Tome
de Marie de Bour^ogne^ publiée en 1757.
r MARIE D'AUTRICHE, petite fille de Marie de Bourgogne, fille de Tarchidnc Philippe et sœur de Charles-Quint ,' née à Bruxelles en 1503 , morte en Espagne en 1558, avait épousé en 1521 Louis II , roi de Hongrie et de Bohême , qui fut tué cinq ans après à la journée de Mohacz. Elle fit alors le vœu de rester veuve, et tint parole. Chargée par Charles-Quint en 1521 du gouvernement des Pays-Bas, elle conserva cette dignité jusqu'à Tépoque de l'abdication du monarque espagnol , et déploya dans plusie urs circonstances difficiles une fermeté et un courage au-dessus de son sexe. Elle fonda en 1542 dans les Ardennes une petite ville qu'elle appela , de son nom , Marienbourg.
* MARIE DE L'INCARNATION (La V. M. Maitb GUYARD, plus connue sous le nom de), institutrice et première supérieure des ursulines de la Nouvelle-France , née à Tours eu 1599, morte en 1672 à Québec, avait montré dès son enfance beaucoup d'éloignement pour le monde et une piété fervente ; mais elle avait été forcée de se marier pour complaire à ses parents. Devenue veuve au bout de deux ans d^une union mal assortie, elle donna d'abord tous ses soins à l'éducation de son fils , et quand elle le vit en état de se suffire à lui même, elle prit le voile dans la maison des Ursulines de Tours. Elle s''embarqua à Dieppe en 1639 pour aller au Canada se dévouer au soulagement et H'ins traction des peuplades sauvages. Arrivée à Québec , dont les habitants l'accueillirent avec joie, elle vit bientôt s'élever un monastère pour ses religieuses , dont le nombre ne tarda pas à s*accroitre par l'émulation que son exemple avait inspirée ^ ses sœurs de France. Pendant son ' long apostolat son courage fut tour à tour éprouvé par les Anglais et les Iroqnoîs qui menaçaient sans cesse la colonie , par l'incendie qui dévora son couvent , par les rigueurs de la faim et du froid , enfin par de cruelles maladies. On a d'elle quelques ouvrages remplis d'onction : des Lettres , Paris , 1677 , IG8I , in-4» ; Retraite auec une exposition succincte du Cantique des Cantiques, ibid. , 1682, in- 12 ; V École chrétienne, ou Explication Jamilière des mystères de U /oi,ibid , 1684. in-12. D. Claude Martin, son fils , a publié sa vie ; le P. Charlevoix en a donné une autre, 1724 , in-12.
• MARIE-MADELEINE DE LA TRI- NITÉ, fondatrice de l'ordre delà Mi séri-
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••rde. Bée à Aiz en Prorence en 1616, morte à Avignon en 1678, refusa, à Tàge de 15 ans, la main d^on homme fort riche pour se mettre sons la direction dd père Tvan ; et, à la suite d'une maladie dont elle fut affligée , elle prit la résolution de fonder Tordre de la Miséricorde pour y recevoir les filles de qualité sans biens et sans dot. Ce fut en 1637 <pi'elle établit la première maison de •on institut, dont elle fut la première supérieure. ( Voyez sa VU par le P. Croiset, jésuite, Ljon, 1696, in-8o. )
* MARIE. Voyez Ayrillot , Ëscobab et
LvMÂGirB.
* MARIE (JosBPB-FaANçois) , docteur de Sorbonne , né à Rhodez en .1738, mourut en 1801. On lui doit des éditions estimées, arec des notes et des additions nombreuses ; des Leçons de mathématùfuee; des Tablée de loga^ riÂmea^ et des Leçons doptique de Lacaille.
L'abbé Marie a aidé Tabbé Godescard dans sa traduction de la Vie des Saints de Butler.
* MARIESCHI (Michbl), peintre etarchitecte, né à Venise en 1697, mort en 1744^ Ijrayailla long-temps en Allemagne , puis de lietour dans sa patrie en peignit les plus belles vues qu'il grava ensuite à Teau-forte.
* MARIETTE (Jaah), dessinateur et graveur à la pointe et au burin , né à Paris en 1654 , élève de Jean-Baptiste Corneille , se destina d'abord à la peinture , mais se livra ensuite «Bclusi vendent è la gravure par les conseils' de Lebrun {voyez ce nom). Il mourut en 1742. On a de lui un>grand nombre d'estampes , dont les plus remarquables •ont : Jésus dans ie désert et une Descente
. de croix d'après Lebrun; Âfoise trouvé sur ie NU d'après le Poussin ; Narcisse, etc. Son œutfre se compose de 860 pièces , dont son fils -a donné le détail dans son Catalogue raisonné^ etc. — Pierre Jc;an Makibttb , fils du précédent, né en 1694, acquit de grandes connaissances dans les beaux- arts, et, après la mort de son père, voyagea d'abord en Allemagne , alla à Vienne , où sa réputation l'avait devancé , fut nommé directeur de la galerie impériale, passa ensuite en Italie, et recueillit un grand nombre de morceaux rares des plus grands maîtres. A son retour en France il obtint la place de contrôleur de la grande chancellerie de France , fut reçu membre de l'Académie royale dé peinture, et mourut en 1774. Il avait formé un cabinet composé de plus de 1400 dessins originaux et de plus de 1 500 collections de gravures et délivres d'estampes. Ce cabinet , dont
Basan a dressé le Catalogue (Paris, 177S, in-8« de 500 pag. ) , fut vendu et dispersé dans toute l'Europe. On a de M«îette :
Traité des pierres antiques grattées tU eakinet du roi^ Paris , 1750 , 2 vol. infol. ; Deicription sommaire des dessins des grandi maitres d'Italie, des Pays-Bas et deFrenci^ du cabinet de feu M, Crozat, ibid. , 1741 y in-8«; Description du recueil d'estampes de M. Boyer d'Jguilles, ibid. , 17*44 , intfoL; Description des travaux.., (relatifs à) U fonte de ta statue de Louis XV de Boudurdon, d'après les Mémoires de Lemperear, Paris, 1768, in-fol.; et quelques autres Optu cules. Il a présidé à la rédaction do RecasU des peintures antiques , d'après les desôni de P. Sante-Bartoli , Paris , 1757 , in-fol. : ouvrage auquel concoururent le comte de Cajlus, l'abbé Barthelenû et Laborde.
P.-J. Mariette a gravé aussi à l'eau-forle quelques plauches mentionnées dans le cstslogue de son cabinet par Basan.
* MARIGNAN(J.-J.MEDICHINO,insf q«is Dx), l'un des capitaines célèbres de loo temps, né en 1497 à Milan , entra fort jetne dans la carrière des armes, et s^attacluao •ervice du duc François Sforce, dont il obtint d'abord la coufiance , et qui voulat at suite se défaire de lui comm« d'un complice dont ilr^outait l'indiscrétion. Créé marquis par Charles-Quint, il commanda les troopet italiennes que ce monarque fit venir en Fiadreen 1540, lui rendit ensuite de grandi ler vices dans les guerres d'Allemagne et d'ItiliCi et mourut à Milan en 1555. On trouve beaucoup de détails sur ce guerrier dans Brutdav ( Vies des grands capitaines ) et dans l'historien de Thou. Sa Vie a été écrite en italies par M. A. Misaglia , Milan , 1605, in4«.
