Tome
h constater le fait de la révélation du dogme de la résurrection des corps.
Avant et après Jésus-Christ , ce dogme a été attaqué par les philosophes. Leur principale difficulté est fondée sur l'impossibilité que chaque homme puisse recouvrer son même corps. Ces philosophes , qui ne songent pas assez» la toute-puissance de Dieu , n'ont pas fait attention qu'il n*est pas nécessaire, pour qu'un corps ressuscité soit le même, qu^il soit composé de toutes les'partics de matière qu'il avait eues autrefois', mais qu'il suftit qu'il en ait quelqu'une. Leibnilz, Clarke, Nicuweulyt , C Bonnet, etc., ont imngiué des systèmes pour rendre sensible la possibilité de la résurrection des corps.
Les théologiens se sont plu h agiter , an sujet de ce dogme, une foule de questions inutiles, ridicules et même dangereuses.
Nous devons nous en trnir aux vérités suivantes que Dieu a daigtié nous révéler.
« Après la résurrection , les hommes n'au- » ront point de femmes, ni les femmes de • maris ; mais ils seront comme sou t les anges » dans le ciel. — Il en arrivera de même » dans la résurrection «les morts. Ce qui ie » met en terre comme une semence est plein » de corruption , et il ressuscitera incorrup- » tible. Ce qui est vil et abject quand on le » met en terre , ressuscitera tout glorieux ; » ce qu'on met en terre est sans force , et » ressuscitera plein de force. C'est un corps » animal qui est mis en terre, et le corps A qui ressuscitera seia spirituel. — Nous « tous , tant que nous sommes d'hommes , » nous ressusciterons ; mais nous ne serons » pas tous changés (4). •
Le dogme de la résurrection doit exercer une influence morale. H place l'humanité sous son égide, et nous fait un devoir de respecter notre corps; mais le respect pour les corps ne doit jamais dégénérer en superstition.
Chez les anciens , la croyance confuse et grosiière de la résurrection s'opposait à ' ce que la science pût se servir des corps pour le perfectionnement de l'art de guérir. Le christianisme qui nous révèle la toutepuissance de Dieu a fait disparaître cet obstacle. Il a détruit aussi tous les autres préjug-^s grossiers des païens, par les idées spirituelles qu'il nous donne- de la résur-
(4) Mallh. , cl». 22 \ \ Coriulh, ch. 15.
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rectioo. ( To^-tar Amb , IioioitTiuTé et Pi" BiDis. ) Flottes.
* RETIF DE LA BRETONNE, (rojrez •Rbstif. )
RETRAITES. (Administration militaire,) Dans notre France , plusieurs fonctions publiques , source d'avantages assurés , moyen ' inévitable de fortune , reçoivent , au bout de trente années , une rétribution Tiagère 6nale ; ce qu'on appelle une retraite.
Le spectacle de ces prodigalités , où le pouvoir se fait à si bon marché honneur de la bourse des contribuables , a excité la verve d*un'écrivain distingué (I). On s'arrête dilHcilement dans les limites du juste et du vrai, lorsqu'on écrit sous Tinspiration d'une généreuse colère : Citm Jacit indignatio versum. Aussi l'écrivain dont je parle n'a-t-il pas craint, même en ce qui regarde l'armée, ^d'attaquer le principe rémunérateur.
Les républiques anciennes, où chacun était tenu de servir l'État , ont été alléguées par lui comme des modèles. Lk toute l'ambition du militaire n'allait qu'à obtenir des eouronnes civiques ; personne n'eût songé à briguer des récompenses pécuniaires.
J'accorde un moment ce point.
Mais personne • aussi ne s'y dispensait du 8icri6ce de son temps , de ses intérêts , de
sa vie Il y avait des devoirs sévères , de
l'abnégation individuelle au fond de toutes les institutions de la Grèce et de Rome.
En est-il ainsi des sociétés modernes , de la nôtre principalement , que j'aime à croire Uunedes mieux ordonnées? C'est apparemment ce qu'on n'entreprendrait point de soutenir. Loin que chez nous l'État s'appuie sur des sacrifices , Jl ne repose que sur des intérêts , jusque -Ih qu'un gouvernemei^t moderne n'est assuré d'exister qu'autant qu'il est habile à pactiser. Avec eux un des caractères distinctifs de l'époque, c'est le désir' qu'éprouve chacun de se soustraire aux charges poignantes que les anciens portaient avec joie , et qui étaient leur première condition sociale.
S'agit-il de donner son temps, il y a presse assurémeut pour les emplois salariés ; mais pour les gratuits , je pe vois pas que même les riches s'en soucient. Nos mairies , nos justices de paix , sans des rétributions plus ou moins adroitement déguisées , ne trouveraient personne qui voulût y siéger. On connait, avautqu'unc ordonnance n'eût rankné
(l) Voyez l'article Pensions.
son feu déclinant , où en était le zèle de la garde nationale. Le jury, sans la disposition pénale des cinq cents francs, verrait bientôt ses bancs se déserter. Je ne parie pas de la législature : elle procurait naguère des émotoments ; elle ases dédommagements actuels...
De tout cela résulte avec une sorte d'évidence que le temps n'est pas aujourd'hui ce que chacun consacre le plus volontiers \ l'Eut.
Sommes - nous plus libéraux de notre bourse?... C'estce que semble déqientir cette masse énorme de capitaux conservés dans les portefeuilles de nos financiers, et appliqués exclusivement à des destinations qui sont inaccessibles pour le fisc. Là surtout apparaut notre égoïsme vraiment antisocial, puisqae ce sont ceux qui ont plus de moyens cle payer , qui se dérobent avec plus d*empressement à l'obligation de le faire.
Quant à l'impôt du sang , lisez notre loi du recrutement ; voyez la charge du service personnel peser sur la cinquième partie seulement de la population; évaluez concurremment la nullité de l'engagement volontaire et la presque impossibilité du rengagement : décidez ensuite si nous sommes plus prodigues de notre vie que de notre temps et de notre bourse.
Qu'on cesse donc de nous alléguer ces sociétés antiques , où la patrie était tout elles individualités absolument rien. Nous vivons dans un pays où le trésor est considéré comme un ifonds de loterie, d'où dwaia prétend retirer quelque lot. Que le législateur s'applique à corriger les chances de ce jeu , et à faire prévaloir la justice distribative. Qu'il fasse en sorte que l'argent du pays aille récompenser des services Téritables , et ne se croie pas quitte par beaucoup d'estime envers ceux sur qui pèse le fai^ deau de la défense commune.
