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porcelaine , né à Sceaux , fut membre de la fameuse commune de Paris en 1792 , et successivement administrateur de police dans deux, sections et au conseil général de la commune. "En 1 793 , il présida la commission temporaire établie à Lyon après le siège de cette ville , s y conduiiit en digne agent de Robespierre , et vint ensuite commettre de nouvelles horreurs dans les prison» de Paris , à la police desquelles il fut employé. Dénoncé en 1794, et traduit devant le tribunal révolutionnaire , il ne fut condamné d'abord qu'à la détention jusqu'à la paix : mais un nouveau jugement qu'il subit bientôt après comme complice de l'assassinat de ColIot-d'Herbois , le conduisit à réchafaud. Il avait alors 37 ans.
* MAHINONI (Jban-Jàcqubs), matbéma^ ticieA , architecte et astronome , né en 1676 à Udine ( Frioul ) , mort à Vienne en 1755 , avec le titre de conseiller attaché à la Hireclion des bâtiments impériaux , membre de l'Académie de Berlin et de plusieurs sociétés savantes d'Europe , avait succédé au comte d'AnguiscioIa , son protecteur , dans la chaire de mathématiques au collège des Nobles. Outre des observations insérées dans les Osserv. lin. du marquis Maffei , et dans le tom. 24 de la Raccolta de Calogera , on a de lui : Columna he7\:ulea geometricè consti-ucia , etc. , Vienne, 1752; de re ichruh gtapkicd ^eic.^ ibid., 1751, etc. On trouvera sur lui de plus amples détails dans la Sioria /eu. d'Iialia ( vol. 14 , pag. 244 ) , et il est fréquemment cité par Apostolo Zeno dans ses Lettres. — Le bienheureux Mabinori ( Jean ) , théatin , né en 1490 à Venise , fut chanoine de Saint- Marc de celte ville , et y mourut en odeur de sainteté Pan 1562. Son panégyrique se trouve dans le recueil de Roberli,tom. 2, pag. 170, édition de Bassano,1789.
* MARINUS , fut élevé du rang de centurion dans l'armée romaine , à la dignité d'empereur, en l'an 249 de Jésus-Chiist, par les légions stationnées dans la Mœsie , et périt, au bout de quelques mois, massacre par les mêmes soldats cfui l'avaient élevé sur le pavois , et qui lui donnèrent pour successeur Decius ou Dèce ( vojrez ce ce nom ).
D'après l'opinion de M. Tochon d'Annecy ( Mémoires sw* les médailles de Marinus, etc., Paris, 1817, in 4°, avec 3 pi.), les médailles qui portent le nom de Marinus n'auraient point été frappées pour celui dont nous parlons; l'effigie qu'elles présentent
serait celle d'un autre personnage , que Ton présume être le père de l'empereurPhilippe.
* MARINUS , philosophe platonideo du 5" siècle, né en Syrie , vint étudier la philosophie à Athènes , sous 'Proclus , lai succéda en 485 , et mourut dans un âge peu avancé. 11 avait composé des commenudra sur le Traité de l'ame ( d'^ristote ), sur les dialogues de Platon , des questions phUosopfiiqws., etc. ; mais de tous ces écrits, il ne nous est parvenu que la Kie de Proclus, publiée par G. Xilander, avec une version latine par un auteur inconnu , à la suite des Réflexions de Marc-Antonin , Zurich, 1558, in-8<*. J. Alb. Fabriciusen a publié une autre édition plus estimée , avec une nouvelle version latine et des notes, Hambourg, 1700, in-4*' j réimprimée à Londres , f 703 , iii-8« , une quatrième édition avec àes notes a été publiée par H. Boissonnade , Leipsig, 1814, in-8o. V Anthologie renferme quelques épigrammes attribuées à Marinus, que l'on croit aussi auteur du 'l'hevremata geometiica, sivc prolheoria ad Enclidis Data , imprimé avec les Commentaires de Proclus sur les ouvrages d'Ëuclide.
* MARINUS (Ighacb) , graveur flamaiMi, né en 1627, mort à Anvers en 1701, a laissé des estampes d'après difiîérents maîtres , parmi lesquelles on distingue : une Fuiie en Egypte , d'après Rubcns ; le Martjrre de sainte Apolline, diaprés Jordaeus \ des Enfants de village formant un concert grotesque ^ d'après Sachleeven.
* MABIO-BETTINO. yô^ez Bettiii.
* M ARION ( SiMOff ) , avocat-général ao parlemcut de Paris, né à Nevers en 1540, exerça d'abord avec une grande distinction le ministère d'avocat, obtint la protection de Catherine de Médiciâ et du duc d'Alençon y auquel il fut attaché en qualité de conseiller , fut chargé par Henri 111 de fixer les limites de l'Artois , de concert avec les délégués du roi d^Espagne , obtint des lettres de noblesse en récompense de ce serfia»
devint successivement président auxeoqo^ tes , conseiller d'état , avocat-général au parlement, et mourut à Paris en 1605. On a de lui un recueil de plaidoyer sous le litre dActiones ybrew*M , publié en 1594, in-S*, réimprimé en 1598 , 1620 et 1629. Un de ces plaidoyers est contre les jésuites.
