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et ministre du culte protestaiit, né en 1631 àMargaret-Inge , mourut en 1721. On a de loi une traduction de Taliglais en latin , des Observations médicales de Sjdenbam ; un livre intitulé : Principes et devoirs de la religion chrétienne, 1810, iujSo ; et deux Dissertations latines insérées dans VJppen'
épaissir la couche c^ s*afl*ermir la masse.
Peu importe quelle soit Torigine des marais , leur existence sous cette forme est fâcheuse à-la-fois pour la santé des hommes , ainsi que des animaux, qu'ils compromettent par leurs exhalaisons et leur humidité; pour Tagriculture, à laquelle ils enlèyent un sol
dix des Fies des professeurs du collège de plus ou moins étendu, plus ou moins suscep
Gresham par Ward (tfojrez ce nom)
* MAPP (Maxc) , en latin Mappus, médecin botaniste , né à Strasbourg en 1632 , mort dans cette ville en 1701 ^ a laissé les onyrages suivants : de Flatihus^ Strasbourg, 1675, in-4«; de Jcephalis, ibid. « 1687, in4o ; Dissertât^ medieœ très de receptis kodiè in Europe potùs calidi generibus , thee , cqfe , choeolata , imprimées séparément à Strasbourg, 1691-93-95, in-4o; et ensemble , ibid. , 1695 \ Catalogus plantar.
horti argenùnensis , etc., ibid., 1691, in- 18; Jlist. plantarum alsaticarum , etc. , ouvrage posthume publié par J. - G. Ebrmann , Strasbourg et Amsterdam , 1742 , in-4<*'
* MAQRIZI. Forez Maksizi.
" MARACCI. Fo^ez Mabiacci.
* MARAI ( Ebh Tovssouf al-Moxdbssi ), histc»ien arabe, mort en 1619» sous le règne d*Othman II , victime , sans doute , de son attachement au parti de Mustapha , sulthan déposé , est auteur d'une Histoire des hhéfyfes et des sulûtans d*Égjrpte f dont Rebke a donné une traduction allemande dans le Magasin pour l'Histoire moderne et la géographie de Busching.
* MARAIS ( Mabiv ), célèbre musicien , né en 1656 à Paris, mort en 1728, excella à jouer de la viole , et imagina W premier de faire filer en laiton les trois dernières cordes de la basse, afin de rendre cet instrument plus sonore. On a de lui diverses pièces de viole ^ et les opéras à^Alcide , d'Ariane et Bacohus^ de Séméléy d'Jlcjrone :
ce dernier passait pour son çhef-d*œuvre.
* MARAIS ( Dbs ). Vojrez DssMASBts , Godet et Riîgbibb.
MARAIS. (Agriculture.) Les marais sont le produit de terres d'alluyion^, qui par degrés comblent des étangs, des lacs , ou quelques portions du rivage de la mer. Quelquefois les eaux des rivières venant à obstruer leurs lits, deviennent, faute d^écoulement , stagnantes dans les bas-fonds. Il peut arriver aussi que le fond des étangs et dés flaques d^eau finisse par s'élever graduellement sous les végétaux décomposés, qui à la longue , y forment un terreau dont chaque année voit
tible de fertilité ; et pour les productions du voisinage , sur lesquelles ils attirent des vapeurs et rendent les gelées plus désastreuses et plus fréquentes.
Ce n'est donc pas sans raison que les hommes éclairés, que les bons agronomes , que les amis de l'humanité engagent à procéder au dessèchement des marais et même de certains étangs , afin d'assainir la contrée et d'accroître l'étendue des terres soumises aux travaux si productifs de l'industrie agricole.'
Presque tous les marais sont susceptibles de dessèchement et par conséquent de culture , surtout depuis que la science a fait don à l'industrie de tant de machines hydrauliques. Toutefois il existe des marais où le dessèchement est impossible; il en est d'autres où les opérations seraient trop coûteuses pour dédommager des frais par les produits.
Quoi qu'il en soit, il faot<convertir de tels marais en étangs , si l'on n'en peut pas faire des prairies productives. Des pièces d'eau d'une certaine profondeur , et desquelles on retire d'ailleurs du poisson, sont préférables à un terrain aquatique et fangeux , impraticable à la marche des hommes et des bestiaux, ne produisant que des végétaux sans valeur et répandant au loin les miasmes les plus malsains , quand la chaleur , abaissant le niveau des eaux, tue, met en fermentation et fait pourrir sur la fange échaufiee les plantes et les animaux aquatiques.
Il est des terrains , pourtant assez élevé) , mais qui re{>osent sur un fond de glaise ou d'argile tenace qui retient l'eau h laquelle elle ne permet pas ^e s'in^ltrer, et qui reste par conséquent à la surface du sol.
On parvient par des dessèchements , opérés à propos, à faciliter l'écoulement des eaux surabondantes, ou du moins à les concentrer dans un moindre espace. Par ce moyen , on soustrait tout ou partie du sol des marais à la non-valeur à la(fueUe il semblait condamné par la nature.
Quand on a reconnu la nécessité et les avantages du dessèchement, la première opération à entreprendre est de constater le point
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le plus bas du hs^mn marécageux , soit au coup d'œil , qui quelquefois suffit , soit par le moyeu du niveau, ce qui est toujours le plus êûJT. Ensuite on conduit Teau surabondante vers des bas-fonds , des ruisseaux ou des rivières , de manière à se préserver de la stagnation des eaux , et à prévenir les débordements accidentels qui pourraient détruire en un clin d'œil le résultat de travaux longs et coûteux.
Si la pente est très-doucè, on ouvre le plus directement qu'il est possible , et à proportion du volume d'eau qui doit y couler , un fossé que Ton conduira de l'extrémité au centre , de manière à ne pas se laisser incommoder par elles et à ne leur livrer passage que lorsqu'on le jugera convenable. Si la cbose est possible , on suivra la ligne la plus droite , parce que le fossé en sera moins long et moins cber , et que leau , ne rencontrant pas de coudes , aura moins d'efforts à faire pour suivre son cours et rbquera moins d'endommager les parois du terrain creusé qui souvent est disposé à l'éboulément.
£n général , il convient d'assurer aux parois de ces fossés une inclinaison de 45 degrés en terrain ferme et solide , et , dans le cas contraire, de 30 à 35. Il faut d'ailleurs prévoir les accidents qui peuvent être occasionés , soit par les pluies , qui accroissent le volume d'eau , soit par les dégels , qui facilitent les éboulements de la crête et des parois du fossé.
Presque toujours dans les marais, on a des glaises h sa disposition. Alors on revêt les deux parois du fossé de cette terre imperméable h l'eau tant qu'elle est humide , et qui, tout en se gerçant , se durcit beaucoup à l'air. D'ailleurs on affermit considérablement et pour toujours les bords dont on craint l'éboolement , par des plantations d'osiers, de saules, de frênes, et surtout d'aunes, dont les racines nombreuses s'enfonçant ets'étendant au loin soutiennent et consolident de plus en plus les terres. Le produit de ces plantations peut devenir considérable ; elles sont d'ailleurs faciles h ef> fectuer et occasionnent peu de dépense. Il est k propos de les disposer de manière qu'elles ne rétrécissent pas le fossé quand elles acquerrqnt du développement, et qu'elles ne puissent pas gêner l'écoulement des eaux.
I\ arrive quelquefois que , sur plusieurs points pénétrés par des sources , le sol est
Êingeux et diffidle à contenir : alors on soutient les parois du fossé et les terres btfeuses, avec des^ierr^ , avec des pieux d'aaae, avec des fascines , et même avec un tretUis de rameaux. Ce sont principalemeat ces points qui ont besoin d'être affermis par de* plantations d*aones et de frênes , arbres qui ont beaucoup de racines très-fortes , et par de nombreuses cépées de saules. C'est dans de tels terrains qu'il conviendrait de recourir aux moyens efficaces que l'on emploie pour contenir les eaux de la Durance , et les empêcher de renverser leurs digues faites en beaucoup d'endroits avec une terre sans coa sis tance.
M. Chassiron , qui en apprécie les bons effets avec une grande justesse, s'exprime ainsi à cet. égard : « On plante sur ces chaossées un rang d'arbres aquatiques, fréDCs, bouleaux et autres. A trois ans , un coup de hache coupe , à moitié de l'épaisseur et à trois pieds de terre , la tige même de Vu* bre : il se renverse, et sa tête va tomber au-dessous du pied et des racines. Bientôt la' cicatrice est fermée, mais Tarbrene ^e relève pas , et la tête offre Sans cesse une moUe résistance à l'action des eaux qui viennent y déposer le limon ou les terres qu'elles charrient. Les branches enfoncées deviennent bientôt des racines et poussent de nouveaux jets. Les années suivantes, an second rang d'arbres est planté de la méiM manière , et le fleuve vaincu est forcé d'enchainer lui-même ses propres eaux. L'expérience a prouvé que ce moyen ausssi simple qu'ingénieux a suffi pour arrêter des ravages que n'auraient pu prévenir lès digoei en pierre et les antres onvrages d'art , toujours dispendieux , et qui réoississent rarement lorsqu'ils portent sur un fond trop mobile. »
En employant ces moyens , len berds dei fossés acquièrent de^la solidité; leur sol s'élève , les vases et les détrits , charriés par les eaux après les pluies et les fontes de neige , augmentent la couche de terre. H ^ toutefois des arbres bien supéiieurs ï ceux que l'on vient d'indiquer ; ce sont les sau; lesj les aunes, les peupliers , qu^ croissent très-vite , et qui , demi-coupés , repoussent sans difficulté et se marcottent en quelque sorte d'eux-mêmes.
On répartit dans les endroits les plus ba> la terre extraite des fossés et des rigoles* afin d'en dégager les bords , qui , par k> curages successifs, finiraient par s'éterer
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hors de proportion avec le toi voisin. Il faut ticlier de disposer en monceaux distincts les bannes terres et les mauyaises , afin de «e servir des dernières pour combler les bas-lbads , et des premières pour recouvrir à la sarfaoe et préparer ainsi une excellente régétation. On dispersera entre deux terres les glaïeuls , les joncs et les autres plantes «pratiques , après les avoir 'laissés se dessceller suffisamment au soleil : ils feront un bon engrais. Lorsqu'il se trouve une grande sbondance de ces végétaux , on peut les réunir sur les points les plus élevés , et les j brûler pour en jeter les cendres aux environs, qui en recevront un excellent amendenent d'un effet efficace et prompt.
Qaand le terrain présente une pente suffisante, les .desaèohements n offrent guère de diffioultés. On n'a besoin que de fossés, les ons parallèles , les autres perpendiculakes à la pente. Si Tabondance de Teau et U mobilité du terrain obligent de leur don* ner beaucoup de largeur , dn les laisse dé^coayerls. Si , au contraire , ils sont étroits , comfDe les simples rigoles , on les recouvre de pierres plates , de fagots , de roseaux et et de mousses , sur lesquels on étend de la terre mêlée d'an peu de gravier et de cailloux, quand on en a à sa disposition. Par ce mojen, les fossés ne diminuent pas la surface du terrain' cultivable, et la terre ne to«be pas égrainée dans les rigoles , qu'elle finirait par obstruer , en même temp3 qa'dle occasionnerait des fondrières sous les pieds des bommes et des animaux.
Si les fonds se présentent pas une pente asseï considérable pour évacuer lès eaux avec facilité dans des fossés , et des rigoles , il est à propos d'avoir recours à des puisards soi! ouverts , soit vo4tés , et rechargés de terre d«is les cas et avec les précautions que lous avons presciikes.
Ces fossés et ces puisards couverts exigent de grandes précautions ; car si la surfa^ Tenait à s'enfoncer, on même avût peu de solidité y ils compromettraient l'eûstence des bommes et des animaux.
Lorsque les eaux ne sont arrêtées à la surface du sol que par une couche d'argile ou de glaise , on peut , pourvu qu'elle ne soit pat trop épaisse , la percer par quelques puits <||ii oavrent à ces eaux une issue ou une infiltration vers la couche inférieure plus poreuse , et les empêchent de croupir à la superficie du terrain.
Souvent aussi il arrive que Tean manque d^écoulement , pait:e que entre elle et les terrains inférieurs , il ae rencontre des iMurrelets, des tartres , des barrages , qu'il suffit de traverser par une ou plusieurs rigoles.
Remarquons que le même terrain qui souffrait du séjour des eaux qui le couvraient d'une humidité surabondante et permanente , pourrait bien , après le dessèchement opéré, avoir besoin parfois d'être arrosé , ai on le convertit en prairies. Alors c'est le cas de placer , le long des pentes , quelques vannes ou • écluses pour se ménager , pendant les étés arides , le mojen d'arrêter les eaux, de les élever à une hauteur convenable et de les faire servir h. des irrigations.
Ainsi on rendra plus ou moins complet le dessèchement du marais , selon que l'on destinera le terrain, soit à des p&tures , soit à des labourages. Dans ce dernier eas , le dessèchement derra être complet; dans le premier, il sera utile de ménager une certaine humidité ou fraldieur, et même les mojens d'irrigation dont nous venons de parler.
La valeur des produits, comparée à la somme des dépenses , doit servir de guide.
Après que les canaux, les foosés et les rigoles bien creusés et bien établis ont produit suffisannnent Técoulement des eaux et procuré l'assainissement du sol, il faut veiller à leur entretien , afin de ne pas perdre en pende temps, par négligence, le fruit de longs travaux et le prix de dépenses coQsidérablea.
Enfin le terrain cultivable est au-dessus des eaux ; ce qu'on n'a pu en expulser est concentré dans un petit espace et sert de vivier pour le poisson comme d'abreuvoirs pour les bestiaux. Les crête» des fossés et les berges s'affermissent de plus en plus par la multiplication des racines des arbres qu cm y a plantés , et par le tassemest progressif de terres devenues moins humides.
Dans cet étot de choses , on peut soumettre le fonds conquis sur les eaux à un bdn régime de culture.
Si le fond du marais est tourbeux , et que la tourbe en soit de qualité supérieure , Fexploitation peut en être avantageuse.
Quant à la tourbe moins bonne , on peut avec précaution en réduire en cendres quelques portions , pour améliorer divers poinU
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dont le toi sertit compaet et tarait besoin d*étre divisé. Si , au lieu de tourbe , la surface du marais présente une terre dure e^ lourde, qu'il faille dîyiser beaucoup, on attendra qu'elle soit bien recouverte de végétaux , et vers le commencement de juin on relèvera les gazons avec la houe large , qu'on appelle écobue ; on les disposera deux par deux , en forme de toit , par rajon5 , et dès qu'ils seront secs , on les réduira en cendres. Cette opérationproduira deux bons effets : celui de détruire jusqu'aux racines les herbes parasites , et celui de fournir un excellent eng^rais , soit qu'on veuille labourer pour céréales , soit que l'on forme une prairie artificielle pour obtenii* ensuite une pâture.
Les digues offrent naturellement des parties fa9>les , d'antres qui le sont devenues par des éboulements, d^autres enfin qui sont exposées à de plus grands efforts de Peau dans les crues ; il faut , sur ces points , établir en dépdt quelques monceaux d'argile liant», afin de pouvoir réparer promptements les accidents.
C*est principalement les premières aiinées qu'il faut visiter avec une grande attention , réparer sans retard et entretenir avec soin les digues, les canaux, les fossés, et tous les travaux des marais desséchés.
Quandies eaux courantes battent ou menacent de battre ^n point quelconque , il faut le protéger avec de longs roseaux ou quelques bourrées d'épines bien solidement contenues, pour amortir l'effort des courants, qui entameraient la terre et finiraient par s'y faire jour de la manière la plus préjudiciable.
Des terrains obtenus par Idfdessèchement, les uns peuvent êtres propres au pâturage :
ce sont les plus bas et les meilleurs ; les autres conviennent au labourage :* ce sont les phis élevés i d'autres enfin ne spnt bons qu'à planter en bois ; ce sont les plus secs et les plus maigres. Autant que l'on peut varier les produits de 8e$ terres , autant on multiplie les chances favorables de revenu.
Ainsi, on satisfiiit un plus grand nombre de besoins , et , quelle que soit la température de l'année, on est assuré d'une productioh quelconque.
Avant tout, il faut tâcher de se procurer des pâturages , k>rs même que l'on consacre au labour une grande partie de son terrain.
Ce genre de culture ii'exige que peu de
travail , et rapporte toujours plus au moins. D'ailleurs avec les herbes on nourrit des bestiaux, dont les fumiers servent â l'engrais des terres labourées.
Suivant M. Cretlé de Palloel , le temps le plus convenable pour procéder aux travaux de dessèchement des marais et des étangs, est le mois de septembre et celui d'octobre.
S'il ne fallait pas profiter du moment oà les longues évaporations produites par les chaleurs de l'été ont mis an plus bas le niveaa , des eaux , il serait bien à désirer que l'on pût remettre à l'hiver ou au printemps cette opération, qui occasionne beaucoup de maladies à Tépoque ou les eaux basses exhalent des miasmes funestes;, des exhalaisons délétères.
Quand il est opéré , le dessèchement des marais assainit l'air, et ramène la santé dans des contrées d'où elle était exilée ; mais les ouvriers qui travaillent à rendre cultivables ces foyers de.corruption, risquent d'être atteihts.de quelques maladies.
La djssenterie, les fièvres intermittentei, et toutes les maladies que produit l'influence délétère des émanations animales et végétales , putrides , sont fréquentes dans les marais et leurs environs vers la fin de l'été et pendant l'automne. En outre, le séjour prolongé dans les lieux humides suffirait pour nuire à la santé.
Assurément il serait bien à désirer que les ouvriers qui travaillent aux dessèchelÉents pussent, pas des vêtements épais et légers en même temps , se mettre à Tabri de l'humidité qui les environne et les mouille. Les chaussures surtout sont importantes pour que les pieds ne soient pas imprégnés d'eau. A Theure des repas et avant de se coucher, ils devront se chauffer et se sécher complètement. Ils ne se rendront pas à jeun à leurs travaux. Le vinai' gre dans les aliments , les viandes de bonne qualité, l'ail , l'ognon , la moutarde, un pen de vin , de cidre ou de bière , et le matin on peu d*eau-de-vief sont des moyens d'éviter les maladies auxquelles exposent les émanations marécageuses. Dvbow.
* MARALDI ( jACQUBs-PafUPPB j , astronome , né en 1665 dans le comté' de Nice, s'appliqua à l'étude des mathéowtiques et y fit des progrès remarquaUcs.