A bon ou à mauvais titre , Targent est nott-o Unique base sociale. Lui seul procure les droits politiques , la consistance civile, je.'dirais presque la considération. Or, toutes les professions , une seule exceptée , mèneot en définitive à la fortune. Cette prolession qui n'y mène pa7, qui exige complète abocgation du moi, qui use l'homme avant le temps sous l'atteinte combinée des fatigues, des blessures , des exdtations morales surtout , n'est autre que le métier des armes.
Concevrait-on quelque chose de plus injuste au milieu du spectacle de ces prospérités qu'enfantent les arts, l'industrie, le
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roinmerce, Fagricaltarc elle-même , quand elle eommeDce à s^éclairer , que Tordre que donnerait le législateur à un certain nombre d'individus de renoncer gratuitement h toute espèce de bien-être présent , de se dévouer corps et biens pour la sécurité et le bonheur de tous , sans aucune chance de dédommagement , lorsque Tâgeou Texcès des travaux viendraient à les rendre inutiles?
Ce serait faire une caste de paria» avec Tespèce la plus noble de la population.
J*ai accordé, au commencement, que dans les sociétés antiques personne ne grevait Vararium de Tentretien de sa vieillesse, et ne lui léguait sa famille à soutenir. Mais de ce que TÉtat n'assignait pas de pensions, en faut-il inférer qu'il ne faisait rien pour la fortune des militaires? Dans ces guerres toujours subsistantes, qui sont comme inhérentes à Tezistence des républiques 5 est-ce que le butin n'était pas équitablement partagé ? Le soldat grec ou romain , qui fut long-temp^ pris exclusivement parmi les propriétaires , ne recevait-il pas des esclaves qui fécondaient en son absence le champ que la guerre Tobligeait à négliger? La plébécule , en- vertu des mêmes libéralités de rÉtAt , ne se classait-elle pas à son tour dans les rangs de l'armée à titre de propriétaires? N'était-ce rien que ces colonies fondées à main armée par les plus petites nations, et qui assuraient l'existence de toole la population excédante?
A qui persnader»t-on qail n'j ait eu que des couronnes de chêne ou de gazon dépensées dans ces diverses entreprises ? Et qui n'aperçoit, au contraire , que de si grandes concessions faites par les républiques anciennes au soldat présent sous les armes , devaient surpasser de beaucoup ce que peuvent les États modernes en faveur de leurs soldats émérites?
L'écrivain distingué dont je combats ici les idées, s'indigne surtout d'une pension ajoutée, dit-il , aux million» d'un maréchal de France. Ce trait est vif j mais est-il bien juste? D'abord je représenterai qu'il n'y a pas de pension de retraite affectée h ce premier de grades militaires : un maréchal de France fait partie du cadre d'activité de l'armée jusqu'à son dernier jour ; et s'il faut rappeler des noms tels que ceux de Lcfebvre', de Serrurier, de KeUermann et de Moncey, nous n'avons pas eu sujet de penser que ces yertes vieillesses s'écoulent oisives et sans utilité pour le pays.
Quant aux fortunes de nos maréchaux , je crois qu'à bien peu d'exceptions près , ces faveurs de la victoire ont été passagères. La guerre a repris ce que la guerre avait donné. Entrez dans le sanctuaire de ces nobles familles , assistez aux partages de leurs héritiers, vous verrez combien l'envie avait exagéré les trésors paternels. Combien n'en est- il pas d'ailleurs parmi ces illustres chefs de l'armée qui ont négligé , dédaigné peut-être de s'occuper de l'avenir ; et, pour ne citer qu'un seul exemple , je voudrais bien qu'on me dit où sont les millions du vainqueur de Fleurus.
Concluons que , si jamais tine résistance raisonnable est opposée à des prodigalités qui frappent et blessent tous les yeux , cène sera pas sur le livre des pensions militaires que s'étendra le ciseau des économistes. H y aura toujours trop d'honneur et trop de dignité en France pour que l'on conteste au défenseur de la patrie cette propriété respectable et viagère qu'il a acquise au prix de son sang.
Comme tout est récent chez nous en matière d'administration militaire , c'est à une époque très-vbisine qu'il faut remonter pour trouver l'origine des pensions de retraite.
Les offîciei's et soldats mutilés par la guerre ont excité les premiers la sollicitude de nos zois. Henri IV en réunit uneertain nombre, en 1603 , dans une maison de la rne des Cordeliers-Saint-Marceh II les appela Che-»
valiers de la maison royale ; ils portaient au côté gauche du manteau une décoration brodée en soie bleue , semée de fleurs de lis d'or, avec cette devise : Pour atfoir bien servi la patrie. Louis XIII, dans la vingttroisibme année de son règne ( 1633 ) , établit à Saint- Germain-en-Laye, sur des bases analogues , ce qu'on appela la Commanderie de Saint-Louis, '^iût enfin , en 1666,1a création de l'Hôtel des Invalides, l'un des beaux titres de gloire de Louis XIV.
Ce prince , non content d'assurer l'existence des militaires que des blessures empêchaient d'y pourvoir par eux-mêmes , s'occupa de la vieillesse des officiers usés à son service : il leur accorda des pensions sur sa cascftte , pour la détermination desquelles il ne régla malheureusement aucune base. Aussi la pension n'étant pas un droit, mais une grâce, il en résulta qu'elle devait être sollicitée ; et dans cette carrière des sollicitations ce n'est pas ordinairement le mérite qui est heureux et habile.
Aussi l'influence de» hommes et des général , a un marimwn et un minimum.
femmes de cour avait introduit de tels abul L'invalidité absolue, c^est-à-dire U pri-
dans ces distributions , que Louis XV, as- vation de la vue ou de deux membres, ou ce
sailli de représentations et de plaintes , et qui est considrré comme identique , U perle
eicédé de prétentions et dlmporl unités , entière de leur usage , confère de droit le
consacra , par une ordonnance du 26 février tnaximum de la pension de grade.
1764, les principes de l'admission à la re- Cinquante ans de service, pour la justifi-
traite pour services militaires; il fixa des cation desquels les années de guerre conp-
conditious, exigea des pièces jusliticalives , tent double, donnent également droit so
et coupa ainsi le mal dans sa racine. maximum.