* MARIGNT (EaousaaAVD de), premier ministre de France sousle règne de Pbilqipele-Bel, né vers la fin du 13« siècle en Normandie, d'une ancienne famille dontleooo
' était Le Portier, sut captiver , par ses grkes extérieures et le charme de son esprit, la bien, veillance du monarque , qui , après rartnr créé comte de Longueville , Téleva sneceuivement aux postes de chambellan, decbto* lain du Louvre , de grÀnd-mattre d'h6td, de surintendant des finances , et le fit eofis, suivant le texte de la Grande Crooique de Saint-Denis, son coadjuteuraugouf^ernsmeat du royaume. Une si grande fortune et let malheurs du règne de Philippe , cens f" eurent lieu dans la première année du règot de Louis X, suscitèrent de puissants etnoa-
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Wenx enBemis aa&i^ori. Le plut adiamé de toof fiit le comte Charles de ValoU, onde de Louis X. 11 accusa Marigny auprès du jeune monarcpie d^avoir dilapidé les finances , accablé le peuple dMmpdts , en un mot d'être Tanteur de Tétat de misère et de disette où se treuTait alors la France. Le ministre , malgré Tintérét que le roi lui portait, fut arrêté, enfermé au Temple , jugé par une commisûon que le comte de Valois assembla à Vincénnes, et condamné (sans être entendu, sans aucune des formes judiciaires )' au supplice de la potence. Cette sentence fut exécntée en mai 1*315 iiu gibet de Montfaucon , que Marignj ayait lui-même fait construire.
La mémoire de ce ministre fut réhabilitée par la suite; et tous les historiens ( à Texceptlon de Mêlerai, toujours sérère pour les hommes de finances) ont considéré la condamnation de Marigny comme nne grande iniquité. On trouve dans les QEuuret du, cornu dt S* "^(Lausanne, 1778, 2vol. in-12), dans le Barreaujhançaù de MM. Gair et Clapier ( Paris , 1821 et années suivantes, 16 vol. in-8«) , un Mémoire pour êervir à la Justification dEnguerrand.
* MARIGNT (N. AUGIER i»), ecclésiastique et écrivain médiocre , mort à Paris en 1 762 , a publié : Histoire du douzième siècle, Paris, 1759, 5 vol. in-12; Histoire des Arabes sous le gouvernement des califes, ibid., 1750, 4 vol. in-12; traduite en allemand par Leasing, Berlin, 1763, 3 vol. in-S»; Histoire dos. Révolutions de l'empire des Arabes, Paris , 1750-52 , 4 vol. in.l2 : ce dernier ouvrage a été rédigé par Tabbé Pérau.
• MARIGNT ( AbelFbahçois POISSON , marquis ob), né en 1727, était frère de la C(6^ lèbre marquise de Pompadour (voy^z ce nom), qui le fit admettre à la cour à l'âge de 20 ans , et nommer survivancier de M. Le- Dormand de Tournehem, directeur et ordonnateur général desbàtimentsduroi. Le jeune Poisson , qui portait alors le nom de marquis de Vandières, s'était occupé dès sa jeunesse de géométrie et d'architecture. Sa soBor le fit voyager en Italie pour perfectionner les dispositions qu'il annonçait. Il y resta 10 ans, et revint avec des connaissances dont Soufflot, Cocliin et Fabbé Leblanc ( vojrez ces noms ) , ws compagnons de voyage , lui avaient facilité l'acquisition. Ayant succédé à M. de Tournehem en 1751 ^ le marquis de Marigny se livra avec un grand zèle aux soins de sa place de directeur-général des bâtiments (le département des beaux-arts faisait partie
de cette direction ). Il ne perdit rien de son crédit à la mort de sa sœur. Nommé conseil* 1er d'éUt d'épée en 1772, il donna Tannée suivante sa démission de directeur^général (par suite des dégoûts que lui fit éprouver le ministre Terray ) ; mais elle^ne fut acceptée que sik années après , et Marigny conserva les honneurs et le titre de sa place-. Il mourut à Paris en 1781. Son Eloge, par Cochin, fut inséré cette même année dans le Journal de Paris,
♦ MARIGNY (Aro.-ET.-G ASP. db BER- NARD DB ) , officier et membre du conseil supérieur des troupes royales de la Vendée, né â Lu^on en 1754, servit d*abord dans la marhte royale , chercha à signaler son dévouement pour le roi à l'époque du 10 août 1792, fut arrête et emprisonné à Bressuire en 1793, délivré peu de temps après par son parent Henri de La Rochejaquelin, et devint Tun des chefs de l'insurrection vendéenne. Soupçonné de trahison , il fut coAdamné à être fusillé par le ccrnseUgénéral de l'armée catholique et royale en 1794. Sa mort a été reprochée à Charette , à Stofilet, et surtout à l'abbé Bemier (vojrez ces noms ), et on ne sait point encore s'il faut l'attribuer à un défit réel ou bien à l'ambition de ses rivaux et à k haine des ennemis qu'il avait dans l'armée vendéenne (voyez V Histoire de la guerre èMhtVendéej par Alph. Beauchamp).— Charles -René- Loub de Bbbhabd, vicomte de Mabigbv^, parent du précédent, né en 1740 & Seeren Normandie, entra de bonne heure dans la maison royale, fit plusieurs campagnes dans les Antilles , sur la cûte d'Afrique et dans rinde , prit part au combat d*Ouessant, fut nommé ca^ntaine de vaisseau en 1779, chef de dirison et major de la première escadre en 1786 et major-général de la marine en 1789; incarcéré pendant la révolution, il eut le bonheur d'échapper à la mort , vécut ensuite dans la retraite Jusqu'en 1814, fut nommé & cette époque vice-amiral et comi^ mandant du port de Brest, et mourut en 1816. — tJn autre Bbbbabd de Mabiobt, de la même famille , né ^ Moreste en Dauphiné, entra au service vcas 1792, passa successivement par tous les grades militaires jusqu'à celui de colonel sous les régimes républicain , êonsulaire et impérial , et fut tué en 1806 à la bataille d'Iéna, où il commandait le vingtième régiment de chasseurs à cheval. Il a laissé \k réputation d*ttn excellent officier.
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* MAAILL AG ( Chullsa di ) , diplomate et l'un des plus habiles négociateurs de son temps , né en Auvergne vers 1510, était 61s d'un contrôleur général des finances du duc de Bourbon. 11 vint de bonne heure à Paris, suivit d^abord le barreau , accompagna en* suite, à rage de 22 ans, son parent J. de Laforêt , ambassadeur à Gonstaiitinople, et fut nommé • lui-même à ce poste peu de temps après , malgré sa jeunesse, par François l'r.De retour en France après quatre ans d'absence, il obtint une charge de conseiller au parlement, reçut une nonyelle mission pour l'Angleterre en 1538, et fut emplojé pins tard en Allemagne et dans les Pays- Bas à des négociations qui réussirent complètement. Ses services fupent récompensés par on titre de maître dos recpiêtes, puis par Tévêché de Vannes , d*où il fut transféré à Tarchevéché de Vienne. Il mourut en 1560, laissant des Mémoires manuscrits sur les événements du tçmps; et Ton trouve un grand nombre de ses dépêches dans le /?tfcueil de Fontanieu, conservé à la bibliothèque du roi. Marillac fut en relation particulière avec plusieurs des personnages célèbres de son temps , et notamment avec le chancelier de Lhôpital. —Gabriel de Ma- BiLLAC, frère du précédent, mort en 1551 , fut avocat' général au parlement de Paris.
—Gilbert de Majullac, autre frère de Charles , est auteur d*une histoire de la maison de Bourbon, publiée en 160$.
* MARILLAG ( Mican db), garde-dessceanx de France, neveu des précédents , né à Paris en 1563, téifaoigna d'abord le désir d'embrasser Tétat ecclésiastique , et même d'entrer dans Tordre des chartreux; mais d'après l'avis de ton tuteur, il se décida pour ia magistrature, et fut successivement conseiller au parlement de Paris , maître des requêtes et conseiller d'état. Ayant suivi d'ar bord le parti de la ligue , il contribua ensuite à faire rendrç l'arrêt d'exclusion de tout prince étranger à la couronne , et vota pour la remise de la ville de Paris sons Tobéissance de Henri IV. Sons le règne de Louis XIII , il fut recommandé an cardinal de Richelieu , qui lui confia en 1624 la surintendance des finances ,et deux ans après la charge de garde-des-sceaux. Sévère dans l'administration de la justice , il annonça ' l'intention d'opérer de sages et utiles réformes, et par là se fit de nombreux ennemis.