Appelé à Paris en 1687 pa> le célèbiiï Cassiui , son oncle , il cultiva alors l'astronomie ayec succès , forma le projet de don-
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nerin noofeta cÉUlogae des étoiles fixes , I ùA reça membre de TAcadémie des scien- ' ces, chargé de la prolongation de la méridienne et de la leyée des grands trian- ,' glei jusqu'à Textrémité des Basses- Alpes. Cette diconstance loi donna Toccasion de le rendre à Rome , où le pape remploya qodque temps au perfectionnement du cakadrier. De retour à Paris , il s*enferma à rObsenratoire pour s* j livrer presque excluinement aux trayauz astronomiques dont il leie délassait qu'en s*occupant d'histoire Bitarelte. Il mourut en 1729, laissant ma- BQicrit son Catalogue d'étoiles fixes , dont la publication est devenue inutile par celle , de X Allas cUtsu de M. Bode , astronome de Berlin. On a d'ailleurs de Maraldi I on grand nombre d'observations astronomkiiies on physiques dans les Mémoires de rAcadémie des sciences. Fontenelle a fait Vèlogeàt ce savant astronome. — Jean Ooainique Maxaldi , neveu du précédent , né en 1709, fut nommé adjoint-astronome en 1733. — Un autre astronome de la même fusille, Jacques-Philippe Maraldi, mort au commencement du 19" siècle, fit ses observa- Uo» à Pàinaldo, sa patrie. Il avait «mené i Paris, en 1797, un de ses fils , J.-F. Maraidi , pour travailler sous le célèbre Lalande (vojre% ce nom) ; mais ce jeune homme aoomt peu de temps après son arrivée.
* MARAN ( D. PauDBKT) , savant bénédictm de la congrégation de Saint-Maur, néà Sézanne (Brie) en 1683 , prit l'habit de ton ordre en 1703 , s'appliqua particulièrement à l'étude des saintes Ecritures et Aes Pèrer, et mourut à Paris en 1762, dans la maison dite des Blancs^Manteaux, On a de loi : Dissertation sur les semi-ariens , Paris^ 1722, iu-12 ; Divinitas D. N, JesuChristi manifesta in Script, et traditione, ib., 1746, in-fioA.; la Divinùi de Notre-Seigneur Jésus- Christ prouvée contre les hérétiques et les déistes jïbïà,^ 1?51 ,3 vol. in-12; /a jDoctrine de l'Écriture et dm Pères , sur Us guérisons miraculeuses , âted. , 1754, in- 12 (c'est une réfutation de la fameuse thèse de l'abbé de Prades {vojrt» ce nom); la Grandeur de Jésuê-Christ et la défense de sa OtHnité^ etc., en France (Paris) 1756^ in- 12; traduite en italien, Rome, 1 757. On a encore de D. Maran quelques éditions des ceuyres de plosieiùrs Pères de l'Église; et on peut consulter pour plus de détails sur ce religieux , la Bibliothèque dei:). Lecerf, et V Histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur.
*MARANA ( Jbav-Paul), historien et littérateur italien né à Gènes vers 1642 d'une famillp noble , fut mis en prison et y resta quatre ans pour n'avoir pas révélé la conjuration oundie en 1670 par le comte délia Torre dans le but de livrer la ville de Savone au duc de Savoie. H écrivit ensuite l'histoire de cette conjuration , vint à Lyon pour la faire imprimer , de là se rendit à Paris , où des protecteurs puissants le recommandèrent à Louis XIV, dont il obtint une pension, puis retourna en Italie en 1689, et y mourut dans une solitude en 1693. On a de lui : Y Espion du grand-seigneur {svlthui des Othomans) dans les cours des prindes chrétiens ^ etc. , Paris, 1684 et années suivantes , 6 vol. in-I2 f c*est le plus connu des ouvrages de Marana (la dernière édition a paru à Amsterdam , 1756 , 9 vol.
in-12); laCongiura diRafaello délia Torre ^ con le mosse délia Savoia^ etc., Lyon , 1682, in- 12 ; Us Événements les plus importants du règne de Lo'Us^e-Grand (extrait traduit d'un plus grand ouvrage intitulé : U più nobili Azioni délia vita e regno' di Luigi il Grande^ etc. , qui est resté manuscrit ) , publié par F. Pidou de Saint-Olon, ministre de France à Gônes, Paris, 1688 on 1690, in-12; et quelques autres écrits sur lesqueb on. peut consulter le Mémoire sur la vie et les ouvrages de Marana par Dreux du Radier , inséré dans le Journal de Verdun, septembre et octobre 1754.
* MARANGONI (Jban), savant antiquaire italien , né à Vicence en 1673 , embrassa l'état ecclésiastique, devint chanoine d'Agnani et protonotaire apostolique , consacra aux lettres et à l'étude de l'antiquité les moments que lui laissaiedt les devoirs de cette dernière charge , fut nommé gardienadjoint des saints cimetières de Rome , et termina ses jours dans un couvent en 17.53.
On a de lui plusieurs ouvrages , remplis de savantes recherches, dont on trouvera la liste à la suite de VéUge de cet antiquaire , inséré dans la Storia litteraria d'Italia , tom. 7. Le plus remarquable a pour titre :
deUe Memorie sacre e proJane deW anfiteatro Flavio di Roma , volgarmente eUtto il Colosseo, dissertât. j Rome, 1746, in*4o.
* MARANTA ( Bartolombo ), médecin , botaniste et littérateur italien , né au 16« siècle, dans le royaume de Naples, a eu part ik.VHist. naturalisée Ferrante Imperato, au Commentaire de Mattioli sur Dioscoride , et a laissé les ouyrages suivants :
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c/<r Aquœ Neapoli in LueUliano seaturien^ tis, etc. , Naples, 1 559, in4»; Methodi cogne»cendorum médicament, simplicium lihri II l^ Venise , 1559 , in-4» ; réimprimé en 1571 ,.
sous le titre àeNou, herharium j^MCullianœ Quatsiiones , Bàle^ 1564 , in-(bl. ; delU Teriaca e del MithridaU , ibid., 1571 , in-4o ; traduit en latin par J. Camerarius , Francfort , 1575 , in-8o; et une lettre insérée dans le recueil de celles de Matlioii.
* MARAt ( JeahPaul), Tun des personnages les plus fameux qui ont figuré dans le grand dr^e de la révolution française , né dans la principauté de Neuch&tel ( Suisse ) en 1744, embrassa la profession de médecin et vint Texercer à Paris, quelques années avant la mémorable époque dont nous venoss de parler. Il avait le titre de médeci» des écuries de S. A. R. le comte d^Artois, et s'occupait de sciences physiques et d'objets relatifs à sa profession, lorsque les premiers troubles civils éclatèrent en 1789. Il s'en montra l'un des plus ardents instigateurs.
D'abord l'exagération de ses principes et l'extravagance de ses opinions ne lui attirèrent qu'un petit nombre de partisans parmi la populace parisienne. Baffbué dansTassem* bléc populaire de son quartier , il s'en imta davantage , et prit le parti de dénoncer à la multitude les ar^tocratet et les assassins ( suivant ses expressions ) qui se moquaient de lui , et le discréditaient dans l'opinion publique. Les meneurs révolutionnaires ne tardèrent pas à reconnaître qu'ils pourraient tirer parti des violences de cet homme , et s'en emparèrent comme d'un instrumentutile à leurs desseins. Rédacteur d'un jouiv nol intitulé VAmi du Peuple , où il consignait ses vues et ses principes atroces, Marat fut dénoncé par Malouet {voyez ce nom ) à l'assemblée constituante \ la commune de Parb le poursuivit, et sa demeure fut investie par les ordres du général La Fayette ; mais Danton le fit évader, Legendre le cacha dans sa maison , et il trouva encore d'autres protecteurs dans une comédienne sommée Fleury et dads un prêtre nommé Bassal.
Sans entrer dans tous les détails des excès auxquels il se livra » des nouvelles persécutions \ju'il essuya,' des scènes horribles qu'il provoqua ( notre cadre ne nous en permet pas mième le récit le plus succinct , et ils se trouvent d'ailleurs dans les nombreuses i/ûtoires de la Révolution) , il nous suiBra de dire qu'après avoir vomi les plus dégoûtantes injures contre le roi , voté sa niort et l'exé-
cution dans le» vingt-quatre heures , invoqué le massacre de 200,000 royalistes , et da tous les eonventionneb qui ne partageaient pas les opinions de cens appelés wutntth gnards / après avoir fait proscrire dans là même assemblée les chefs de la faction dite les girondins , Marat mourut assassmé par Charlotte Corday {vojre% ce nom) le 1) juillet 1793. Cet homme qui a laissé use mé< moire à jamais odieuse, n'était pas sans savoir , et possédait même des connaissances assez étendues. Il avait composé , avant la révolution, les ouvrages suivants*: les Chai' nés de C Esclavage , improné en an^ais, 1774 , à Edimbourg où l'auteur donnait abn des leçons de français ) et dans cette dernière langue, Paris, 1792,ii»-8o; c^/'ifoaHMV ou des Principes ou des lois de tinflttenee de l'orne sur les corps, et des corps sur feme , Amsterdam, 1775 , 3 vol. iii-I2 (Voltaire s donné une analyse de cet ouvrage dans la Gazette littéraire , et ce morceau a été inséré depuis dan* ses œuvres^ édition de Kehl , et autres ultérieures parmi les Mê' langes littéraires ) ; Oécom^ertes sur le feu , l'électricité et la lumière , etc., 1779, in-8»; Recherches physiques surlejeuy IT^Ojin'S*'; Découvertes sur la lumière , Londres , 1780; réimprimées en 1792; Recherches phjrsiqœt sur l'électricité^ 1782, in-âo ( ces trois derniers ouvrages ont été traduits en alleBM><^ par CE. Weigel , Leipsig , 1782-84 , in^)i Rechercfies sur l'électricité meédicale^ Paris* 1784, in-8o (ouvrage couronné à l'Académie de Rouen ) ; une traduction de XOpti^f*^ de Newtçn, 1787 , in-8p, publiée par k»
soins de Beauaée {voyez ce nom ); Observations de l'abbé Saas , etc. , en réponse
à la lettre relative à l'électricité positive et négative; Notions élémentmres d'optiqet .
1784, in-8<'; Mémoires a^udémigues ^ oh Nouvelles découvertes sur la. lumière , etc. , 1788 , in-8o ; les Charlatans modernes , 0° Lettres sur le chariataniane ( pamphlet bob politique publié en 1791 , iD-8o). Outre loo journal révolutionnaire commencé en sep' tembre 1789 sous le titre de Publicisêt parisien , puis continué sous ceux à^Ami du P«f pie (jusqu'au 21 septembre 1792), deJounttl de la républiifuefrançaise, et de Pubticisit de la République française (jusqu'au U )uiUet 1793), Marat a publié les pasphleb politiques suivanU : Flande lalégislatio»
criminelle^ 1787 , in-8^ j réimprimé en ITS^j Complot d'une banqueroute générale de ^ France^ de T Espagne ^ eipyVkA" î ^^^^^
{2ib)
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dation faite au tribunal de l'opinion ;m*-
biique contre M. Necker^ 1789, in-^ ;
Nout^Ue dénonciation , etc ., contre le même, iii-8* \ Jppel à la nation contre le ministre des finances^ etc., 1790,in*8^5 Opinion *ur le jugement de l' ex-monarque ^ 1792, in-S» ; Lettre aux ministres du roi, ou r^mi du peuple aux ennemis du bien public^ sans date, iD-8« de 8 pages ; Profession de Foi de Marat, l'ami du peuple, adressée aux Fmaçais , in-S».
* MARATHON, YUUgede lAUique, à dix milles d'Athènes, est à jamais célèbre parla victoire que 10,000 Athéniens et 1000 Platéens, commandés par Miltiade, remportèrent sur Tarmée des Perses , composée de 100,000 hommes d infanterie et de 10,000 cavaliers, et même plus nombreuse encore, s'il faut en croire d'autres récits. Vma prétend que dans cette bataille , qui fut liyrée 490 ans avant Jésus-Christ, les Athéniens*^ De perdirent que 192 hommes , tandis que la perte de leurs ennemis s'éleva à plus de 6,000
* MARATTI (CAaLo) , peintre italien , né à Camcrino en 1625 , fut élève d'André Sacchi, et commença par copier les Loges du Vatican de Raphaël. 11 travailla ensuite pour les papes, depuis Alexandre VII jusqu'à Clément XI , reçut le titre de peintre ordinaire de Louis XIV, restaura le» peintures des salles du Vatican et de la Famésine , soutint seul Técole de Rome , et Tempécha de décliner comme celles des autres parties de l'Italie , et mourut en 1 7 13.P«rmt ses nombreuses compositions, nous citerons une Nativité^ le premier tableau où il donna 1 essor à son talent; le Baptême de Jésus- Christ; saint Stanislas Kotzka,; saint Xa.
fier; une Madone placée dans le palais Pamphili ; saint André Corsini , dans la chapelle de ce saint à Florence; saint François de ^es; une copie de la Bataille de Constantin ( par Jules Romain ). Carlo Maratti se distingua aussi comme architecte et graveur. On a de lui un certain nombre de gravures à Teau-forte , exécutées d'une ounière pittoresque, mais d'une pointe peu fine. Le musée royal de Paris possède quatre tableaux de cet artiste : une Nativité gravée par J.-B. de Poilly et F. Juvenis ; la Vierge , t Enfant Jésus endormi, sainte Catherine et trois anges au pied du berceau ; Maint Jean dans le désert, gravé par Charles Dupuîs ; le Mariage mystique de sainte Catherine. La vie de C. Matatti a été écrite en
italien par BeUori et Cresdmbeni, et en français par JjÉpidé {Catalogue des tableaux du roi, tom. l«r).
* MARBODE, évêque de Rennes, né dans le 1 1« siècle , fut instruit avec soin dans les lettres et les sciences cultivées de son temps 9 gouverna son diocèse avec sagesse , fut souvent consulté par les prélats , ses voisins , se retirb , vers la fin de sa vie , à l'abbaje de Saint-Aubin , où il prit Thabit monastique, et où il mourut en 1 123 , âgé de près de 88 ans. On a de lui plusieurs ouvrages hagiographiques et autres , dont la collection coknplète a été publiée par D. Beaugendre, à la suite des OEu^res de saint Hildebert, Paris, 1708, in folio. On peut consulter, pour plus de détails , V Histoire littéraire de France, tom. 10 , pag. 343-92.
* MARBOEUF (Pierre de ), chevalier, sieur de Sahors, poète assez médiocre , né en Normandie vers la fin du (6« siècle , vivait encore au commencement du règne de Louis XIV : on ignore l'époque précise de sa mort. Il a composé des vers latins et français sur divers sujets. Sa pièce la plu^ considérable, en français, est intitulée i'roc^i d'amour. Parmi ses poésies latines ou distingue celle qui a pour titre : Flo$ Narcissi, Ses œuiTtf 5 complètes furent imprimées sous ce titre : Recueil des vers de M, de Marbceuf^ etc. 4 Rouen , 1628, in-S».
* MARBOT(ABTOiirE), général républicain , né vers 1750 à Beaulieu (départcfnent de la Corrèze ) , entra d'abord dans les gardesdu-corps du roi , donna sa démission en septembre 1789, devint ensuite administrateur de son département, puis député à l'assemblée législative. N'ayant point été réélu à la convention nationale, il rentra dans la carrière militaire , se sigtiala , dès 1793, èrla conquête de la Cerdagne espagnole, continua d'être employé à Tarmée des Pyrénées occidentales en 1794 et 1795, et se distingua dans plusieurs affaires importantes. Destitué en 1795, puis rétabli dans son grade de général de division , peu de jours avant le 13 vendémaire an IV (5 octobre 1795), il fut nommé, à cette époque, au conseil des anciens, où il se prononça vivement contre Je parti dit de Clichi. En 1 799 il demanda que la responsabilité des ministres ne fût plus un vain mot ; il sortit du conseil k cette époque , et remplaça le général Joubert dans le commandement de Paris et de la 1 7* division -militaire ; mais bientôt après , devenu sus-
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pect par ses liaisons avec le parti de Topposilion,il fut envoyé dans son grade àVarmée dltalie , et moumt à Gênes à la fin de 1799, de répidémie qui régnait alors en cette ville.
MARBRES. {Minéralogie et technologie.) Les anciens comprenaient sous le nom de marbre, marmor^ différentes roches qui s'employaient dans la décoration des monuments et des édifices. Cette manière de s^exprimer sVst conservée parmi nous jusque dans le siècle dernier. Dans des ouvrages qui ne sont point sans mérite, d*aiUeurs, et qui appartiennent à cette époque , le nom de marbre est employé non-seulement pour désigner les substances calcaires et polissables , mais ent^ore des albâtres , des . serpentines , des porphyres , des granits et d^autres roches très-dures , ce qui a donné lieu aux expressions de cœur de marbre , d^r comme le marbre,.qui , dans un langage tant soitpeu'scientifique, manqueraient tout à fait de justesse. Aujourd'hui , Tétude de la minéralogie a restreint la dénomination de marbre aux seules variétés de carbonate de chaux ou de pierres calcaires , qui sont susceptibles de prendre un beau poli, et d'hêtre employées comme ornements dans les arts.
Les véritables albâtres sont nécessairement compris dans cette acception (vo^ez Albâtre ), mais non ceux qui, par leur blancheur, sont pa^és en proverbe , et que dans le langage correct on doit appeler albâtres gjrpseux. Nous parlerons de ces derniers h Fartide Terkaivs.
Albâtres veinés. Les alb&tres veinés les plus connus sont ceux de Bastia en Corse, de Mont-Réal , de Caputo et de Saguna en Sicile. Celui de Malaga en Espagne , dont le palais du roi \ Madrid est décoré , présente un mélange de veines jaunâtres et d*autres de couleur foncée; il offre l>eaucoup d^analogie avec celui dont on voit une belle colonne antique au Musée du Louvre.
Deux autres colonnes également antiques , que Ton remarque dans le même établissement , peuvent donner une idée de Talbâtre tacheté, qui ne diffère du précédent que par la manière dont il est tailfé, les restes de végétaux et les. graines de ckara que Ton y remarque, et dont quelques arco^ loges vivent encore dans nos étangs.