Il faut rendre ce juste hommage à la roé- L*invalidité partielle et les campagnes
moire d*un prince occupé trop peu souvent justiBées augmentent d'une somme quel-
des' devoirs qu'il était très-capable de rem- conque le minimum de la pension de graïk.
plir, et qui fut secondé dignement en cette Tout çiilitaire en possession d'une pen-
occasion par M. de Choiseul , l'un de nos sion peut être reçu à THàtel des Invalides,
plus habiles ministres de la guerre. pourvu qu'il satisfasse à certaines couli-
Ce principe du dt-oU à la pension de re- tions , savoir :
traite date doiic de soixante-six ans. La lé- Invalidité absolue,
gislation , souvent modifiée , qui est présen- Invalidité partielle ,
teroent en vigueur , contient un assez grand Soixante ans révolus,
nombre de règles sur lesquelles, .H raison de. La manière de eompter les services pour
leur importance sociale , je ne craindrai pas la généralité de l'armée est de les fsire
de m'appesantir. partir de T&ge légal d'engagement , de dis-
Tout Français, ayant rendu à l'État des huit ans. Il est accordé quatre ans de plus
services militaires, est admis a la retraite, h aux enfants de troupe, trompettes ou Ism-
raison de blessures on d'infirmités , ou pour bours, qui comptent ainsi dès quatorze sm.
cause d anciennel é. Les élèves de l'école de Metz ajoutent égs-
La pension pour blessures et infirmités lement quatre années d'études à leun ler-
nVntratoepoint la nrcéssitéde justifier d une vices justifiés.
durée quelconque de service ; il ne faut que Les élèves des autres écoles militaires
prouver qu'elles résultent de travaux ou ajoutent deux ans à l'âge légal, c'est-à-dice
faits de guerre. que leur ser\'ice compte de seize ans.
La pension à titre d'ancienneté exige jus- La fixation des pensions est une ponr
tificatiou de trente années de service efiecUf, chaque grade , même quand ib ont ploneon
campagnes non comprises. classes. Mais la retraite du grade supènear
La quotité des pensions dans chaque est accordée à diverses armes , en nopltt'
gnde, depuis le soldat jusqu'au lieutenant- sant certaines conditions.
▲KHisa ASIBU
Garde rojrale 2 6
Maison militaire 4 8
Écoles de cavalerie. . 8 6
Artillerie, génie, trains, ingénieurs -géographes, gendarmerie,
sapeurs-pompiers , intendance militaire. 10 10
Lorsqu'il n'y a ni trente ans de .services, où le militaire, attendant Page de lare-
ni invalidité absolue ou partielle , mais ce* traite, est assujetti à un service muUéré,
pendant destruction des formes et inapti- compatible avec Tépuisement commeoçsut
tude passagère ou permanente au travail , de ses forces.
un militaire peut recevoir un secours une Toutes ces admissions sont l'objet d'un
fois pa/é , ou même être admis au minimum travail établi annuellement par des géoé-
de la retraite. Mais alors la récompense n*est raux délégués du ministre de la guerre, et
plus un droit , elle est une grûce. qu'on appelle inspecteurs d'armes.
Un autre genre de récompense, est Tad- Chaque demande de retraite est consignée
mission dans les compagnies des vétérans dans nn mémoire de proposition , signé par
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les chefs directs du mtlilaîre , et appuyé îl faut conrenir qu^clle est celai où les rc-
d'acte de naîssance , d'état de services , et coonpenses ont été (ixées avec le plus d'ext-
même de certificats d'officier de santé , quand guité. L'a république , à cet égard , semblait
il y a lieu. avoir renchèfi sur la parcimonie de Pancien
La vérificatioo de ces titres est faite dans régime. Le gouvernement impérial ne picoles bureaux du ministre, où lie trouve le posa aucune augmentation légale à des pencontrôle-matricule de Tarmée. Elle passe, sions reconnues insuffisantes ; mais sa sollipour qu'il soit jugé de Fexaote application citude pour les militaires sut éclater par de la loi, li l'examen d'une section du Çon- d'autres modes. D'abord l'iustitulion de la •eil*d'£tat. La liquidation, approuvée par Légion-d'Honneur lui fournit le moyen de cette section, est envoyée au.ministre des doubler de fait ta retraite des soldats d'élite, finances, qui décide si Tétat du fonds de Par les donations, il assura contre le besoin pensions attiibué au ministre de ^a guerre la vieillesse de beaucoup d^otHciers. Des permet Tinscriplion au grand-livre. C'est à places de Tordre civil et des distinctions la suite de ces renvois approb.-itifs que le roi furent un moyen accessoire par lequel il en signe uue ordonnance,- dite de concession, récompensa le plus grand nombre. qui est enregistrée au Bulletin desjois. Toutefois , sans vouloir blftmei* un pouvoir
Les pensions militaires sont incessibles et que menaceraient tant d'inOdclilés et de
insaisissables; elles sont affectées d'une re- défections, de s'être réservé les moyens ar-
tenue au profit de la caisse des invalides, bitraires de récompenser, on ne peut qu*ap-
Elles sont piiyées de trois mois en trois mois plaudir à la générosité du gouvernement
au domicile des pensionnaires. Elles ne se actuel , qui, renonçant li une influence po-
doivent que sur le territoire. 11 faut autori- lilique de cette importance, prétend faire
sation expresse du roi pour qu'un pension- consacrer le sort des militaires par une loi
naire absent du royaume en puisse con^ positive.
•ervter les deux tiers, qui lui sont décomptés Le roi, prenant à cet égard une initia-
au retour. tive constitutionnelle, a rendu, le 10 oc-
Les causes qui font perdre la qualité de tol>re 1829, une ordonnance qui change les
Français enlèvent tout droit à lu pension bases et les tarifs de la législation jusqu'ici
militaire. en vigueur.
Les veuves et orphelins des militaires re- Dans ccitcordonnance ,rancien maximum çoivent également des pensions, en satis- a été conservé comme limite extrême ; mais faisant à certaines conditions. 11 suflit, pour le minimum en a été rapproché. On a rendu les familles dont le clief est mort en éictii'iié d'ailleurs les récompenses communes à l'ande service f que l'on établisse la légitimité cienneté et aux blessures. du Diariagc ou de la naissance. Il faut , pour . Le% grades de colonel et de capitaine étant les fariailles dont le chef est mort .en retraite^ des points statiounaires de Téchelle hiérarque la veuve établisse que \p mariage a pré- chique , ont été le plus fortement augcédélâmortdecinqans,etqu'elie est privée mentes. Les autres ont reçu des augmende moyens d'existence. tations notables. En voici le tableau com-
Si la France a été le premier État où Ton paratif. se soit occupé de la vieillesse des militaires ,
PEirsioirs d'officicbs. peusiovs dk teuyxs.