* MARION DE L'ORME, f^o^. Dnion»
* MARION (Simoh-Ahtoih»), littérateur
né en 1686 à Villeneuve, en Franche Comté, embrassa l'état ecclésiastique, vint i P«w
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en f 7 i 2 , apprit rapidement l'hébreu , Tallemand , ritaÛen ^ l^espagnol , le portugais et 1 anglais, obtint une place à la bibliothèque dn roi , devint ensuite chef de bureau au conseil des affaires étrangères , puis fut nommé prieur de Rouvre, chanoine de Cambrai , et mourut dans cette dernière ville en 1758. Il avait des connaissances très étendues dans rhistoire, les antiquités , la numismatique et la littérature. On lui doit : le Recueil des statuts synodaux du diocèse de Cambrai, Paris, 1739, 2 parties in-4o ; le Pouillé du même diocèse , et un Recueil de titres eoncemant le siège de Cambrai; une Lettre critique sur la nouvelle Histoire de France ( de Tabbé Velly ) , insérée dans le Journal de Verdun , avril 1755. Son Éloge est inséré au tome 2 du recueil de l*Académie de Besançon. — tJn autre Ma- BtOH , jésuite , est auteur de deux tragédies jibsalon et Cromwetl, imprimées à Londres, 1764,in-I2.
* MARIOMDU FRESNE (N.), navigateur français , servait dans la marine royale vers le milieu du 18* siècle , et commandait en 1 76 1 le bâtiment qui transporta le Père Pingre {voyez ce nom) à File Rodrigue pour Tobservatiou du passage de Vénus sur le disque du soleil. Se trouvant à Tlle de- France en 1770, il demanda de ramener à ses propres frais , sur un bâtiment qui lui appartenait, le Taitien Aoutourou , que Bougainville avait amené d^Otaïti en France, et qo'on avait fait passer à TlIe-de-France pour être reconduit dans sa patrie. Marion partit à cet effet en 1771 accomparaé de de deux bâtiments du roi ; mais Aoutourou étant mort dans les parages de Madagascar, Texpédition changea de direction , et fit route au sud dil cap de Bonne-Espérance.
Après avoir découvert quelques iles , et mouiilé'dans une baie de la terre de Van- Diemen , Marion longea la côte septentrionale de la Nouvelle Zélande , jeta Tancre dans la baie des Iles , et fut d'abord bien accueilli ; mais , étant descendu à terre avec quelques hommes de son équipage , il y fut massjTcré , et ensuite dévoré ainsi que -ses compagnons par les insulaires. Le'point de la côte où se passa cet événement tragique fut appelé Baie de la TraJUson. M. Duclcs-^ meur, capitaine du bâtiment du roi le Castries y remplaça Marion dans le commandement de Texpédition qu'il ramena en 1773 à riie-de-France. On a publié , d'après les journaux de Crozet , Tun des officiers em-
ployés, la relation de cette même expédition sous le titre de : Nouveau Voyage à la mer du Sud commencé sous les ordres de M, Marion , et achevé sous ceux de M. Duclesmeur, etc. , Paris , 1783, in 8», avec pi.
*MARtOTT£ (Edmb), physicien distingué, né en Bourgogne dans le 17« siècle , embrassa Tétat ecclésiastique , fut membre de l^Académie des sciences à la création de cette compagnie , et mourut en 1684. Sans avoir fait des découvertes importantes , ce philosophe physicien a confirmé , par des expériences nombreuses, la théorie du mouvement des corps trouvée par Galilée et celle de rhydrostatique , ou science de l'équilibre des liqueurs, et a démontré un des premiers que l'application de la géométrie aux sciences physiques était le seul moyen de parvenir à de grands résultats. Le Recueil de ses ouvrages a été publié à Leyde, 1717; la Haye , 1740 , 2 lom. in-4o. Son Traité du mouvement des eaux a été publié par Ph. de La Hire, Paris, 1786, in-!2 . Son Eloge fait partie dé ceux des académiciens morts depuis 1666 jusqu^en 1699 , publiés par Condorcet.
* MARITI ( Jbab ) , voyageur italien , né à Florence , embrassa l'état ecclésiastique , voyagea ensuite dans le Levant^ séjourna huit ans dans l'ile de Cypre , parcourut la Syrie et la Palestine, revint dans sa patrie, et mourut vers 1795 ou 1798 , suivant diverses versions. On a de lui les ouvrages suivants en italien : Foyage dans Vile de Cypre , la Syrie et la Palestine , Lucques et Florence , 1769 à 1776, 9 vol. in-8«, fig.j les quatre premiers volumes ont été traduits en français , Paris , 1791 , 2 vol. in-8» ; et en allemand , par C.-H. Hase , Altenbourg , 1777 , in-S®, fig. ; Histoire de la campagne d'/ly- Bey dans la Syrie en 1771 , Florence, 1772, in-8» ; Essai sur le vin de Cypre, ibid. , 1772, in-§o ; Histoire du Temple de la Résurrection ou de l'Église du Saint-Sépulcre , Lîvouâ'ne, 1784 , in-8o , avec le plan de l'église ; Histoire de Faccardin, grand émir des Druses , Livdurne, 1787 , iu-8''; traduite en allemand avec des notes , Gotha , 1 790 ; Histoire de l'état présent de la ville de Jérusalem , Livourne, 1790, 2 vol. in-S" ; Foyage dans les collines du Pisan et du Florentin , Florence, 1797, in-8», tome l*»". La mort a empêché Mariti de terminer cet ouvrage.