Plus tard, ayant pris parti -pour la reinemère , Marie de Médicis , qui s'était brouil-
lée avec Richelieu , il s'attira la haine de ce premier ministre. Ses amis Texhorlèreiit en vain à prévenir le conp qui le menaçait II fut compromis avec le nuréohal son frère , dont l'article suit , dans le complot formé par la reine pour renverser le c^inal-ministre , et sa perte fut dès-lors décidée. Arrêté en 1630 dans sa terre de Glatignj, il fut conduit d'abord an château de Caen, puis à Lisieux , et enfin à Châteandun , oô il mourut deux mois après l'exécution de son frère , le 7 août 1632. Malgré les emplois éminents et lucratifs qu'il avait remplis , à peine ce vertueux magistrat iaissa-t-O de quoi fournir aux frais de ses funérailles. On a de lui : une traduction de VIsnitëtion de Jétut'Chriêt , Paris, 1621, iç-l^, publiée anonyme ^ une deuxième édition revue par l'auteur , parut en 1630, et a été depuii réimprimée un grand nombre de fois ( cette traduction a été long-temps attribuée au jesuite Rosweyde , dont on trouve en effet le nom sur le frontispice de l'édition imprimée au Louvre en 1652 ; mais M. A. -A. Barbier l'a justement restituée à Marillac ( tfojre* les noi 8551, 15140 etl5141 du DietioRnain da Anonymes)'^ Traduction des Peaumes^ en vers français, Paris, 1625, deuxième édition revue et corrigée, 1630, in*l2; Examen du livre du cmrdinal de Bellarmin^/kutument attribué à tat^ocat^ général Sern»^ 161 1 , in-8* ; Relation de la deecemte des Anglaiê dane Vile de Èhé , Paris , 1638, in-8«; de l'Érection des religieuses du MetU- Carmel en France , 1622 et 1627, in-8*. On lui doit aussi la rédaction de VOrdonimmet de Louis XII i sur les plaintes et dolsamcti faites par les députés des états d« jo« rox^'" en 1614, Paris, 1629, tn-8« : cette ordonnance a été appelée dérisoirement le Code Michau , du prénom de son habile auteur. Il existe deux vies inédites de Mlehei de Marillac , l'une par le Père Senaolt de l'Oratoire, l'autre par Lefebvre de LeuM} cette dernière est conservée à la bibliotlièqoede Sainte-Generiève.
* MARILLAC ( Louis ni), maréchal dé France , firère du précédent , né en Jkuntgne en 1572, servit sous Henri IV et pendant la minorité de Louis XIII. Ge fbt loi qui donna au maréchal d'Ancre des instractions sur Tordre et la police de la guerre- Nommé maréchal-de-eamp en 1620, L. de Marillac fut chargé au siège de La Rochelle des travaux de la digue ; employé enioitt i l'armée de Ghampagne, puis goavemeerde
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Verdon , il obtint enfin le bâton de maréchal en 1629. Dévoué à la reine-mère^, Malillac entra dkm le complot formé pour ôter le ministère au cardinal de Richelieu ; mais on sait que celui-ci, au moment même où on ie crojait perdu , triompha de ses adversaires dans la fameuse journée dite des du^ pet {[[ novembre 1630). Le maréchal fut arrêté au milieu de larmée qu'il commandait en Piémont, amené et renfermé an château de Sainte-Menehould. Sa conduite adoiinistrative prêtait des armes contre lui; on fit des informations sur les contributions qu'il avait levées en Champagne et sur remploi des sommes destinées k la construction de la citadelle de Verdun. Une chambre de justice fut établie pour instruire son procès, et il fut condamné pour crime de péculat 9 à la simple majorité de 13 voix sur 24, h perdre la tête sur Téchafaud. Cette exétation eut lieu k Paris le 10 mai 1632. L'Hit^ totre du procès et de la mort de Marillac se trouve dans le Journal du cardinal Richelieu inséré dans VHittoù'e de ce ministre par Leclerc, 1753, 5 vol. in-12. On doit lire avec quelque défiance les Obsrtvations $ur la vie et la condamnation du maréchal de ^orrViac, publiées dans le /{ecu#i/ de$ divertet pièce» pour êeruir à l'histoire , par P. H. du Chastelet, Tun des juges de ce même maréchal.
* MARILLAC (Lovisi na). f^o^e* LioaAS.
*MAR(LLI£R ( CiiMMT-PiiiRB ) , dessinateur et graveur à Teau-forte, né à Dijon en 1740, mort près de Melun en 1808, a composé les dessins d'un grand nombre de planches destinées à embellir les éditions de plusieurs ouvrages, tels que la Bible publiée par Defer-Maisonneuve, les œuvres de rabbé Prévôt, de Dorât, etc., etc. On a auasi de lui les gravures k Teau-forte de différents voyages à Naples , en Grèce et en France.
* JUARI.N, papes, f^oyez Mabtiv II et Hajitjv III. .
* MARIN de Tfr^ géographe, vivait (à ce que Ton présume d'après les faits rapportés dans ses ouvrages et une expression de Ptolémée le géographe) vers la fin du \^* siècle de Tère chrétienne. -On croit aussi qu*U était Romain d'origine , établi à Tyr.
Se« écrits ne nous sont point parvenus ; mais Ptolémée, qui parait en avoir tiré la plupart de ses connaissances sur les contrées éloignée», nous apprend que Marin jouissait, de son temps, d'une grande réputation, et qu'il
avait composé un coors Complet de géographie , dont cependant lui , Ptolémée , bllme le système de rédaction. Le savant M. Gosselin , de l'Institut de France, a essayé de rétablir ce système de Marin de Tyr dans un de ses Mémoires sur la géographie ancienne , et il en résulte qu'on doit vivement regretter la perle de Tonvrage cité par f lolémée. ,
MARIN (N. ) 1 bourgeoii de Lisieux, inventa, au commencement du 17* siècle, les fusils à vent, dont les expériences furent faites devafit Henri IV et lé sieur de Rnxé , secrétaire d'état. Un écrivain contemporain, D. Rivault, sieur de Flurance, qui avait vu le premier JPusil fabriqué par Marin en 1602, en a donné la description dans ses Éléments d'artiilerie , publiés k Paris, 1608, in-8*.
Le même écrivain fait un pompeux éloge de l*ariiste. Marin , selon lui , était un homme d'un rare jugement , d'une grande imagination , qui , sans avoir appris d'aucun maître, était à-la-fois excellent peintre , rare statuaire , musicien , astronome , et qui maniait le fer et le cuivre plus délicatement qu'aucun artiste de son temps.
• MARIN ( Micbbl-Ahgi) , écrivain ascétique, né h Marseille en 1697, entra fort jeune dans l'ordre des minimes , se consacra à la direction des consciences et 2i la prédication , fut élu quatre fois à la place de provincial , refusa celle de général , et mourut h Avignon en (767. Ses principaux ouvrages sont : yirginie , ou la Fierge chrétienne , 1752, 2 vol. in-12; le Baron van Hesden, 1760, 5 vol. in-12; Théodule, etc., mA2', Narfalla , ou la Comédienne convertie , in-12; j4gnès de Saint-Amour^ 2 vol.
in-12; Angélique^ de. ^ 2 vol. in-12; la Marquise de los Falientes, ou la Dame chrétienne^ Paris , 1765,' 2 vol. in-12 ; Retruite spirituel- le, etc. , Avignon, 1763,^ vol, in-12 ; ^ies des solitaires de l'Orient , Paris , 1761-64 , 9 vol. in 12 , ou 3 vol. in-4o ; Lettres spirituelles , 1769 , 3 vol. in-12. On a encore de P, Marin , quelques pièces de vers en français et en provençal. Son Eloge^ quise trouve en tête de ses Lettres spirituelles, a été imprimé séparément avec des additions , Avignon , 1769, în-12 de 23 pages. — For^z Mariri.