Minimum. Minimum.
ancien. nouveau. anrîen. nonvi^aa.
Colonel 1200 2400 360 750
Lieutenant-colonel 1000 18(J0 360 600
Cliefs de bataillon, d'escadron, majors 900 1500 300 .500
Capitaine 600 1200 240 400
Lieutenant 4.J0 800 240 300
Souj-lientenant 350 600 240 250
Adjudant sous-oflîcier 300 400 120 150
Sergent-major ou maréchal-des-logis-chef. ... 300 300 120 Î25
Sergeutsetmaréchaiix-des-Iogis 200 230 '90 100
Caporal ou biigadiêr 170 220 72 85
Soldat 150 200 60 75
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Ahx avantages que cette ordonnance con- 'sacre, il faut ajouter la manière plus équitable dont elle prescrit le calcul des campagnes y pour lesquelles jusqu'alors en ayait exige douze mois.
Lorsqu'à l'adoption de ces bases libérales les trois pouvoirs auront ajouté un meilleur mode de dotation de la eaisse des invalides ; lorsqu'à Tinstar des gouvernements d'Autriche et de Prusse , il aura été accordé à l'armée un certain nombre de vacances dans les petits emplois de Tordre civil ; quand le sort de nos généraux , dont il n'est point question dans l'ordonnance actuelle , aura
été honorablement fixé; nous retteron»
peut-être inférieurs à la plupart des États européens , mais nous aurons acquitté d'une manière satisfaisante la dette du pays envers l'armée ; trop heureux si cette munificence pouvait s'appliquer rétroactivement à tant d'hommes honorables , pour lesquels des retraites insuffisantes ont été réglées avec profusion depuis qninse années 1
* Il ne sera sans doute pas trouvé hors de propos que. nous terminions cet article en donnant le minimum de la pension de chaque classe d'officiers 4ans les principaux Étals de l'Europe.
ANCLBtXimi. ....
Autriche
BAVièas
EspXghs
FBAircx (fixation nouvelle pour les six dem. grades
Hbssb ,
Pats-Bas
Prussi
RussiB .
WvaTEIIBXBG
f^ojrez AaiciB^ DisapLiBB , Ihvalidb , Peksions , RécoHPEBSBS et Recrutemekt. (Lbvoie.)
*RETZ (Gilles db LA;VAL, seigneur de). F'ojrez Laval.
*RETZ ( Albert db GONDI , plus connu sous le nom de maréchal de) , né en 1522 h.
fllorence, d'une famille ancienne, fut amené fort jeune en France à la suite de Catherine de Médicis , et obtint on avancement rapide à la cour,' où il sut cacher son avidité et son ambition sous l'apparence du plus noble désintéressement. Employé aux armées et dans plusieurs missions importantes , son adresse le servit encore mieux que ses talents, et il obtint > successivement la faveur de Charles IX, de Henri III et celle de Henri IV. Il mourut en 1(302 , chargé d'ans et de biens , dit TEstoile , mais laissant une réputation fort équivoque. Le maréchal ^e Retz passe , avec Tavannes, pour avoir conseillé le massacre de la Saint-Barthélemi ; et on l'accuse d'avoir fait périr Loménie dans sa prison pour s'emparer de ses dépouilles. -^ Retz (Pierre de Gokdi, carr dinal de), frère du précédent, né à Lyon
en 1533 , embrassa l'état ecclésiastique an sortir de ses études , et fut également protégé par Catheiine de Médicis. Nommé évéque dé X^angres en 1565 et transféré sur le siège de Paris en 1570 , il fut nommé tuecessiveraent chancelier et grand-aumdmer de la reine Elisabeth d'Autriche , chef du conseil de Charles IX , et , après la mort de ce prince , administrateur dti domaines d'Elisabeth , emploi dont il s'acquitta avec une exacte probité. La faveur dont il jouissait n'ayant pas diminué sous Henri tll et sous Henri IV, Gondi fut chargé , sous ces deux princes, de plusieurs missions importantes auprès du saint-siége , et les remplit, sinon avec talent , du moins avec beaucoup de prudence et de zèle. 11 mourut en 1616 , et eut pour successeur Henri de Gondl , son neveu.
* RETZ ( jEAK-FRAHqOIS-PAUL DE GONDI ,
cardinal de ) , petit-ncvcu des précédents , né à Montroirail, en Brie, en 1614, de Philippe-Emmanuel de Gondi ,* général des
HETZ
RETZ
galères «le France , sous Louis XIII, fut des- Uué dès sa naissance à Tépiscopat, et eut saint Vineent-de-Paul pour précepteur. Peu disposé d abord à profiler des leçons de son illustre maître et encore moins h seconder les projets de sa famille , le jeune de Gondi essJya. de s'j soustraire en se livrant sans réserve et avec le plus grand éclat h tous les égarements de la jeunesse. Mais n^ayant pu , même à force de scandale , échapper à réglise, il résolut enfin d'y obtenir des succès. Se livrant avec ardeur à Tétude de U théologie , il se fit bientdf une réputation si brillante, que Louis XIII le désigna en mourant pour la coadjutorerie de Paris. Ce choix ajant été confirmé par la régente, Goudi entra dans ses fonctions archiépiscopales avec une ferme résolution de remplir scrupuleusement tous ses devoirs extérieurs, « et d^étre aussi homme de bien pour le salut des autres qu*il pourrait être méchant pour lui-même» (voyez ses Mémoires , pag. 85.) Déjà ses talents , sa popularité et les aumônes considérables qu'il faisait adroitement répandre , lui avaient gagné Tesprit public; il s'empara aussi de celui du clergé, et bientôt son influence devint telle, que Mazarin en prit de Tombrage et le traversa dès-loi*s dans tous ses projets. Loin cependant de craindre un ennemi si redoutable, Gondi s'attacha au contraire à exciter sa haine , et mit constamment sa gloire à lui être opposé. « Esprit hardi , délié , vaste et un peu romanesque, dit le président Hénault ^ il aimait Tintrigue-pour intriguer, » et lui-même nous apprend que le nom de chef de parti, qu'il avait toujours honot^é dans les 'vies de Piutarque , était depuis long-temps Tobjet de son ambition. Les circonstances fâcheuses dans lesquelles se trouvait alors la cour n'étaient que trop favorables à ses projets ; il sut habilement en profiter , se mit à la tête des mécontents, répandit l'or li pleines mains, précipita le parlemeut dans les cabales et le peuple dans les fféditioos, brava Mazarin, lutta contre Condé, joua tour-à-tour auprès de la reine le rôle d*ennemi et celui de conciliateur ; et , lorsqu'il eut alKimé tous les feux de la discorde, il 6t la paix par ambition, comme il avait fait la guerre ; obtint le chapeau de cardinal , et alla ensuite expier au château de Vincennes tous les maux qu'il avait causés.
