‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 82 sur 145 · MANO · texte numérisé non relu

MANO

prétento aitei dlntérét poar mériter quelque euBcn; il faudrait pour tracer ce tableta , lo concevoir sjstématiqaement, tuim k$ progrès des combinaitoos da génie dans lei machines , leurs motears , leurs ap« plicatioDS , et arriver , par cette aualjse des perfeclionnenienta graduels , k la découverte de ceux qui restent à faire. Nous avons rifigt traités sur le commerce dans les différeats temps , et aucun ouvrage sur Tétat des mnafaclures h ces mêmes époques , quoique le commerce ne soit proprement que l'échange des objets manufacturé^, et par coDiéqueol dans une sorte de dépendance à lear égard. Les bornes que nous prescrit la natore de cet ouvrage ne nous permettent pas d*entrer dans beaucoup de détails sur un sujet de cette importance; mais nous et* saierons cependant d'eu indiquer les principaux traits , et d'établir ce que Tindust^e mairafiicturière a été et ce qu'elle est aujonrd'hai.

L'art de la fabrication fut long-temps une baiNtode, une occupation d'agrément, au liea d'être un^ profession ; il était alors en booneor^ et les personnages les plus iUus* très né dédaignaient pas de s'y consacrer.

On oonnalt l'éloge de la femme forte dans dans l'Écriture. Homère nous représente les déeiset et les raines occupées dans leur inté' rieur, dons leurs gynécées, à broder des étoffes, à filer le lin. Auguste ne voulait porter que les habits faits par sa femme ou ses filles; et, de son temps, on montrait encore dans le temple de^la Fortune la toge deSerrius Tullias, tissue par Tanaquillia.

A la célébration d'un mariage, on portait devant l'épouse la navette et raiguÛle qui devait durcir ses mains délicates. Mais bientdt l'usage des esclaves remplaça ces occapations pénibles , et les belles matrones du temps de Ju vénal auraient dédaigpé de s'abaisser à de pareils travaux. Le nom* bre de ces esclaves , en s'augmentant , fonda dans la Grèce et à Rome le principe de Findoftrie manufacturière et la division du travail , source de la multiplication des pro. dnits. L'orateur Lyzias et son frère Polymarque avaient k Athènes une manufacture de boucliers qui occupait cent vingt esclaves; le père de Démosthène en avait deux, Time d'armures et l'autre de meubles. Crassos possédait cinq cents maçons et menuisiers, qu'il louait moyeni^nt use certaine somme par joiir ; on les achetait aux criées , on les échangeait suirant leurs facultés. On Tom^ 15.

donnait quelquefois deux cuisiniers pour um bibliothécaire, et, dans d'autres temps, deux bibliothécaires pour un cuisinier ; on grammairien valait deux fois moins qu^un eunuque^ on les troquait souvent contre des bêtes de somme, des armes , des pièces de terre { on les donnait en gage ; on leur mettait, comme aux chiens, un collier sur lequel étai( écrit leur nom , avec la prière de les ramener à leur maître. Ces malheureux représentaient assez ce que sont chez nous les machines , portant , comme elles , le nom de la chose h laquelle ib servaient, et valant de même en raison de leur service et de leur adresse. On disait d'Un esclave qu'il rapportait tant de drachmes par an, comme on dit d*Qne pompe à feu qu'elle est de la force de tant de chevaux. En passant devant ces grandes pendules qui sont dans les an* tichambres , on peut se représenter à leur place ce malheureux horiogêU des anciens , qui, immobile comme elles, n'avait d'autre emploi, d*autre destinée sur la terre, que de crier les heures et de retourner la clepsydre.

Sur les derniers temps de l'empire romain , l'industrie se perfectionna; et il se forma des collèges ou corporations d'ouvriers, coUegia artificum , qui donnèrent aux difiérentes professions une considéra* tion dont elles n'avaient pas joui jusque-là ; on oublia la loi Fiaminia • qui excluait les familles nobles et même tout homme libre du commerce. L'art de la fabrication fit de tels progrès que , sous le règne de Théo^ dose, la plu^ grande partie des étoffes des Indes et de l'Egypte s'imitaient à Rome et y étaient devenues communes*

L'invasion des peuples du Nord arrêta ces heureux progrès , et obligea toutes les institutions à rétrograder vers leur origine. L'art de la fabrication fut de nouveau confiné dans la demeure des femmes , et bomé^ à quelques étoffes précieuses fabriquées dans les palais , ou aux tissus communs produits par l'industrie grossière de chaque ménage.