* MARIN ( FRAWç.-LotJis - Claud» MA- RINI , dit), littérateur, né h la Ciotat (Provence) en 1721 , embrassa d'abord l'étal et- . clésiastique , et vint à Paris , où il fut chargé de réducation d'un jeune seigneur ; mais ,
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•^éUnt fait ensoite des amis et des protecteurs, il quitta ie petit collet , fut reçu ayocat au parlement, puis devint successivement censeur rojal , secrétaire-général de la direction de la librairie , Tuu des rédacteurs de la Galette de France, «nfin lieutenant-général de Tamirauté à la Ciotat , sa patrie. Il mourut en 1809. Il était membre des Académies deNand, Dijon, Lyon, Marseille, etc.
On a de lui- un grand nombre d'écrits , la plupart très-médiocres , dont on trouvera la liste complète dans la France littéraire de Ersch. Nous nous bornerons li citer les suivants : Histoire de Saladin , sulthan d'Egypte et de Syrie , Paris et la Haye , 1758 , 2 vol. in-12 , avec deux plans par DanviUe ; traduite en allemand , 1761 , in-8o, et réimprimé à Paris, 1763,2 vol. in-12( c'est la meilleure des'productions de Tauteur) ; Mé' moires sur l'ancienne ville de Taurentum en Provence, Histoire eL la ville de la Ciotat y Mémoires sur le port de Mar$eille, réunis en un même volume, avec cartes et plans, Avignon et Marseille , 1782, in-i 2; iVorice sur la vie et les ouvrages de Pontus et Thyarddu Bissy^ 1786, ïxL'%^\BihlioMqu^ du Théâtre-Français, Paris, 1768, 3 vol.
in-8<» , faussement attribuée au duc de La Vallière. Marin a été l'éditeur Aei OEuures du Philosophe bienfaisant { le roi Staiiislas ), 1763 , 4 vol. in- 12 , avec Prtface et V Eloge de Taateur. Beaumarchais ( voyez ce nom ) a donné à Marin une célébrité fôcheuse dans les Mémoires qu'il publia lors de son procès contre Goezman , et qui restent comme des modèles de ce genre d'écrits.
* MARIN (Fba«çois ), cuisinier distingué dans sa profession, a laissé' : les Dons de Cornus, ou les Délices delà ta^/^, rédigé et orné d'une préface par les Pères Brumoy et Bougeant, 1739 ; là Suite des Dons de Cornus, Paris, 1742, 3 vol. in-12, avec une nouvelle préface par de Querlon.
* MARIN Y MENDOZA (oow Joaquim ) , professeur de droit à Mad^d et membre de l'Académie d'histoire, mourut vers 1776, a laissé : Histoire de la police espagnole, Madrid, 1780, in-4« ; Histoire du droit naturel et des gens , ibid., 1776 ; et une édition estimée d'Heineccius, sous ce titre : Joann, Gotiieb. Heineccii Elementajuris naturœ et gentium , castigationibus ex catholicorum doctrine etjuris historié aucta, ibid., 1776, in-4«.
* MARINAS (HsvtiQn ou Hiaai , dit db las), peintre espagnol ^ né à Cadix en
1620 , mortk Rome eii 190 , 9 reçu ce surnom k cause du genre auquel il s'est tivré.
MARINE. Le sujet le plus yaste peutêtre , et, sans contredit, le moins génénlement connu qui se smt encore présenté diiis le cours de cet ouvrage. Un tel sujet ne saarait être traité ici d'une manière complète, lors même que nous négligerions entièrement les détails et que nous exposerions l'ensemble avec toute la concision possible.
La simple nomenclature de tout ce qui! embrasse occuperait plus d'espace qu*il ne noos est permis désormais d'en consacrer à on seul mot, quelle que soit son importance.
Nous nous bornerons, en conséquence, à quelques aperçus généraux.
La marine peut être considérée sous trois grands points de vue : I ^ comme science ; 2« comme Tune des principales sources de la richesse nationale; 3« comme branche essentielle de la force publique.
La science de la marine est d'une immense étendue et se prêterait k des subdivisions innombrables; chose £scile à concevoir quand on songe que cette science st compose d'applications de presque tontes les sciences et tous les arts connus.
Et en effet, le vaisseau , véritable ekefd'œuvre de l'industrie humaine, est un monde en miniature. Son équipage forme une peuplade isolée , pendant un certain temps , de toutes les nations de la terre et réduite à ses propres ressources. Cette machine admirable doit donc renfermer (bas son sein tout ce qui est nécessaire aux besoins et aux usages de la vie, pour une plos ou moins grande quantité d'hommes, et, ea outre , les moyeus que requiert l'objet spécial du vo3rage , soit le tra6c , soit la guerre.
La division qui nous parait la plos simple consiste à partager la science de la manm eu trois sections , savoir : la constrmctioa , le pilotage et la manœuvre .
La première est l'art de fabriquer le navire et de l'approprier à l'un ou à l'autiedcs deux .objets spéciaux dont il vient éi^at parlé , le trafic ou la guerre. { yoyez Ce»- STancnoRs havalbs et Toit.)
La seconde est Tart de conduire le nsviit et de déterminer à chaque instant sa vrue position , c'est-à-dire le point du globe sar lequel il se trouve. Les détaib sur cet objet seront donnés dans les articles Pilotacs A Navigâtiov.
lia troisième enfin est l'art de faire évoluer le navire et de le faire cooihst-
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Jfe. (f^ojrtz Tactiqob «ATALB et ComiT.)
D*aprè8 cette division dé la tMarine considéra comme science, et les renvois cidessus indiqués , nous n*sarons plus à nous en occuper dans le présent article.
Quant ^ la marine envisagée comme l*une des principales sources de la richesse nationale, elle sort également de notre cadre, parce que ce sujet se rattache à une foule de hautes questions de politique, de finances et de législation, qui ne sont point du ressort de récrivain militaire , et que d autres traiteront infiniment mieux que nous.
{yoyê% Mautimb {code ) et Navioatiom. )
Vient enfin la marine prise sous son troisième point de vue , comme branche essentielle de la force publique, en un mot la mtarine militaire. Ici nous lommes sur notre terrain , et cet article , ramené à un objet précis , pourra être renfermé dans de justes limites.
Tracer, même de la manière la plus abrégée, le tableau tie toutes les marines militaires du monde nous entraînerait trop loin, et ne serait d'ailleurs que d'une médiocre utilité : nous ne Tentreprendrons pas. Deux grandes marines militaires ont marqué dans les époques les .plus récentes Thistoire moderne : la marine anglaise et la nôtre. Voilà ' celles qu^il convient d'étudier et de comparer entre elles pour bien comprendre Torganiaatioo des forces navales d'un Étfit , ainsi que l'art de la guerre sur mer , et découvrir tous les perfectionnements dont cet art est susceptible.
L^étnde de la marine britannique a été oonsidérablemenf facilitée , depuis quelques années, par le grand et bel ouvrage de M. Charles Dupin , Vojrage^ dans la Grande- Bretagne^ livre que les Anglais eux-mêmes citent comme une autorité imposante. Vu livre Mmblable de la marine française a toujours manqué et manquera peut-être longtemps encore. Espérons toutefois pour notre honneur que nous ne le verrons pas sortir de la plume d^un étranger. Au reste , l'absence d'un tel ouvrage doit plus affliger que surprendre. Elle n'a tenu jusqu'ici qu'à une seule cause bien simple et aussi bien fâcheose, mais dont l'influence semble heureusement diminuer de jour en jour.
Ce n'est pas qu'il ne fût d'un très-grand intérêt de faire connaître ce qu'a été la marine militaire de France depuis qu*elle existe, ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qa^elle pourrait être , au moyen d'un emploi
plus judicieux des ressources de toute nature que nous possédons pour la mettre sur le pied le plus formidable ; ce n'est pas non [dus qu'il ne se trouvât , même parmi les marins de profession , d écrivain assez habile pour exécuter dignement cette grande entreprise ; mais la marine , qui commence à prendre faveur chez nous , a toujours été et est encore trop peu populaire pour promettre au livre dont elle formerait le sujet un succès capable de payer à l'auteur le prix de ses travaux et de ses veilles. Les choses à cet égard ont été poussées au point qu'on a maintes fois débattu cette question : est-il utile d'avoir ime marine militaire en France? Nos neveux auront peine à ima.
giner qu*une pareille question ait seulement pu être élevée dans un pays qui a dés côtes et un conunerce maritime.