Albâtres unis, "Les albâtres unis étaient estimés des anciens, qui les réservaient pour les ouvrages les plus délicats. Le blanc était
recherché : on Texploitait aux environs de Rome , mais on ne connatt plus le lieu d'où on le tirait. L*albâtre d*Aracena en Andalousie, est d'un blanc nébuleux , avec qtuèqufs veines opaques d'un jaune aurore , qui tranche d'une manière fort agréable sur la belle transparence du fond ; les anciens ne Tanraient point estimé, parce qu'ils recherchaient dans l'albâtre la translacidité platét que la transparence. L^albâtre de Sienne , presque transparent, est d'ane couleur jaaoe de miel unie ; il ressemble parfaitement à celui que l'on tire de Malte , et dont on fait de jolies statues. Mais le plus remarquable est l'albâtre blanc jaunâtre , appdé oriental ; le Musée du Louvre possède une belle statue grecque dans le goât égyptien , représentant Horus , faite de cetCe substance.
U est à présumer que cet albâtre fut tiré de l'Egypte. On en exploite de semblables ara environs d'Alicante et de Valence , en Espagne , et près de Trapani , en Sicile.
Marbres. Nous avons dit qu'on ne derait comprendre sous le nom de marbre qnt certains calcaires qui , par la finesse de leur grain, peuvent prendre un poli plus oa moins vif. Les minéralogistes distinguent ces calcaires en deux grandes classes : lei calcaires saccharoïdes , c'est-à dire dont la cassure est semblable à celle du sucre, qui fournissent les marbres statuaires , et les calcaires sublamellaires , qui , en raison de la finesse de leur grain , ont reçu le nom de calcaire-marbre, et que l'on emploie conune ornements.
Sous le rapport géologique , ces deux fortes de calcaires occupent des places fort différentes dans les couches qui forment l'écorce de notre planète : les calcaires saccharoïdes , par exemple , ne se trouvent <p£ dans les formations primordiales ou antérieures aux êtres organisés , ainsi que dani celles qui leur succèdent , que l'on appelle intermédiaires , et qui sont contemporaines des premiers êtres organisés. Les eaUéru sublamellaires , la plupart des marbres coloriés , ceux même dont la texture est quelquefois compacte , appartiennent à la formation des plus anciens terrains à débris organiques , ainsi qu'aux terrains qui leof ont succédé ^ et quel'on désigne mmis le 1101° de terrains de sédiment inférieur ; »»»* * dans ces dernières formations , ils se préseotent en couches peu importantes, tandis ^ dans les terrains [dus anciens, ils offrent des masses puissantes expkntées en cairi^
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rei considérables. La partie mojreane da terram de sédiment moyen , c'est-à-dire ce calcaire qui, inférieur à la craie , forme en grande partie les masses de la chaîne du Jura , et qui , pour cette raison , .est appe- \ke jurassique , est regardée comme la plus riche en marbres exploitables. Les terrains ' plus récents n'en renferment plus de sembUhles; mais ceux que Ton y trouve ne sont point dédaignés, quoiqu*ils soient beaucoup moins recherchés que les autres. Tels sont , en commençant par les plus anciens de cette dernière série , les marbres composés de fragments d'autres marbres, et que Ton appelle marbres brèches et marbrés poudingues; le calcaire d'eau douce de Ch&-> teau-Landon , près Nemours , et te calcaire nie Nonette , près d'Issoire , dans le département du Puy-de-Dôme , calcaire qui s*est fonné au fond de ces lacs , qui baignaient les nombreux et gigantesques volcans de TAuvergne.
Considérés d'après leurs caractères extérieurs , on a divisé les véritables marbres en huit espèces : les marbres unis , bariolés , madréporiques , coquillers , lumachelles , cipolins , brèches et poudingues.
Marbres antiques. L'histoire des marbres antiques serait très -intéressante, si Pon pouvait connaître exactement les lieux d'où les anciens statuaires et sculpteurs les tiraient. A propos des souvenirs de l'antiquité , nous devons rappeler que le mot latin marmor , dérivé du grec fiupiiMpo^ , qui signifie blanc , prouve que ce nom fut particulièrement donné , dans Torigine , au véritable marbre statuaire. Le premier et le plus célèbre qui ait été employé , est lé marbrée de Paros ; c'est de celui; ci que sont faites la Vénus de Médicis et la Diane chasseresse , qui remplace au Musée du Louvre TApollon du belvédère. Le marbre pantélique , que Von tirait du mont Pentèles, plus fin et plus serré, mais d'une teinte moins unie , se reconnaît dans plusieurs statues antiques du Musée ; le fameux torse est le reste d'une statue qui avait été tirée d'un bloc de ce marbre. Dans la suite , les statuaires grecs abandonnèrent le marbre de Paros pour celui de Luni , près Carrare, que son grain saccharoïde rendait plus propre à la sculpture ; l'Apollon du belvédère prouve l'antiquité de l'époque il laquelle'on commença à s'en servir. Le noir antique , sumonmié marmor lucuUéum^ parait avoir été tiré des carrières des environs d'AixU-Cbapelle. Le rouge d'ÉgXPte , ou Tome 15.
roii^ antique , marmor jEg^ptium, dont les carrières ont été retrouvées entre le Nil et la mer Rouge , est devenu plus rare encore :
les morceaux que l'on en retrouve ds^ns le commerce servent à faire de petits objets d'ornements. "Le vert antique est une brèche composée de fragments, de serpentine réunis par un ciment calcaire mélangé de talc : on l'exploitait dans les environs de Thessalonique. On en voit quatre belles colonnes dans l'ancienne salle du Laocoon, au Louvre.
Le bleu antique , d'un' blanc rosé avec des taches d'un bleu ardoise , en zigzags interrompus , ne doit pas être confondu avec le bleu turrjuin antique , dont on sait que les carrières se trouvaient dans le nord de l'Afrique , tandis qu'on ignore d'où les anciens tiraient le premier. Le petit antique , que la finesse de son grain a fait nonmier ainsi par les marbriers , est veiné de blanc et de gris d'ardoise ; il se tirait de Starenuna , en Toscane. Le jaune antique s'exploitait en Macédoine : la grecque qui entoure les deux tables de lapb lazuli de la galerie d'Apollon , est faite de ce marbre. Le grand antique est une belle brèche entièrement calcaire , composée de fragments et de linéaments d'un noir foncé , mélangés de fragments du plus beau blanc : on ignore d'où les anciens le tiraient, Le cipotin antique est une chaux carbonatée magnésifère , dans laquelle le talc forme des veines : on croit qu'il est originaire de l'ile d'Eubée. ' La brèche violette antique, appelée aussi brèche d'Alep, ce qui a fait croire qn'on la tirait de Syrie , s'exploitait probablement dans les environs de Carrare, où Ton en trouve encore de semblable ; ses couleurs sont très-variées ; le plus souvent il présente des fragments anguleux de couleur lilas , sur un fond d'un brun violât re. La brèche africaine antique n'est pas moins variée par les couleurs de ses fragments rouges , grîs , violets , etc. , sur un fond noir ; ce marbre produit un trèsbel effet , aiusi qu'on en peut juger par une colonne placée dans la salle des Muses , au Louvre. ,0n ignore si les anciens le tiraient de l'Afrique , comme son nom semble l'indiquer. La brèche rvse et la brèche Jaune , antiques , la première , composée de petits fragments rosâtres sur un fond rouge clair ; la seconde d'un jaune clair avec des taches plus foncées , sont d'une origine inconnue.
Nous pourrions encore parler de la brèche arlequine , présentant des taches rondes de diverses couleurs ^ de la brèche rouge et
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hktncke y diïin laquelle ces deux couleurs fnercesôuslenomdelumachell^egnsedltalie,'
dominent ; de la brèclte vierge , composée mais ht côte de Gènes est de toute Fitalie
de fragments anguleux blancs , rouges et la partie qui fournit le plus de marhres à
jaunâtres ; de la brèche fleur Je pêcher , qui nos statuaires ; c'est là que Ton trouve ces
offre de grandes taches violettes on lie de vin, brèches si variées parleurs couleurs; ces beaux
sur un fond blanc ; deUàtmachelle Jaune et bleus turquîns , ces marbres serpenlineux
dc^la lumachelle noire et blanche^ qui, comme verdâtrcs , ce portor noir , tacheté de jaune
toutes les (umachelles , sont remplies de frag- et veiné de blanc; enfin ces marbres, sta-
ments de coquilles, et d'autres marbres dont toaires de Carrare, qui l'emportent sur tant
rorigineestégalementinconnue; mais comme d'autres par leur finesse et leur netteté. La
nous avons cité les plus importants, nous Péninsule hispanique pourrait rivaliser par
allons dire un mot des marbres modernes. ses marbres avec Tltalie ; ceux des environa
Bfarbres modernes. Il est peu de con- de Molina passent pour être d'un grain aussi
trées qui ne renferment du marbre : les beau que celui de Carrare ; les rojaames de
voyageurs en ont apporté des échantillons Grenade et de Cordoue en possèdent qui pe
de différente^ lies de TOcéanie ; nous avons lui cèdent pçint en blancheur. Les marbres
vu que les anciens tiraient de F Afrique quel- espagnols colorés les plus renommés sont :
q^es-uns de ceux auxquels ils attachaient le le marbre gris de Tolède , les marbres noirs
plus de prix ; la civilisation , qui fait de si de la Manche et de la Biscaye , le noir et
grands pas en Amérique, et qui propage jaune de cette province , le noir veiné de
sur ce nouveau continent le goût et le luxe blanc de Morviedro , les marbres violets de
européens , a fait chercher et découvrir dif* la Catalogne , le rouge de Séville et de Mo
féreQtes variétés de marbres , depuis les bna , le vert de Grenade , le rose veiné de
bords du Saint-Laurent jusqu'à Textrémilé blanc de Santiago , et les Inmachetfes ronga
méridionale de la côte des Andes j l'Asie de Grenade et de Cordoue. Le Portufral
parait être la partie du monde la plus riche possède , comme le reste de la Péninsule,
sous ce rapport ; la Chine , l'Indostan , la des marbres du plus bel efffet. Le royaume
Syrie , la Perse et la Sibérie renferment des de la Grande-Bretagne en exploite qui ne le
marbres de toutes les variétés j ceux de l'Eu- cèdent en beauté à aucun autre du oonti-
rope sont les plus connus , parce que Tanti- nent. Les Pays-bas font un grand coramerce
que cîviUsalion de cette contrée en a rendu de ces marbres noirs bitumineux , employés
l'emploi presque vulgaire. La Suède et la Nor- dans les monuments funèbres ; de ces mar-
wége ont des carrières exploitées depuis long- bres d'un beau noir, sur lequel se déUchent
temps. L'Allemagne, si riche en d'autre» des coquilles d'un blanc éclaUnt , et de ces
produits minéraux , en possède plusieurs qui marbres tendres , noirâtres , remplis de ma-
oût acquis de la répuUlion : on connaît drépores , ce qui leur a valu le nom de pe-
celui de Hesse, d'un jaune paille et orné Ht granit ; c'est le marbre le moins cher,
d herborisations ; les marbres rouges de Bo- ,4t celui que nos ébénistes emploient le plus
hême, les marbres verts du Tyrol, celui ft éi(uemmi»nt pour les dessus des meubles;
d'Osnabruck , recherché pour sa couleur enfin le marbre Sainte-Anne, d'un fond gris
noire , et celui de Ratisbonne , renommé par avec des taches irrégulières , et dont sont
sa blancheur. Les montagnes de la Suisse faits les dessus de tables de la plupart des
en fournissent une grande variété. L'Italie , cafés de Paris. Ces marbres s'exploitétat dans
plus riche , peut-être que toutes Tes autres parties de l'Europe , a ses marbres Jaunes de Sienne et celui de Véronue , d'une belle teinte rouge , sur laquelle se détachent des ammonites. (Fojre% Cormes d'Amhon.) Florence a son marbre vert , et celui qui présente ces apparences de ruines , qui en font rechercher les plaques pour les cabinets des curieux. Prato , Bergame et Suze out leurs marbres verts tachetés de blanc ou de gris , et devant leurs principales couleurs à la serpentine. On exploite dans les Abbruzzes des marbres coquillers , connus dans le conl'
les environs de Namur , de Saint Rémi et de Mons.
La France , qui a long- temps ignoré la richesse des produits, qu'elle pouvait ollnr à l'art du marbrier, Compte aujourd'hui plus de 38 départements -qui exploitent des carrières de marbk-es. Les plus connus sont ceux de l'Allier , variés dans leurs miauces et dans leurs couleurs ; le marbre blanc , rose et vert , et le cipoliu des Hautes-Alpes ; le gris cendré de l'Ardèche ; les marbres rouges des Ardennes ; le turquin et la brèche violette de l'Arriége; celle de l'Aube;
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les marbres roages et blancs de TAude, dont on peut prendre une idée par les huit co- Jonnes de l*arç de triomphe de la place du Carrousel 5 la griotte et les autres marbres du même département j les brèches des , Bouches-du-RMne dont l'une est improprement appelée brèche d'Alep , et Tautre de Memphis ; les marbres de l'arrondissement de Bajreuz dans le Calvados; les marbres coquiÛers de la Charente-Inférieure ; les marbres statuaires cipolin et autres de la Corse ; les brèches et les marbres variés de la Cdte-d'Or; ceux du Finistère et de la Haute-Garonne j celui du Gers , encore peu employé à Paris 5 les marbrer blancs et griottes de FHérault , employés tous deux à l'arc de triomphe du Carrousel et aux stales de TégUse Notre-Dame ; les nombreux mai^ bres de Tlsère ; ceux du Jura et du Lot utilisés dans ces deux départements ; les marbres veinés de Maine-et-Loire ; ceux gêné* ralement gris de la Manche; les marbres gris ou jaunâtres de la Haute-Marne ; les noirs et les jaspés de la Mayenne ; les nombreux marHres du département du Nord ; k» marbres rariés du Pas-de-Calais , dont Tun, exploité près de Boulogne, appelé iI*âbord marbre- Napoléon , puis dédié à la Daopbiae , sous le nom de Marie-Thérèse , se Aut remarquer par sa couleur café au lait veinée de blanc : on en voit plusieurs dessus de tables dans les deux THanons , et il.
forme le piédestal de la statue de Louis XIV, à Caen. Citons encore la lumachelle grisperle du Piiy-de-Dôme , ou marbre de Nonette; les nombreux marbres des trois dépaiiements des Hautes et Basses-Pyrénées et des Çyrénées-Orientales ,. dont les plus eonnus sont' les marbres schisteux de Cam-pan , tantôt rouges , tantôt verts , ou rose tendre, qui ont été employés par Louis XIV pour la décoration des cb&teaux de Versailles et de Trianon ; celui de Sarancolin qui a i'apparence d'une brèche; les marbres blancs et d'autres qu'il serait trop long de nommer; les noirs veinés et coquiUers de Saône>et- Loire et de la Sarthc; le calcaire d'eau douce de Seine-et-Marne, appelé marbre de Château-Landon ; le porter et le jaune Isabelle du Var ; en6n , le blanc à grain 6n de la Vienne.
Plus les marbres sont purs, c'est-à-dire ' plus ils sont blancs et d'un grain serré , plus ils sont susceptibles de' résister à l'action de f^mosphère. Les belles couleurs qui les (^•tiagocot et (pli les font rechei'cher , sont
dues à différents oxydes , mais surtout aux oxydes de fer dont les diverses modifications produisent la plupart de ces nuances si variées. .J'ai eu plusieurs fois occasion de remarquer que Toxyde qui les colore est tHs* posé à une décomposition que détermine l'action alternative de la pluie et des rayons molaires. Quelquefois les marbres renferment du fer sulfuré : leur décomposition est alors plus rapide , parce que ce métal uni au soufre ne résiste point à Thumidité. D'au* 1res fois, des marbres qui paraissent trèsdurs cèdent , avec le temps, à l'intempérie des saisons lorsqu'ils restent constamment exposés à Tair; mais le minéralogiste qui les examinera , reconnaîtra facilement fai cause de cette altération. Plusieurs renferment des parties d'argile, d^autres doivent quelques-unes de leurs veines à leur mélange avec le schiste , avec la magnésie ou quelques matières talqueuses ; ces différentes matières se décomposent, des veines entières disparaissent et ne laissent plus que leur place vide , et le plus beau marbre prend alors Taspect sale et désagréable de tout ce qui porte l'empreinte de la dégradation. Ces marbres de Campam , dont les couleurs sont si agréables , et d'autres d'une nature analogue, sont surtout sujets à cet inconvénient^ il faut donc avoir soin de ne les employer que dans les intérieurs ; autrement, on risquerait de les voir se carier comme on peut en juger en examinant . deux beaux vases placés sur la terrasse de VersaiHes , de chaque côté de Tescalier du parterre du nord.
Ces réflexions sembleraient prouver combien il serait utile que les architectes, les statuaires et les marbriers se familiarisassent avec rétude de la minéralogie , afin de pouvoir juger si tel marbre a les qualités nécessaires pour qu'il puisse résister à Tinfluence de l'atmosphère.
Manière de traînailler le marbre. Dans b carrière , on exploite le marbre ■ en blocs plus ou moins considérables , à Taide d'une scie dentée , d'un pic ou de coins en bois doublés de lames de tôle sur lesquelles on frappe avec de grosses masses de fer. Ces blocs détachés de la masse sont ensuite dressés sur leurs faces et expédiés aux chantiers du marbrier. Si le bloc est destiné ii être débité en colonnes ou en plaques , il doit être préparé d'abord au moyen de la scie : dans les pays où cette opération se fait en grand , la scie est mue par le moyen de Teau ; à Paris , on se sert d'une scie à
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main , nuis Topération est plus longue et plus coûteuse. Les colonnes ainsi que les vases, les coupes et toutes les pièces cylindriques se font à Taide d'un tour. Les plaques rondes ou oyales , les dessus de table , par exemple , s^obtiennent au mojen d^nne plaque en tôle de la forme et du diamètre voulu f que Ton placé sur la surface obtenue par le mojen de la scie , et dont on trace le contour avec un sciotte ou petite scie h main.
Pour évider les vases , on se sert d'une machine appelée moulin à étfider^ qui , mue par la main de Fouvrier ', comme le serait un vilebrequin, trace, non pas un trou, mais un cercle d^uue profondeur proportionnée à •^ celle du vase, ^u moyen d'une opération
\8elfed>lable , on trace un second cercle plus petit que le premier , puis un troisième , et ainsi de suite ; l'opération terminée , il ne reste plus qu'à détacher , à Taide du ciseau , les bandelettes de marbre, qui résultent du trait de scie profond et circulaire , obtenu par la machine; mais si le marbre est assez précieux pour qu'A y ait de Tayantage h conserver le culot qui résulte de rendement de la cavité , on se sert d'une espèce de compas de proportion dont les deux branches circulaires et tranchantes s'enfoncent dans le marbre en les faisant tourner , et, tendant à réunir leurs extrémités , arrivent au fond du vase en ménageant le morceau que Tonènlève facilement.