MARITIME (Code), La mer n'est pas comme la terre susceptible de partage; personne ne peut y fixer de limites ; elle sem-
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ble appartenir ^ tous, et ce dut être ropinion générale lorsqu'elle paraissait aussi inaccessible que Tair. Mais bientôt la navigation tentée sur les côtes , créa des vaisseaux , propriété nouvelle ; elle exigea des associations de chefs et de subordonnés ; de là des capitaines et des matelots. La navigation 6t établir des droits sur les rivages et naître des intérêts nouveaux entre Tes peuples, hm périls de la mer causèrent des malheurs communs et des naufrages ; la barbarie abusa de ces malheurs , la force cupide arma les pirates. Les progrès du commerce, des sciences , de nouvelles découvertes , «grandirent les rapports et les calamités.
Les nations ayant ensanglanté la mer comme la terre , il fallut prénjunir le commerce contre les dangers de la guerre et des tempêtes ; de \k vinrent de nouveaux contrats dont on dut régler les effets. Chacun aperçoit aisément comment se formèrent les éléments d*un droit spécial relatif aux choses , aux personnes , relatif aux contrats , aux délits , aux crimes auxquels la fréquentation de la mer a pu donner lieu.
Rechercher les commencements du droit maritime est une chose plus curieuse qu'utile; c'est le besoin qui le forma et retendit successÎTement. S'il y eut peu de règles entre les nations , ou si la guerre brisa les pactes faits entre elles durant la paix , il n'en fut pas moins nécessaire de régler en chaque État les droits et les intérêts privés. Des usages particuliers , des coutumes locales, interprétées par la bonne foi ou Téquité , et par conséquent précaires , sont les premières lois.
Ces coutumes locales furent ensuite écrites ; la réciprocité les perfectionna, et elles furent mieux appliquées.
On reconnaît aujourd'hui que le recueil connu sous le nom de lois rhodiennes est bien plus récent qu'on ne l'avait supposé.
Les plus anciennes lois maritimes recueillies son4 celles qui font partie du droit romain enrichi sans doute des anciennes coutumes du nord de T Afrique , de la Grèce et de TlFe de Rhodes.
Ces lois éparscs dans le corps du droit , souvent réunies par d'habiles compilateurs , et longuement commentées sans être mieux éclaircies, traitent de divers objets qu'il est inutile d'énumérer ici. Les lois modernes , dont on parlera bientôt, les ont, en les adoptant, expliquées et étendues à un bien plus grand nombre d'actes et de contrats.
Apr^s la chute de l'cmpiie d'Occident, le
droit maritime retomba dans le chaos; les brigandages sur mer forent aussi fonestes que dans l'antiquité. Les invasions des Normands , Ifi féodalité qni se fit on droit svlfi naufrages , les piraterie» impunies ne pennirent guère de reconnaître aucune sorte de droit.
L'empire d'Orient , malgré sa décadence »
suivait encore pour règles les fragments dfs basiliques , qui n'étaient guère qu'une traduction des loi» romaines h l'usage de l'em* pire grec. Les croisés français, après en avoir envahi quelques provinces, rédigèrent, pour leurs conquêtes passagères, qodqoa dispositions maritimes , puisées probablement dans le droit romain , dans lei basiliques ou dans les coutumes français auxquelles ces antiques lois avaient donné lien (I).
Vers la fin des croisades et depuis , diven recueils de lois ou de coutumes furent publiés en Europe. Tels sont les rôles d'Oleron , les us et coutumes de la mer , les coutumes d'Amsterdam , de Wisbjr , qni ont formé le droit maritime de la ligue anséa tique et de toutes les villes commerçantes On a beaucoup écrit dans les deux derniers uèclés sur ces lois , leur origine , leurs effrti; et , quoique la législation maritime conce^ nant les intérêts privés se soit fort perficftionnée , on écrit encore beaucoup en Allemagne , en Angleterre et en France, sarce sujet, n sera épuisé par le laborieux oovit^' de M. Pardessus , intitulé De ia ColUcdfm des loi* maritimes (2).