Disons maintenant en peu de mots ce que c'est qu'une manne militaire , et voyons ensuite comment la nôtre est organisée.
La mafine militaire d'un État se compose de la flotte de guerre , dés officiers et marins destinés à la monter , des chantiers , ports et arsenaux nécessaires pour la construire , l'équiper, l'abriter, la réparer, de tout le matériel propre à ces diverses opérations ; et des agents de toute espèce qu'exigent la réunion , la préparation , la conservation et l'économie de ce matériel , enfin de l'autorité supérieure qui régit ce grand tout. ,
La marine forme, en France, un des grands départements dans lesquels est divisée Padministration générale du royaume.
tJn ministre placé àla tête de ce département est le premier chef de la marine. Du centre de la capitale il expédie tous les ordres et dirige tous les mouvements de nos forces navales, n exerce ses diverses attributions à . l'aide d'une administration centrale divisée en quatre directions , outre le secrétariat général.
Indépendamment de l'administration centrale, le ministre a auprès de lui un conseil d'amirauté , dont il est de droit président, et qui est composé aujourd'hui de trois vice-amiraux, deux contre-amiraux, deux anciens administrateurs de la marine, et un capitaine de vaisseau secrétaire. En traitant le mot AMiXAUTi ( 1823) , nous avions promis de détailler dans le présent article l'organisation de Vamirauté anglaise. Notre but, dans ce cas , aurait été d'ofirir une espèce de modèle pour l'institution qu'il nous
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sembUit convenable de fonder cbez nous.
Ces 'détoih , pour lesquels nous renvoyons à Touvrage déjà cité de M. Cbarles Dupin, sont d'une moindre importance aujourd'hui, qu'il ne s'agit plus d'établir une amirauté en France, puisqu'elle existe déjà depuis plus de quatre ans. Nous nons bornerons à dire que nos vœux n*ont été réalisés qu'eil" partie, et qnHl n'j- a guère de ressemblance que par le nom entre les deux amirautés de France et4' Angleterre. L'amirauté anglaise a fa direction suprême de tout ce qui concerne le service de la marine : elle combine, règle , ordonne et surveille elle-même l'exécution de ses ordres. La nôtre n'est qu'une espèce de comité consultatif, que l'on n^ consulte même pas toujours. Le cas est arrivé , dit-on , pour l^expédition ou plutôt le ruineux blocus d'Alger.
Si nous n'étions restreints par le défaut d'espace , l'équité nous ferait un devoir d'examiner l'opinion de ceux qui prétendent que , d'après la forme de notre gouvernement, les choses ne pourraient être arrangées d^une autre manière ; que le ministre supportant tout le fardeau de la responsabilité, lui seul doit ordonner, et que l'amirauté ne saurait en aucune manière être indépendante de son autorité. 11 est vrai de dire que l'amirauté d'Angleterre remplace de facto le ministre de la marine , qui n'existe pas dans ce pays.
Telle est l'organisation de la mtuHne h Paris. Dans les ports , elle est divisée en cinq arrondissements , dont les chefs-lieux sont nos cinq grands arsenaux maritimes de Brest, Cherbourg, Lorient\ Rochcfort et Toulon. A la tête de chacun de ces nrrondissements est placé un chef supérieur avec le titre de préfet maritime et investi de toute Tautorité dont jouissaient les préfets maritimes sous le consulat et sous l'empire.
Le rétablissement des préfectures maritimes , si vivement réclamé depuis leur suppression en 1815, est une concession que le ministère déplorable lui • même s'est vu forcé de faire à l'opinion énergique ment et unanimement prononcée de tous les marins et de toutes les personnes qui prennent intérêt à la prospérité de notre marine mUi^ taire.
Les autorïtés qui secondent le préfet maritime sont : l'état-major du port , dont le chef ayant le titre de major-général ou de simple major de la marine , et assisté d'un ou deux aides-majors , est chargé de tout le
senrice du port. et du commandement dfe tous les officiers de marine attachés à Parrondissement ;
La direction des constructions naTales ^ composée d'un certain nombre d officiers du génie marithne et chargée de construire et > radouber les vaisseaux et autres b&timents de guerre ou de servitude ;
La direction du port , composée ordinairement d'un capitaine de vaisseau diredeor et d'un ou deux capitaines de frégate tonsdtrecteurs, et chargée des mouvements dn placement et de l'amarrage des vaitaeaax dans le port ou en rade ;
I^ direction d'artillerie « dont le nom ntffit pour indiquer le service ;
L'administration du port, composée dNm nombre de commissaires, sous comnusaaire^ , contrôleurs et sous-contrôleurs , proportionné aux divers détails de la'comptibîlité du port;
Enfin la direction des travaux maritimes , composée d*un certain nomMne d'ingénieurs des ponts et chaussées , ^t chargée de toet ce qui a rapport aux b&timents civils et aux constructions hydrauliques, telles que quais, cales , bassins , etc.
Voilà les rouages qui font moovcnr la* grande machine navale. Ik ne paraissent pas très-compliqués. On' pense néanmoins qu'il serait possible ou de les simplifier en* oore,ou,du moins d'élaguer quelques t^»
Éieaux des branches principales de Tarbiv administratif.
Partout où s'exercent des fonctions actives, il n'y a presque aucune réductiaB à opérer; mais là où on ne fait qu'écrire, 3 doit nécessairement y avoir à retrancher, parce qu'il est universellement reconnu qœ, dans toutes les parties de l'adminîstratifln du royaume , les écritures sont trop pliées. La chambre des dépotés, de cette vérité , a , lors de la <JUscussioB àa budjet de 1829 , voté une réduction sut les dépenses de l'administration centrale de chaque ministère.
Cette réduction pour la marine est de 40,000 francs. Beaucoup de gens soutiennent qu'elle pourrait être plus forte , surtout si on l'appliquait convenablement , et qu'il y aurait lieu d'en opérer une bien t)lus considérable sur l'administration des ports.
La centralisation , contre laqodle se sont élevées tant de voix , est le principal obsta^ cle à la simplification du travail, d'où résd-
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terait une si grande économie des deniers publics. Dans la marine , ainsi que nous TavoDS dit plus haut, tous les ordres partent de Paris, et la moindre chose ne saurait s'exécuter dans les ports sans en avoir sollicité, et obtenu Tautorisation de» bureaux du ministère. De là une foule dinconyénients , dont le plus fâcheux nest pas toujours le retard qu^éprouyent les affaires.
Combien ne gagnerait-on pas en laissant aux autorités supérieures des ports la faculté de prendre, dans beaucoup de cas , une décision qu^elles sont obligées de provoquer de la part du ministre et d'attendre plus ou moins long-temps? Que signifie encore cette foule de signatures dont est couvert le moindre chiffon de papier qui sort des bureaux de la marine? A quoi bon tous tous ces vu, vérifié , certifié , enregistré ; toutes ces cotes et tous ces paraphes à Tencre noire et à l'encre rouge ? Enfin , si la pièce la plus insignifiante doit passer par plus d'une douzaine de mains ( on dit quatorze ) avant d'être définitivement expédiée , prétendra-ton qu'il n'y a rien d'inutile dans toutes te& formalités bureaucratiques ?
Réduire les écritures au strict nécessaire , n^employer h les dire que le nombre d*individus absolument indispensable, et rétribuer ceux-ci de manière à assurer leur exi3tence et celle de leur famille; voilà le seul mojen d*obtenir, dans les déproses d'une administration quelconque , une économ'e réelle et qui puisse affecter d^une manière sensible le chiffre du budjet.
Des diverses parties dont nous avons dit que se composait une marine militaire , c'est des deux dernières que nous avons été conduits à parler en premier lieu. Ce sont aussi celles qui devaient le plus naturellement trouver place ici , attendu que nous n'avions ett précédemment aucune occasion d*en parler , et que nous ne pourions guère les renvoya* à des articles postérieurs. Les autres se trouveront plus ou moins dans l'un de ce deux cas.