Chariemagne faisait apprendre a coudre et à filer à ses filles ; l'impératrice Cunégonde portait les habits qu'elle avait eUe^même tissus. Le célèbre Odde, dans les vieilles chroniques danoises , trouva la belle Ingi* berge qui cousait une chemise pour son amant. C'est dans les ateliers ou gynécées des femmes et dans les couvents que se préparaient les ornements d'église , les tapisseries des châteaux , les étoffes précieuses des

MANU

MANU

foars de cérémonie. La condition des esclaves emplojés à ces travaux était la même que chez les Romains ; mais il existait des lois plus favorables à leur sort et dues à Tesprit deTÉvangile.

Il ne parait pas que ces institutions aient changé en Europe avant le douzième siècle; mais , à dater de cette époque, Tindustrie commença à prendre son essor ; il se forma dans les villes de véritables collèges ou corporations de fabricants, des ateliers de manufactures où Ton distinguait déjà les entrepreneurs d'industrie, les ouvriers, les commis et les teneurs de livres. ChAlons, Verdun, Carcassonne, Narbonne, les villes de la Flandre surtout, devancèrent TAngleterre dans tous les genres de fabrication; mais elles lui cédèrent bientôt le pas , lorsque celle-ci , ayant perfectionné ses institutions, eut le moyen de donner un libre cours à son génie. Une ardeur générale se manifesta alors spontanément dans toutes les classes d'habitants de ce pays ; les savants dirigèrent les recherches vers les choses utiles ; les gens riches et éclairés mirent leur ambition à écrire, et des progrès immenses se manifestèrent de toutes parts.

Essayons d'en tracer brièvement le tableau , pour servir de point de comparaison :

Le premier produit de l'industrie et son mobile à-la-fois qui s'oflre aux yeux de l'observateur en Angleterre , est Pemploi perfectionné du fer , dont la puissance agit sur tous les autres objets , qui entre dans la composition de toutes les substances; du fer, qui est vraiment For des pays industrieux.

Plusieurs grandes provinces, long-temps sans valeur, ont ouvert tout à coup leur sein aux bras industrieux qui les ont exploitées ; elles leur ont offert, à côté du minéral précieux qu'ib cherchaient , toutes les substances nécessaires à sa fabrication , à peu près à la même profondeur , et de Tean en abondance pour tout voiturer sous terre par des canaux ; circonstance singulière , et qui ôte tout moyen d'entrer en concurrence avec de pareik avantages. L'emploi admirable de la pompe à feu , suite naturelle de cette découverte, a créé des milliers de mains invisibles qui se placent dans toutes les directions , sur tous points à volonté , pour abréger le temps , la fatigue et la dépense; ee sont elles qui tirent le charbon , le fer , la chaux de leurs demeures souterraines , qui les chargent dans les paniers, les trans-

portent au sommet des foumetox, les jr versent, agitent leurs immenses scafllets , et le métal coule sans autre préparation, dans les moules de tous genres qu'on lui présente , sans avoir besoin de passer à une seconde fusion. Bientôt ces mêmes pompes font mouvoir d'énormes laminoirs de toutes les formes , à travers lesquels le fer passe et sorf en barres, en lingots , en cerceaux, en lames , comme le ferait le papier on la toile sous la main du fabricant; le marteau a disparu de ces ateliers , comme jadis VaiguiUe à rinveution des métiers. La campagne entière est éclairée des feux de ces innombrables ateliers , des édifices légers , constnùts en arceaux de fer , abritent les travailleurs; et, autour de leurs ateliers, s'élè7entpa^ tout des moissons sur cette lave fertilisée, sur cette terre doublement productive. £o considérant., au milieu de la nuit, ces plaines couvertes ainsi de feux , semblables aux bivouacs d'une armée immense, on pense avec plaisir que ces vastes camps ne sont composés que de citoyens paisibles . laborieux , utiles , dont le travail enrichit les familles et l'État sans coûter une larme à l'humanité.

De cette admirable exploitation do fer découle la source de toutes les autres richesses , puisque c'est par son moyen que se multiplient à si* bon marché les machines qui abrègent tous les travaux , et redoublent, décuplent les produits. Là, ce sont des milliers de bobines qui filent le eoton , la laine , le lin ; là , des millions d'aiguilles qui brodent les dessins les plus varia sam ia moindre confusion ; plus loin , tombe une pluie de clous tout formés ; d'autres machines polissent l'acier , tournent la poterie, taillent le verre. Des cotons en balles , du chanvre grossier, placés au bas d'un édifice^ sqpt, les uns démêlés par des doigts délicats , les autres touméis par des bras robustes , et se roulent en câbles énormes, ou se dévident en fil| imperceptibles au haut de ce même éd6ce. « On s'étonne, dit Simond, dans son Foyage en Angleterre ^ de Toir sortir d'entre les dents de roues innombrables , obéusant à une force qui ne se lasse jamais , la laine ou le coton en longues cardes blanches et légères que d'autres rouages subissent , qui coulent ensuite en fontaines de fil et se perdent parmi des tourbillons de fuseaux. L'oeil d^une femme parcourt sans cesse ce mécanisme; sa main répare* sans arrêter le mouvement, les aoddoit'