Moins abattu dç sa disgrâce qu'animé du désir de la vengeaiM:e, Gondi, cependant^ supporta sa prison avec une rare fermeté. Il
obtint ensuite d'être transféré au château de Nantes; et c'est de là qu'il s'échappa à4a vue même de ses gardes , pour revenir à 'Paris, tenter de nouveaux événements ;mais une chute de cheval l'ayant forcé de renoncer à ce premier projet, il se réfugia en Espagne , passa de là à Rome , assista au conclave , y soutint sa dignité , décida l'élection d'Alexandre VII , parcourut ensuite la Hollande et les Pays-Bas , et quoiqu'il y fût poursuivi par la haine du favori victorieux , « il semblait encore , dit Bossuet , le menacer de ses tristes et intrépides regards, o Rentré en France en 1661 , le cardinal de Retz fit sa paix avec la cour en renonçant à son archevêché, dont il était depuis long-temps devenu maître par la mort de son oncle, et obtint en dédommagement l'abbaje de Saint-Denis.
11 retourna deux fois à Rome pour l'élection de Clément IX et celle de Clément X; mais ce furent les derniers actes de sa vie politique. «Renonçant tout-à-coup à l'intrigue, « comine si , dit le président Hénault , toute sa vanité d'autrefois n'avait été qu'une débauche d'esprit et des tours de jeunesse dont on se corrige avec l'âge , » il vécut dans la retraite, y pratiqua toutes les vertus qui caractérisent l'homme de bien, acquitta toutes ses dettes , qui s'élevaient à plus de quatre millions , voulut deux fois renoncer à la pourpre qu'il reconnaissait awoir trop chèrement achetée j et mourut le 24 août 1679, emportant les regrets de ses nombreux amis, et les bénédictioûs de tous les infortuné^ dont il avait tant de fois soulagé la misère. Parmi les ouvrages qui nous restent du cardinal , ses Mémoires tiennent sans contredit . le premier rang. «Ils sont écrits, dit Voltaire, avec un air de grandeur, une impétuosité de génie et une inégalité , qui sont l'image de sa conduite.* Ils parurent poi^ la première fois en 1717, et furent souvent réimprimés depuis avec les Mémoires de Joly et de la duchesse de Nemours (6 vol.
in-i2). Ces ouvrages ont été réimprimés dans la deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de Frartce , avec notices, par MM. Petitot et Monmerqué. On cite encore de lui la Conjuration de Fieigue ^ qu'il coii' posa à 18 ans , et qu'il traduisit en grande partie de l'italien de Mascardi. Richelieu en lisant cet ouvrage prévit que l'auteur serait un esprit . turbulent et dangereux. M. de Musset Pathay a publié en 1807 des Recherches historiques sur le cardinal de Metz, * RETZIUS (Arders-Jahaw) , professeur
REUI
RÊVÉ
d histoire naturelle et do chimie h Londcn, ville de la Scanie, où il avait fondé une société physiographique et où il mourut en 1821 , membre de trente-une sociétés savantes , était né en 1742 à Christiansladt.
Entre autres ouvrages on cite de lui : Obserualiones bolanicœ y sex J*uscicuUs compre^ hensœ, Leipsig, 1779-91 , in-fol., avec dixueuf phinchcs coloriées. Les Mémoires de TAcadcmie royale de Stociholm , pour 1822, contiennent sûr lui une notice biographique.
* KEUCHLIN (Jeav), philologue allemand, né à Pforzheim en 1455, avait une connaissance approfondie des langues latine, grecque et hébraïque , et obtint la réputation d'un des plus savants hommes de son temps. Il brilla successivement en ^Allemagne, en Hollande, en France et en Italie, fut employé , par le duc Ebberard I"-, dans plusieurs négociations importantes, obtiiit le titre de comte palatin , et devint ensuite triumvir de la ligue de Souabe. Mais un démêlé qu*il eut avec les théologiens de Cologne lui ayant suscité de cuisants cjiagrins , il se retira à Tubingue , y enseigna le grec et l'hébreu , et mourut a Sluttgard en 1322, laissant un grand nombre d ouvrages, dont on peut voir le catalogue dans la Biographie des savants de Tubingue, par C.-F. Schnurrcr, Ulm,1792,in-8o.
* PiEUiLLY(JEAii de), voyageur français, correspondant de Tlnstitut, né en 1780 d'un famille noble de Picardie, fut chargé d*une mission en Russie en 1802, suivit en 1803 le duc de Richelieu à Odessa , et entreprit ensuite le voyage de la péninsule Taurique . guidé par les conseils du célèbre Pallas , qui lui av.iît tracé son itinéraire. De retour eu France, Reuilly fut nommé successivement membre de la Légion-d Honneur, auditeur au conseil d'Étal , sous-préfet à Soissons, et passa de là à la préfecture du département de TArno, avec les titres de baron et de maître des requêtes ; mais il jouit peu de ces diverses faveurs : u^ie maladie de poitrine , suite d une blessure qu'il avait reçue dans un duel , Tcnleva en 1810, h ))eine âgé de 30 ans. Son f^oj'age en Crimée et sur les bords de la mer Noire, pendant L'année 1803 , Paris , 1806 , in.8o, est le premier ouvnge qu'un Français ait publié sur cette contrée, li est accompagné d'une carte, de planches et de vignettes et enrichi des notes de Pallas. On a encore de Reuilly :
Description du Tibet, d après la relation d<s lamas tongouses établis parmi les Mon-
ghols , traduit de rallemaod , ayec des notes, Paris, 1818, in-8o; et une Notice sur les travaitx agricoles de MM, J. Broyer et Danzé ( dans le Magasin encyclopédique, 1807 ).