£t d'abord, quant ^ ce qui concerne la flotte de guerre , nous sommes forcés , pour xierpas trop étendre le présent article, de i*envoyer au mot Vai^sbau l'énumération et 1a description des bâtiments de tonte espèce cf cri composent les forces navales de la France. ;Noo« avons donné , au mot Aksbral mabivna , des notions suffisantes sur les établis - 4« c?men:s que nécessitent la construction , 1 ''équipement , l'abri et les repu rations de la Tome 15.
flotte de guerre. Pour le déUil de ces diverses opérations, le lecteur pourra consulter les (raités spéciaux que nous indiquerons à la fin de notre article.
Reste à parier des oifiders et marins destinés à monter les bàtimenU de la marine mt^/atre française. Les premiers forment un corps désigné sous le nom de corps royal 4e la marine. Ce corps, iUustre dans nos fastes, est très-honoré aujourd'hui, n marche de pair avec le génie et Tartillerie, non-seulement en verlu de son titre de royal , mais aussi comme arme savante. Ce n'est pas ici le lieu d'esquisser son histoire , de marquer son origine , ni de rappeler les vicissitudes qu'a éprouvées son organisation jusqu'à l'époque actuelle. Nous dirons que les der.
nicrs réglemente en ont ainsi fixé la composition pour le temps de paix :
Dix vice-amiraux , vingt contre-amiraux , cent capitaines de vaisseau , cent capitaines dé frégate, quatre cents lieutenants de vaisseau, cinq cents enseignes et trois cents élèves de première et de seconde classe.
Les mêmes réglemente ont statué que les officiers du corps rojral de la marine continueraient k prendre rang avec eux du service de terre , à la date de leurs provision^t , commissions et brevets , ainsi qu'il suit : les vice-amiraux avec les lieutenants-généraux ; les contre-amiraux avec les maréchaux-decamp; les capitaines de vaisseau- avec les colonels ; les capitaines de frégate avec les lîeutenante-colonels ; les lieutenants de vaisseau avec les capitaines; les enseignes de vaisseau avec les lieutenants en premier , et les élèves de première classe avec les lieutenants en second.
Ces cadres, qu'il avait été décidé de ne compléter d'abord qu'aux trois cinquièmes pour les officiers-généraux et les capitaines de vaisseau, aux quatre cinquièmes pour les capitaines de frégate et les enseignes , et aux troii quarts pour les lieutenants de vaisseau , présentent maintenant (décembre 1828) onze vice -amiraux , vingt contre-amiraux, quatre-vingts capitaines de vaisseau , cent vingt capitaines de frégate , quatr^ cente lieutenante^e vaisseau , trob cent cinquante enseignes et trois cent vingt élèves. Augmentés de la sorte , on a reconnu qu'ils suffiraient à peine pour l'étal de paix , même avant le blocus d'Alger et l'expédition de Morée ; h plus forte raison sont-ils insuffisante aujourd'hui : aussi est-il fortement question de les augmenter de nouveau 3 on assure même
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que rordonnance rojale qni prescrit cette aagmeDtation est déjh signée.
Toutefois , hÂtons-nous de le dire , celte mesure ne sera efficace que dans le cas où Taugmentation aura lieu. en proportion plus forte pour les grades supérieurs que pour les inférieurs. Par là on ranimerait Témulalion que tue la perspective de vieillir dans les bas grades, et Ton yerrait arriver aux premiers rangs de* Tarme un plus grand nombre d'hommes dans Tftge où Vardeur , le zèle et les forces physiques n*ont encore éprouvé aucune diminution , et où les rêves brillants d'une noble ambition ne sont pas encore dissipés.
Nous ne reproduirons pas les arguments tant de fois présentés pour prouver de quel avantage il est d'ouvrir aux jeunes talents une carrière dont ils puissent atteindre le point le plus émineut avec rapidité. Et si quelqu'un nous répétait, après feu le vicomte Dubouchage , que « Dorvilliers , le » Nestor de la marine française « était plus « que sexagén^aire lorsqu'il déchira , h Ou- 9 diant , le premier feuillet du honteux » traité de 1763, » l'histoire répondrait pour nous , en signalant vingt noms de grands capitaines de terre et de mer qui étaient parvenus très-jeunes au commandement en chef.
Naguère un député que l'on a vu figurer honorablement dans les premiers rangs de l'armée de terre , disait à la tribune :
« En général, dans tous les grades, et n peut-être plus encore dans Temploi de • général en chef, on ne fait bien la guerre » que quand on est jeune. »
Mai^ ne pourrions-nous pas nous appuyer du suffrage le plus plus imposant , de celui d'un .homme arrivé très-jeune au faite des honneurs militaires , et qui fut peut-être le plus grand guerrier des temps anciens et modernes , enfin de Napoléon ?
Le 14 fructidor an XllI, il fit écrire j^rle ministre de la marine à l'amiral Villeneuve.
Après avoir exprimé à cet officier général le mécontentement marqué avec lequel Napoléon avait appris qu'il était entré à Cadix , au lieu de faire route vers la Manche avec .
les escadres française et espagnole qui étaient sorties du Ferrol , pour le rallier , le ministre ajoutait :
o L'intention de l'empereur est de chern cher dans les rangs du corps de la marine, 1) (fuelqufi place qu'Us y occupent , les offin ciers les plus propres à des commande-
» ments supérieurs , et ce que S. M. eiige » par dessus tout , c'est une noble ambition • des honneurs , l'amour de la gloire, nn » caractère décidé , et un courage sans bor- » nés. »
Nous ne pouvons nous empêcher dé citer d'autres passages de cette dépêche, bien qu'étrangers à l'objet qui nous occupe, parce qu'ils tendent à établir la rérité don fait que l'histoire doit recueillir, et qu'il* démentent l'imputation , tant de fois dirigée contre Napoléon , de n'avoir point aimé b marine et de n'avoir rien fait pour elle.
« S. M. y continue le ministre, veot « éteindre cette circonspection qu>lle re- » pro<^e à sa marine , ce système de défen- » sive qui ^ue Taudace et double cdie de
• l'ennemi.... Cette audace, l'empereorla
• veut chez tous les amiraux , capitaines , » officiers et marins ; et , quelle qu'en soit n l'issue , S. M. promet sa considération et » ses grâces à ceux qui sauront la porter à » l'excès. Nç pas hésiter à attaquer des foi^ » ces égales ou même supérieures ,^et avoir » avec elles des combats dVxterminatioo ;
• voilà ce que veut S. M. Elle compte poar A rien la perte de ses vaisseaux , si elle les
• perd avec gloire. L'empereur vous prc»- » crit de tout faire pour inspirer ces senti- » ments h tous ceux qui sont sous vos or- » dres , par vos actions , vos discours , et » et par tout ce qni peut émouvoir et élever » les cœurs.... Tout doit être employé poor
• exalter le courage des marins. S. M. veot » leur ouvrir toutes les portes des honnenn » et des grâces , et ils seront le prix de toat » ce qui sera tenté d'éclatant. »
Cette lettre est extrêmement remarquable , en ce que les reproches qu'elle contieot de la part de l'empereur étaient encore phi»
mérités par le ministre même qui se chargeait de les transmettre que par ramiral à qui ib étaient adressés.
Au surplus, pour revenir ^ notre objets la cause de l'urgence d'un avancement plus rapide pour les officiers de marine xieot d'être plaidée, avec beaucoup plus de taleot que nous n'aurions pu le faire, par un de oos compagnons d'armes , le capitaine Alphonse de Moges , dans un petit écrit intitdf ■' Comiderations sur l'état major de l'armii de mer. Cet opuscule (à ce qu'on nous assure) n'a pas peu contribué à hâter la décision relative à une nouvelle augmentation des Cidres du corps royal de la marine.
L'augmentation du nombre d'officiers fii
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composeroot désormais le corps royal de la miine a dû nécessiter, de la part du gouterneinent , des mesures pour assurer le maintien au complet des cadres agrandis , ccst-à-dire des mesures propres à former , de la manière la plus avantageuse pour l'Eut, une pépinière de jeunes officiers.