MANU

mahu

auxquels une force ayeugle ne saurait pourvoir, et paraH commander la manœuvre des bataillons de roues et de fuseaux dans leurs évolutions compliquées. La navette obéissant également à une impulsion étrangère , s'afréte d'elle-même lorsqu'elle n'a pas frappé au poinijuste qu'elle doit atteindre ; le tisserand ne la pousse point , il ne fait que surveiller sa marche* réparer ses fautes, et , par ce moyen , il produit quarante-huit aooes de toile dans le même temps qu'il lui en aurait fallu pour en faire quatre par le procédé ordinaire. »

Le génie qui gouverne ainsi l'adresse, produit ailleurs la force. Le travail trop délicat pour les doigts les plus fins soulève des masses an-dessus de tous les effets ; des grues saisissent des arbres entiers aussi légèrement que le fil^ les placent dans la direction nécessaire à la forme qu'on veut leur donner; des scies, des rabots, des vrilles immenses les façonnent , les préparent, et^en font spontanément les mita des plus gros navires avec la précision que l'on peut donner à une queue de billard ; d'autres morceaux de bois informes , jetés dans les intervalles d'une roue , sont broyés, macérés et polis par des instruments tranchants , et sortent de cette même roue formés en poulies régulières et précises :

soixante se fabriquent ainsi en une minute , et reoiplacent le travail d'un millier de bras. La pompe à feu se place sur le batardeau , et suffit pour épuiser en un moment l'enceinte de la pile d'un |M>nt ou d'une écluse ; elle creuse les ports , bat les pilotis , fait tourner les moulins, broie la poudre, les os, exécute à elle seule tous les travaux' des brasseries , charge et décharge les navires ; enfin, elle ajoute à la population de l'Angleterre environ trois millions d'individus incorporels qui sont sous la dépendance des autres sans leur rien coûter.

Cette admirable combinaison du travail et de la pensée multiplie tous les produits , rend toutes les jouissances usuelles , sans diminuer Temploi des ouvriers , puisque dans les fabriques, comme dans l'agriculture, elles ne remplacent que le dernier échelon delà société, que le temps pour ainsi dire de la fatigue et de l'apprentissage ; elle laisse en entier h l'homme des travaux dignes de lui et proportionnés à ses organes ; elle lui laisse surtout la faculté de réfléchir, d'observer, et par conséquent de concevoir. L'invention d'une machine met sur la route

de cent autres; car la plus compAquée, comme la plus simple, n'est jamais autre chose- que l'imitation des travaux manuels de l'homme , réduits , par la division du ^avail , à un petit nombre de mouvements qu'il est facile de connaître et de remplacer par une puissance matérielle. La conduite et la direction de ces bras supplémentaires restent toujours les mêmes ; et , ainsi que nous l'avons prouvé plus haut, ce n*est point le travail qui diminue , mais la production qui augmente.

Si la France ne s'est pas tout à fait élevée à ces grandes combinaisons , elle a fait au moins plus de pas pour j parvenir qu'il ne lui en reste à faire. L*énergie du travail et *de l'invention s'est développée à mesure que les entraves ', les règlements , les prohibitions ont disparu. La révolution, destructive des privilèges , des richesses, de la propriété même, a semblé respecter les produits mobiliers du travail; ses magistrats éphémères sortaient presque tous des classes industrieuses , et l'on sait que les hommes conservent presque toujours une prédilection pour la profession qu'ils ont exercée; ils peuvent faire des fautes dans d'autres opérations, mais ils en font rarement dans celle qui leur est familière, et à laquelle ils sHntéressent. De là cette prodigieuse activité, cette singulière perfection de notre industrie au milieu des guerres , des révolutions ; les mêmes gens qui brûlaient des châteaux élevaient des fabriques , appelaient des savants à les diriger, les ouvriers aies remplir, ou détruisaient les obstacles k leur réussite. Ces obstacles existaient surtout dans les corporations qui arrêtaient toute concurrence, toute innovation utile , qui resserraient les bornes des efforts , consommaient beaucoup de temps , et n'étaient avantageux peut-être que sous le rapport de la police et comme obstacles à l'arbitraire. Aujourd'hui que nous avons d'autres garanties de la lib^lé , et d'autres moyens de police et d'ordre dans les fabriques, ce n'est pas sans étonnement que l'on entend parler de les rétablir, et l'on a justement applaudi au patriotisme des citoyens éclairés qui sont parvenus à lesrepousser.