Les plaques de marbre s'obtiennent aisément à Taide d'une scie à plusieurs lames , qui , mue par un ouvrier , ou mieux par un cours d'eau , partage le bloc de mari)re en plusieurs plaques dont le nombre est proportionné à celui des lames de scie. Lorsque le marbre. est taillé selon Tusage auquel on le destine , on prépare sa surface à recevoir un poli convenable en le frottant avec un grès humecté , qui fait disparaître les inégalités laissées par la scie ou par les autres instruments. Le poli des filets et des moulures se prépare avec un morceau de grès taillé , la surface s'adoucit ensuite à la pierre-ponce ou avec une molette^de chiffons imprégnée d'émeri et de limaille de plomb, en mettant un peu d'alun dans l'eau dont on se sert pour cette opération ; lors(|u'il est presque poli, on le frotte à sec avec un linge et de la potée d*étain; si le marbre et blanc, on emploie de la poussière d os de mouton calcinée et finement tamisée ; s'il est rouge, on se sert de tripoli. Il est à remarquer que,
s'il j a excès d'alun dans ropénticn qui sert au premier poli , on obtient ensmte un poli très-briUant , mais que l'humidité suffit pour ternir. Huot.
* MARC (Saikt) , un des quatre évangélistes , suivit saint Pierre à Rome, et après sa mort prêcha dans la Pentapole et TÉgypte , et fonda l'Église d'Alexandrie , dont il fut le premier évèque vers Tan de Jésus- Christ 6f . On prétend qu'il fut blessé mortellement environ sept ans après par des idolâtres. On célèbre sa fête le 25 avril. Ses reliques se voyaient à Bncoles , petit village d'Egypte. Dans le 8* siècle , les Vénitieiis prétendirent que son corps fut transporté par miracle dans la chapelle du doge en 815. D'autres villes , notamment Reichenta en Souabe, ont prétendu le posséder. L'évangile de saint Marc se trouve le second dans le Nouveau Testament. C'est le plus court de tous. Le style en est plein d'bébraïsme et de latinisme , ce qui a fait croire que Hauteur était Juif et avait écrit en latin. Ou pourrait aujourd'hui s'accorder à croire qu'il fut composé à Rome à la soUîcitatioB de saint Pierre , dont il ne contient ga^ que les prédications. On attribue à saint Marc une liturgie en usage dans l'Église d'Alexandrie , insérée dans la Colieetion des UiurgUi orUntaUs de Renaadot , Puris , 1716, in-4o, et dans le Codex liiurgiau d'Assemani , Rome , 1754, in-4o, tom. 7.
* MARC, hérésiarque , du 2« siècle, et fondateur de la secte des marcasiens, qui parait s'être conservée jusqu'au 1 1* siècle, descendait de Basilides , l'un des chefs des gnostiques , et fut disciple de Valentin, dont il compliqua en quelques points la doctrine. Aux spéculations théurgiques il asssocia l'enseignement d'une nouvelle théogonie dans laquelle , reconnaissant un principe du mal, et substituant ^ la Sainte- Trinité du dogme catholique une ifuatemiti composée de VitffficthU , du silence , du père et de la vérité , il n'admettait ni la passibilité de Jésus -Christ comme homme, ni même l'efficacité des sacrements pour le salut , qu'il plaçait dans la seule initiation ^ ses mystères. On croit avec beaucoup de fondement que cet hérésiarque empruntait au somnambulisme magnétique les espèces de prodiges par lesquels il fascinait les yeux de ses crédules sectateurs : ce qui tendrait à le prouver, c'est l'ascendant qu'il réussissait à prendre sur les femmes exaltées , qui croyaient devoir à ses commoaicalioBi
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\t don de prophétie. Le symbole des ma rcâsiens n'était pas moins merveilleux que leur théogonie ; ils plaçaient toute force prodactrice dans les mots , même dans les lettres qui se composent , et croyaient pou* voir eipBquer ainsi le grand œuvre de la créàtiou
• MARC (l'abbé) , professeur de philosophie à rnniversité de Nancy , né îi Vignat près de Commcrcy, mourut en Allemagne vers 18(X), est auteur de Touvrage anonyme suivant ; les Égarements de la philosophie , pour servir de supplément au livre intitulé : le Déisme réfuté par lui-même, Amsterdam (Nancy), 1777, in- 12.
• MARCANTOINE. roj-ez Aftoihe et Raimohoi.
• MARC-AURÈLE ( M. /Elixjs Aurslius Vbbds Astovinus), surnommé le philosophe, successeur d*Antônin-lc- Pieux à l'empire et le meilleur des empereurs romains , naquit à Rome en 121 et porta dans son enfance le nomdeCatilius Severus. Élevé par son aïeul paternel Annius Vérus qui Tavait adopté et qui Ini donna son nom , il montra dès sa jeunesse un grand amour pour la philosophie et pratiqua toutfes les vertus dont il donna l'exemple dans la suite. Adrien , qui l'admirait, le nomma chevalier h six ans, lui fit prendre la robe virile à quinze*, lui conûa la charge de préfçt^le Rome dont le jeune Véms s'acquitta à la satisfaction générale ; et quelques. années apirès , se croyant obligé de chercher un successeur, désigna Antonin, ^condition qu'il adopterait le préfet de Rome. Celui-ci prit alors le nom de Marc-Aurèle (W. £L Àurel, Ver, Ant,), et ne songea plus qu'il se rendre digne du rang suprême. Il renonça à la chasse , aux jeux publics , aux spectacles et aux exercices du corps , attira près de lui le célèbre philosophe sto'icien Apollonius , et médita profondément ses.
principes qui devaient le guider dans le gouvernement des Romains. Devenu empereur le 7 mars 161 par la mort d'Antonin , il comniença , quoiqu'il pût régner seul , par s'associer L. Vérus , son frère adoptif , et lui donna en mariage sa fille Lucile : mesiure plui noble que sage ; car le prince qu'il appelait an trône n'était célèbre que par ses débauches , son faste et ses bizarreries. Des fléaux de toute espèce accablaient l'empire romain au commencement de ce règne. Marc Aurèle en amortit les effets par sa sagesse.
11 soulagea le peuple qui était en proie aux horreurs de la famine et que dévoraient des
maladies pestilentielles, étouffa les séditions qui agitaient la Grande-Bretagne , repoussa les Cates et les Quades qui remuaient dans la Germanie , et envoya son collègue contre les Parthes : mais Vérus s'arrêta h Antioche, et laissa au célèbre Avidius Cassius, son • lieutenant, la gloire de vaincre l'ennemi qui fut battu complètement à Europa , et contraint d'acheter la paix par la cession de la Mésopotamie et de TAdiabine. Pendant ce temps Marc-Aùrèle à Rome accroissait l'autorité du sénat , régularisait la rentrée des impôts tout en défendant les exactions, fixait le taux de l'intérêt , faisait fleurir le commerce, établissait des greniers publics pour prévenir le retour de la disette et flétrissait les délateurs. Peu s'en fallut qu'il ne refusât le triomphe que le sénat lui décernait ainsi qu'à Vérus pour les victoires remportées sur les Parthes (166). Peu après (168) les Marcomans , peuples de la Germanie méridionale, se jetèrent sur l'Italie. Il courut au-devant d'eux avec Vérus et les repoussa dans leur pays. Vérus ét^nt mort au bout de l'année, il poursuivit ses succès , entra dans la Germanie , et après des événemens variés tafilla en pièces les Jazyges , les Marcomans et les Quades qui posèrent les armes et demandèrent la paix. A peine revenu en Italie il apprit qu'Avidius Cassius s'éitait révolté et déclaré empereur en Orient. Il marcha aussitôt à sa rencontre ; mais il n'eut pas la peine de combattre : Avidius avait été tué par ses soldats , et on lui apporta sa tête en Grèce. Marc-Aurèle pleura sur ces tristes restes , brûla les papiers de son ennemi et accorda une amnistie complète à tous se» partisans.
Il parcourut ensuite TAsic et l'Egypte , et fit élever à Rome un temple à la Bonté. Les nouveaux mouvémens des Marcopians que réprimaient à peine Pertinax et les deux Quintilius, ses lieutenants, le déterminèrent à retourner dans la Germanie. Il y eut quelques avantages sur les barbares ; mais les fatigues de la guerre l'avaient épuisé , et il mourut au milieu du tumulte des armes à Sirmium en Pannonie le 17 mars 180. Commode , son fils , lui succéda. Ce grand prince réunissait toutes les vertus. La postérité ne lui a reproché que son indulgence pour les désordres de sa femme Faustine, sa faiblesse pour Commode qu'il n'eut point dû désigner pour son héritier, et sa partialité contre les chrétiens. Quant à ce dernier chef d'accusation il faut remarquer que Marc-Aurèle n'eut d'autre' tort que de laisser subsister les
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anciens édits contre les chrétiens des provinces : à Rome et dans Tltalie il défendit de les rechercher. On a de Marc-Aurèle douze livres de réûexions morales en grec ; elles sont intitulées : Antonin à lui-même , et coDiieunent ses pensées les plus secrètes , sa règle de conduite et en quelque sorte son examen de conscience. Les meilleures éditions grecques de cet ouvrage sont celles de Gâtaker , Londres , 1707 , in'4» ; et Schulz , Sleswig , 1802 , in-8o. Stanhope Ta traduit en latin; Dacier (Paris , 1691 , 2 vol. in 12) , et Joly (Paris, 1770, m-8«, 1773, inl2; 1796, in-8o, 1803, in- 12 et in-8o), en français.
On a encore de Marc-Aurèle une correspondance avec Frontin , découverte par M. Mai dans la bibliothèque du Vatican , et publiée, Rome , 1819 , et quelques lettres qui se trouvent dans la vied'Avidius Cassius et de Pescennius Pîiger par Spartien , Hist. Jugusti, On peut consulter sur ce prince Capitolin , yie de Marc-Aurèle (dans VHist. Aug,) , Dacier, prolégomènes de sa traduction des Réflexions morales ; Gautier de Sibert , f^ie de Tite-Anionin (Paris, 1769,in-12 ; VÉioge de ^Marc-Aurèle par Thomas , et les deux ouvrages suivants de Ripault : Marc-Aurèle, ou Histoire philosophique de Vempereur MarC'Antonin^ etc., Paris, 1820, 4 vol. iu-8o, avec cartes ; Tite-Antonin le Pieux , résumé historique; Marc-Aurèle-Antonin^ sommaire historique etfragmerUs relatifs à la vie ^ au règne , à la politique et à la morale de ce prince, ibid. , 1823 , in-8o, abrégé da précédent.
* MARC A ( PmiB db), savant prélat et théologien français , né à Gant ( en Béarn) en 1594 , fut nommé dès 16 15 conseiller au conseil souverain de Paris, presque tout composé de calvinistes , et s'y conduisit si bien que Louis XIII, ajant érigé ce même conseil en parlement , il en fut nommé président.
Devenu conseiller d*état en 1639 ^ il fut chargé par le cardinal de Richelieu de réfuter Touvrage intitulé ^/7fa/ia Gallus, et publia la première paitie de son traité de Concordid sacerdotii et impei-ii, et de lihertatibus ecclesiœ gallicanœ. Ilétait alors marié ; mais ayant perdu sa femme, il embrassa rétat ecclésiastique, et fut nommé évêquede Couserans. Les papes Urbain VJII et Innocent X, mirent pour condition à Texpédition de ses bulles, la rétractation de quelques endroits de son livre ; et cette contestation ne fut terminée qu'au bout de six ans. Dans llntervalle Marca fîit nommé par le roi in-
tendant de la Catalogne , alors occupée par les Français^ et s'y concilia TaffectioD des habitants. Appelé ensoiteau siège arcbiépii- CQpal de Toulouse , Marca éprouva de nouvelles difficultés de la cour de Rome , el ne les leva qu^en montrant beaucoup de tèle pour faire recevoir par le clergé de France la bulle fulminée par Innocent X contre Tévêque d'Tpres , Jansenius. Pourvu socceuivement de deux évèchés , sans y avoir résidé, Marca voulait se retirer de la cour et se fixer dans son dernier siège eu 1658 ; mais à cette époque le roi le nomma ministre d'état, puis archevêque de Paris en 1661. Ce prélat mourut J'année suivante (1662) au momeot où il recevait les bulles d'investiture de son dernier siège. Outre le traité de ConconUàucerdotii et imperii , dont Baluze publia une seconde édition en 1663 , augmentée des quatre derniers livres et précédée de la vitàt Tautcûr, et dont la dernière édition parut à Francfort en 1708, on a du Père de Marca les autres ouvrages suivants : de Primatu lugdunensi et aliis primat., 1644, in-8'; Htit. de Beam, Paris , 1650, in-fol . ; Marca Hiipanica, 1660, seconde édition 1680 , in^*.
avec une quatrième livre par Baluxe; Opusc..
1669 et 1681, in-8*; Traités théologiques, publiés par Faget , parent de Tauteur. L'abbé Bombart a écrit VEloge de M. de Merea, Paris , 1762, in-8». On a aussi Yorta'son funèbre de ce prélat, en latin , par J. Doajat* imprimée eh 1664, in-4».
* MARCASSUS (PiiHiE de), poète, ronsncier et traducteur , né en 1584 k Gimont, petite ville de Gascogne, vint à Paris et fat chargé de l'éducation d'un neveu du cardinal de Richelieu"} il -devint ensuite profe»seur au collège de La Marche, et moorot en 1664. On a de lui : Clorimène, romaB,Parii, 1626, in-8»; Timandre, idem, in-8»;nDe traduction àeVAmadis de Gaule, ibid., 1629.
in-8«j Eromène, pastorale en 5 actes et en vers, ibid., 1633, in-8^î les Pécheurs iUustresy tragi-comédie , ibid., 1648, in-4^î titres morales , ibid. , 1629 , in-8« ; HUtoin grecque, 1647, ïh-fol.; 1669,, 2 voLin.12:
des traductions et des pièces de vers laâw ou français dont on trouvera les titres daas les Afémoitvs de Nicéron, tom. 31.
• M ARCE AU(F»i.Kçois-SivBBiK nisGRA VÏERS) , général français sous le gourernement républicain , né à Chartres en 17®, fit de très-bonnes études , et fut d'abord destiné par ses parents k la carrière du barreau ; mab entraîné par on canelère b(fa^
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lant, il s'eogtgea Si l'âge de sene ans danç un régiment de ligne, d'où il sortit pur congé en 1789. Il allait embrasser la profession d'avocat qu'exerçait son père , lorsque déjà iostmcteur de la garde nationale de Chartres, il fut nommé vers la fin de 1791 , chef du premier bataillon des volontaires du dépa internent d'Eure-et-Loir. Faisant partie de Tarmée commandée par le général de La Fayette , il se trouvait avec son bataillon à Verdun lors de la reddition de cette place , et fnt chargé , bien qu'il eût protesté contre la capitulation, d'en porter les articles au roi de Pfusse. Il se fit remarquer à la fin de cette même campagne, sollicita et obtint une compagnie de cavalerie dans la légion gennanique , nouvellement créée ; et passa aVec ce corps dans les départements de l'ouest pour combattre l'insurrection vendéenne.
Il était à peine arrivé à cette destination , lorsqu'il fat dénoncé à l'un des cominissaires conventionnels, Bourbotte , et arrêté comme cocBfdice de Westermann. Ayant obtenu l«Dtôt sa liberté , il sauva la vie ( dans la bataille de Saumur ) à ce même Bourbotte qui lai avait fait sabir uneinjustedétention, et cette conduite généreuse est immédiatement récompensée par le grade de général de brigade qu'un décret spécial lui confère à l'âge de 22 ans. De cette époque date la liaison intime de Marceau et de Kléber. Ce dernier désigne Marceau pour commander cnchefles deux armées de l'ouest; et le jeune général gagne la terrible bataille du Mans (12 et 13 décembre 1793), où périrent 10,000 répuMicains et 20,000 Vendéens. Au milieu de ces journées désastreuses Marceau avait arraché h la fureur des soldats une jeune f<»yaliste , et cet acte servit de base à une aoQvelle accusation contre lui ; mais Bourbotte, par ses pressantes sollicitations auprès du farouche comité de salut public , arracha le général à l'échafaud rèyolutionaaire , et lui paya ainsi la dette sacrée qu'il «Tait contractée à la journée de Saumur.
Mareean , employé ensuite comme général de division à l'armée de Sambre-et-Meuse , commanda l'aile droite h la bataille de Fleuras , où il eut deux chevaux tués sous lui. Sa division a3rant été très-maltraitée , on le vit combattre à pied à la tête de quelques batailloBs , et il contribua àla victoire qui cou* ronna les efibrts du général en chef Jourdan dans cette mémorable journée. Il servit avec la même distinction pendant la campagnede l'9ô dans le Palatinat et le Hundsdruck.
Forcé de lever le blocus de Mayence dont il était chargé en 1796, il- couvrit la retraite de Tarmée, et repoussa plusieurs fois l'archidoc Charles , vainqueur du général Jourdan.
Mais le 19 août, tandis qu'il arrêtait la marche du corps ennemi, sous les ordres du général Hotze , pour donner le temps au gros des troupes françaises de passer les défilés d*Altenlurchen , il reçut d'un chasseur tyi-olienun coup mortel, et fut laissé entre les mains de l'ennemi. L'archiduc Charles , admirateur des talents et des vertus militaires de ce jeune héros , lui fit en vain prodiguer tous les secours de l'art; Marceau succomba; et sa mort , au milieu des soins et des larmes des généraux ennemis, fut encore un triomphe. Il fut inhumé 4ans le camp retranché de Coblentz, au bruit de l'artillerie des deux armées , française et autrichienne ; Kléber dessina lui-même le monument funèbre élevé à^ son ami , et qui subsistait encore en 1815, près d'Altenkirchen. Un célèbre poète moderne a honoré en ces termes la mémoire de rillnstre guerrier : a Sa vie fut glorieuse, courte , immortelle. Il se battit pour rendre la liberté à sa patrie : il fut pur comme la cause qu'il avait embrassée , noble comme Paul-Emile et Brutus. Il fut magnanime, et ses ennemis ont pleuré sur son tombeau. »
( OEiiurei de lord Byron , Child-Harold , chant 3 , strophe 36. ) On trouve de curieux renseignements sur le général Marceau dans les Notices historiques publiées par Sergent- Marceau, Milan, 1820, 1 vol. in-12 , fig.