L'igAorance où nous sommes naturellement au sujet de dispositions qui ne sont peutêtre pas encore définitivemeot arrêtées , nous force à renvoyer Texumen de cet objet important à Tarticle où nous traiterons du recrutement de l'armée navale. Nous reurojroDs églement au même mot Recrutbmestt tout ce qui a rapport à la formation des équipages de la flotte de guerre et à la condition générale des marins composant ces équipages.
Ici se termine naturellement ce que nous devions dire sur Torganisation de la marine militaire de France , d'après la division que nous avions préalablement établie. Cette organisation est loin d'être parfaite, sana doute; mais on a de nombreux, motifs d^espérer qu'elle se perfectionnera successivement etd'une manière assez rapide. La nation, que son ignorance des cboscs tenant à la marine avait rendue si indifférente pour elle, s'intéresse chaque jour de plus en plus à une vme d'où dépend en si grande partie la prospérité commerciale du pays ; d'un, autre c6té , Tadminislration , ti^op long-temps sourde aux avis des hommes du métier , prête aujourd'hui l'oreille à la voix de l'eipèrience et coruent à la prendre pour guide; ^l'importantes améliorations se sont déjà opérées ; d'autres non moins importantes, se préparent, et nos marins entrevoient dans
qu'il lui importe d'éviter. La nécessité si urgente de reséerrer la matière ne saurait donc elle-même nous arrêter , si l'exposé dont il s'agit n'appartenait pas de droit au précis sur la science et l'histoire de la marine, qui doit trouver place à la fin de notre ouvrage.
On pourrait nous reprocher d'avoir oublié que le ministre de la marine est aussi ministi'e des colonies ; mais c'est a. dessein que nous ne disons rien ici de cette portion notable de son apanage. 11 a été suffisamment prouvé , à l'article Colokibs , qu'elle ne sont qu'un fardeau onéreux pour les métropoles , et qu'il serait sage à celle-ci d'eu abdiquer la souveraineté. Quant a la nécessité d'entretenir des forces navales respectables , sous peine de se voir déshériter, du commerce maritime et colonial , le renvoi au mot marine était superflu. C'est là une de ces vérités dont l'évidence exclut toute d^monstrar tion (I).
Traités aozquelf nous aTOos narojé : Trmitê éUmentaire de la mâture des vaisseaux , par Forfait. — Traité du gréement des vaisseaux, |>ar Leicalier. — Sommaire des cours de VécoU spéciale du génie maritime , sur fa théorie et la pratique de la construction des vaisseaux , et sur les machines usitées dans les ports , le lancement sur mer, la mature et l'armement , par Moreau , fngéoleur des consU-uctIons navales. Parisot.
* MA.RINELLI(Jbah), médecin et philosophe, né à Modène , dans le 16* siècle , mort à Venise , a laissé : le Médecine pertenenti aile infermità délie donne ^ Venise, 1574 et 1610; Commentaria in Hippocratis Coi opéra , 1573 et 1619 ; de Peste et
l'avenir une riche moisson de succès et de pestilenti Contagio , ibidem , 1577 , et quel-
gloire. Tout présage que l'éclatant triomphe de Navarin n'aura pas marque seul lé retour de la fortune sous nos pavillons.
Quand une nouvelle ère s'ouvre sous de tels auspices, est-il bien opportun de remplir rengagement que nous avons pris à l'arlicie Combat , et d exposer ici les causes qui ont contribué aussi pubsamment peutêtre à nos désastres que les erreurs de nos amiraux et de nos capitaines ? Oublions nos fautes et nos malheurs , va nous crier un enthousiasme irréfléchi. Loin de là , gardons ^soigneusement la mémoire des «unes et des autres. Que les premières surtout nous servent à jamais 'de leçon ; ayons constamment l'esprit û}Lé sur' elles , comme un sage pilote a sans cesse les yeux ouverts sur les écueils
ques autres écrits peu remarquables. — Ma- BiHBLLi ( Lucrèce ) , fille du précédent , née vers 1571 , à Venise , où elle mourut en 1653 , montra de bonne heure des dispositions pour la poésie , et publia : la Colomba sacra , poema , Venise, 1595 ; Amore innamoralo edimpozzato, poema in ottaua rima , ibid., 1598 et 1618 ; la NohUtà ed Eccellenza délie donne , cd i defetti e mancamenti
(1) Depuis l'impreuion de cet article, Tordonoance dont nous avons fait mention a paru. Elle fiae comme suit les cadres da corps royal de la marine : 12 vice-arafraux , 24 contre-amirani , 110 capitaines de vaisseau, 120 capitaines de frégate , 500 llentenanu de vaisseau , 530 enseignes de valsseM ,^ 350 élèves de !'« et de 2« classe.
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degli uomini^ discorso ^ tbid. , 1600; un poème sur la Vierge , in ottaua rima , suivi de sa vie en prose , ibid. , 1602 et 1617; les' yies de sainte Justine, de saint François , également in ottaua rima ; un commentaire sur le poème de L. Tansillo : le Lai^rime di san Pietro. Quelques-unes des poésies de Lucrèce Marinelli ont été recueillies avec celles de deux autres dames poètes , par A. Buliibn, Naples, 1663.
* MARINEO ( LtJCA ) , professeur d'éloquence à Tuniversitéde Salamanque au 16* siècle, mort postérieurement à 1533, fut chapelain 4e la coursons Charles -Quint, et écrivit des Êpitres familières^ Valladolid, 1514, nière édition passe pour la plus complète );
crédit. Marini lui-même nesl plus guère consulté que par quelques curieux. On trouvera la liste de tous ses ouvrages dans les Mémoires de Niceron , tom. 32; nous nous bornerons à citer les suivants : Rime amorose, snere e varie, Venise , 1602 , in-16, souvent réimprimé ; la MurtoUide ( recueil de sonnets satiriques contre Murtola, secrétaire du duc de Savoie), Francfort, 1626, in-4<»; Nuremberg, 1643, in-12; VAdone, poema in XX canti , etc. , Paris, 1623, infolio; Venise, 1623, in-i*»; Amsterdam, chez Elzevir , 1621 , 2 vol. în-l2; Londres ( Livoume ) , 1789, 4 vol. in-12 ( cette der-
in-fol. On a de lui en outre des harangues et autres opuscules recueillies sous le titre suivant : Obra de las cosas mémorables de Espana, Alcala , 1533 , infol.
* MARINI (IbamBiptistb), poète italien, plus connu en France sous le nom de Cavalier Marin , né à Naples en 1569, se voua . de bonne heure au culte des muses , malgré son père qui le destinait à la magistrature , et qui finit par lui interdire sa maison. Le jeune Marini trouva un asile chez un seigneur napolitain qui lui 6t obtenir la place Siraecrétaire du grand-amiral du royaume.
Étant passé ensuite à Rome , il y trouva de nouveaux protecteurs , accompagna le cardinal Aldobrandini dans sa légation de Savoie , se fit de mauvaises affaires à Turin par suite de son humeur satirique , et partit en 1615 pour la France , où il fut reçu avec bienveillance par Marie de Médicis qui lui assigna une pension de 2000 écus. Ce fut pendant son séjour k Paris qu'il se lia avec le célèbre Poussin (vojrez ce nom) , et qu'il compofa et dédia a Louis XIII, son fameux poème de VAdone (Adonis) , ouvrage défectueux sous tous les rapports , mais qui fut prôné comme un chef-d'œuvre par les contemporains. Étant retourné à Rome en 1622, Marirff y fut nommé prince de TAcadémie des Umoristi, fondée par V.-P. Mancini ( vojTFZ ce nom ) , et termina sa carrière en
Fi*éron et le duc d'Estouteville ont doaaé une imitation du huitième chant de cepoème, sous ce titre : les ferais plaisirs , ou U$ Amours de f^énus et d* Adonis , Amsterdam, 1755 , in- 1-2 , réimprimé sous le simple titre A' Adonis , Paris , 1775 , in-8«; Strage degU innocenii ,/foema, Naples (sans date), in8*j Rome, 1633, in-12; Venise, 1633, in-4o, etc.; traduit en latin et en allemand (Hambourg , 1715, in-8») : Lettere gratn, ûrguU^fi' cete , etc., Venise , 1627, in-8», ibid., 1673, in-12. Marini a eu de nombreux biographe», J.-R. Baiacca, F. Chiaro, G. F. Loredano.
