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de fois à Rome , à Râle, » Paris et à Fr«n£^ fot% , et inséré dans plusieurs reoueils , notamment dans le Tiusaumt antiquitat. de Graîvius 3 con*u/um, dictatorum^ censor^m^ que romnnomm Séries , etc.. Home « 1549 « in8« ; in annales consulum et ttfuimphof Comm^entaria , Rome , 1560 , în-fol. ; au dissertations réimprimées à la suite de quc^ues uues des éditions de Vurhis Bomm Ti^ographia^ telles que celles de Rome, 1543 et 1549« in-fol. -^ M ABU AHi ( Bernardin ), littérateur mantouan du iO« siècle «recteur de l'Académie des inyaghiti, a laissé un recueil de litres , Venise, 1601 , rare, et une ^ie de Balthazar Castiglione, placée en tête de l'édition de cet auteur publiée par Cortigiano , Padoue, 1733. — MABi.u»iouM4BLiAJiiis(Jean), mathématicien et médecin du 15* siècle « né à Milan , mort en 1 483 , a laissé un traité ou dissertation, intituleras Caliditatecorporum humanortun tempore hiemis et iestatis , etc., Venise, 150I,infol. —Un autre Mabuavi ou Marubv (Raimond), en latin Marlianus^ qui vivait au commencement du I6e siècle , est auteur d'une description alphabétique intitulée : veterum Galliœ Locorum, Populonwiy Urhium, ac fluwiorum, eorum maxime quœ apud Cœsarem in Commentariis sunt et apud Cornel. Taciium , imprimée à la suite d'un grand nombre d'éditions des Commentaires de César. ,
* MARLOE ( CRBisToras ) , littérateur anglais, né en 1562, suivit la carrière du ihéitre 9 joua dans la même troupe que Shv kespearc, et composa des tragédies au nombre de sept 9 dont une seule , retouchée depuis par mistress Behn , est restée au thtâtre sous le titre d'Jbdelazer , ou la Vengeance du Maure, Les titres de ces tragédies sont ; Tamerlan-le-Grand , ou le berger scfthe , Londres , 1590 et 1593 , iu-80 ; le Massacre de Paris , sans division d'actes, et imprimé sans date; le docteur Faust , 1604 ou 1616, in-4o ; le Juif de Malte , 1633, in-4n ; Lust's Dominion^ or the lasciviou* Queen (le Règne du Vice » ou la Reine lascive ) : c'est la tragédie retouchée par mistress Behn sous le titre iVjébdelazer ; Didon ( en société avec Th. Nash), 1594, in 4». On a encore de Harloe un poème , Héro et Léandre , terminé par Chapman , Londres , 1616 , in-S».
* M ARLORAT ( Avovstui) , né en (506 en Lorraine, entra d'abord dans l'ordre des AugusUns , embrassa ensuite la réforme de Calvin y parut avec éclat en 1561 au colloque de Poissy, et fut pendu eu 1562 à Rouen
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dans les guerres de religion. On a de lui : une traduction française du traité de Bertram Prestre , du corps et du sang de Jésus-Christ , Paris , 1 56 1 , in- i 6 j Thésaurus locorum commu. nium sanctœScn'pturœ, Londres, 1 574,in-fol. , Genève I624,et des commentaires sur la Bible.
* MARLOT (Dbm Guillavmb) , grandprieur de Saint-Nicaise de Reims , né en 1596 dans cette ville, mort en 1667 , fut un des protecteurs de la réforme de la congrégation de SaintMaur Introduite en 1634. On a de lai : Oraison* Junèbre de Gabriel de Sainte^Afarie, archevêque de Reims , Reims, 1629,in-4n; le Théâtre d'honneur et de magni- '
ficence préparé au sacre des Rois y ibid . , 1643 , 1654, in-4o; U Tombeau du grand saint Rémi y ibid. , 1647 , in-8o ; Monasterii sancti Nicasiirem. Initia et Ortus, dans V appendice des œuvres de Goilbert de Nogent, Paris, 1655 , in-fol. , pag. 636 ; Metropolit remen^ sis Historia ^etc, , 2 vol. infol. , Lille , 1666 ; Reims, 1679.
♦ itfARMION (SHÀKBaLiT), littérateur anglais , né en 1602 à A^mhoe , comté de
« Northampton , mort à Londres en 1639 , est auteur des comédies suivantes : le Ligueur hollandais, imprimé en 1632, iu-4«; t antiquaire^ 1641 , in-4o; le Marchand rusé ^ inédit. On a aussi de lui un poème intitulé Cupidon et Psyché.