La nature de l'industrie en France, avant la révolution, était celle d'un peuple adroit, mais dépendant; d'ouvriers intelligents, mais isolés et timides , fixés machinalement sur leur métier , comme les cultivateurs sur leuos charrues; tout s'y faisait, m^is en

MANU

HANU

détail et avec peine, rarement en masse , à Tez^eption de quelques grandes manufactures de productions de luxe ; tont le reste était une sorte d'industrie de ménage. Les objets les plus utiles, la lime , la scie , toute la quincaillerie venaient de l'Angleterre et de TAUemagne j la filature et le tissage du coton, le travail des cristaux, de Tacier, des métaux laminés, étaient à peu près inconnus ; les marteaux , les soufflets dans les forges étaient encore tel*» que les décrit Virgile; la tannerie, comme du temps d'Homère. On ne voyait dans la chimie qu'une science de curiosité , de spéculation , qui aurait dédaigné de s'appliquer aux arts mécaniques, Colbert avait s^ms doute essayé de donner à l'industrie un essor, mais il n'avait pu se soustraire & la manie réglementiire et à la direction faussé vers les objets de luxe ; l'organisation même do la société entraînait à cet inconvénient ; on ne voyait que des rustres végéter dans nos campagnes , et des sibarites s'enivrer dans nos villes. La France était composée d'une noblesse riche , d'une bourgeoisie pauvre et d*un peuple industrieux; elle devait donc employer ce peuple à manufacturer de préférence ce qui plaisait à la classe aisée , et peu s'Inquiéter des objets qui concernaient l'aisance générale.

La fabrication est toujours en raison de la demande, et la demande relative à la situation des individus ; c'est ce qui fait que le traité de 1786 eut lieu naturellement, et ne fut point , comme on le répète toujours , l'effet de la faiblesse ou de la surprise. On accorda k la France la libre exporUtion de ce qu'elle fabriquait et de ce qu'elle vendait aux antres , à la condition de recevoir de même ce qu'elle était accoutumée de prendre ailleurs. Ce traité ne parut si désavantageux que lorsque les classes inférieures eurent le moyen d'acquérir et de consommer beaucoup d'objets de fabrication commune , et cependant élégante; lorsque touA les individus , .entrant dans une part plus forte des produits et des lumières, voulurent participer égalament aux jouissances de la vie, et ne plus en être tributaires de l'étranger. Le premier pas des socié»

tés dans l'industrie est ordinairement de parer aux premiers besoins ; mais le second n'est pas toujours de multiplier les produits; il est plus commun , au contraire, que de ceOx-là, acquis en petite quantité, on passe sur-le-champ au luxe ; et tel fut en effet

l'état des peuples jusqu'au dixrkuititaw siècle. Les gens riches avaient alon on grand château peu commode, dmI meublé, mais des armes superbes , des chevaux capartçonnés , des étoffes d'or et d'argent; et sutour d'eux régnait une kontense misère. Un degré de civilisation leur fit renoncei' à mesure à ces objets de vanité , pour acquérir des jouissances plus réelles : ils eurent plni de linge que d'habits , de meubles utiles que de vases d'or et d'argent; chaque nouvelle invention , tenant à l'aisance ou à la pro* prêté, disposait h retrancher quelque chose du luxe, et la richesse faisant de son côté des progrès dans les classes inférieures, il s'établit un point naturel de renoo|itre éâta les produits usuels.

Ce changement influa sur la fabricatioa, qur, s'étendant aux fabricanto méat, fui trop considérable pour se concentrer daoi les mains de quelques ouvriers ; elle passa alors aux machines, qui la développèrent Lorsqu'il ne faut qu'un sabre , un ûioteaii , une voiture , l'ouvrier qui l'exécute y met toute la recherche, tout le soin dontileit capable ; il en varie à l'infini le détail; uMts, s'il doit en fabriquer cent, U faut nécessairement qu'il adopte une forme simple, ùék, élégante, qu'il puisse livrer pins tôt et à meilleur marché i de ce qu'il la livre à meilleur marché , une foule de gens peuvent prétendre à la posséder , et le pays se couvre ainsi d'un immense mobilier, qui se renouvelle facilement et s'acerbit li Tinfini.

Stimulée par ces nouveaux encouragements et débarrassée des anciennes entraves, la France fit des progrès rapides dans looi les arts mécaniques. La filature et le tissage du coton par des machines , peu connus jusque-là , acquirent un développement immense , malgré les droitit énormes mis inpolitiquement sur les matières premières el la difficulté de se les procurer pendant la guerre. L'emploi de la laine, de la soie et du lin ne resta pas en arrière; la fabricstioa des toiles peintes réunit Téléganoe du dissiu au boa marché. Partout, les procédés ki plus simples et les plus habiles furent inventés ou appliqués ; les moteurs , comme lei machines ,' furent perfectionnés ; le moatement de rotation succéda k celui de m et vient partout ou il fut possible de l'appliquer , tel que dans la fabrication des toiles , dans les soieries en grand , dans Le dégraissage du drap , dans la Uille des cristaux d

Page 1