Les grandes découvertes des Portogaiict des Espagnols, l'établissement des coloiue$.
les progrès du commerce, de la navigatiooi ont multiplié les rapports^ les intérêts, et par conséquent les coutumes qu'on a écrites, les lois qu'on a promulguées. Si c'est de l'Italie et de l'Espagne que sont vcbosI' plus d'ouvrages sur 4e droit maritime , les auteurs français ont peut-être jeté sur ce wjet le plus de lumières.
C'est en profitant de tant de travaux qa** sous Louis XIV , on a pnblié l'ordonnance de 1681 ; belle d'ordre et de justice , e»e « été et est encore souvent citée chex 1« ^*' tions étrangères comme raison écrite.
Des modifications, nécessitées parleteap»
et les grands événements survenus enE«iro|*^ ont fait passer dans nos lois , sous le no*"
(l) Voir les Assises de Jérusalem.
(3) Le tome !•', Ib-4» vlenl de paraître.
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de cod? dQ commerce) cette ordonnance améliorée.
Ces lois ont pour objet de réfl[ler tous les intérêts prtyés engagés d9ns le commerce maritime.
Les navires sont réputés meubles, et pourtant ces grands meubles, dooés d'une sorte de vie, exigent des règles différentes de celles qu*on applique aux autres biens mobiliers ; ils donnent lieu à des privilèges assez «emiblablet à de$ hypothèques sur les immeubles ; et, d'antre par^, les navires étrangers «ont plus difficilement naturalisés que les personnes. La saisie et la vente des navires sont sujettes à des^formalités autres que les saisies et ventes^ de meubles et d'immeubles. La responsabilité des armateurs , des capitaines , dont les fautes portent le nom de baraterie , les engagements des gens de m^ , sont réglés sur des principes particuliers. Le (ret ou le nolis , qui n'est que le loyer d'un navire ou d*une place dans le navire 9 se fait par une convention qoi a le nom de charte-partie. Le contrat i^ la grosse, si ccmnu des anciens, sert chez nous, comme chez ewE, dd voile à de grandes usures; elles paraissent licites, parce qu*on ne peut déterminer les intérêts d^in capitiA inexigible quand les objets affectés au contrat se per- * dent par cas fortuit.
Les lois modernes règlent d'une façon plus claire et plus juste les effets du jet à la mer et de la contribution; c'était le point le plus compliqué du droit maritime des Romains.
On trouve dans une de leurs lois que , si en cas de tempête on est obligé d'alléger la barque, on ne jettera les esclaves à la mer qu'après les marchandises. Cicéron , dans ses Offices^ voulait qu'on ne les jetÂt pas du tout ;*et les modernes ont adopté son avis.
Aii^ourd'hui , si par la tempête ou par la chasse de l'ennemi , on est obligé de jeter une partie de la cargaison pu de couper les mâts pour le salut commun , le dommage se répartit par contribution entre le navire et les marchandises. Ces règles de la contribution , autrefois difficiles , sont fort éclairées par le code; le plus souvent, elles s'appliquent aux assureurs du navire et de la cargaison , en vertu du contrat d'assurance que les anciens ne connaissaient pas.
Cette ignorance fut pourtant une chose assez contestée , et l'auteur de la CoUecu'on des lois maritimes (l)» en ranimant la con-
(1) A^ox«<*nre«l*, onUt Ltnktr «t Loeminus , Tothe 15.
troverse , a terminé (chap. 3) sa dissertation par des doutes. De quelques fragments dliis. toires et de lois , il est bien permis d'inférer que le principe du contrat d'assurance et de change n'était pas inconnu; mais les anciens n'ont fait ni polices d'assurances ni lettres de change ; on trouva bien le nom de leurs ouvriers imprimés sur la brique; ils touchaient à rimprimerie , mais ils ne Tavaient pas découverte. Il en fut de même du contrat d'assurance qui a tant facilité les progrès du commerce , et dont il n'y a pas de traces .avant le quatorzième siècle. On croit , en Angleterre , que les Lombards en ont introduit l'usage dans cette Ue , et les recueils ne parlent de la première contestation sur les assurances que sous le règne d'Elisabeth.
Quelle que soit la date de l'usagé des polices d'assurance , elles ont répandu de grands bienfaits en répartissent, sur ceux qui n*y sont pas directement exposés , les risques de la guerre et des tempêtes. Aussi ce contrat a-t*il mérité l'attention de tous les législateurs et de toutes les cours de justice depuis le seizième siècle (2).
Les lois maritimes sur les intérêts privés sont partout à peu près les mêmes , parce qu'elles sont nées des rapports de tous les peuples ; et en cela elles diffèrent beaucoup des Ipis civiles si dissemblables en chaque État. Les législations varient pourtant plus sur les assurances que sur les autres matières maritimes. Dès l'origine, on permit en Angleterre d'assurer la vie des hommes ,.et ce fut même une association religieuse qui rendit ce service. Parmi nous, les ordonnances les prohibaient comme contraires à la religion, è la dignité de l'homme, et pourtant on permit d'assurer la valeur des noirs de traite. Le code de commerce n'au torise ni ne défend les assurances , sur la vie; mais de ce silence même on a inféré qu'elles étaient licites, et des- compagnies assurant la vie des hommes ont été approuvées.
