‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 121 sur 135 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

Les phénomènes qui caractérisent la respiration peuvent être distribués , chei l'homme , en trois séries, suivant qu'ils sont relatifs à l'introductiot} de Tair dans le poumon, aux changements que ce gaz y fait subir aux liquides du corps, et à son expulsioft après qu'il a épuisé son influence.

L'introduction de l'air dans l'organe pulmonaire porte le nom iVinspiration ; elle a lieu en conséquence d'une sensation spéciale, et s'effectue à l'aide de certaines actions musculaires.

La sensation indéfinissable, mais bien distincte , qui nous porte à faire pénétrer l'air dans le poumon , prend , comme tous nos besoins , le caractère du plaisir quand on cède à ce qu'elle exige, et celui de la douleur quand on tarde k la satisfais ; elle se développe dans la membrane muqueuse des bronches ; mais le mouvement dans le* quel elle consiste est trop moléculaire pour que nos sens puissent le saisir , et on ne le connaît que par son résultat.

Une fois excitée, cette sensation comr mande et décide le jeu des puissances mus* culaires qui doivent agir pour agrandir la poitrine et déterminer l'air à y entrer.

Des muscles plus ou moins nombreux peuvent concourir k la dilatation du thorax, ce qui apporte de grandes variétés dans la mécanisme de llnspiratioli. C'est, le plus souvent , de haut en bas , et par le seul jeo du diaphragme , que se fait l'ampliation de la poitrine; mais elle peut avoir lieu aussi dans le sens des deux autres diamètres , et alors elle dépend du soulèvement des côtes et du sternum par les muscles dits intercos^ taux, auxquels s'adjoignent, dans certains cas d'inspiration forcée , divers aillres muscles attachés , d'une part, au cou, à la tête et à l'épaule ; de l'autre, à la poitrine.

A mesure que la poitrine s'agrandit ainsi par le jeu des puissances musculaires , car le poumon lui-même ne parait prendre aucune part au mouvement inspiratoire , cet organe qui est contigu à sa paroi interne , la suit dans ce mouvement , et se dilate aussi ; Tair qu'il contient se raréfie et ne fait plus équilibre à celui du dehors ; ce dernier s'y précipite donc , à travers la glotte , par le même mécanisme qui le fait pénétrer dans un soufflet dont on écarte les branches.

Une fois entré dans le poumon , Tair fait sur la membrane muqueuse de cet organe une impression agréable ou pénible, suivant sa qualité, mais que l'habitude émousse,

^BSP

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