* MARCEL !««• (Saiht), pape, successéor de saint Marcellin, siéga dix-huit mois, depuis le 30 juin 308 jusqu'à la fin de 309 (selon le Rère Pagi). Ils'efforçaprincipalement de rétablir l'ordre et la discipline dans lEglise , et voulut condamner ceux qui avaient fléchi dans le temps de la persécution à faire une pénitence publique de leurs fautes. Cette mesure ayant semblé trop rigoureuse aux coupables et ayant occasioné une querelle qui fut suivie de voies de fait et même de meurtre, saint Marcel fut condamné au bannissement par Maxence 11 parait que son exil ne dura que peu de temps. Saint Eusèbe lui succéda.
* MARCEL II (Marcel Cervius) , pape, successeur de ïules 111, naquit à Fiino, dans l'état ecclésiastique , en 1501 , et devint successivement secrétaire de Paul III, cardinal du titre de Sainte- Croix et président du concile de Trente* Elevé h la papauté le .6 avril 1555, il se montra l'ennemi déclaré
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du népotisme , établit partout la réforme et youlul retrancher la coadpagme de ses gardes. Mais sa 'mort prématurée qui reniera le vingt-unième jour de son pontificat ne lui permit point d*accomplir ' ses desseins. Il eut Paul IV pour successeur.
* MARCEL ( Etiehhb ) , prévôt des marchands de Paris. ( Voyez Tart. du roi Jbàm.)
* MARCEL (Guillavmb) , chronologiste , né à Toulouse en 1647 , vint à Paris, et y fut d*abord nommé sous-bibliothécaire de Tabbaye de Saint-Victor , puis avocat au conseil. Ayant suivi M. de Girardin à l'ambas- ,sade de Constantinople , il fut nommé commissaire près du dey d'Alger, avec lequel il conclut le traité de 1677, qui rétablit les relations commerciales dans le Levant et en Afrique \ il obtint ensuite la place de commissaire des classes de la marine eu Provence, et mourut à Arles en 1708. On a de lui :
Tahlau» chronologûiues pour CllisU>ire de VEglise, Paris, 1682, 1687, 1690, 1714, in-8«, traduites en espagnol ;|7\i&^tte# chronologiques depuis ta naissance de Jésus-Christ pour l'Histoire profane , ibid., 16^2 , gravé, format in-32; Uistoire de l'origine et desprogrès de la monarchie Jrançaise, ibid., 1686 , 4 vol. in- 12 : ouvrage qui a peut-être fourni au président Uénault l'idée de son Jbrégé chronologique; in TabeUam marmor. Arelatensem, Arles, 1693, in-4»; Promptitarium ecclesiasticum,.:. At^latis; et plusieurs autres ouvrages restés manuscrits et conservés dan» plusieurs bibliothèques. — TTn autre Guillaume Mabcbl , mort curé de Basly , près de Caen, en 1702, a laissé quelques ouvrages théologiques dont on trouvera la liste dans le Dictionnaire de Moreiî , édition de 1759.
*MARCELLIN (Saibt), pape et martyr tous Dioclétien , avait succédé en 295 à Caius , et à sa mort, survenue en 304 , saint Marcel le remplaça dans la chaire de saint PieiTe. Ce pontife était Romain de naissance et s'appelait Project. On n*a point de détails particuliers sur sa vie; TÉglise l*honore comme martyr le 26 avril , bien qu'il n'ait point fini sa vie dans les supplices, ainsi que rapprend Tancien calendrier romain dressé tous Libère. — Un autre Mabcblliv, comte d'IUyrie sous Fempire de Justinien , est cité comme auteur de quelques ouvrages qu^ se sont perdus , et d'une chronique^ faisant suite à celle de Saint-Jérdme, et publiée par le Père Sirmond.
«MARCELLIN. f^o^ez Amie v -M aacxlub
• MARCELLIN (JBAH-PHn..-Guux.), médecin allemand , mort à Nordhaasen ea 1799, a publié en allemand une Notice nâsonnée de tous les personnages, pbu ou moins célèbres, principalement chn les modernes , qui ont porté les noms de Marcellus , Marcel , Marcellinus , Harcelliii, Martel, etc., sous ce titre : Die Grùndang ma wirhung und Beforderung des BUikendm Zustandes^ etc., Quedlimbonrg, 1786, in-8«.
* MARCELLO (Bbxbobtto), célèbre musicien-compositeur italien » né à Venise en 1686, de la famille du précédent, montra de bonne heure^e grandes dispositions pour la musique , acquit un talent distingué sur le violon , et se livra ensuite, malgré It défense de son père , à la composition. Son premier essai fut une Messe où Ton trouye des beautés du premier ordre. Cette pièce fut survie d'autres encore plus rèmarqotblei. Ayant atteint l'âge où sa naissance l'appebH à exercer des fonctions publiques , U commença par fréquenter le barreau , demt successivement membre du conseil des qui* *rante , provéditeur à Pola , camerlingue à Brescia , et mourut dans cette dernière ville en 1739. On a ajouté aux titres de ces diter ses dignités dans lepitaphe placée siir sfiti tombeau ceux de poète philologue et de prince de la musique. Nous indiquerons tea* lement de ses nombreux ouvrages la musique d'un recueil de Psaumes^ publié sons co titres : JSstro poetico armonico^ paiafrati soprd i L primi salmi, poesi di G.- A. GiuS' tianiy musicadi B. Marcello^ patriti veneU y 1724-1726 , 8 vol. in-4o , réimprimé en Aagleterlre vers la fin du 18* siècle avec une traduction anglaise, et à Venise , ISOS-tSÛSt 8 vol. in-fol avec le portrait , la vie de T»»teur et le catalogue de ses ouvrages , tant imprimas que manuscrits. La Vie de Mer»
celto , écrite en latin par Fontana , est insérée dans le tom. 10 des faites ItaloruMf etd de Fabroni, édition de Pise , 1782, eton trouve à la fin un catalogue exact et raisonné de toutes les œuvres poétiques % nuacales et inédites de ce musicien célèbre- Cette même t;ie, traduite en italien, acte publiée à Venise en 1788, in-8«. — Maicbuo ( Alexandre ) , frère du précédent , mort en 1750, cultiva aussi la poésie et la musique , et publia k Venise en 1708, sons le nom académique d'EteriojSlin/aiico^ diHue petites Cantates à une voix. On connaît encore de lui douze Solo pour violon grafés à Augsbourg, 1737.
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' MARCELLUS (M. Clavmi»), dit VAmcim on le Gfomdy gonéral roufttn de haute ■aûsance, fat aoccectiTement édile, auf^are, . «rnaul (ran 222 avant 7étiis-Chmt) , battit à CbMddîam les Gauloia , qui menaçaieAt le centra de Tltalia, toa de aa propre mai»
leur roi Virdomare, prit Milan , réduait la Caole cbalpine en province romaine »out ' let noms de Lignrie et d'Insobrie , et entra en triomphe à Rome , où il rapporta les Ureisièmes dépouilles opimes. Cinq ans après il fat emnojé en Sicile avec le titre de prélenr; maiaon le rappela presque aostilAt pour Toppoeer à Annibal, qui venait de remporter les victoires du Tésin , de IVasîméne, de la Trébie et de Cannes. Marcellus répottdit à la confiance publique en battant son ennemi près de N^ Tan 216 avant Jésot* Cbriat Nommé consul pour la deuxième lois finaée suivante>il remporta un nouvel avantage près de la même ville. Un troisième 'consulat fnt sa récompense ( 214) , et il alk opérer une diversion en SicÛe, et mettre le siège par terre et par mer devant Sjracuset qui succomba au bout de trois aiis (232). La prise de cette ville fut une des circonstances Ié« plus importantes de la deuxième guerre panique ^ et porta un coup fatal à la puissance des Carthaginoia. Opposé de nouveau à Annibal , et nommé consul pour la qua-' triènae fois en 210. Marcellus fut encore vais* qoevr 11 Canusium, reprit W plupart des viHes samnites révoltées , et fit 3,0Û0 prisonniers. Enfin , dana une dernière campagne (206), il eut rimpmdence de trop s'éloigner de son camp, et fat tué dans une «odrascade. Il avait alors 60 ans, et venait d'être nonmié consul pour la cinquième fois.
Les s<ddats lesumommérent r^ie#<2f i^ome, comme Fabius en avait été surnommé le B^aeUw, Sa générosité égalait son courage. , Lors dé la prise de Syracuse il avait donné Tordre d'épargner Archimède, et on le vit répandre des larmes en pensant aux mauii auxquels ravidité des aoldats allait exposer les habitanta de cette ville. -^ M^acaLLus ( M. Clandina)> consul Tan 51 avant Jésus- Cbnst, commit le premier acte d^bostiiilé contre César ej» proposant au sénat de lui retirer le gouvernement dea Gaule». César, ▼ainqneur à Pharsale^ Texila à Mi^lène ; nais dans la suite il le rappela k la prière 4aaénatf et ee fut à <;etle occasion que Cicé* ron prononça lePra MmrcdU, Au reste MarceUna n^eut pas le tempa de jouir du bienlait de César : il fut tiié par un de ses esclaves , Tom* 15.
qui se tua lui-mêaae ensuite. — M^acaïAus ( M. Ciaodius), fil* d'Octavie, aœur d'Angnste , et de M. Qaudius Marcellus ^scrninus , consul Tan 22 avant Jésus-Christ, lut adopté par «oi^ oncle, qui de plus lui donna en mariage sa fille Julie ^ et le désigma ponr son successeur. Mais le jeune prince mourut n'élant encore âgé que de 18 ans. LIvie fut soupçonnée de lavoir fait empoisonner ; quelques-uns ont même porté les soupçons jusque sur Agrippa et sur Auguste. Ton! le monde sait que Virgile déplora sa mort pcimaturée dans le sixième livre de VEntUê , etqu*OcUvîe s'évanouit à la lecture de ce passage, dont elle récompensa ensuite Tai»teur en lui faisant compter 10,000 sesterees (environ 2,000 fr. ) pour chacun de sea ters (en tout 44,000 fr.)
* MARCELLUS (UbHUs) , célèbre jurisconsulte romain* vécut sous les empec«un Antonin-le-Pieux , Marc- Aurèle , même sons Commode suivant qiaelques auteurs , et fut propréteur de la Pannonio-Inférieore. On trouve dans les Pandettu des fragments d*un ouvrage de ce jurisconsulte sur le di- . geste de Julien , d*un autre sur les ri^plea de Pomponius , d'un digeste en 31 livres , d*an Omùuentmrt sur la loi JuUa H Pajnm, et de plusieurs autres écrits sur des matières de jurisprudence. La vie et les ouvrages de MarceUus ont fourni la matière de plusieurs bonnes dissertations, entre autres celle de Meinard Tjdeman , TTtrecht , 1762,in-4«; celle de Seger sous le litre à'Ulpku MôrcUlu9 , Leipsig , 1763 , in-4*; et enfin celle de C.-F.Walchint, intitulée ideJEtauUt^. Mm^ cellîy léna , 1758, in-8o.
* MARCELLUS, surnommé j[?ayHWcif«, né à Bordeaux dans le 4* siècle , fut archiâtre et mmgùter fifficit^rum sous le règne de Théodose , dit le Grand. On a de lui un seul ouvrage sous le titre suivant : de MMemmentù empiricis, phycicU et raiiotuUihiu ^ imprimé à Bâle, 1536, in- folio ; Venise chez Aide , 1 547 , in-£ol . ;.avec le TetrabibUm d'Aëliu», Paris, 1565, in-fol.; avec les Medici oiKi^ia , Bâle, 1567, in-fol.$ et enfin dana les Medici ftrincipe$, recueillis par U. Estienne, i567,ia.fol.
'^ MARCELLUS (Çumajios), médecin d« J5« siècle, né \ Cumes, dans le rojaume de tapies , fut employé comme médecin et chirurgien dans Tarmée de la république de Venise envoyée contre Charles VllI. On a de 'lui: CurationeM et ohmrv* med.j 1495, réimprimées h Angsbourg , 1668, in-4o. ^
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On a d'un antre MAmciuirs ( Donatot ), «né* éedn à Maatoue, ta patrie, dans le 16* fiède : ih Medieà hûtorid mirahili Uh, K/, Mantoue, 1586; Venise, 1588 et 1597, in4«; Francfort, 1613 et 1664, in^*; de FariolU et Morbiliùy Mantoue , 1569, in-4o, et 1691, in-8».
* BiARCET ( Alvx.) , médecin , né h Génère en 1770 , se livra aux éludes de sa pirofession arec une ardeur qui présageait ses succès. A la suite des événements de 1793 il passa en Ecosse, prit ses grades à Edimbourg, et vint s^établir à Londres, où biantôt il s'acquit une brillante réputation comkne médecin de j>lusieurs dispenstUres ou hospices de cette capitale. La physique -et la chimie Toccupèrent ensuite pendant quatorze ans , et il j fit plusieurs découvertes importantes. Quoique naturalisé anglais ( 1802), Marcet revint dans patrie en 1814.
L'accueil bienveillant de ses concitoyens, qui le nommèrent aussitôt membre du conseil souverain de Genève, le détermina à se fixer dans cette ville ; mais la mort Tattei' gnit en 1822 à Londres , où il était retourné pour 7 passer une année. Ses nombreux écrits ont été pour la plupart insérés dans les recueils de sciences médicales publiés à Londres, ainsi que dans les phito$ophieal Transactions, de 18Û9 à 1823. Il a aussi publié : an Essay on the ckemical hùtorjr, etc., traduit en* français sur la deuxième édition ( 1819) , Paris, 1823 , in-8*. On trouve dans la Bibiiothèifuâ universelle de Genève , no* vembre et décembre 1822, volume 21 , une Notice détaillée sur la vie et les ouvrages du docteur Marcet.
* MARCHAND (Maxc), Uttérateur du 46* siècle , est cité avec éloge par Gilbert Cousin {voyez ce nom) , dont il fut Tami.
On connaît de lui : Orat, dua , una de Laudikus D. Lucœ , altéra Jimebr, in jEmilium Ferretum^ Lyon, 1551 , in -8*. La BibUothèque de Gessner mentionne deux autres écrits : Saturnini tyiyinni Vita et de Viris* illustribus, — Louis Marcbavd, frère du précédent, secrétaire du cardinal de Granfdle, a traduit du latin en français la fTe de Caton-U' Jeune par Plutarque, Ljon^ 1554, in- 16, très-rare.
* MARCHAND (Paospbb), littérateur ei savant bibliographe , né vers 1675 à Guise , en Picardie, ouvrît à Paris en 1696 un magasin de Hbrairie, qui devint bientét le rendez«vous des bibliophiles de cette capitale. Il passa- ensuite en Hollande eu 1711
pour j profeiser plus librement la croyince protestante qn'il avait embrassée, s'éteblH à Amsterdam, renonça plus taid » coamerce de la librairie pour se livrer vnqnement à Tétude , et mourut en 1756. On loi doit des éditions , tontes estimées et tièirecherchées des curieux , de différents oavragcs devenus très-rares. Il a eu part aa Chef'd'OEuure d'un inconnu de Saint-Hjicinthe, a fourni des Notes sur la Satire Menipp4e, et a été VuR des principsax rédacteurs du Journal littéraire de la Hsye, de 1713 à 1737. Il a pubUé encore les Cslalogues de quelques bibliothèques , aitre sotrès celui de la Bibliothèque de loackna Faultrier, 1709, in-8o« lequel est jurécédé d'un nouveau système bibliographique (f'fitome systematis hihliograph, ) imaginé psr Taotenr. Eiifin il a été l'éditeur d'un graad nombre d'ouvrages, tels que VHistoùrtés la Bible de ^ûrCv-Quine, insérée dans Isi Amtisnitates litter, de Schelbom, tom. 4} Histoire de l'origine et des premiers progri$ de C imprimerie ^Xsi H>ye, 1740, in-4«(k3 erreurs qui se trouvaient dans cet oorrags ont été relevées par Mercier de Saint-Léger dans son Supplément) ; Lettres choisiet de Bayle^ 1714, 3 vol. in- 12; Dictionnairs ée Bayle^ 1720, 4 vol. in-foL; OEuyre de ^Brantôme, 1740, 15 volumes în-12; Dic' tionnaire historigue^ on. Mémoire critifts et littéraire concenuuu la vie et lu mr vrages de divers personnages distinguii, particulièrement dans la république dts Uh très, la Haye, 1758-59, 2 tom. en 1 toI.
in-fol., publié par Allamand, et £sisaiift suite aux Dictionnaires de Bayle et de Chisat fepié, etc., etc.
* MARCHAND (Louis), mnaideii, fasbile organiste , né à Lyon en 1669, reçut de son père , maître de musique , les preflsiirei leçons de son art , toucha Torgue dans pbsieurs églises cathédrales de province snat de se fixer k Paris vers 1698 , y devint oi|iniste de la maison des jésuites , et ensiite de la chapelle de Versailles. Exilé de Fruce en 1717 k cause de son humeur capridease, il passa en Allemagne , séjourna quelqae temps à Dresde , obtint la permission de revenir à Paris, et y monmt en 1732 praïqae dans la misère (par suite de son pen d'srdre), avec la réputation du pins grand ocfsniste qui eût paru jusqu^alors en Fmce.
On connaît de lui : nn Livre demmaiqss pour le clavecin , Paris , 1705,in-4«;Mcet deClapedn, dédiées an roi, 1718, 2 ToL
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ûH* ; àoawtSoimteê , pour ùêÊm IraTersière; Zi manque de Topera de Pyram» et Tkiêhi^ parolet de M orfontaîne. — ' Il ne faut pas le confondre avec Jean Maioumo, moaiden de la nnsîqiie du roi , père de Proper Mai^ chaud le bibliographe , ni ayec Ij.-J. MimcMkKD , prêtre , "maître de manque des ettkédraks de Ckàlons et de Besançon 9 inteor d'un Tnuté du contrepoint àimple y 00 ûtMtitsurleliyre, Bar, 1739, in-4o.