Les lois françaises prohibent d'assurer le fret des marchandises à bord des navires ; le profit espéré des cargaisons et les lois maritimes de la plupart des autres peuplq^ le permettent. En temps de guerre , l'assu-
]«s f Dtrodoctloni i divers traités d'assuraoces , par Emerlgon , an France ; par Marihal et Park , en Angleterre .
(2) F'oxez les articles Associations^ Assunmces, Compactes.
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rance fûte sur la propriété de renenini est nulle en France ; elle est TaHde en Angleterre. A la vérité^ en 1793, le ministère anglais , regardant cette faculté comme une duperie , fit passer un bill qui a rendu de telles assurances sans eflet ; mais ce bill n'avait de durée que celle de la guerre dernière. S^il n'est pas renouvelé , Tancien droit reprendra son autorité.
11 n'est pas de notre sujet de rappeler les perturbations que causent , dans les assurances et dans tous les contrats maritimes, * les déclarations de guerre inat,tendues et surtout les captures faites avant toute déclaration. Cet usage des Anglais a désordonné toutes les conventions , et les mesures prises contre ce nouveau danger ont, depuis 1756, compliqué les actes et multiplié les procès , sans que la législation , obligée de confier aux juges ^interprétation des contrats , puisse y porter remède.
Les funestes conséquences de ces faits font voir que le droit privé se lie étroitement au droit public maritime si incertain , qu'il est difiScile d'en exprimer les dispositions.
Par droit public , on peut entendre en chaque État les lois d'intérêt général sur les mi^tières maritimes ; en considérant les choses sous ce rapport , on se trouverait engagé à rechercher les lois sur le recrutement des gens de mer , sur les institutions militaires de la marine, sur la formation des équipages et la police de la navigation ; on verrait sous ce dernier point de vue que les lois françaises ont eu bien plus d'égards à la conservation des hommes qu'aux profits du commerce , à la sûreté qu'à la facilité des contrats. Mais h quoi bon retracer comme droil pttblic des règlements si variables, que c'est plutôt de l'administration que du droit; il vaudrait bien mieux l'envisager sous le rapport du droit des gens , si cette perspective n'était pleine de nuages et de douleurs. Les Romains disaient : Naturalijwe omnia communia sunt illa : aer, aqua pro- Jluens et mare et per hoc littora maris ; si ce n'était guère qu*un principe sans activité , le plus souvent interprété par la force , ce prin* m'ipe ^e ta communauté^ de la liberté des fners était au moins .consigné dans les lois comme un droit général et imprcsctiptible de tous les hommes.
Lorsque les liens de la société romaine furent rompus , les mœurs et les coutumes firent entendre un autre latigage. On sait que plus tard la mer fut divisée entre des
rois par les méridiens , et ce ne fut qa'tprès les progrès du commerce et de la naTigation que des publidstes firent passer dans le droit maritime quelques maximes du droit des gens. On essayait ces maximes sur les neutres, sur les blocus, ^ur la course, sur la piraterie ; mais elles ne s'établirent jamais parfaitement. Quelques rares passages insérés dans les traités de paix secondèrent les enseignements des écrivains; mais la jalousie des puissances, commerçantes vint bientôt déranger cette économie. Si Grotius , au nom de la Hollande, publia son livre Mare liberum , l'Angleterre lit composer par Selden le Mare clausum .
Cependant, les lois de Louis XlV,fpndées sur des principes communs à tous les peuples , répandirent des idées plus généreuses. Il ne serait pas malaisé de pfooTer que la maxime si juste : En temps 'de guerre, le pavillon neutre couvre et protige la propriété privée , £risait des progrès chez les peuples et trouvait gr&ce même en Angleterre ; mais les procédés de la guerre terminée en 1763 ont rayé cette maxime de ses archives ; et depuis les violences barbares et réciproques des deux dernières guerres , re n'est plus ^un principe stérile de justice.
Le droit sur les blocus avait, jusqn'aa dix-neuvième siècle , éprouvé moins d'altération. 11 fallait un blocus réel pour empêcher les neutres de pénétrer dans un port; l'espace de la mer , où la navigation était prohibée, se trouvait fort resserré. Mais quand tour à tour l'empire et l'Angleterre ont déclaré des continents entiers en état de blocus , toutes les idées ont été confondoes- La paix générale aurait du faire revivre l'ancien usage ; mais on vient de voir que des États, à peine maritimes, ont bloqué, aa loin dans la mer , l'embouchure de la Rata et le Bosphore. Le respect que dé grandes puissances ont eu pour ces actes fait craindre qu'elles ne veuillent fonder leur propre droit sur ces exemples.