Fr. Ferrari, G-Ph. Camola, etc. , et de plus la plupart des historiens de la litténtnre italienne lui ont consacré des notices détaUlées.
* MARINI ( Jbah AuBftOtsB) , éoivainet romancier italien , né à Gênes , vers le com mencement du 17« siècle, mort à Venise vers 1650, avait embrassé Tétat ecclésiailique , et , par ce motif, ne crut pas devoir publier sous son nom ses productions littéraires. On a de lui : il CaloandroJedÂe^Vt' nise,2vVol. in-! 2, souvent réimprimé (ce roman avait d'abord été publié dans laméoe ville «n 1641 , sous le titre de UCaloandro sconosei'ito : le nom de Tauleur y est déguisé sous celui de Dario Grisiman^,, «t Tune des meilleures éditions est celle de 1726, Venise , 2 vol. in-8» ; traduit en fifan-
1625 à Naples , où il était allé après la mort çais par -Scudéry, Paris , 1668 , 3 vol.în-S*
du pape Grégoire XV. Ou reconnaît dans Marini beaucoup d'imagination et une grande facilité \ mais il abusa de ces dons précieux, et tomba dans des écarts que son talent ne peut lui faire pardonner. Son style , semé de point^ et de concetti, fut imité par \ik plupart des écrivains que les Italiens désignent par le nom de ^^icentisti , et qui sont tombé>s aujourd'hui dans le ])lus grand dis-
ct par le comte de Caylus, Amsterdam, 1740, 3 vol. in-12 (Vulpius en a publié, en 1787, une imitation allemande, et Poiitfiw^ de Sivri en a donné un entrait dstts l» ^'' hlioihèque des Romans, octobre 1779); '' Gare dé" desperaii , Milan , 1644 , in-8*. ^ plusieurs fo'is réimprimé ; traduit en français par de Serrey, sous ce titre : te ^'' pét-és , Paris . 1733 , in-12, et ioséré p«r«-
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traits dans la Bibliothèque des Ro/rwns y mars, 1779. Delandine a donné une édition des deux ouvrages précédents , sons le titre de Romans héroïques ^ de Marini, Lyon, 1788, 4 vol. in-12. On cite encore de cet écrivain : il Cras nunquàm morifmur , cioe domani hisogna mont-e s siamo immortali , Rome, 1646; Gênes , 1649, tu- 16; il Caso Win a Caso , Rome , 165(X, in- 16 ; Scherzidi di fortuna , istoria Jafoleggiata , ibidem , 1662, in-l2; Gènes, 1714, in-16.
* MARIAI (Jbah-Philippb), missionnaire jésuite, né en 1608 dans l'ÉUt de^Génes, s'embarqua pour les ludes en 1638 , prêcha rÉvangile dans le Tonking pendant » 4 ans , fut nommé recteur de Macao^ revint k Rome pour les affaires de sa compagnie , et s'embarqaa de nouveau pour gouverner comme provincial une des provinces du Japon. On ignore l'époque de sa mort, il a laissé une relation delleMission de' padridelia comp, de Giesu nella prouincia di Giappone , etc. , Home, 1657, l663^in-4*3 Venue, 1665, 2 vol. in-12; traduit en françab sous le titre de : Relation nouvelle et curieuse du royau" me de Tïuiquin et de Lao.,,. traduite deVitalien du Père Murinjr^ par le Père Le Comte, célestin , Paris, 1666, in-4». — Un autre Mamvi (P.-D. Marc) , chanoine régulier, mort à Brescia, sa patrie, en 1594, possédait très-bien 1 hébreu , et lut chargé par le pape Grégoire XIII , de corriger plusieurs ouvrages de rabbins , imprimés à Rome. On a de lui une Grammaire hébraïque , Bâle, 1580, et un lexique volumineux , intitulé : Arca Noe , 1593 , in-fol. Sa vie a été écrite par le Père G. L. Mingarclli, son confrère , en tête d'une nouvelle édition des Commentaires Uuémires çur les Psaumes , publiés d'abord
, par L. Marini en 1746.
* MARINI (Gâbtah-Louis) , antiquaire, né à Sant-Arcangelo. ( duché d'tJrbin ) en 1740, embrassa rétat ecclésiastique et s'appliqua de bonne heure à la recherche des objets d'antiquité et d^histoire naturelle. En 1764, il se rendit \ Rome où ses talents lui méritèrent d'illustres protecteurs. Il y exerçait depuis 2i ans l'emploi de préfet des archives du saint-siége , lorsqu'il fut forcé de quitter cette ville en 1808 , comme sujet du rojaume d'Italie, fi y retourna en 1809 , en sortit de no.uveaa six mois après , lors de la déportation du pape Pie Vïï , reçut Tordre de Tenir \ Paris en 1810, lorsqu'on transporta dans cette rille les archives du Vatican ; ir j vécut dans lïi retraite , n'assista ja-
mais aux séances de rinstitot dont il était correspondant depuis 1809 , et mourut le 17 mai 1815. Pie VU lui avait envoyé de Rome le titre de premier garde de la Dibliothèque du Vatican, vers la 6n de 1814. Tiraboschi a cité plusieurs fois ce savant avec éloge dans son Histoire de U littérature italienne. On connaît de lui z Dcgli archiatri pontijiciy Rome, 1784, 2 vol. in-4«; Iscrizioni anti' che délie ville e de* paiazzi Mbçni, ibidem, 1785 , in-4o j Gli atti e monumenti de^ fratelliArvali, etc., ibid. , 1795, 2vol. in-4o; Papiii diplomatici deicritti ed illustrati , ibid., 1805, in-fol., avec 22 planches ( c'est un recueil de 157 actes publiés sur Papirus:
la plus ancienne de ces pièces est de Tan 444). Marini a laissé plusieurs ouvrages inédits , dont on trouvera les litres dans la notice sur sa vie et ses écrits , que Tabbé A. Coppi a fait insérer dans les Annules encxclopédiques , de 1817, tome 2. — Jean- Baptiste Marihi , archiprêtre de Gineslreto, au diocèse de Pesaro , a publié : de episropatu Feretrano jipolttgeticon , \lZ1\Saggio di ra^ioni délia città di San-Leo , delta gia Monteferetro , Pesaro , 1758 , in- A".
* MARINIS (LéoHARD de) , dominicain , né dansTile de Chio, en 1509, mort évêque d'Albe , en 1573 , fut envoyé en qualité de nonce en Espagne par le pape Jules III , et chargé de diverses affaires importantes par Pie IV et Pie V. Il se 6t surtout remarquer au concile de Trente et fut un des évêques qui travaillèrent à rédiger les bréviaire et missel romains , et à dresser le Catechismus ad parochos ^ Rome, 15' 6, in-folio; Paris, 1567, in 8o. — Ma^ivis (Jean-Baptiste de ) , dominicain , petit-neveu du précédent, né h Rome en 1597 , mort général de son ordre en 1669 , fut longtemps secrétaire de la congrégation deV Index , et s'attira des reproches mérités de Théophile Rainaud , dans son livre de Jmmunitate Cjrriacorum. On a de loi quelques lettres manuscrites. Il avait composé un Traité de la conception de la Sainte f^ierge, qui n'a pas vu lejour.Les I4^,15<'et 1 6e siècles ont vu éclore sur le même sujet plusieurs traités dont le moindre défaut , comme Ta fort bien remarqué Bayle , est d'être de la dernière inconvenance. — Mamhus ( Thomas de ) , jurisconsulte, né à Capoue dans le 16» siècle, publia un traité sur les fiefs , intitulé : Tractatt^s de generibus et qualitate Jeudorum , Cologne, 1582.
• MARINO {Jiaw-Baptisti), peintre sur*