" MARCHAND (Jbas-Hbvei), littérateur, iTOcat et censeur royal, mort à Paris vers 1785, est auteur des opuscules suivants ; Rtquitt du curé de Fontenojr au roi (plaisanterie «i vers), 1745, in4o; Encjrciopé^ dk p*rruquière^ 1751 , in-12, mal à propos attribuée k Cajlus; jâfistTun père à sonjiis, 1751, in-12 { Kemontrmncts des comédiens fmtcttis au roi ^ 1753 ; la Noblesse eommer^ fobte ou ubûfuiste, 1756, in-12; mon Ra» .
dotait, etc., 1759 , in-12; Essai dun Eloge historique de Stanislas /•' , roide Pologne , 1766, ln-4o et in-80; Hiûire (parodie du loman de Bélisaire), 1767 , in-12 ; les Délassemenu Champêtres ^i76S, 2yol. in-12; ISsprit et le Cemr^ 1768, in-12; Testament politique de Af. de V^* (VoUire), 1770, iii-6»; l'Egoïste (pamphlet contre Palissot), 1771 , in-12; Mémoires de f Eléphant, etc., 1771 , in-8<* ; les Caprices de la Fortune , ou Histoire du prince Mensikqff'y 1772 , in-12 (en société ayee M. Nougaret); ^s.Panocftff , oh les Coiffures à la mode , comédie, etc., 1778, in-8*; quatre recueils de Poésies, pubUéa en 1781, 1782 et 1784, in-8». X.-H. Marchand était ce qu*on appelle un plaisant de société. La plupart de ses écrits sont des facéties , et on connaît encore de lui quelques Chansons ou f^acn/et'i^s sur des aiiaires du temps.
"" MARCHAND (Etxbvvi), navigateur français, né dans Tile de la Grenade en 1755, fit d'abord plusieurs vojrages aux Antilles sur des bétiments de commerce , alla ensuite. dans Tlnde, et à ton l'etour en France fut chargé, d'après ses propres informations , par une maison de commerce de Marseille de visiter la c^te nord-ouest de rAmériqne , à Tefiet de se procurer des pelleteries. Ayant mis à la voile le 14 décemr bre 1790 sur le navire le Solide, construit après pour cette eipédition , il fit plusieurs découvertes dans son vojrage, traita de pelleteries avec les naturels des pajs qu'il aborda, ne peut introduire ces marchandises en Chine, revint en Europe , et mouilla le 14
aoAt 1792 dans le port de Toulon. Il repartit bientôt après pour TIle-de-France , et mourut dans cette colonie en 1793. M. de Fleurien {vojrez ce nom) a publié (d'après le journal d'un oflîcier de l'expédition , chargé personnellement de toutes les reconnaissan- ces pendant le cours de la navigation du «Sblide) ," Voyuge autour du monde pendant les années 1790, 1791 et 1792 par Etienne Marchand, etc., Paris an VI (1798), 4 vol.
in-4.
* MARCHAND DE BARBURE (FaAvq.- RoQia-FiDBL) , littérateur et naturaliste, né vers 1731 à Béthune dans l'Artois , fut successivement garde-du-corps, officier de gendarmerie , capitaine de vétérans , et mourut à La Flèche en 1802. Il avait été en correspondance avec Bufibn et membre des Académies de Ch&lons-sur-Marne et du Mans.
Il a laissé des Essais historiques sur la ville et le collège de La Flèche, An^en, 1803,in-8o; et plusieurs autres ouvrages manuscrits.
* MARCHANGY (Lovis-Ahtoivb ni) , né à Saint-Saulge , département de la Nièvre , mort à Paris en 1826 , s'est fait une réputation égale dans les lettres et dans la magis-' trature. Comme littérateur ,'ftn doit lui reconnaître une imagination vive, une connaissance assex approfondie des moeurs , des usages et des événements du mojen ftge de notre histoire. Quant à son style il est aninié, mais il manque quelquefois de grftces et même de correction. Il débuta en 1804 par un poème du Bonheur , qui a eu le sort de celui d'Helvétius et de A¥atelet sur le même si^et. Son ouvrage de la Gaule poétique, ou Vhistoire de la France considérée dans ses rapports avec la poésie , l'éloquence et les beaux-arts (Paris , 1813 et suivantes, 8 vol.) et 1826, 6 vol. in-8*), est un monument élevé k la gloire de sa patrie , pour laquelle il a essayé de faire ce qu'un illustre écrivain, qu'il avait pris évidemment pour modèle, a exécuté pour le Christianisme. Tristan le yojrageur, ou la France au Xy* siècle, Paris , 1826, 6 vol. in-8«, est en qudque sorte l'appendice et le complément de la Gaule poétique. On y remarque les mêmes qualités et les mêmes défauts ; seulement la forme adoptée par l'auteur lui a permis d'y jeter plus de variété et d'intérêt M. de Mai*changy , dont les premières études avaient eu pour objet le barreau, fut attaché en 1815 9^ parquet du tribunal de première instance de Paris , d'abord en qualité de substitut , et ensuite de procureur du roi. C'est en ces
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(l«nl qualités qu'il poHa «nccessiTeiiicnt la pardk dans clés affaires du plus haut intérêt. Appelé ^suite aux fonctions d^aTocab-géné* ral près de la cour rojale , il ne se fit pas moins remarquet que dans les deuiL emplois précédents par son éloquence et son zMe , qui loi talurent lé poste plrn éleré d*aToca^ giftnéral à la cour de cassation , et les témoi'» gnages de la satisfaction de plusieurs souve^ rahis étrangers. L^empereur Alexandre lui écrivit à celte occasion une lettre autographe de félicitations. En 1623, M. de Marchangj fut ttommé membre de la chambre des dépMés par le grand collège du département âé Nord. Son admission «ouffrit des difficultés t le nouvel élu ne pajait pas depuis un an , conformément èi la lot , le cens d'éligibilité. Il se défendit lui-mdme avec talent ; mais l^joumement n*en fut pas moins pro- Bonoé. L*aiinée tuirMite , il fut réélu par le taême coUége; mais il y eut de nottvelles difficuHév, et aaiMMniBAtîoa lut encore «■!• kis amiriée. M> de Mwckaagy chercha une consolation k cette double diagrAce dans la caltMne ém lettres tt dans rexerdce de «a profession , qull sut toujoif rs faire marcher de fironl, sanânjuc jamais Tune de ces occu>padMMM imposât de sacriéce à Tautre. Outre les deux owrrages déjh cîlés^ on lui doit, sviraiit M. Barbier , les deux opuscules suivais publiés seus le voile de i*anoiijme :
Siège de Dtuuzig en 1$13, Patis, 1814, in-«a, et Aiémoihês hàtoriqueê pour tordre $&m^ raindeSaini'demm^e'JérmmSem^ ibid., 1616^ ia-8o. Dans «a vie privée Marefaangj était d'oB» extrême «usahililé; il contait agréabittteiit , et la grmvité du magistrat dispa^ rsassail sous renjoaemmit de Thomme de b#«i« sdciété.
MARCflANDS. roye» Niooct.
- * MARCHANT ( Pnsiv ) , coaMnissaire-* général de Tordre des RécoUets , né eii> t S85 à CovriR , dans TEatre-Sambre-et-Meuse , prittdpauté de Liège, asort en 1661 k Gand»
fut, avec la vénérable sœur Jeanne de Jésus (ttMBBSée N«eriog , de Gand) , le principal atrte«tr de la réforme des franciscaines , ap^ prouvée par Urbain yill en 16S4, et connoe •eus le Bon de Réforme de$ seeure Jhtutoiê' cairtewde la pénîÈence de Lùmbomrg, On « de lui : Bacpotitio UUemiis ù% reguùrm samcti FitiHcisci, Anvers , 16J1 , in-«« ; Tiibwmi saeramemkU, Gand, 1543 , 2 i<A. infol.^el le troisiéae volume Anvers, I6S0, etc^Jacqisss MâacHAVT , sott (rèi« , doj^en et curé deGeuvki, est. auteur de VH^rlmpasîùrum
et de plualeurs atitres oirrrages recncilfii à Cologne, 163S,in-fol.
* MARCHANT ( Nie. ) , médecin 4i ^sc dX)rléatt8- ( Gaston ) et botaniste , mort cb 1678, enrichit le Jardin du roi d*aM beNe collectionde pkntes étrattgères^ (^futnaa- ' bre de 1* Académie des seienoes k h foraition de cette société satunte. On le croit auteur des Descriptions de plantes doonéei par TAcadémie en 1676, în4<^, etpuUiieB par Dodart. On connaît de lui trois Odrvotions inséi^ées dans les Mémoires de cette même académie , tom. 1 et 10. Il a laissé ea manuscrits plusieurs CaudogUÊS de plantes tant indigènes qu'exotiques. *^ Jean MiaçMkWK , fils du précédent , avec lequel il ne faut pas le confondre , fut aussi bolaniite , membre pensiennaivd de TAcadéaaie ées sdenoes , directeur de la culture des plantes du Jtfdtn du roi , etmouiut 1738. Onade hn jùn grand nombre de Descripdom de plantes tt d'Ohser%mtmms intérées daes le recueil de l'Académie, depuis (6^. jusqa'â 1735. Il a consacré à la mémoire de son père une plante de la famille des hépatiques sous le nom de marckentim , dont on oonnatt hait eftpèœs en France.
• * MARCHANT <Pa4U€.) , littérateur, ué à Caen vers 1761, mortdatts cette méaie ville en 1793, a laissé quelques Peisiss et Opusctdes satjrrifius sur la révolution, dont les curieux rechen:hent encore la coUeetioa.
Nous citerons : Fénèhn ,. poème in*8o ; es C%romiqm du Munége , 1790 , 8 cahien in-8o (c*est une espèce de journal en ptese âen vers); 4es SaàaU facohites , 1791-92, 3 vol, in-d», a?ec %.( c'èsi le recueil d^ autre pamphlet pénodique, dout il parussait deux numéros par semaîue) ; U JûcùUnéide , poème heroï-comi^iêHtpie , en U diants, 1792) mS* ; ie Constitution en «usdm^Oes, 1792, in-8*^ réîmpriMée ia^2; ffoUês nationales pour foif« sukedi Touflrage prioédent, l792,n^,réiuspriméesiB«;i»
BienfiÊks de i'assemhlée nmtUmaie , iW , in^« ; VABCniaimal,dédÊiemxHfdil&' eains par un re^miiste , (793, in*^ , fféiiiprimé in»32.
* MARCHE (kiMaia , comtesse dt U ).
Fojreii BulIchb.
* MARCHE < Ouvtum de La), poète ei chroiHqueur , né en 1426 dans le coartédc Bourgogne, fut élevé à la cour 4a duc ds Bourgogne PhHippe-le^llen , devint c^ Ulne des ganles du «duc Chéries le-Téuîéraire , tnàéit ce prince daas k gnene de
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LorniBe ^ (lit fait prisoBiiier & la bfttaille fk Niucf, pjra sa rançon , rejoi^^ em Flan* an rhéritière àù Boôrgognc Marie, et meunit h firuselles en 1501. On a de loi des ilf.^bo6«r (de 1435 è 1492) publiés poor la -pronièrt £»is par Denis Sauvage, Lftm , I262j jn-fol.; deuxième édition, Gand, 1566, 1*4*; réimprimés à Bruxelles , 1616; «t k Laafaia, 1645, io-lo, et insérés dans la Od^ itetion dtê Mémoirtê pour êHvirà Ihistoirt deF/mncê^iùm.S et 9; U ChetrmUtrdiUhéré (en rimes) , SdiÂedam , en hollandais, ltè3 , in-4*, gotliique, figures; Paris, 148$ , 1493, 1495, in4«; Ljron, sans date, in^*; fradoit en espmgnol par Fem. d'Acunka, Anvers , 1553 , in4o ; lé Partmmt #c i«; lyiêmffhe tUt ^iamet d^honneur , Paris , 1510, in-8«, â>id. , saas date , ia*8*, publié par P. Desray^ i\wi j a joint nn prologue ta ven et des notes ^ ia Sourot d'honmeur pour maûumir tm djorportlk élégance det dm' flnt , etc., Ljon ^ 1532 , in-8«, figures , trè»nae; Cjr emnmeneo tm exctUmtt ot tràÊpnufitmhtê Lifre pour toute créature ku* SMBM, mppeté ie Miroir de U Mofty sans dite , in*fol., folhiqne et rare ; Traités ei Hdvà de quei^fums gentUtkommes framçoie mtite duêiê H 4es gages de èumith , assavoir i dX)iivier de La Marche, Jean de ViOicn , tin de rile-Adam , Hardouin de la
biea accueâli. Ce fat lui cpii proposa cme souscription en faveur des prêtres français réfogiés, dçntle nombre augmentait tous les jours dans la Grande-Bretagne , surtout pendant la terreur q«i régnait en France dans les amées 1793 et 1794. Un mùôc régulier de seoonrs fut établi h la suite d\in bill dn parlement , et l^éréque de Léon fnt cbargé de présider k la distribntion. Ce même prélat pourvut aussi aux besoins des prisonniers fininçais ^fne- la guerre arait mis entre les mains des Anglais. Ijorsqu*en 1801 le pape Pie VII demanda les démissions des èwéqaeà de France , M. de La Marche adhéra k l*aTis do plua grand nombre de ces prélats résidents en Angleterre, signa leurs lettres et leurs réclamations eontre le ccnoiHrdat, et adressa de plus , en son propre nom, le 15 mars I80S , une lettre an pape. AttelnA d*nne maladie grave, rérèq[oe de Saint4^ol mowut en 4806. On dit que pen avant d^x> pirer, il déclara qu*il était loin de partager Texagération de plosieors des antagonistes dncoBcordatdel80l.
* MARCHBN A < Josbfr ) , écrivain espagnol , né vers 1770 à 0ti«ra { Andalousie ) ,fat obligé de quftter sa patrie par suite de ses opinions peu orthodoxes , «t vint en France , où sa grande in^raetion et tes.
oMyens littéraiiipM le firent favorablement
Jsîfle, etc.. Paria , 1586 , in-8*. On conserve' accneiUir, Emprisonné lors de la chute des
plosieors autres ouvrages manoaciils d« Blême snrtnar dans la bibliothèque de TEsearial z on en peut voir los titres dans les bibliothèqoes de Doverdier, de Papilionot aatves.
* MAftCHfi ( Jxav-F&àhç. de La ) , évéqoe de Saint-PolHle-Léon < Bretagne) , né prés de <>iîmper , en 1729 , suivit d^hbrd la cairière mititaire , et parvint an grade de cspilaine dans le végiment de la Reine ( utftnttfie) 5 UHMean traité d^Ais4a^h2q>die il renonça au service , entra au séminaire , rè^ les ordres , devinl chaneineet grandvioabe de lVég<iiîer , et fot nommé évoque deSèint-Pol «n 1772. Aasiihi dans «on d%»* cé8e,d y 4ennaft ^exemple des votas cfai^ tiennes lorvcpe la f«évotution arriva. Le siège épiseepd i^aat été supprimé par ta houvelle constiMion eccléaîastique , le pi^élat necmt pas ^voir ee eovniettio «ux décrets del\»asemhlée constfitnante , dont il dé cl inait la eompétenoe : vna^dé, le 16 iérnier 1791 , à kl batve de «ette même aescmhlée ai«c les èrècpMK de Tfégoierot de Nantes, il prit le pîvti de pttts^ en A ii^toiw , ou il fut
girondins, avec lesquels il s'était intimement hé, il ne dut sa délivraBceqii*au 9 thermidor» et après cotte époque fat emj^oyé dans les bureaux dn comité de. salut publîc,en même temps qu'il travaillait an journal Tj^hn <f es Loû, Les ciroonatanoes ne tardèrent pas à loi ôtcroes ressoiooes, et même il se vit pro* sent comme étranger et suspect. Marcbena •btint bientôt la permission de rentrer «n Fnnice,eten t801 il s'attacha à Moreau en quahté ée «ecrétaire ; plus tard il suivit le roi Joseph en fiopagne , et <nt emplajé dans le nouveau gouvernement comme j<mmaltste et comme chef de division an ministère de rintérienr. Cette nouvelle aîtoation ne pouvait *tre que de couite durée. March^a repiirut à Ma^farid en 1830; mms, regardé comme joeephln , îi n*obtint point la considération qu^ pouvait attendre , et mcmut dans cette villeen 1821. Ses écriU consistent principaleaBent en traductions espagnoles dVnvfragea français ; on en petit voiries titres dans le troisiètne volume de VAmumire nécroiogique de M. M aind.
If ARCHES. [Éeommiepo&uqtÊe.^ 1
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publics oà Ton transporte et yend les mu^ obandises.
Les habitants de la campagne ont sura-.
bondance des denrées produites par leurs champs ; ils se rendent pour les vendre au bourg autour duquel ils sont groupés ; les citadins à leur tour ont surabondance des projets manufacturés , qu^ils produisent ou qu*ils achètent pour rerendre, et ils s'établissent ou se rendent au même bourg pour les y étaler le jour où les agriculteurs y portent leurs marchandises : voilà Torigine des marchés.
Plus une ville , un boorg ^ sont industriels et populeux, plus ils sont entourés d*une campagne fertile et de laboureurs laborieux; plus ib sont rapprochés de cités consommatrices 9 fdus les chemins et les canaux qui y aboutissent sont fréquentés et bieu entretenus ; plus la p<rilice y est juste et protrectrice, et plus le lieu est propice pour un marché.
I«es campagnards y abondent, parce que les citadins y viennent en grand nombre pour vendre les produits des villes et acheter les produits des champs ; et, par une réciprocité nécessaire , les citadins y affluent d'autant (dus que Taffluence des campagnards leur offre une plus' grande multitude d'acheteurs et de vendeurs : en ui^ mot, le nomibre des marchands et des acheteurs augmente la concurrence , et cette même concurrence, lorsqu'elle est bien constatée dans un rayon étendu , augmente k son tour le nombre des acheteurs et des marchands : voilà ce qui établit les véritables et grands marchés.
Les localités , déterminant seules la concurrence , peuvent seules déterminer les lieux des marchés.
Sous la féodalité^ les marchés étaient 8[0us la dépendance complète du pouvoir féodal :
les seigneurs, maîtres de détrousser les marchands , se refusaient rarement de prélever cet impôt à main armée. Quelques-uns, moins fous , calculèrent bientôt que la location du terrain du marché , les droits de péage sur les ponts et les chemins , les droits de vente et la consommation d'un grand nombre d'étrangei^ , étaient un impôt plus réel et plus durable que ces vols de grandes routes qui éloignaient les voyageurs épouvantés.. D*autres seigneurs plus sages virent plus tard que le tarif de ces droits devait être moindre que celui des seigneuries voisines pour achaûnder leurs marchés ; mais ces seigneurs , maitres de spolier on d*imposer les mar«
chands, restèrent par conséquent les maîtres du marché.