• M ARMITTA (GsLLio-BBaiiARDiiro), professeur de belles-lettres , né h Parme au 15* siècle, a laissé : Tragœdiœ Senecœ cvm comment., Lyon, 1491 , in-4»; Venise, 1492 et 1493; Luciani Palinurus^ Scipio Roma^ nus Carmina heroïca in amorem , Jsinus aureus , Bruti et Diogenis Epistolœ , Avignon, 1497, in-4o. — Marmitta (Jacques), secrétaire du cardinal Jean Ricci, né à Parme, mort en 1561 , a laissé des Poésies^ Parme 1564, in-4o. — Mabuitta (Louis), graveur habile, fils adoptif du précédent, fut conduit h Rome par le cardinal Jean Salviati , et s'y fit remarquer par d'excellents ouvrages , et surtout par son adresse a contrefaire les médailles antiques. tJn de ses camé<ïs, représentant une tête de Soerate, fut trèsadmiré des connaisseurs.
* MARMOL Y CARVA JAL (Louis) , historien et voyageur espagnol , né vers J(620 1 Grenade , fit partie de la fameuse expédition dirigée par Charles -Quint contre Tunis, et servit pendant vingt ans en Afrique, fut fait prisonnier par les Maures , qui le retinrent v.n captivité près de huit ans , pendant lesquels il parcourut une partie des côtes de la
Barbarie, traversa les déserts de la Lyl^,et vint jusqu*auz confins de la Gninée. De retour dans sa patrie , il s'occupa de décrire leif contrées qu'il avait vues et celles sur lesquelles il avait recueilli des renseignements. On croit qu'il vécut jusqu'à la fin do 16* necle. On a de lui , en espagnol : Description, générale de V Afrique et Histoire des Guerres entre les Infidèles et les Chrétiens , 2 vol. in-fol. , traduite en français par Perrot d'Ablancourt, Paris, 1667, 3 volumes in^; Histoire de la Révolte et <iu Châtiment des Maures dans le royaume de Grenade , Malaga, 1600, in-fol. ; Conjoue, IG98; Madrid, 1797, 2 vol. in-4o , et une traduction de»
Révélations de. sainte Brigitte , ainsi que des Rubriques du Bréviaire romain.
* MARMONT DU HAUCH AMP (Baktbb- Lim), littérateur, né en 1682 li Orléans, mort vers 1760, a laissé les ouvrages suivants X Réthinuiy ou la belle Géorgienne^ 1723, 3 vol. in-12; Mizivida^jovk la. Princesse de Firando , 1738 , 3 vol. in-12 ; Histoire du Système des Finances^ en 17 19-20, et Abrégé de la vie du Régent et de Zow, U Haye, 1739, 6 vol. în-12; Histoire de U réduction et de l'extinction des Papis^ royaux , etc. ^ de la compagnie des Indes , ibid. , 1743 , 2 vol. inl2 ; Ruspia^ ou £« lelk Circassienne y 1754, in- 12. Contemporain da système de Law {voyez ce nom) , Marmont , alors fermier des domaines de Flandre , fat à même d'apprécier cette grande opération financière, et ses écrits à ce sujet , cités plus haut , offrent des documents précieux qu'on chercherait vainement ailleurs.
• MARMONTEL ( Jbah-Fraw^ois ) , littérateur , naquit en 1728 à Bord , petite ville du Limousin, et mourutle 31 décembre 1799 Il Ableville , près Gaillon ( Normandie ). H avait appris les premiers éléments du latÎD dans sa patrie , continua ses études chex les jésuites à Mauriac et à «Toulouse, et semMa d'abord se destiner à l'état ecclésiasiiqvr.
Quelques succès littéraires obtenus aux Jeux floraux le mirent en rapport avec Voltaire , auquel il avait fait hommage de ses premîen opuscules , et le poète- philosophe engagea Marmonlel k reprendre l'habit laïc et ^ venir à Paris. Le jeune auteur , quoique sans fortune , céda à l'invitation périHeose de son patron. 11 vécut pauvre dans la société de littérateurs du même ige que lui , et toat aussi peu riches. Des prix remportés à FAcadémie française , des tragédies , telles que Denis-UTyran t Aristomène ^ Cléopdtre^ les
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HÀracUdtt /mojourd'hai oubliées , mais représentées alors avec succès , lui valurent la protection deM»* de Pon)padour,et la place assex bien appointée de secrétaire des bâtiments de la couronne. Il obtint ensuite le privilège du Mercuf^. On lui attribua deux ans après une parodie fort ii^jurieuse pour le Juc d'Aumont , premier gentilhomme de la chambre. Le duc de Cboiseul « ministre toot-puîssanl, s'irrita contre le prétendu parodiste, le priva de ses pensions , de sa place au Attrcure , et le fit mettre à la Bastille, où il ne regta néatimoins que peu de jours. En tout «ela Marmontel n'était coupable que d*indiscrétion. Il avait répété de mémoire une satire qui n'était pas de lui , mais que ' son véritable auteur , M. Cur^ , avait lue une seule fob en sa présence. Les Conus jmoratàx quHI inséra successivement dans le Mercure , et qui ont cté recueillis ensuite et réimprimés nombre de fois en 2 , 3 et 4 volumes, tant in- 12 qu*in-8s furent accueillis avec plaisir , et redonnèrent à <^e journal ' «ne vogue extraordinaire. En 1763 il fut admis à TAcadémie française. Ce fut h peu.
