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public ont partout motivé cette exception qui, au premier aspect, semble consacrer la plus criante injustice ; mais il a fallu concilier la faiblesse de 1 bumanité avec la grandeur de la magistrature , pour retenir dans ces hautes fonctions des hommes qui , possédant les grandes qualités qu'elles eiigent, s'en éloigneraient s'ils la voyaient environ-' née de pareils écueils.... Filaugieri, Tun des plus grands publicbtes du dernier siècle, Tun des plus zélés défenseurs de l'innocence , approuve ce s/stème. a Je ne conçois » pas , dit-il, quUl fût juste de le condam- » ner ( le magistrat accusateur ) à la répara- » tion du dommage , si'&on accusation était » déterminée par une erreur involoutaire ,
• et qu'il n'y eût aucune trace de calomnie » simple ou manifeste. Pour remédier à cet » inconvénient, il suerait utile d'établir une » CAXSSK DB RépAftATioir : etlc serait destinée » à réparer les dommages causés par les ac- » cusations involontairement injustes que le » magistral accusateur aurait intentées. Il » est bien extraordinaire qu'on u*ait pas en-
• core songé à un établissement si nécessaire.
• La justice a dans tous les États des fonds h pour payer ses ministres j pourquoi n'en au- > rait-elle pas pour réparer leurs erreurs? »
Ainsi passent inaperçues les idées philantropiques déposées dans les ouvrages de nos grands hommes. Celle du Montesquieu de l'Italie n*a été saisie par aucun de nos modernes législateurs ; et cependant que d'exemples h citer dans tous pays de désistements , de la part du ministère public lui-même , d'une action mal a propos intentée , de jugements qui ont solennellement proclamé l'innocence d^un accusé ! F'oj-ez Accusatiob
et MlIUTÀBB PUBLIC.
7. L*obligation de réparer pécuniairement un préjudice n'est pas seulement imposée à l'auteur du fait , partout on est tenu de la réparation, non-seulement du dommage qui résulte d'un fait personnel, mais encore de celai qui serait provenu des faits des personnes que l'on a sous sa garde , enfants , domestiques , employés quelconques , dans l'exercice de leurs fonctions ; de celui encore qui aurait été causé par les animaux dont on est propriétaire. Le Code civil des Français a consacré sur ces matières toutes les maximes du droit romain. ( ^oj-ez art.
1384 et 1385. )
8. La manière d'arbitrer les réparations civiles varie suivant les circonstances. Le lavant jurisconsulte Merlin a dit , avec rai-
son , qu'il serait bien difficile , pour ne paa dire impossible, de donner des règles certaines pour la fixer. Elle dépend entièrement de la prudence des juges , qui toutefois doivent prendre en considération Tétat des parties, la profession qu'elles exercent, leur fortune , la nature de Tofiense , etc. , etc.
9. Aux condamnations à la réparation civile , les lois de tous les peuples ont attaché la voie d'exécution par corps ; la préttrence, même sur les amendes adjugées à l'État , la solidarité entre les condamnés pour un même fait , sauf leur recours les uns vers les autres pour la répétition de la part de chacun ; enfin l'action en répétition civile peut être formée contre les héritiers de l'auteur du délit ou quasi-délit , principe contraire au droit romain , mais quiç Ton trouve très-ex pressé ment consacré dans Tai^ lide 2 de notre code d'Instruction criminelle. Elle se prescrit par le même laps de temps que l'action publique en application de la loi pénale , et peut être intentée , comme on l'a dit ci-dessus ( yojrez Paocidubb) , soit devant le juge criminel saisi de l'action publique , ou conjointement avec elle , soit devant le juge civil , dans la forme ordinaire des actions civiles.
10. La jurisprudence française a rejeté ce que l'on appelait autrefois réparation d'honneur. C'était la condamnation, de la part de l'auteur d'une injure , de reconnaître à i*aadience ou par écrit , qu'il reconnaissait, ^ooî qu'il eût dit ^ l'ofliensé pour homoie d'honneur. Une telle condamnation ne pourrait être prononcée que dans un cas expressément déterminé par la loi, puisqu'elle porte un caractère de pénalité.
Câbb^ (de Reunes).
REPASSER (Jfac/ime« Je). {Technologie,) L'art de la repasseuse , lorsqu'il est exercé avec intelligence et avec le soin qu'il exige , ne contribue pas moins à la conservation do linge que celui du Blabchissbub. ( f^o^eace mot. ) Cette considération a porté les Anglais à imaginer des machines propres à remplacer la main dans les diverses opérations du repassage du linge.
Plusieurs machines sont appropriées aux diverses manipulations que nécessitent les diâféreots usages auxquels le linge est destiné. Deux sortes de calandres sont employées pour repasser le gros linge de ménage , tels que les draps de lit , les nappes , les serviettes; d'autres machines servent à plisser les divers petits objets , soit en long ,
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soit en travers. Nous allons tâcher de faire cooceroir ces divers instruments.
U. La calandre employée dans Tatelier de blanchissage établi .sur la Seine , est formée de trois cylindres verticalement superposés l'un à l'autre. Celui du milieu est eu foute , creux , tourné et poli ; il a environ dix pouces de diamètre ; il est échauffé par la vapeur. Les deux autres sont formés d'une infinité de feuilles de papier superposées, fortement comprimées entre deux plaques de fer^ et tournées ensuite, ils ont chacun vingt pouces de diamètre , et tous les trois trois pieds de long. Les axes des deux cylindres en papier sont continuellement rapprochés du cylindre en fonte par deux poids suspendus à des cordes qui . à Taide de poulies , les compriment en sens inverse contre Je cylindre métallique, de manière quMb puissent céder à une résistance un peu forte.