*REUSNER (Nicolas), jurisconsulte, poêle et compilateur, né en 1545,àLeraber|^ en Silésie , fut revé.tu de la dignité d'assesseuV de la chambre impériale de Spire, devint professt'ur de l'Académie de Strasbourg, où il remplit pendant plusieurs années la chaire des institutcs , passa ensuite à celle d'icna , dont il fut deux fois recteur, obtint la couronne poétique de l'empereur Rodolphe 11 , qui le créa comte palatin, et fat député de rélcctorat de Saxe en 1593 , à la déle de Pologne. 11 mourut à léna en 1602, laissant un grand nombre d'ouvrages , dont plusieurs sont oubliés même en AUeroagoe.
* RËU VENS ( JeAJf-EviRAMD ) , jurisconsulte hollandais, né à Harlem en 1763 , obtint successivement dans sa patrie 1«^ charges les plus élevées dans la hiérardrie judiciaire, et vint, lors de la réunion de la Hollande à la France , occuper à Paris les fonctions de conseiller à la cour de (passation.
Rappelé en Hollande après les événements de 1814, il y fut nommé, par le nouveau souverain , président d'une des cours d appel de La Haye et commandant de l'ordre de rUnion. Il mourut à Bruxelles en 1816, victime ^ dit-on, d'un noir complot dont toutes les circonstances ne sont pas encore connues. Ce savant jurisconsulte est considéré comme le principal auteur du nouveau code criminel du royaume des Pays-Cas. Son (Us, légiste , a été nommé professeur à l'université de Leyde, et jouit d'une réputation littéraire très-distinguée.
* RbVAf ( PlicoLAs) , poète, philologiw et grammairien hongrois , professeur de littérature à l'université de Pcsth , mort dans cette ville en 1807. est l'un des écrivains qui contiibuèrent le plus à répandre en Hongrie 1 esprit de recherches et de critique qui distingue aujourd'hui les savants do ce pays.
Les ouvrages de Rêvai ont été recueillis à Raab en 1787 : parmi ceux en prose on estime ses Antiquités hongi-oises; et sa grammaire hongroise qui à pour titre : ElaborMtior Grammatica hungarica ad g^nuin^m patrii sermonis indotenifideliterexacta^tX^,* Pesth, 1805, 2 vol. in-4o.
RÉVÉLATION. (Religion,) L'homme sent qu'il existe ; et ce sentiment lui donne invinciblement la ceHitude de ton ek.isteiiC*.
RÊVÉ
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H obierve qu'il n*a pas toujours eu ce sentimeot , et ii conclut avec asaurance qu'il n'a pas toujours e^iisté. Ou fait de son existence , il déduit cette yérité incontestable : quelque chose a existé de toute éternité.
Mais rhomme éprouye le besoin de pénétrer plus avant dans la connaissance de luimême et de Tétre étemel. Le témoignage des sens , les impressions qu'il reçoit des objets qui l'environnent, les infirmités et les besoins auiquels il est assujetti , lui apprennent nécessairement qu'il a un corps ; et il recherche avec anxiété si la yolonté et ses prodiges , si Fintelligence et ses merveilles sont le produit d*un organe qui se dissout , qai se corrompt , et cesse d'e&ister lorsque ses formes ont disparu.
La nécessité d*une cause première et éternelle nous est démontrée. Mais que de problèmes il nourreste à résoudre sur la nature de cette cause et sur ses rapports avec nous ! Les sens et Timagination créent un Dieu que la raison désavoue , et la raison est confondue par rimmensité et Tinfinité de Tétre qui donnée vi^f ^ mout^ement et Veris' tenee, La raison n'est pas moins confomlue lorsqu'elle essaie d'approfondir les autres perfections du Dieu inconnu.
L'humanité est l'ouvrage d'un Dieu parfait ; et il semble que deux principes contraires luttent dans Vhumanité comme dans une arène. La conscience a le sentiment du devoir ; elle goûte la yeiHu , elle a horreur de rinjustice. La raison approuve ce sentiraent, ce goût, celte horreur. Mais les pasffions s'élèvent contre la conscience; elles Dooa pressent de céder aux plus honteux penchants ; elles ont pour auxiliaire la raison elle-même qui les favorise par des sophismes. Nous sentons que nous sommée faite pour adorer la. vérité, et la vérité parait se jouer de notre ardente curiosité ; elle nous échappe au moment même où nous croyons la saisir. Nous avons soif du bonheur, et la possession des biens terrestres laisse un vide pénible qui donne lieu à des désirs toujours renaissants, ou produit un dégoût amer qui rend la vie insupportfthle.
Notre iBÎson ne saurait admettre un Dieu s^n n'est bon , juste et saint ; et cependant nous sommes malheureux ici-bas; le vice désole la société, et les méch'ànts triomphent sar la terre.
Le Très-Haut, dont la majesté nous oc-- *cahU, s'abaisse -t- il jusqu'à s^oeeuper de Tome 19.
seB créatures? Exiget-il de nous des hommages et en quoi ces hommages consitf ex^t-îls ? A ses yeux , notre révolte conti^ la conscience et notre obéissance aux passions sont -elles des faiblesses inséparables de notre nature , et qui ne méritent point de punition , ou une offense laite à sa sainteté infinie et digne de toute sa colère? Cette offense serait -elle irrémissible? Pourrait-elle être expiée , et par quel moyen? L'expiation serait-elle toujours posiliU>le ? Est-ce dans une antre vie que hiau juktijie sa providence par la distribution des récompenses et des châtiments? Et notre répugnance invincible à noua fixer sur le présent, et le besoin impérieux de nous précipiter à chaque instant dans l'avenir / sont-ils un indice que notre destinée ne se consomme point dans le temps?
Que rhomme, à l'aide des seules lumières naturelles, entreprenne de résoudre les graves questions que nous avons signalées, et une feule d^autres qui s'y rattachent, il doute, il conjecture, il acquiert une probabilité plus ou moins grande ; mais il ne parvient presque jamais à une conviction entière , à imc certitude inébranlable. Ici se présente une question vitale pour Vhumanité, L'homme at-il été condamné à n'avoir pour guide que ses lumières naturelles dans la solution des problèmes difficiles qui ont pour objet Fauteur de son être , ses propres destinées , ses devoirs, etc.; on bien l'homme peut-il , sans présomption et avec assurance^ s'abandonner k cette consolante pensée, que la suprême vérité a bien voulu l'édairer , ptar des moyens surnaturels , sur les sujets qui l'intéressent à un si haut degré ? Le christianisme proclame la certitude de la seconde supposition. La philosophie ^ lorsqu'elle refuse de s'allier à la religion de Jésus-Christ, se prononce pour la première.
