles

Quelle plume éloquente se chargera de tracer Itf tableau des merveilles qui oui ^^ créées en physique , en chimie , en astronomie, et surtout dans l'application de hautes connaissances aux travaux usuels de»

hommes?

L'histoire de la fabrication, jusqu'3i présent négligée , mériterait d'occuper la \i< entière d'un écrivain laborieux. Certes, l'art qui peut transformer une livre de fer brut, valant 5 sous , en une valeur de 800,000 fr»

élever le produit d'un arpent de terre seott en lin au revenu de toute une province,

MANU

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