A la chute de la féodalité, le pouvair royal fut le protecteur nécessaire de ces réunions quotidiennes ou hebdomadaires ; carluMeul pouvait garantir le commerce contre les tentatives des seigneurs.
Lorsque Tordre légal se fut introduit, kr ressources et les besoins d'un pays déterminèrent seuls rétablissement, le nond>reet rimportance des marchés. Comme le goo^ vemement ne pouvait créer ni ces besoins ni ces resssources , il ne pouvait rien sur ces échanges , qui s'établissaient d'euxHnèmes et malgré le pouvoir dans les lieux où il les fallait , et qui , d'eux-mêmes et malgré le pouvoir , refusaient de s'introduire dans les lieux où il n'en f%illait pas. Mais dans les monarchies , la routine est au-dessus de Is raison , et Tautorité se croyant toujoon à répoque où elle était nécessaire , couserra le droit de permettre ou de refuser des narchés. De nos jours encore , un maire en demande à un préfet, qui les fait accorder par le ministre de l'intérieur ; et depuis trenU ans , des milliers d'ordonnances n'ont pa fonder un seul marché , parce qu'elles ne sauraient improviser les localités nécessaires à ce genre d'établissement. Toutefois U puissance ministérielle , en accordant ces niaises concessions , croit faire de l'économie politique.
Plus la ville dans laquelle on marché s'é?
tablitest populeuse et consommatrice , pli»
les marchés sont fréquents, et i^us le code des campagnes qui forment son approvisionnement est étendu. Dans les grandes viUei , les marchés sont quotidiens et perpétueb j ib s'approvisionnent dans les petits marché* subalternes des petites bourgades d'alentotf'on y achète plus au marchand qu'au prodneteur ; aussi achète-t-on moins bon etpiv cher.
Si le pouvoir ne peut créar des marchés , il doit une protection spéciale aux marché» crées par les besoins ; il leur doit un temai public, des routes sûres et bien entretennesi les courants d'eau nécessaires pour la saisbrité, une police vigilante et une justice prompte. Les vastes bazars , les fontaines publiques qui depuis la révolution s*istroduisent en France , annoncent que le gouvernement entend une partie de ses derom.
liCS chemins sont encore dans un état o^ plorable , et les hommes de police , à q«i 1^ surveillance des marchéf est coniée , tootfi
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géoéralemeat ignares quHl j a conscience à leur abandonner le dépôt de la santé pablique. Les aliments arariés , les seigles ergots , les champignons vénéneux , %^y introduisent trop souvent; et lorsque des malheurs surnennent , lante de lumières , ils proscrivent en masse au lieu de juger en détail :
c'est ainsi qu'à Paris , les seuls champignons de couche ont droit de bourgeoisie , et que tons les autres, quelque bons qu'ils puissent être, et sans examen et distinction, sont arbitrairement frappés du même arrêt de proacripiion.
n est bien en principe que les marchés consacrés aux diverses denrées soient fixés dans des lienp séparés : l'humidité qui convient au jardinage pourrait nuire aux farinei, aux boucheries. Ce principe est souvent très-mal et trèsincommôdément appliqué , mais il n*en est pas moins une règle de prévision et de sagesse.
Le ministère qui croit avoir le pouvoir de faire des marchés, devait, par suite delà mêmeerreur , se croire chargé de les approvisionner. Ici les ordotinances royales , ministérielles et de police surabondent : on a cru qoe les marchés n'étaient créés que pour les acheteurs , et le vendeur est toujours maltraité par des règlements qui , sollicités par la ville où le marché est établi , n'ont envisagé que Tutilité de ses habitants. Le citadin achète à des heures fixes et avant le revendeur; il obtient les prémices , et les revendeurs attendent rheure où les forains sont contraints par la police de quitter le marché, afin d'acheter à vil prix le rebut qui leur reste à vendre. On défend à l'acheteur d'aller an devant du vendeur , à celui-ci de vendre ailleurs qu'au marché. Les règlements poor les céréales sont parfois encore plus arbitraires ; faits dans l'intention d'entretenir l'abondance , ils reposent sus des bases si contraires aux trais principes de Téconomîe publique, qu'ils semblent vouloir organiser la disette. Le laboureur est tenu d'apporter ses grains au marché, on règle ce qa*il peut en retenir pour la nourriture de ta famille y on lui interdit d'en conserver dans ses greniers au delà d'une quantité déterminée, il lui est défendu de les vendre en vert.
Souvent même on établit un prix de vente que le producteur ne peut dépasser. Ce maaàmuM , imaginé en 1793 , réclamé par plttsieun préfets durant la disette de 1816, est peat-être moins révoltant par son arbi-
traire que par son absurdité : fait pour éviter la mmine , il suffii'ait à loi seol poor l'amener.
Depuis quelques années , l'administration a senti combien toutes ces mesures étaient nuisibles au gouvernement et aux gouvernés; elle sort peu k peu de la vieille ornière , et tout nous fait espérer que les principes trioro. pheront bientôt de la routine et des traditions.
Jl est de marchandises qui exigent de plus vastes mardiés ; ceux-ci ne peuvent être approvisionnés qu'à des époques fixes, mais éloignées , et on leur a donné le nom dejbire$. Immédiatement après les récoltes de soie, à l'approche de l'hiver , quand les pajs. ne peuvent hiberner les bestiaux, il s'étaÛit de soi-même , dans les localités les plus convenables , des foires , dont les ressources de ces mêmes localités font le plus on moins d'importance.
Ces foires avaient jadis un double objet ; d'abord elles étaient des rendez^votu du commercé y ensuite un lieu d'achat et de vente.
Comme centre commercial , e)les étaient fréquentées parles marchands qui, n'ajant rien à acheter ou à vendre , venaient j régler leurs comptes avec leurs collées , liquider et compenser leurs créances et leurs dettes depuis la dernière foire où ils s'étaient rencontrés; ils faisaient aussi leurs coipmandes et leurs offres de service jusqu'à la nouvelle foire. Sous ce rapport, ces réunions ont perdu toute leur utilité : l'établissement des chemins , la sûreté des routes , la création des postes aux lettres, les effets de commerce , les banquiers , les courtiers , le roulage , les commis-voyageurs , font que les commerçants vendent et s'approvisionnent, opèrent leurs rentrées et leurs paiements sans sortir de leurs magasins.
Inutiles sous ce point de vue , les foires ont perdu toute l'importance qu'elles avaient dan» l'Europe non encore civilisée. On a déjà oublié la belle foire de Novi, ce rendezvous de tout le commerce de l'Italie , de la France, de l'Espagne et des Pays-Bas; on ne reverra plus les quatre grandes foires de Lyon, si fameuses par les virements du commerce français. Mais dans les pays où la civilisation n'a pas encore pénétré , elles ont conservé toute leur utilité , et les foires de Makariew , d'Odessa , de Tangarok, sont le centre commercial du Nord et de l'Orient, et l'immensité des* affaires qqi «'y traitent
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8iirp«t«e let réiUHOM !•■ plut ronomméoi du yiwa. Occident {f^f^* CoMKtaGB.^
Comme lieu d*achat et de yente des pre* ductionfl d'un pays , le« ibire» serait constamment fréquentées. Ce qui les a fait tomber comme centres de commerce ne pent leur nuire comme lien d*achal et de Tente; les laines, les soies, les fils, les bestiaux, les cheraux , etc. , etc. , auront toujours besoin d'un grand marché , dans des localités fixes et à des époques déterminées. Une autre foire, celle de Beaucaice, ae soutiendrait sous un autre rapport : adoptéç par plusieurs départements comme lieu de règle»
ment de comptes et de paiements, c'est presque une bourse pour le midi do la France.
Les foires sont de grands mardiés tenus à des époques éloignées ; ettes ont subi tontes les persécutions et toutes les prolectioni des marchés ordinaires. Par les mêmes rai* sons, le peuvoif en est demeuré le di^>ensateur et le protecteur. Lea ministres « à la demande de Tautorité locale, les établissent par ordonnance royale ; les maires font afficher sur tous les murs et publier au bruit du tambour la bienheureuse concession ; la foire s'ouvre et personne n'y vient. IjCs dix-neuf vingtièmes de edles qui se près* sent dans les almanachs sont des foires par ordonnances; on ne les voit que dans le calendrier. Nous répéterons ce que nous avons dit pour les marchés; ce sont les • localités qui font les foires ; elles naissent d'elles-mêmes, des ressources et des besoins d'un pays ; le gouvernement peut les coastater lorsqu'elles existent; les faire exister est hors de sa puissance.
Le gouvernement avait conçu une idée plus bizarre; sous le nomade bourst^ il voulait créer dans toutes les grandes viHes une foire permanente, un marché perpétuel.
Les grandes villes maritimes oflfraient une nombreuse affluence d'étrangers incon« ni|s les uns aux autres, et ayant besoin les uns des autres;^ contraints de se chercher et de perdre un temps utile à la vente des marchandises et à la rapidité des afiaires, ils convinrent d'un rendez^vous dont ils fixèrent le beu, le jour et Theure. Ce centre commun des afiaires d*uue cité se nomme bourse; chaque négociant est assuré d'y trouver ceux avec qui il doit traiter; l'étranger n'a bes<ttB dy connaître personne pour ses afiaires personnelles ; d^ agents
de change y négocient »€t fonds paUic»; des banquiers , ses eCets de oemmerce; des cambistes , ses monnaiea ; des courtien, lei marchandises; des marron* mime y tnitcst imcognito les choses qu'ib n'osent fair» pir eux-mêmes ou perdes intennédisireia?tméf.
( Fojrez BovasB , BAn^^aas , CsninBti ,
AOBVTS DB CBAVOB.)
Décela seul <pM la bourse estareadovous choisi par le commerce , il suit «foelei commerçants peuvent pour leur intérêt pc^ sonnel en choisir un autre ^ volonté) nuis aussitôt que des besoins communs détenident une organisation qudconqut , le psavoir intervient pour la réglementer; awa, depuis le code de commerce jusqu'suz préfets et comaûssaires de police, il n'est feactionnaire qui ne régie ou surveille les bovses établies.
Il faut dire , pour l'acquit de ces ùittm de règlements , qu'ils n'ont pas méoMCoapris les bourses qu'ils voulaient régler. Us mimstres , qui connaissaient les opérstioii sur les fonds publics , se figuraient conoattre quelque chose aux opérations coBnercialêi. Ils avaient fait statuer que les négociations sur ces fonds auraient lien pv rintermédiaire des agent» de change; il* établirent que les négociations comaierdales se feraient par l'intermédiaire des coor tiers ; la bonrse était pour eux la réaaiss des agents de change et des courtiers, Aie code n^ adaait les commerçants que pour mémoire. Tout cela était absurde , poisfse c'était livrer le commerce au courtage.
Us ont le droit de coter les court, et cd> est absurde encore , puisqu'ils ne oonnsiNOil que le cours de la bonrse,'et que la preifw totalité des transactions s'opère et doit iV pérer hors de cet étaUissemént; aaiit3> cotent chaque jour un court légtU qui ^ faux et qui ne peut même servir à fiicr approximativement le prix eouraii^iécL
Le pouvoir qui voulait mettre toat k commerce dans les mains des courtkit* établit dans les bourses un commissaire dr police pour surveiller ces courtiers bbCbc; il défeiulit de faire des opérations siUcm qu'à la bburse , de rendre ^ d'antrei ttsi qu'à ceux de la bourse » et il crut aroîr ainsi enrégimenté les commerçants et pbc^ le commerce sous la surveillance de Is haste police ; tous ces règlements , qui prootaiort la volonté mieux que la puissance de s'ofposer à l'agiotage des fonds publics', étsitft absurdes, appliqués aux opérations cem-
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mcrdales ; ce qui devait nécessairement arrirer , arriva. Le commerce se moqua des régies , et fit ses affaires dans les lieux , au cours, et par les intermédiaires les plus convenables à ses intérêts.
Dans le commerce, ainsi que nous Favons dit , le pouvoir est conservateur; il ne saurait être créateur : il s'était trompé pour les mardiés, pour les foires; il devait se tromper encore pour les bourses , qui ne sont que des marchés ; ignorant quelles étaient le résultat des ressources et des besoins locaux , il les prit pour une création du pouvoir. Comme il avait établi des courtiers partout où il avait trouvé des bourses , il se figura quHl établirait des bourses partout où il nommerait des courtiers. Il put imposer les commerçants et les contraindra h élever ces bourses à leurs frais ; mais les localités repoussèrent ces établissements dont elles n^avaient pas besoin ; nouvelle preuve qu*en industrie tout se fait par et pour l'intérêt commun , et rien par et pour le pouvoir; il peut constater ce qui est , il ne peut créer ce qui n'est pas.
n est une autre sorte de marché connu soos le nom ^entrepôt ; il ne saurait , sous plusieurs rapports , intéresser le consommateur : c'est un bazar où ne peuvent entrer que le fisc et le marchand. L>ntrepôt n^a d*autre avantage que de tenir les droits de douane en suspens jusqu'au moment de la vente , et de permettre l'exportation , si le marchand ne peut vendre. Le fisc règle le lieu de Tentrepôt , les mesures de surveillance, répoque où la réexportation doit avoir lieu, si la vente n'est pas opérie.
Toutes ces conditions varient selon la nature des objets entreposés , et les localités , surtout selon les caprices de la douane.
L'entrepôt est réel lorsque le dépôt a lieu dans un vaste bazar dont la douane seule a la clef. Si le bazar n'est pas assez spacieux , le fisc permet à quelques propriétaires un dép^ particulier dans un lieu privé dont il conserve la clef, et où le marchand ne saurait entrer sans sa volonté ; malgré cette précaution , le négociant est responsable du poids et du jaugeage. L'entrepôt est fictif lorsque le commerçant peut retirer chez lui les objets entreposés ; il est alors tenu , sous caution , de payer les droits h l'expiration du terme Usé ou de réexporter. Les transits pour les réexportations sont assujettis à tant de surveillance , de précautions , de risques et de vexations, que les entre- Tome 15.
pots seront toujours chez nous de déplorables marchés, {f^ojrez Evraspôrs. )
Les franchises de ports sont les moyens locaux de favoriser un marché au détriment des autres.
Tout ce que le gouvernement peut faire pour les marchés intérieurs consiste à établir le plus et le mieux possible des chemins et des canaux, à édifier les bazars les plus convenables , à diminuer les droits d*octroi, les. tarifs de douanes , à proléger sans gouverner , et à exercer une surveillance sans vexations.
Les marchés intérieurs offrent une utilité plus immédiate et des bénéfices incomparablement plus considérables ( voyez CohsoMMATion ) que les marchés extérieurs ; mais ceux-ci offrant de plus grands retours en numéraire y et ce numéraire venant de l'étranger, semblent , quoiqu'il n*en soit rien, influer plus directement sur la richesse des nations, {f^ojrez Colovibs , Comiouicb ,
ÉCOVOMIB POLITIQUB.)
Tontefcns les marchés extérieurs sont encore plus mal compris par le pouvoir.
Les économistes se sont divisés pour savoir si l'argent va chercher la marchandise ou si la marchandise va chercher l'argent ; les deux sectes avaient également raison, également tort. Jacob envoie ses fils acheter du blé en Egypte , et tous les États vont acheter en Chine ou au Japon les productions de ces contrées : c'est ici l'argent qui va chercher la marchand!^. Tous les pays industriels vont vendre à l'étranger les produits de leurs manufactures , et ici, c'est la marchandise qui va chercher l'argent. Mais les marchés antérieurs à toute civilisation , et pratiqués encore chez les sauvages, furent les échanges .* la marchandise va chercher la marchandise; la civilisation portée au plus haut degré de perfection ne saurait aller plus loin , soit que les marchandises échangées soient considérées comme une espèce de monnaie , comme objet de consommation ou comme matière première destinée 'aux manufactures.
Si , dans les marchés étrangers , on vend en argent , cet argent s'y change contre d'autres marchandises ; et aux bénéfices du commerce d'exportation , on ajoute ainsi les bénéfices du commerce d'importation, et le voyage ne se fait jamais à vide et en pure perte, {f^ojrez ÊxpoaxATioB, Importation , Tbahsport.)
Ainsi tous les peuples , dans tous les mar-
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chés , sont à-la-fois acheteurs et ?eiideurs ; cette vérité est incontestable , et aurait du présider à tous les traités de navigation et de commerce. Les primes et les proliibitions, le tonnage, les douanes , les octrois, ont oublié ce principe ; le gain qu'on veut faire comme vendeur doit être combiné avec la perte qu^on peut faire comme acheteur.
La prohibition des fers étrangers a détruit notre commerce de vin» dans le Nord ; nos forges ont gagné beaucoup moins que nos vignobles n'ont perdu ; et U stagnation de nos manufactures provient de Tinhabilité avec laquelle on a calculé Tinfluence des ventes sur les achats et des achats sur les ventes.
La liberté est incontestablement la base fondamentale de tout coipmerce ; mais dans les marchés eitërieurs , la liberté ne suffit pas, il faut y joindre la protection.
L'indépendance est seule réclamée par les économistes : ils ont raison en théorie , parce qu'ils envisagent la liberté comme universelle et inattaquable. Dans Tapplication, les actes de navigation , la guerre , les trai* tés de commerce , les douanes rendent cette indépendance illusoire poor certains peuples ,8i la protection de leur gouvernement ne pent^ ne veut on ne sait tenir la balance égale.
Dans rétat de liberté complète, il est impossible que la concurrence soit parfaitement égale : les bénéfices appartiendront pour la plus forte part au peuple qui , comme TAngleterre, évite mieux les faux frais , parce qu'il a le plus de stations , fait moins de dépenses , possède une meilleure marine marchande , quelle charge mieux ses navires , et que ses navires vont plus vite , etc. , etc. ; ils appartiendront encore au peuple qui, comme les Danois, les Ragu- «ins , naviguent avec le plus d'économie et rivent avec le plus de sobriété.
Mais lors même qu'il j aurait égalité parfaite dans la perfection et le prix des objets, dans les frais de trans))ort et la vie économique de tous les peuples marchands , lorsque l'entière liberté semblerait ouvrir à tous une concurrence complète, les marchés extérieurs pourraient encore être dominés par une nation privilégiée.
Liberté dans Us marchés intérieurs , égalité dans Us marrhés étrangers, voilà ce que les gouvernements doivent aux peuples.