Des philosophes non-chrétiens préfendent que rintelligence humaine a été et sera toujours impuissante pour saisir la vérité dans la solution des proUèmes dont nous avons parlé. Selon eux, le doute sur les choses qu'il nous importa de connaître est Vétat violent réterué à tesprit humain.
Notre être moral tout entier se révolte contre ce désolant sceptirisme.
Plusieurs philosophes non-chrétiens nous avouent que jusqu'ici nous ne sommes point parvenus à pénétrer les mystères de Dieu et de l'homme ; mais en vertu 4^ la perfectibilité infinie dont ils gratifient notre es-
Godgle
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pèce, ils Boos promettent, pour an arenir plus ou moint éloigné , des succès prodigieux.
D'autres philosophes soutiennent que toute la vérité qu*tl nous importe de connaître sur Dieu et sur l'homme , se trouve répandue par parties dans les diverses écoles philosophiques ; mais qu'elle y est enfouie parmi une multitude d'erreurs contradiC' foires : ils assurent que le jour n'est pas éloigné où , par la puissance d'un ecclectisme transcendental , elle jaillira de ce chaos , pure et brillante d'un éclat irrésistible.
L'expérience 'des siècles passés, l'impossibilité qu'une raison individuelle parvint à soumettre des raisons rivales , dans la supposition où elle serait assez pénétrante pour dégager la vérité des nombreuses erreurs qui l'obscurcissent , Tépaisseur du voile qui nous cache le monde invisible , notre nature intime , l'être infini qui nous environne de son immensité incompréhensible ; enfin la faiblesse de notre intelligence nous* empêchent de partager les espérances que les philosophes dont nous venons de parler s'efiorcent de nous faire concevoir. Les plus illustres philosophes de l'antiquité ( Platoo, Cicéron , Porphyre , etc. ) ont reconnu que la régénération morale de thumanité ne pourrait être opérée sans l'intervention imluédiate de la Divinité.
Les chrétiens prouvent par des/uils que rÊtre infaillible a daigné trois fob manifester aux hommes , par des voies surnaturelles et extérieures , les vérités qui sont la vie morale de l'humanité, et qui ont pour ch}et le principe de notre existence , la fin poar laquelle nous avons été placés sur la terre, et les moyens qui doivent nous mettre à même de parvenir à cette fin. La manifestation surnaturelle et extérieure de ces vérités est appelée révélation ( rétro vdare , relever le voile ).
La première révélation^ fat faite à Adam, l'Écriture semble indiquer que Dieu se servit de la parole pour communiquer avec sa créature. La révélation primitive fut faite principalement à deux époques distinctes; avant et après la chute du premier homme.
Elle renfermait des vérités surnaturelles et des vérités naturelles. On compte parmi les prenièrcs U crojrance à la venue d'un libérateur du genre humain, etc., ete. Le devoir de la bienfaisance , etc., est rangé parmi les secondes. Adam, même avant
sa chute , n'aurait pas pu s'élever par luimême jusqu'aux vérités surnaturelles.
La conscience , la raison, l'univers, même ' après la prévarication d^Jdam, révUent aux hommes les vérités naturelles. Mais cette révélation implicite , pour être comprise , exige plusieurs fois de longues réfleiions.
Cette voii de la Divinité n'est pas toujoun assez distincte pour rendre les erreurs impossibles. Les sons de cette voix sont recueillis et expliqués par un être qui sent sa failUbilité , et qui , par conséquent, ne peut s'empêcher de conserver des doutes sur l'exactitucie de %t% explications.
jidam confia à ses descendants le dépôt de la révélation primitive. Il leur apprit en même temps qu'il avait osé désobéir à son créafeur , et que cette désobéissance , cause des maux de tout genre qui devaient les acbler , avait dégradé la nature humaine.
Avec le secours de la révéla tibn primitive, les hommes connaissent avec certitude, promptement et sans mélange d'erreurs, tout ce qu'il leur importe de savoir sur Dieu, sur leur nature , leurs devoirs , leurs destinées. En efiet , la suprême vérité a parlé dans la révélation primitive. Dèa-lors les hommes croient fermement qu'il existe de toute éternité un Dieu créateur de l'univers, infini , etc. ; dès-lors ils ont la certitude q«c leur ame , créét à l'image de Dieu ^ dmt retoumer à son principe , et que l'obstacle qui s'oppose à cette réunion , produit par /e péché ùiAdam , sera levé , grâce aux satisfactions d'un libérateur; dès-lors ils sont assurés que le besoin d'immortalité imprime en eux-mêmes , bien loin d'être un sentiment trompeur qui les berce d'un espoir chimérique , sera satisfait un jour ; dès-lors ils sont pleinement convaincus que le penchant naturel qui les porte à implorer l'assistance d'un Dieu bon et puissant , est l'ouvrage de ce Dieu même qui par sa providence daigne veiller sur ses créatures ; dès-lors ils ne doutent point que le Créateur n'exige d'eux un tribut d'hommages, et que ces hommages ne consistent dans des sentiments qui doivent revêtir des formes extérieures, parce que l'homme a des sens ; dès-lors ils ne peuvent ignorer^ que tous les hommes sont frères , et qu'ils doivent s'aimer comme les membres d'une même famille. Ijtih contrastes qui nous défigurent ne sont pas une énigme pour eux.
Quand ils sont tenté$ par les passions , ils savent qu'ils doivent se servir de ia conscience comme d'un frein pour se réunir^'
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As regardent cette yie comme un pèlerinage, et ils voient dans les misères qui les affligent une matière d'expiation qui sera agréée en vue des mérites du libérateur futur.
L'Être infaillible a parlé dans la révélation primitive. Ainsi , dès que le fait de cette révélation est constaté , la vérité est aussitôt connue , sans qu'il soit nécessaire de se livrer à d'autres recUercLes , et elle est accessible à tous. Qpe les objets de la révélation soient conçus ou qu'ils ne le soient point , peu importe. La raison trouve dans le seul fait de la révélation divine un motif qui doit la déterminer à se soumettre. L'Être infaillible a parlé dans la révélation primitive. Ainsi, tant que cette révélation est fidèlement conservée , la vérité est connue dans toute sa pureté , sans être défigurée par des erreurs.'
Les hommes avaient en eux-mêmes et hors d'eux-mêmes des moye/is efficaces pour conserver sans altération le dépôt de la révélation primitive , qui se transmettait dans les familles par la tradition orale. Les perfections de Dieu se réfléchissent dans les merveilles de Tunivers ; et une partie du langage de la première révélation trouve un écho dans la raison, et surtout dans la conscience du genre humain.