2«. L'autre calandre est formée d'une caisse posée sur des rouleaux , autour desquels on envelop[>e le linge. Cette caisse a un mouvement de va et vient , imprimé par un mouvement de rotation continu. On la voit au Conservatoire des arts et métiers , dans la première salle; elle a été décrite avec figures dans les Annales de l'industrie, première série, tom. 5 , pag. 299.
Les machines à plisser sont d'un petit volume; elles sont entièrement en métal, et composées de deux cylindres cannelés qui tournent en s'engrénant légèrement l'un dans l'autre^ Tun d'eux porte une manivelle qu'on fait tourner avec la main. L'un de ces ontils présente six cylindres cannelés en long, c'est-à-dire, parallèlement à leurs axes; l'autre présente les cannelures perpendiculaires à leurs axes. On les pose sur une plaque de fer placée sur un petit fourneau.
On a imaginé à Paris, depuis quelques anni-es, des petits fourneaux à chauffer les fers, disposés de manière que le fer se chauffe en même temps par -dessus et par-dessous , tandis que la poignée est garantie de la chaleur. Ils économisent beaucoup de combustible, et les fers en sont mieux et plus promptemeot chauffés. On les trouve chez M. Harel , rue de l'Arbre-Sec, n» 50, et chez M. Morin^ son gendre, rue Neuve- Saint- Augustin, n» 20. f^cjrez Calavdreijb.
Lbrobmâhd et Mbllbt.
REPEINTS, royez Rbstadbatiob des
TABLBAUZ.
• REPNIN ( Nicolas - Vasilibvitsch , prînce) , feld-maréchal russe , né en 1734 , était fils du prince de ce nom , qui, sous Pierre-le-Grand, commanda un coi*ps d'armée contre Charles XII , et neveu du comte Pauiu , principal ministre de Catherine II.
Le jeune Kepniu fit ses premières armes sous les drapeaux français, en qualité de volontaire y pendant la guerre dite de sept" ans, et fut envoyé ensuite par Pierre III t la cour de Berlin, où les attentions dont il fut l'objet lui donnèrent, selon Rulhicre, une haute opiuion de la puissance russe.
Choisi par Catherine, eii 17G4, pour aller en Pologne seconder l'élection de Stanislas Poniatowski , il se flatta de régner sous le nom de ce prince , et contribua puissamment à le faire mouter sur le trône. La mort de Kayscrling , qu'il remplaça dansies fonctions d'ambassadeur, ne put que fortifier ses ambitieux projets : il prétendit dès-lors dicter des lois à la Pologne, se brouilla avec le nouveau monarque , fit endurer à la noblesse tous les dédains d'un orgueil intraitable, et devint Tobjetde l'ammadversioiî publique. Mais la haine d'un peuple qu'il voulait asservir était la moindre de ses inquiétudes. Soutenu par A0,000 Russes , que Catherine avait mis à sa disposition , tant dans l'intérieur que sur les frontières de la Pologne , il y fomenta l'anarchie et la guerre civile j et , après avoir répaudu sur les ail'ai- , res la plus horrible confusion , il le» abandonna à son successeur, en 1768, pour se rendre à l'armée , où il se di>«tingua comme guerrier et comme négociateur, et fut nommé ambassadeur à Constantinople. Envoyé cuauite à la tête d'une armée dc3's),000 hommes sur les frontières de la Gallicie pour terminer les différends 6urvenu3 entre Marie-Thérèse et Frédéric II , il signa, en qualité de plénipotentiaire médiateur, le ti'aité de Teschen , qui eut lieu en 1779. Durant les campagnes de 1789, 1790 et 1791 , contre les Turks, Repoin vainquit près d Ismail un corps considérable d'Othomans , les chassa l'année suivante des bords de la Solska et fit le blocus d Ismail. En 1791 , à la tète de 40,000 Russes , il mit en déroute plus de 100,000 Olhomans , commandes par le grand -vézyr Youssouf , et signa les préliminaires de la paix à Galacz , le 1 1 août de la môme année, l^ais les brillants succès que ce général venait d'obtenir ne pouvaient manquer d'exciter l'envie et le ressentiment de Potemkin {vo^^z ce nom). Cet orgueil-
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leujL favori obtint la didgrace d*un rival qu*il commençait h redouter, et ce fut alors que Repnin , irrité contre Tinjustice de sa souveraine , forma cette société de mécontents connus sous le nom de martinistes, et dont la plupart des membres furent exilés en Sibérie. Repnin cependant, loin de partager le sort de ^es affiliés , fut traité an contraire avec les plus grands ménagements , ^t obtint même le gouvernement de la Lithuanie , ou se trouvait Tinfortuné Stanislas, dont il avait provoqué la ruine après avoir été le premier instrument de son élévation. Lors de Tinvasion qui amena les derniers démembrements de la Pologne, Repnin obtint le commandement des armées russes; mais ce commandement lui ajrant été enlevé parSouvaroflf, il accepta les fonctions de ministre de Cathei-ine en Pologne , et ce fut d'après ses insinuations, ou plutôt d'après son ordre , que le faible monarque signa son abdication. Élevé sous Paul I^raa rang de feld-maréchal , Repnin fut envoyé à la cour de Berlin pour y négocier la deuxième coalition contre la république française; mais n'ayant pu décider la Pni.<»se à i*ompre sa neutralité , il fut , dit-on , disgracié pour avoir échoué dans cette mission, et avoir pris pour secrétaire un Français nommé Aubert , qui s'esquiva avec une partie des papiers et des secrets de la légation. Repnin mourut ii Moscou en 1801 , laissant un (ils, le prince Nicolas Rq>nin , qui s^est distingue dans la .campagne dclSH, a été nommé en 1814 administrateur-général de la Saxe , et depuis gouverneur-général de Pultawa.