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rétadè de la jarisprodence , se fit receroir •Tocit aa paiiement , pois aux conseils du roi en 1740, et mourut en 1 764. Comme jurisconsulte , Restaut a composé plusieurs mé' moirtt écrits avec clarté et précision. Mais Tonvrage qui lui a fait le plus de réputation est 9tL Grammaire /hançaise, publiée en 1730, et à laquelle il ajouta, en 1732, un traité de versification. Cet ouvrage , d'^abord adopté par Tuniversité , et dont il donna un abrégé en 1732, eut neuf éditions, du vivant de Fauteur, et fut long-temps le seul livre élé^ mentaire sur la langue française ; mais ceux qui ont paru depuis Tout éclipsé , et il est bien moins suivi de nos jours. Restaut a revu la 4* édition du Traité dé Cortho^raphe Jhançaùê tn forme de dictionnaire, imprimé à Poitiers en 1764 , in-8« , et on a en^ core de lui une traduction de la Monarchie deiSolipteSy 1721 , inl2. Cet ouvrage , qui renferme une satire allégorique du gouver^ nement des jésuises, a été plusieurs fou réimprimé ; la meilleure édition a été pu-»
bliée en 1824 par M. le baron dHénin de Cuvillers. On trouve dans quelques exemplaires une gravure qui a été supprimée.
•RESTIFDELA BRETONNE (NrcoL.- EnitfB), écrivain fécond et spirituel, maiscy* nique et bizarre par système , né en 1734 au village de Sacy , en Bourgogne , vint jeune h. Paris , où rindigence et des goûts licencieux lui firent contracter des liaisons et des habitudes avilissantes qu'il conserva toute sa vie , et qui pourtant ne Tempéchérent pas de vouloir s'ériger en réformateur des mœurs de son siècle. Quelques succès , et surtout un amour-propre excessif, loi ayant persuadé qu^il était au moins Tégal de Voltaire, et bien supérieur à Buffbn , qu'il appelle une taope, il crut pouvoir lutter victorieusement avec J.-J. Rousseau , dont il aff*ectah toutes les singularités, et fit paraître en 1772, en opposition tivec VBmile, Ub Lettres d'une JiUe k son père, qu'il regardait comme un chef-d'œuvre de sensibilité, un tSssu de lumières et de vertu , et le plus beau présent enfin qu'il pût ofinr li la postérité. Ce modeste auteur , appelé quelque part le Rousseau du ruisseau^mov^ruX à Paris en "i 806, aussi oublié que la plupart de ses ouvrages.
* RESTOUT ( Jbah ), peintre ordinaire du roi et directeur de TAcadémie de peinture, né à Rouen , ou il mourut en 1768 , à Tâge de 76 ans , était fils d'un peintre distingué , nommé Jean comme lui , et neveu de Jouve^ net, dont il suivit les leçons. On a de Res-
tont plusieurs vastes compositions, où il s aussi quelquefois outré les défauts de son maître , mais où il a aussi déplojè une imtgination féconde et un talent remarquable.— Rbstoot (Jean' Bernard), fils du précédait, cultiva aussi la peinture , etfut reçu de TAcadémie ; mais ayant embrassé les principes de la révolution, il quitta sa palette poor siéger parmi les membres de la munidpalité qui s'installa le 10 août 1792 , fut chargé le ^soir même de l'arrestation de M. de la Porter intendant de la liste oivi.e, et ensuite de celle de Thierry, valet de chambre <le Louis XVI. Accusé ensuite d'avoir pris part aux dilapidations .qui eurent lieu au gaH^ meuble de la couronne , il fut renfermé \ Saint Lazare , où il subit une captirité de quinze mois, et mourut en 1 796. On a de cet artiste quelques tableaux bien inférieurs i ceux de son père.