La course devait bien être dans le domaine du droit des gens ou plutôt être proscritc par lui. De toutes les ' conditibns qoi avait été imposées parmi nous à cette piraterie légale, le règlement de 1778 est encore le plus sage. Tour à tour imitateur et exemple des règles étrangères, il arwt adouci la violence des corsaires , et les neutres savaient au moins sous quelles précautions ils pouvaient se livrer à la navigation et au commerce entre les puissances beUigé-
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nntes. Mais dans cette longue et terrible gaerre , dont on entend encore le bruit ^ les règles écrites, les coutumes générales ont été foulées aux pieds. Ceux qui Toudront contemp^r les débris du droit maritime > n*ont qu'^ lire les recueils de notre jurisprudence et les décision» de Tamirauté anglaise^ rendues par WT Scott , que les Anglais appellent pourtant un grand citoyen. On y Terra que les notions les plus simples du juste et de Tinjuste ont été déBgurées par leé ruses de Tesprit , mis aux ordres de la fraude publique et de la violence des gouvernements. Il n'j a plus de règles ni pour les prisés ni pour la course.
Qu*on s'étonne ensuite des pirateries ! Les gouyemements les plus policés, en déléguant la puissance à des légions de corsairea, irritent la cupidité, la férocité des hommes 3 et à la paix ils veulent subitement punir comme pirates les forbans dont ib avaient couvert la mer. Aussi voyez Rome , après avoir multiplié les armements , après avoir semé des écumeurs de mer , afin de mieux détruire les petits États qui la bordaient, réduite à décerner des triomphes pour des victoires contre des pirates. Voyez Venise et Gènes , après la chute de Tempire d'Orient, obligées de combattre pendant cent cinquante ans les pirates qu*elles avaient encouragés dans leurs animosités respectives ; voyez les mers se couvrir de flibustiers après les guerres de Louis XIV , qui avait prodigué ses brevets aux corsaires, et, dans ces derniers temps , les pirates infestant Tarchipel d'Amérique , à la suites des licences distribuées pour la course. Tandis qu'on tolérait les pirateries africaines , on s'étonnait de celles d'un peuple qui , égorgé pendmnt sept ans , expulsé de son territoire , a lancé sur les mers ses derniers habitants , réduits à se faire oiseaux de proie, si Pair avait été accessible.
La France ^ule a fait une loi récente contre la piraterie ; mais h sa lecture, on sent que, pour être efiicace, elle a besoin de Tappui des autres ÉUts. Ce n'est guère , en effet, que par le concours des puissances civilisées qu'on peut établii* contre les pirates un véritable droit des gens. Ce grand objet méritait bien les honneurs d'un congrès; car, depuis que les formidables appareils de rartîUerie et de la vapeur mettent au pouvoir. des gouvernements des forces contre lestpielles les pirates ne peuvent lutter par des armements clandestins , il serait bien facile
à l'Europe de faire disparaître b piraterie.
Un des moyens les plus efficaces ne serait-il pas d'interdire les lettres de marque pour la course ? Déjà quelques timides vœux se sont fait entendre dans Tiine des chambres françaises , à propôîs de la traite et de la loi sur la piraterie. Ces vœux ont trouvé des échos dans les assemblées américaines , et du milieu des mers même , de ce rocher de Sainte-Hélène, où Ton savait si bien la cause des maux de l'humanité, il s'est élevé contre la course et en faveur des neutres , un cri digne d'être écouté (l).
L'ancien droit des gens maritime était plutôt enseigné par les publicistes que fondé sur les lois et les traités. Si les gouvernements continuent de garder le silence, c'est h la religion, h la philosophie, à l'éloquence, libres aujourd'hui , a faire entendre leurs voix généreuses. Sans doute, la force ne respectera pas d'abord des théories fondées sur la justice et l'intérêt général des hommes; mais les interprètes du'cœur humain, à force de persévérance , parviendront à former les mœurs publiques , à fortifier ces opinions qui veulent , pour la mer comme pour la terre , l'autorité du droit des gens.
Ahohtmb,
"^ MARITZ(Jbah), célèbre fondeur et mécanicien , né li Berne en 1^11, d'une famille déjà connue avantageusement pour ce genre d'industrie , parcourut la I^Uande , l'Allemagne , et vint en France , où il obtint la' direction de la fonderiede Lyon. C'est dans cette ville qu'il fit, vers 1740, la première application d'une machine qu'il avait inventée pour forer .et tourner les canons.
Il obtint pour cette invention une pension de 2,000 francs en 1744 , passa bientôt après k la direction de la fonderie de Strasbourg , puis à celle de Douay , fut nommé inspecteur-général des.fontes de l'artillerie de terre et de mer , et reçut en 1 758 des lettres de noblesse et le cordon de Saint-Michel. Sur la demande du roi Charles III , Maritz eut la permission de se rendre en Espagne, pour y établir ses procédés relatifs à la fonte des canons ; il fit construire les belles fonderies de Séville et de Barceloune , reçut pour récompense de ses services le grade de maréchal-de-camp , revint en France , refusa lès offres qui lui furent faites en 17G6 de la part de l'impératrice Catherine II pour aller en
(1) ^ojTêZt daos Im Mimoifs de Moatholoa» uji« belle disserUUon sur le^U des DOtUres.