près vers ce temps qu'il commença <i travailler, pour rOpéra-Comique , ou plutôt pour Orétrjr , qui obtint de lui le poème du Hw ron^ de LuciU, de Siluain\ de la Fausse Magie .* les trois dernières sont restées an théâtre. Marmontel se plaint vivement dans ses Mémoires de l'ingratitude de Grétrjr qui, d'accord en cela avec Topinion publique^ pa* raissait accorder à sa musique la meilleure part dans les succès prodigieux qui couronnèrent ces divers ouvrages. A Toccasioadu mariage du dauphin ( depuis le malheureux Louis XVI ) , il donna , toujours en société avec Grétry , au Grand-Opéra , Ce' phale et Prociis , opéra qui ne survécut pas à la brillante circonstance pour laquelle il avait été composé j au même théâtre , Dénsophoriy en 1789, musique de Chérubini.
Cet opéra avait été précédé en 1785 de la tragédie lyrique de Didon, et en 1787 de celle de Pénélope , Tune et l'autre mises en musique par Piccini. ^Le succès de Didon fut immense, et il se soutient encore au jour. d'hui. Dans la fameuse quereUe des glukisles et des piccinistes , la reconnaissance rangea Marmontel sous les drapeaux de son compositeur , et il n^épargna point les sarcasmes et les épigrammes aux défenseurs de Gluck.
Cette polémique odieuse et ridicule n*a plus aucun intérêt pour nous. En 1767 Marmontel publia un ouvrage auquel , comme c'est
la coutume, la persécution qui en fut la suite procura une célébrité que l'ouvrage n'aurait jamais acquise par lui-même. Bélizaire est comn^e les Incas, qui parurent dix ans plus tard , une espèce de roman historique écrit avec élégance, mais fort inférieur aux ouvrages du même genre qu'ont donnés plus tard M"»« de Genlis, M«« Cottin, et plus récemment sir Waller Scott et M. Cooper. Ses Éléments de Littérature se composent d'articles fournis à V Encyclopédie ; il y a des recherches , un grand e^rit d'analyse, maispeu de goût dans cette production souvent réimprimée : c'est le meilleur ouvrage de Marmontel ; les jeunes gens ne doivent toutefois consulter qu'avec beaucoup de défiance un auteur qui ose comparer un trèsrfail>le épisode du deuxième libre de la Pha^sale de- Lucain au quatrième livre de VEnéide. Lucain était en eflet l'auteur favori de Mar-.
montel \ il l'a traduit en 1 écourtant , et le poète latin n'y est nullement reconnaissable. On doit au même écrivain des Mémoires sur la Régence du duc d'Orléans ; ces mémoires sont amusants, mais d'une partialité révoltante en faveur d*une administration qui a fait et préparé tous les malheurs delà France. Ses Mémoires sur sa vie sont écrits avec pins de franchise \ composés pour l'instruction de ses enfants , le père y raconte ses torts avec une naïveté , mais en même temps avec une modestie que le but moral de la rédaction rendait nécessaire , et qui force le lecteur à l'indulgence. Marmontel j>rofessa dans seB ouvrages des principes qui purent paraître repréhensibles , mais on n'a pointa lui reprocher d'avoir attaqué les doctrines fondamentales de la religion. En 1797 il fut nommé député au conseil des Anciens par le département de l'Eure. 11 s'y montra constamment modéré et religieux. Son élection fut annulée par suite des événen^ents du 18 fructidor ; il revint à son village et se livra exclusivement à l'éducation de deux fils qu'il, avait eus de son mariage avec une nièce de Tabbé Morellet. Il faut bien se garder de juger Marmontel sur les injures que Palissot lui a prodiguée dans sa Uuaciude. Marmour tel ne fut supérieur en aucun genre , mais il fut un écrivain agréable, pur, élégant. Le choix que fit de lui l'Académie française pour remplacer d^Alembert dans les fonctions de secrétaire-perpétuel de l'Académie, nie parut que l'acquit rigoureux d'une dette. Il fut injuste envers Boileau , et ce tort lui a été sévèrement reproché. Il était tout sim-
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