RÉSURRECTION. ( Religion, ) Leteroe résurrection, d'après son étymologie, lignifie l'action de se relever. Dans on sens plus restreint, il désigne le retour de la oort à la vie. Ce terme s*applique à rameetas corps. L'ame , déchue de son innocence , est-elle régénérée ? On dit qu'elle estreuoscitée. ( yoye% Expiatiov et SAcamca. ) C'est surtout depuis Jésus^Christ que la régéné^ ration moraleestappelée résurrection. Linmortalité de Tameet la résuirectioudescoip ont été plusieurs fois désignées par le mot de résurrection ; mais ce mot , dans le leos )e plus ordinaire, désigne le miracle spécial par lequel un homme mort est rappelé 'a la vie qu'il doit perdre une seconde fois , on bien le miracle général par lequel , à la fii des temps , les âmes de tous les homoies sefont réunies à leurs corps pour n'en ^ jamais plus séparées.
Des notions confuses sur l'état des hoasmcs après la mort répandues chez les païens, ont fait soupçonner que le dogme de la résurrection avait été révélé à Jdam.
• Des savants de la première classe , ob- » serve Leiand, ont cru voir une cormplioo » de la doctrine de la résurrection des corps n dans l'opinion de la transmigration àta n âmes , qui fut si généralement reçue àa » nations. Peut-être doit-on aussi attribocf » k la corruption de ce dogme lesfaosics » idées de la vie future que l'on trouve cbei » quelques peuples ^ et qui ont donné lies » à des coutumes bizarres ,vet même b>ri« bares. » ( Nouvelle démonstration éfonfêlique, tom. 4 , pag. 277. ) L'auteur de TEs-
RÉSU
RÉSU
pr/t dfâ loi* professe Topinion de Leland sur le dernier point.
Mosheim semble avoir prouvé que les païens ,Di leurs philosophes, n'ont point eu i\e% idées saines sur la résurrection des corps. {Dissertations sur l'histoire ecclê»
s^#5li'(^ue.) D'autres savants ont soutenu que la résurrection future des corps était un article de la croyance de Zoroastre et des Perses. {Mémoitvs de l'yicadémie des //iscriptiqns. )
11 est certain que l^s Juifs admirent la résurrection long-temps avant Jrsus-Cbrist.
Les sept enfants qui soufirirent le martyre sous Anthiodius Epiphanes , firent profession d*cspércr une résurrection glorieuse (1). Du temps de Jésus-Christ , le dogme de la résurrection , généralement reçu des Juifs , était rejeté par les Saducéens. Il faut néanmoins convenir que la notion de la résurrection était très - grossière , même chez les Juifs les plus orthodoxes. Les commentateurs rapportent des passages de Job et de Daniel (2) pour établir que le dogme de la résurrection des corps est clairement énoncé dans les livres de T Ancien-Testament. Quelques commentateurs cependant soutiennent qu*une pareille conclusion ne doit pas élre tirée de ces passages. Cequ^ilya de certain, c*est que Jésus-Christ no t'en servit point pour confondre les Saducéens. Ce fut par une induction tirée d'autres passages qu'il leur prouva que la résurrection avait été révélée aux Hébreux (3).,
Le dogme de la résurrection générale des corps est plusieurs fois dairemenl enseigné dans le Nouveau-Testament. La mort à laquelle tous les'hommes ont été assujettis a été une suite du péché A[Adam, Jéjus Christ, par son incarnation , a mérité aux hommes la résurrection. ( k'ojez Mess» et RivÉLA-
TIOH. )
Depuis Jésus-Christ , la résurrection des corps a été plusieurs fois rcjetéc par les hérétiques.
Les théologiens s^eflTorcent de prouver la eoovenance et la certitude de ce dogme par des considér.itions morales et par des raisonnements philosophiques, llne paiville méthode nous paraît dangereuse; elle peut donner lieu à 1 hérésie ou à 1 incrédulité. Il nous parait plus sage et plus sûr de se borner
(I)ll«di.,c1i.7.
\l) So\, ck. 19; Dênkl, cb. 12.
(3;M«ub.,ch.23.