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RuM it , obtint en 1 768 une nouvelle pension de 12/300 francs , et mourut en 1790, datas une terre où il s'était retiré près de Lyon.
" MARIUS (Caïus) , fameux général romain, naquit à Cerretrnum ( territoire d' A r* pioo) vers Tan 1^3 ayant Jésus-Christ, d*un sang obscur, et se livin d'abord aus travaux de laxampagne. Il entra ensuite au service , suivit Scipion au siège de Numauce Tan 135 avant Jésua-Cbrist , et se signala également par sa bravoure et son respect pour la dis^ cipline. Sa réputation et ses brigues relevèrent bientôt aux emplois publics , et il fut successivement nommé tribun du peuple (Tiin 120 avant J^us -Christ ) et préleur en Bélique. Métellus étant sur le point de passer en Afrique pour faire la guerre à JugUr> tha, le choisit pour son lieutenant. Marius ne négligea rien pour se faire un parti dans Tannée, et sut persuader aux soldats, et par eux au peuple romain , que lui seul était capable cle mettre li fin la guerre qui se pro^ longeait depuis si long^temps; et, grâce à , cette opinion , étant revenu brusquement à Rome , il réussit à se faire nlécemer le con-* sulat et la conduite de k guerre d'Afrique»
Au reste il se montra digne de succéder è Métellos ; Jugurtha fut défait et livré par trahison au général ramain ( 106 ans avant Jésus-Christ). Peu après Marius Alt élevé k de nouveaux honneurs , et remporta de nouvelles victoires. Une armée de 300,000 barbares étant venue fondre sur les pays situés au midi du Rhin et du Danube , Marius fut nommé .consul à la nouvelle de leur ap-^ proche , et on le continua encore quatre ans dans le consulat ( 104-100 avant Jés^us*- Christ). Il justifia la confiance qu on lui témoignait en exterminant les Ambrones et les Teutons près d'j'i^uœ Sêxtœ (Aix) en 102 , et les Cimbresprès de Verceil en 101.
Le peuple lui décerna les honneurs du triomphe et le titre de troisième fondateur de Rome. Il ne tarda point & se rendre indigne de cette qualification et à ternir Téclat de sa gloire eh fomentant dea séditions entre le sénat et le peuple. La guerre des Marses éclata sur ces entrefaites, et il j fut emplojré7<^onjointement avec Sylla , autrefois son questeur. Les talents et la réputation de ce dernier Toffusquèrent bientôt , el il ne le vit plus qu^avec une haine profonde , qu'au surplus Sylla lui rendait avec ustire (91 et 90 avant Jésus- Christ). Deux ans après les Romains déclarèrent la guerre à Mithridate , que Marius lui-même , dans Tespoir de se rendre néces-
saiiM et de jouer encore le premifcr rôle , avait engagé h des mesures qai ne pouvaient manquer d*«mener les hostilitéé (88 avant Jésus-Christ ). Sylla, alors consul, fut chargé du commandement. Aussitôt Bfariuyfaltcatser le décret par le peuple , qui ks proclame général en chef , quoique Sylla soU déjb ï la tête des troupes. Mais celnici , loin de remettre son armée à son riVal , marche tur Rome et y entre en vahiqueur. Mariù« n'a d'autres tessouftces que la fîrite. tl se rend sur la côte et veut faire voile pour TAfrique; mais les tents contraires Tem pèchent départir; il est contraint de se réfbgiér dans les ' marais de Mintume^ , où bieïit^t il est découvert , et d'où on le trahie en prison. Ûu soldat cimbre vient par ordre des mtfgistnis lui trancher la tète ; mtis à la vôU dn ctp* tif , qui lui dit : « Cimbre , oseras-tu bieii tuer Caïus Marius ! » le barbare laisse tofiiber son épée ^ et les magistrats émus fiivorisent la fuite du rival de Sylla. Mariils tAverse la mer , arrive en A^que, y rasseuiMe quelques fiorces, reparaît en Italie avec IfiOO hommes, et grossissant ê«ai armée à mefttire qu'il avance, enti^sans résistance dafis Rome, où il immole tous »es ennemis , reuplil h ville du sang des optimates , ée fait prôdsmer consul pour l,a septième fois avec Cin^, qui avait préparé cette révolution , et Bwttrt au sein des grandeur» et de la venge*fice , avant que le terrible Sylla revienne Iroahkl' son triomphe et exercer stir ses partlsaUt d'affireuses représailles ( 66 avant Jesiii^ Christ). Il est probable quil était presque septuagénaire. Les traits principaux dn caractère de Marius ressortent de son histoirt' Amière, ferme, intrépide, il était le sed peut-être qui pèt préselrer Tltalie des bi^ bares du Nord ; ambitieux ^ cruel , jalous de toutes les grandeurs, et