PRÉF
d action française du Décaméron deBoccaee, publié en 1534, celles des Économiques d'Aristote , des OEuures de Sénèque-le-Pbilosophe, et des traités de Cicéron sur l'jémitté et ia Vieillesse, Ces derniers n'ont pas été publiés. et sont conservés •manuscrits dans la bibliothèque de Genève.
* PRÉMONTRÉS ( Ordre» dis). Vojrez
NonBEAT.
* PRÉMONTVAL (AHDaâ-PiBRRB Lb.
GUAY de) , littérateur, membre de TAcadcmie des sciences de Berlin, né à Charenton en 1716, enseigna d'abord avec succès les
. mathématiques à Paris. Une aventure amoureuse le détermina à quitter la France ; emmenant avec lui sa maîtresse, qu'il épousa bientôt , il alla se 6xer à Berlin , où il mourut en 1764 , après avoir embrassé le protestantisme. On a de lui : ^ Monogamie, ou l'Unité dans le mariage, 1751 , 3 vol.
in-8o, etc.; plusieurs mémoires dans le recueil de ceux de TAcadémie de Berlin , et divers autres opuscules mathématiques , philosophiques et littéraires. — Pr<montval ( Marie-Anne-Victoire Pickon de ) , femme du précédent, née h Paris en 1724, morte peu de temps après son mari , se distingua par son esprit et Télégance de ses manières.
Elle fut lectrice de la princesse Guillelmine de Prusse , et publia la vie de son père sous ce titre : le Mécaniste philosophe , ou Mémoires concernant la vie et les ombrages de Jean Pigeon y La Haye, 1750, in-8o.
PRÉPARATION. ( Histov-e naturelle. ) ( yojrez Taxidermie. )
PRÉPOSITION. ( Grammaire.) Mot invariable qui sert à exprimer les rapports que les mots ont entre eux.
Les mots ont entre eux les mêmes rapport» qu'ont entre elles les choses qu'ils désignent. Ces rapports peuvent être exprimés par le langage de différentes manières , soit simplement par la place même que les mots occupent., soit par un changement dans lof terminaison du mot qui sert de deuxième terme au rapport {voyez Cas), soit enfin par un signe particulier , par une nouvelle espèce de mots : ce signe , cette nouvelle espèce de mots, c'est la préposition. Lors- •qu'en français je dis : j'aime Dieu , la seule place du mot Dieu montre le rapport qu'il y a dans ma pensée entre aimer et Dieu • quand, en latin, je dis : Deum amo , ce rapport est exprimé par la terminaison um ; quand je dis : le Uvre de Pierre , le rapport de livre à Pierre , qui en anglais , dans la
langue basqae et dans beaucoup d'autrcr, pourrait être indiqué en mettant livre avant Pierre , qui en la'tin serait rendu par le changement de la terminaison du mot Petnis en Pétri, est exprimé par la préposition de.
Le nom de préposition ( deponere , placer ; prœ y devant ) vient de la place qu'occope généralement dans la phrase cette esp^ de mot , qui se met ordinairement devant sod* complément; cependant, comme il y a des langues , telles que le turc, le basque , le groeulandais , où ces mots se placent aprèa leur régime, ce nom manque de justesse; on y a substitué dans quelques traités de grammaire générale celui d'exposant de rapport ,qui fait bien mieux connaiti*e la nature du mot.
C'est par une conséquence de sa nature même que cette espèce de mots est invariable ; en effet , quelque variation que puissent subir les termes d'un rapport , le rapport reste toujours le même. S'il s'agit ., par exemple, d'un rapport d'inclusion exprimé par dans , ce rapport ne change pas : que je sois dans une ville ou dans une maison , dans un lieu on c[ans un autre.
La préposition servant à exprimer le rap • port des choses, entre elles , on peut en distinguer d'autant de sortes qu'il y a de rapports ; aussi les grammairiens distinguent-ils des prépositions de temps , de lieu , d'ordre , d'union, de séparation, d'opposition , de but , de cause , de moyens , de spécification; on en pourrait distinguer un bien plus grand nombi'e , et l'énumération ne serait pas encore complète.
Il s'en faut de beaucoup d'ailleurs qu'il y ait autant de prépositions qu'il y a de rap»
ports possibles entre les idées ; telles langues ont des prépositions qui manquent dans d'autres ; plusieurs prépositions expriment Mafois les rapports les plus divers ; c^est ainsi que de exprime union ( le livre de Pierre) , et séparation ( s'écarter du chemin ) ; à exprime le point où l'on est ( être à Paris ) , et celui où l'on va ( aller à Paris ); La plupart du temps , elles ne font qu'indiquer qu'il y a un rapport, mais elles ne le déterminent pas , et laissent à l'auditeur le soin de le déterminer lui-même , avec le secours des mots qui précèdent ou qui suivent; quand on dit : Pierre ressemble h Paul , la préposition à ne fait qu'avertir qu'il y a un rapport,entre Pierre et Paul ; mais c'est le mot ressemble qui exprime vraiment ce .rapport.