Une puissance habile ne s>st pas bornée à cette égalité à laquelle les autres ne peu-
vent atteindre i l'Angleterre s'est attribys des privilèges : le génie haineux et jaloux de Pilt les a pa jés de trente ans de guene , de trente milliards de dépenses et de vingt milliards de dettes ; l'avenir nous apprendra qu'elle les a pajrés bien cher.
Toute puissance , de quelque poids dam la balance des intérêts généraux, peut obtenir dans les marchés extérieurs œtte égalité sans laquelle il n'est pas de commerce étranger ; il n'est que les grandes puissances maritimes qui puissent momentanémoit posséder des privilèges. La guerre est l'onique moyen employé jusquHci par les princes : nous verrons ailleurs que les moyens les plus efficaces sont les douanes (vofes DouAHBs), les actes de navigation et les traités de commerce {vqjr^z Commxscb et Navioatioh (actes de). «
Les marchés étrangers doivent être es proportion de la production intérieure. Ce qui constitue la richesse n'est pas la production , c'est la vente; il fant donc ouvrir aux produits les débouchés nécessaires è leur débit. Ces débouchés même cessant d*être suffisants lorsque l'industrie mit mie progression croissante , il faut alors s'ouvrir des marchés nouveaux ; car, si la prodoctioii dépasse la demande des objets produits il n'y a pas seulement stagnation , il y < perte et ruine. Les manufactures , les magasins , les entrepôts sont encombrés d'(^ jets sans valeur actuelle , puisqulls ne peuvent servir à un échange présent. Cette valeur est même journellement décroif santé, l'industrie s'arrête faute de capitaoï. les ouvriers faute de travail ; les établissements se ruinent , les machines se détério rent et le commerce s'éteint. Tel a été le sort de Venise , de Gênes , du Portugal , àt l'Espagne.
Depuis la restauration , la France a perda ou n'a pas .su gagner les débouchés de llndoustan , de l'Asie mineure , de TAmériqie du sud ; elle n'a pas su tirer le parti convenable de ses relations avec l*Espagne, le Portugal , la Grèce , et notre commerce ne peut que décliner et tendre à sa ruine , « tles ministres plus prévoyants et plus éclairés ne lui ouvrent enfin des marchés ea rapport avec Tactivité de notre industrie.
J.-P. Picb.
* MARCHETTr( Alexavurb), savairt littérateur italien , né en 1633 à PontormoT en Toscane , se livra à la poésie avec quelque succès, étudia ensuite les mathéouriiqne»
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M AHC
à Phe 80IU le célèbre Borelli, fol succeMÎvement nommé professeur de logique et de pbilosopbie à l'université de la même ville , sncoéda à Borelli dans la chaire de matbématiques, el mourut dans sa patrie en 1714.
Il était membre de TAcadémie de la Crusca et de plusieurs autres sociétés littéraires d'Italie. Fabroni a publié la f^ie de Mar« chetti dans les f^itœ italor. doctr. excellent. On trouve aussi VÉloge de ce savant dans les Mémoires de Niceron , tome 6 , et dans la Bibèioth. pistoriensis de Zaccaria. — Ange MAmcHBTTi , son fils , littérateur et mathé- OMiticiett , né en 1674 , mort en (753 , membre de plusieurs académies , a laissé , tant imprimés qu'inédits, divers ouvrages dont ou .p«ut voir î» liste à la suite de son éloge dans la Storia Uuer, d*Italia , vol. 7, pag. G38.
Noos citerons seulement ses Conclusioni intamo a'movimenti de* gravi topra i piani deelivi , avec planches.
* MARCHETTIS ( Pisani db ) , médecin italien , né à Padoue dans le 17* siècle, professa la chirurgie et Tanatomie à Tunivcrsité de cette ville et mourut en 1673 , après avoir publié les ouvrages suivants : Sjrlloge observa' ttoruwMitedico chirurgiearum rariottun^ Padoue, 1664 et 1685, in-a«; Amsterdam, 1665, iD-12, 1675, in 4« ; Londres, 1729, in-8« ; traduit en allemand , Nuremberg , 1673 , in^; Tendinit flexoris polUcis ab aquo 9¥uUi Obiervatioy Padoue, 1654, in-4<^. — Dominique de M akcbzttis , fils du précédent , né en 1626 h Padoue , succéda à Ves- Kngiua dans la chaire d*anatomie de Tuoiversité de cette ville, et mourut en 1688. On conjiait de lui Touvrage suivant : Anaiomia^ seu Responsiones ad Riolanum anatomicum parisien sem , etc. , Padoue , 1652 , 1654 , in^"*; Lejrde, 1688, in- 12.
* MARCHETTY (Ffti.Hçoi8) , oratorien , né à Marseille , on jll mourut en 1688 , est auteur des ouvrages suivants : Paraphivse sur les Epitres de saint Pierre , 1639 ; Traité sur la messe; Vie de M. J.-B. Gault, éuéque de Marseille , 1650 ; Vie de M. Galaup de ChasteuU , solitaire du Mont-Liban, 1666 , inl2, revue parle docteur Amauld.
* MARCHI ( Fràbcjois dk' ) , ingénieur italien, né à Bplogne dans le 16« siècle, fut attaché au service d'Alexandre de Médicis , premier duc de Florence , puis à celui du pape Paul III , et servit en Flandre comme ingénieur du roi d*£spagne,pendaul32aiis.
On ignore Tépoque de sa mort. On connaît de lui les ouvrages suivants : délia Architet-
tara militare b^ri tre , etc. , Brescia , 1599, infol. , avec Idl planches imprimées avec le teste : cette édition est devenue extrêmement rare ; réimprimé par les soins de L. Marini , Rome, 1810, 5 vol. grand in fol., 6 vol. in-4o : cette nouvelle édition est trèsbelle ; Relazione particolafe délie gran /este o trionfijatti in Portogallo e in Flandfiu , etc., Bologne , 1566 : c'est un récit des fêles données h Toccasion du mariage du prince Alexandre Farnèse avec Tinfantc Marie de Portugal. On trouve une Notice sur Marchi dans le tome 6 des Scrittori bolognesi du comte Fantuszi.
* MARCHIN ou MARSIIf (Fibaimahd , comte db), général et négociateur au service de la France , d'une famille liégeoise , entra dans Tarmée française K i^&ge de 17 ans.
Nommé brigadier de cavalerie , il servit en 1690 en Flandre , fut blessé à la bataDlc de Fleurua , se trouva à celle de Nerwinde , à la prise de Charleroi , et passa ensuite en Italie. Envoyé.en 1701, comme ambassadeur extraordinaire auprès de Philippe V, roi d'Espagne , il refusa la grandesse que lui oftait ce monarque et fit connaître lui même le motif de son refus , en écrivant h Louis XIV que son ambassadeur , pour conserver toujours la même influence sur le roi catholique, ne devait accepter de lui ni |>iens , ni honneurs , ni dignités. Louis XIV lui sut gré de son xèle pur et désintéressé , et lui donna , peu de temps* après, le cordon bleu. Marchin remplaça ensuite Villars auprès de l'électeur de Bavière , reçut les lettres-patentes de maréchal , en 1703 , et commanda la retraite de la bataille d'Hochstett, en 1704. Il mourut eu Italie , après la malheureuse bataille de Turin ( 1706 ) , des suites d'une blessure que le désespoir* lui fit chercher dans les rangs ennemis.
• MARCHIONI (Carlo) , architecte et sculpteur , né en 1704 à Rome , où il mourut vers 1780, a construit à Romeelà Sienne plusieurs monuments et édifices au nombre desquels ou distingue : le Tombeau de Bfnoit XIII, d.ins Icglise de la Minerve; le Palais delà Villa Albanie la nouvelle «S^eristie du Vatican , etc. Il dessinait aussi avec beaucoup de goût , et Ton connaît de lui quelques morceaux dans le genre dit bambochade. {Voj-ez pour plus de détails la deuxième partie, pag. 1394 de V /tbecedario pittor.) Cordara a fait a sa louange un sonnet inséré dans les Poésie Àlessandrine , p. 218.
M.ARC
MAfiC
* ^RCI DE KROIHLAND (iBAs-lfiRc), médecin à Prague , où il mourut eu 1667 , joignait aux connaissances de son art celle des langues anciennes , notamment de l'hébreu, du syriaque et du grec. Ses principaux ouvrages sont : idearum operatricium Idea^ Prague, 1635 , et Francfort, 1676, in4o; de Propoitione motùs, seu régula,,, ad céleritatem et tarditatem pulsuum , etc., Prague , 1639, in^".
* MARCIEN. f^oj-ez Zinov,
* MARCIEN, géographe grec, né k Héracléa sur le Pont-Euxin , parait ayoir vécu ▼ers le 4« siècle avant la translation de l'empire romain h Constantinople. Il écrivit un Périple entier du monde , dont il ne nous reste que des fragments , publiés en grec , en 1600, et insérés avec une traduction latine et une Distertation de Dodwell dans le tome premier des Geographiœ veteris Scriptores grœci minoras. On a mal à propos publié sous le nom de Marcien d^Héraclée les fragments qui nous restent de Scjmnus de Chio , en vers ïambiques grecs , dans le re.
cueil d'Hœschelius.
* MARCILE (Th.), en latin Marsilius , savant philologue, né en 1548 à Amheim dans la Gueldre, vint en France après avoir terminé ses études k Louvain, enseigna d'abord les humanités à Toulouse, fut nommé, en 1578, professeur de rhétorique du collège des Grassins à Paris, puis fut attaché à plusieurs autres collèges, notamment à celui du Plessis où il professa pendant dix ans; il devint ensuite lecteur du collège de France pour la classe des belleslettres , et mourut en 1617. On a de lui des Commentaù^es et une traduction latine des Fers dorés de Pjthagore, Paris, 1585, in- 12; Londres, 1654, in-8oj des notes sur les Épigrammes de Martial, sur les Satires de Perse, sur les Poésies d'Horace , Catulle , Tibulle, Properce, sur les Nuits attiques d'Aulugelle, etc., des Discours académiques prononcés à l'université de Paris, 1586, in-8o; Histar, strenarum, etc., ibid.,175^, in 8o; Lusus de nemine, Paris, sans date, in-8«; et d'autres opuscules dont Tabbé Gonjet a donné la liste dam^ VHistoire du collège de France , tome 2 de l'édition in- 12. Cette liste est plus exacte que celle qu'on trouve dans Niceron, Jfi^oûej, tume. 27.
* MARCILLAC ( Pibaab-Louis. Auguste DB CRUSY , marquis db ) , né à Vauban Bourgogne), en 1769, était avant la révolution colonel du régiment Picardie-cavalerie ; il émigra dès les premiers troubles , et
pendant son séjour hors de France , serrit avec zèle la cause des prince frança». Devenu vers 1812 sous-préfet de Villefraiiclie ( Avejron ) , le marquis de Mardllac entra en correspondance avec les comités royalistes lors de l'invasion des armées alliées ; ses services lui obtinrent en 1815, après la seconde restauration , la présidence du premier conseil de guerre séant à Paris , et sans doute il dut gémir du grand nombre de condamnations capitales que ses fonctions l'obligèrent à prononcer. Il mourut à Paris en 1824, au retour de l'armée d Espagne , od il avait été employé en qualité de colonel d'étatmajor. On a de lui les ouvrages suivants :
f^ojrage en Espagne, Paris , 1805 , în-S" ; jiperçus sur la Biscaye , les Asturies et U Galice, etc., 1806, in-8o; Histoire de U guerre entre la France et l'Espagne pendant les années de la révohaionjrançaise , Paris, 1808, in-8oj Histoire de la guerre d'Eipagnt en 1823, etc., 1824 , in-8o ; ^ouf^eiun ^e rémigration , à tusage de tépotpie actuelU , ouvrage posthume, 1825 , iu-8«.
* MARCION , hérésiarque du 2* siècle, né à Sinope dans l'Asie-Mineure , s'attacha d'abord à la vie monastique , et devint prêtre ; mais ajant séduit une vierge , il fat chassé de l'église par son père qui était en même temps son évêque. S'étant rendu à Rome, il fut rétabli dans la communion ecclésiastique , puis exclu de nouveau. C'est alors qu'il prit la résolution de faire schisme dans l'Église. Il se^^mit à enseigner qu'il j avait deux principes , l'un auteur du bien .
l'autre auteur du mal ; il attribuait au second la loi de Moïse, et celle de Jésus-Christ au premier. C'était à peu près la doctrine de Cerdon (vojrez ce nom ), à laquelle il joignit les rêveries de Valentin sur la secte d'Eon ( vojrez ce nom ). Ses disciples se répandirent en Italie, en Egypte , en Syrie et jusqu'en Perse. Ils portèrent le mépris de la moit jusqu'au fanatisme et eurent plusieurs martyrs. Sur la fin de sa vie , Marcion serepeo' tit de ses erreurs ; et il avait promis d'en faire la rétractation publique lorsqu'il fut surpris par la mort. Il avait , 'dit-on, composé un livre intitulé Us Antithèses, pour établir les oppositions qu'il croyait exbter entre les deux Testaments. On peut consulter sur cet hérésiarque le Dictionnaire des hérésies par l'abbé Pluquet, et le Dictionnaire critique de Bayle.
* MARCK ( La ) , ancienne maison originaire de Westpbalie. — Guillaume de hk
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Xaeck 9 chef d'une des branches de cette famille , dite de Lamain , né vers 1446, fut élevé par les soins de Tévéque de Liège ; il se signala dès sa jeunesse dans les troubles des Pajs-Bas , et mérita par sa férocité le surnom de Sanglier des Ai^enne$, Chassé du palais de son bienfaiteur , réyêque de Liège, pour avoir assassiné un des officiers de ce prélat , G. de La Marck vint chercher un asile à la cour du roi de France , Louis XI , ofiVit à ce prince de faire révolter les Liégeois , reçut de. Targent et des troupes pour cette entreprise , parvint à attirer Tévêque , Louis de Bourbon , dans une embuscade , et le tua de sa propre main. Il ravagea ensuite le Brabant , fut battu par Tarchiduc Maiimilien , et livré ensuite par trahison à ce prince qui lui fit trancher la tête en Tan 1485 — Mâick ( Robert II , comte de Là) , parent du précédent , fils de Robert I«r , né vers 1480 , éUit maître d'une partie du pays de Liège , du duché de Bouillon et de la principauté de Sedan , lorsqu'il s'unit à son frère Evrard pour faire la guerre k Mazimilien. Allié avec la France , il fit ensuite partie de l'expédition de Naples , commandée par le maréchal Trivulce, revint en Italie, en 1513, avec le titre de lieutenant-général de La Trémoille , et se distingua éminemment à la bataille de If ayarre , avec ses deux fils , Fleuranges et Jametz. Plus tard, de retour dans ses états, il s'allia avec Charles-Quint , s'en repentit ensuite , et , s^étant réconcilié avec le roi François I" , déclara la guerre à l'empereur et envahit le pa^s de Luxembourg; mais abandonné à ses propres forces , il fut baltu et se vit chassé successivement de toutes sqb possessions. Il y fut rétabli par le traité de Madrid , dans lequel François ler stipula ses intérêts, et il mourut en 1535. Brantôme lui a consacré un article dans ses F'ies des capi' taineêfrançaU. — Mabck ( Evrard de Li. ) , frère cadet du précédent , fut élu évèque de lâé%e en 1505 ; il accompagna Louis XII dans son espédition contre les Génois , s y signala par sa bravoure , et obtint en récompense révéché de Chartres. En 1518, il entra dans la ligue de l'Autriche contre la France, contribua beaucoup par ses intrigues à l'élection de Charles -Quint qui le nomma archevêque de Valence , pour le dédommager de la peiie de révéché de Chartres , et lui procura, en 1520, le chapeau de cardinal.
11 fut ensuite reconnu légat du saint-siège dans les Pajs-Bas , et mourut à Liège en
1538. L. Doni d'Attichi a publié une fO'e d'Evrard de la Marck dans Je tome 2 de son Histoire des cardinaux.
^'MARCK ( Jkah db) , Markius , ministre protestant ,* né à Sneck dans la Frise , en 1655, mort à Leyde en 1731 , a laissé des Dissertations contre celles du Père Creuset sur les SyhilUs^ Franeker, 1682, in-8oj Compendium theologiœ , Amsterdam , 1722, in-4o 'j Exercitatione» miscellaneœ , ibid. , 1690. On a rassemblé quelques-uns de ses encrages philologiques , Groningue , 1784 , 2 vol. in •4».
* MARCKLAND. Foyez Marxlahd.
* MARCO Beneventano , religieux célestin , Aé à Bénévent au i5« siècle, a été le principal éditeur de Tédition latine de la Géographie de Ptolémèe, imprimée à Rome en 1507 et 1508. On croit que ce religieux est auteur du Tractatus de motu octat^œ spherœ , cité dans la Bibliothèque astronomique de Lalande. Cet ouvrage fut attaqué par Alb. Pighius, et Marco répondit par les deux opuscules suivants, cités parle Toppi :
Jpologeticum Opuseulum,.., adt^rsu* ineptias cacostrologi anonjrmi^eic.; nou. Opusculum... in cacostrologum r^erentem, etc. , Lalande n'a pas connu ces deux écrits .
* MARCO POLO, royez Polo.
* MARCONVILLE ou MARCOUVILLE ( Jeahdb), né dans le Perche en 1540, est auteur des ouvrages suivants : la Manière de bien policer la république chrétienne^ etc., Paris , 1562; Rouen, 1582, in-8o; Traité contenant l'origine des temples des juifs , chrétiens, et gentils^ aie, Paria, 1563, in-8"; Traité d*oà procède la dit^ersité des opinions des hommes, ibid., 1563, in-8<>; Recueil mémorable d*aU'' cuns cas merveilleux^ etc., ibid , 1.564 , in-8« ; Traité delà bonté et de la mauwaisté des femmes, ibid., 1564-1586, in-16; Traite de t heur et du malheur du mariage, etc., ibid., 1564 , 157 1 , in-8«; Excellent Opusculede Plutarque: de la Tardive Vengeance de Dieu , ibid ., 1 563 , in-80 ; Chrétien Avertissement aux refroidis et écartés de la vraie et ancienne Eglise catholique, ibid., 157 1 , in-80 ; Traité de la bonne et mauvaise langue , ibid., 1573, in-8o; de la Dignité et utilité du sel, etc., ibid., 1574, in-S", ouvrage curieux et assez rare. Marconville est aussil'auteur dutome6du recueil des Histoires prodigieuses , extraites des auteurs anciens et modernes , Paris , 1598 , in- 16.
* MARCULFE , moine français , que l'on présume avoir vécu dans le 7« siècle, a réuni