par conséquent Fed* nemi des patric^ua , qui lui reprochaient Is bassesse de sa naissance , il fut le pretntf qui mit aiu prises et fit combattre en bataille rangée les deux castes romaines, cl fl fraya le chemin à toutes les ambitions à veiir. Voyet pour plus de détails sa vie dans Pli'* tarque , qui voulait le comparer à Fyniiiiii Sa révolte a fourni li Lucain un dea plu» besot cpisodeade la PhanaU (chap. II) , et à M. A^ nàult ridée prem^re de son estimable tragédie de MariuM à Minhimes. Il existe aussi M très-beau tableau de M. Dronais ( élève ée David ) sur le même sujet. — Mauos {ù)i connu sous le nom duy'muNr Mûriui , nèvfi et fils adoptif du précédent, se réfiigiÉ é»
llARI
MARI
HicaipMil , roi de Nomidiéf p«tidiiit U pros* criplion de son p^, rentra li Rome avec celui-ci , deTint Tidole des foldaU , et se fit nommer consul aTec Carbon l'an 82 avant JésttS'Cfanst. Peu après S/Ua, vainqueur de Miibridate , rentra dans Tltalie , et gagna la bataille de Rome sur le jeune Marins , qui s'enfuit à Préneste ^ et qui ensuite se fit tuer par on de ses officiers pour ne point tomber entre les mains de son ennemi. Son séjour chez Hiempsal et sa mort ont fourni matière à deaz tragédies, Tune par de Gauz, intitulée Marmsy et jouée en 1715 « Tautre par Tabbé Bo^rer représentée en 1669 ^ et intitulée U jeane Marùtt*
* MARIUS ( M. AuRBUus^MAaius Anovs- Tva ) , tjran dans les Gaules , prit la pourpre après la mort du jeune Victoria , et fut, trois jours après , assassiné par un soldat.
C^>eodant le grand nombre de médailles qni portent son aomet son effigie ont £ût dooter- que son règne n*ait eu réellement qœ si peu de durée. Marins avait été dans sa jeunesse forgeron ou armurier; pois^ étant entré dans les armées, il avait passé par tous les grades de la milice. Il était d'une force de corps extraordinaire , et les historiens en rapportent des exemples qui sont vraiment incroyables.
* MARIUS .( le Bieilheureua ) , évéqne d* Ayeacbes en Suisse , né à Autnn vers Tan 532 , fut élevé à Tépiscopat li 1 âge de quarante-trois ans, assista au second concile de MAcôtt en 5d5 , et transféra son siège épiseopal k Lausanne en 590 ( lorsque la ville d^A^eDobcs fat ruinée par les barbares ), et moamt le dernier jour de Tannée 595. Son nom se trouve dans quelques martjrologes.
Oa a de ce prélat une Chronûfae abrégée qoi s'étend de Tan 455 jusqu^au mois de sep»
tembre 581 , continuée par un anonyme joaqu^en 603. Cette chronique a paru pour
la première fois dans les Scriptor. Francor, d*A.*I>achesne, tom. !«% eta été réimprimée dans le Bectuil de* HUtoirtM de France^ par D. Bouquet , tom. 2. Les auteurs de VHif toire littéraire de France attribuent encore à Marins une f^ie de $aint Sigismond^ roi de Bourgogne , imprimée dans le Recueil des BoUandbtes au !•' mai.
* MARIUS ( AdriehNicolaïus ) , poète latin du 16« siècle , frère de Nicolas Gradins et de Jean Second ( voyez Evskaiovs), mort à Bruxelles en 156^, a laissé des EU' gÎMê^ des Epigramme»^ une Satin et un Chant JioMre^ imprimés avec phnieurs autres
pièces de vers de ses deux (rëfes dans le recueil publié par Bpnaventure Vulcanius sous le titre de Poemata^ Le^rde, 16 12, in- 12. Les poésies de Marins sont estimées. On lui attribue encore une traduction en vers latins de quelques Dialogues de Lucien ^ et UM en prose du Traité dm thème auteur sur la calomnie.
* MARIUS (Smoa M AYER, plus cottun sous le poB de) astronome , né en 1570 à Gnnt* senhausen dans la Francooie, cultiva d'abord la musique , apprit ensuite les principes de Tastronomie auprès du célèbre Tycho-Brahég puis alla étudier la médecine en Italie. Il de* vint, à son retour en Allemagne, astronome de réleoteur de Brandebourg , et mourut à Nuremberg en 1624. On a de lui : TahmUt direetionum novœ uniueram Europœ inser* viênteê , Nuremberg , 1599 , in-4o { Fratiki»^ cher KaUnder oder praciica , ibid.> 1610 \ MuhduM Jù%naU$ anno 1609 detëttus op9 peripicUli belgici, etc., ibid., 1614, in%4« i on trouve dans cet ouvrage une théorie fort imparfaite du mouvement des eatellites de Jupiter j que Tauteur prétend avoir aper^s le premier , ainsi que les taches du soleil ; un Discourt { en allemand ) sur la comète da 1618, ibid., 1619 , in-do. Marins a tradoit en allemand les six premiers livres d'Euclide^ Anspach ) 1610 , in-folio*
* MARIUS-^QUICOLA. Fo^a Eçvi-