Sous la révélation primitive , les hommes suivaient avec sécurité deux penchants naturels , poissants mobiles de lenrs déterminations : le besoin de croire et le besoin d'aimer. Ils croyaient les vérités révélées sur la parole de TÊtre infaillible ; et ils remplbsaicnt leurs devoirs pour plaire à Dieu , qui leur accordait des bienfaits dans Tordre de la nature et dans Tordre d^ la grâce.
Il est impossible de déterminer le nombre des vérités ^ui furent révélées h Adam.
Mais on peut assurer , sans crainte de se tromper , que la révélation primitive n'eut pour objet que des vérités qui pouvaient contribuer à Tamélioration morale des hommes.
Diea ne s'abaisse point jusqu'à satisfaire leur vaine curiosité.
Quelques traditions générales répandues chez tous les peuples , et qui ne peuVîent être attribuées à des catkses puisées dans Vhu.' manité , font soupçonner li la raison l'existence d^une révélation primitive; mais la certitude de ceyàît n'est acquise que lorsque la vérité des faits rapportés d^ns les livres «aints a été prouvée. Les mahométans , comme les juifs et les chrétiens , reconnais-
sent que Dieu fit une révélation au premier homme.
La postérité à^Adam oublia la révélation primitive , et viola tous les devoirs qu'elle lui imposait. Elle fut punie de son oubli et de ses prévarications par une catastrophe épouvantable dont les annales des nations ont conservé le souvenir. Avant et après cette catastrophe, Dieu avait confirmé la révélation primitive par des révélations particulières faites h quelques patriarches.
Mais y dit Bossuet , U moment était venu oik la vérité, mal gardée dans la mémoire des hommes , ne pouvait plus se conserver sans être écrite. Moïse fut choisi pour ministre d'une révélation qui devait être mise par écrit. Cette révélation était une protestation solenneUe, en faveur de la révélation primitive, contre les erreurs du polythéisme, qui altéraient l'idée du vtai Dieu ; contre les superstitions de Tidolàtrie , qui corrompaient le culte divin ; contre les sophismes des passions , qui dépravaient la conscience ; et contre la négligence de la mémoire , qui perdait le souvenir du libérateur.
Dieu transmit lui-même aux Hébreux les principaux objets de la révélation mosaïque; il révéla directement les autres à Moïse, qui les communiqua ensuite au peuple juif. Après Moïse et à diverses époques , Dieu suscita des hommes extraordinaires que Ton désigna sous le nom de prophètes , et qui eurent la mission d'expliquer et de développer la révélation mosaïque. Moïse consigna par écrit les vérités que Dieu avait révélées lui-même aux Hébreux , ainsi que celles que Dieu lui avait immédiatement révélées. Les explications et les développements des prophètes ont été aussi consignés par écrit.
La révélation mosaïque renfermait des dogmes, des préceptes de morale et une législation qui réglait l'état politique des Hébreux et les cérémouies de leur culte.
Cette législation isolait les Hébreux de tous les autres peuples. C'était un préservatif contre la contagion de l'exemple. La révélation mosaïque ne rappelait point toutes les vérités dogmatiques et morales que la révélation primitive avait enseignées ; et elle n*en apprenait aucune qui n'eût été transmise par la révélation faite à Adam^. Les cérémonies religieuses prescrites par Moïse au nom de celui qui est , les principaux événements surnaturels dont les Hébreux furent les objets ou les témoins, étaient des figures du libérateur. Ces événements sur*
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BAtnrds étaient aussi dfis preuves éclaUutes de la mission de Moïse , et il attestaient la puissance, la providence et la {nstice du Dieu des armée*.
Sous la révélation mosaïque, Jéhova apparaît comme un Dieu iet^nble. Sous cette révélation , le Juif crojait les vérités , objets de sa foi, sur la parole de TÊtre infaillible qui les avait révélées d'abord à jidam et ensuite à Moïse ; et il remplissait ses devoirs pour plaire à Dieu , qui accorde à tous les houHDes des dons précieux dans Tordre de la nature et dans Tordre de la grâce , et qui avait daigné iaire des enfants d* Abraham son peuple chérL La tradition orale , conseryée dans les familles , faisait . connaître aux Juifs la première révélation ; les livres saints lui faisaient connaître la seconde.
La révélation mosaïque fut faite aux Hébreux ; mais elle n*était point pour eux seuls. Les nombreux et éclatants miracles que Dieu opéra par le ministère de Moïse, eurent lieu parmi des peuples qui n^étaient pas de la famille d'Abraham. Le souvenir de ces miracles put s'efiacer de Tesprit de ces peuples; mais Dieu dispersa chez les nations infidèles les Hébreux qui rendirent témoignage à la vérité. Le corps de la nation juive revit le sol de la patrie ; mais un grand nombre de seê membres restèrent au milieu des païens, tout en conservant leur foi , et s'établirent dans divers pays. Enfin les livres de T Ancien- Testament furent tnuiuits dans la langue U plus répandue dans le monde. Il est probable que les plus illustres philosophes de Tantiquité ont connu ces livres saints. La divinité de la révélation mosaïque n'est établie que lorsque la certitude des faits renfermés dans le Pentaieuque est prouvée.
Les mahométans et les chrétiens, comme lea Juifs , reconnaissent que Dieu a fait nne révélation à Moïse.
La révélation mosaïque fut une barrière impaissante contre le torrent de ttdoldtrie^ Partout , excepté dans la Judée , la pluprt des vérités que la révélation primitive a enseignées , et que la révélation mosaïque rappelle , furent défigurées ou oubliées , ou devinrent Toocasion des plus funestes abus; et ces déplorables effets furent souvent produits par les cSiuses mêmes qui auraient dd les prévenir.
Les merveilles de Tunivers sont des té' mùint ifui publient Texistence et la gloire de l'Être éternel. Les ouvrages de la création
furent confondus et identifiés avec le Créateur lui-même : de là le panthéisme grossier d'abord , perfectionné ensuite par la philosophie.
La raison fut accablée par Tidée inoompréhensible d'un Dieu unique, immense , in • fini. Les sens ne voulurent point accueillir un Dieu spirituel , invisible. Les passions firent les «lieux à leur ressemblance. L'imagination prêta Bt% fictions : de là le pofythéisme.
L'universalité et la perpétuité étaient le»
marques extérieures auxquelles, en consultant la tradition orale , on devait reconnaître les vérités que la révélation primitive avait enseignées. Le bon sens de Thumanité le senlait; mais diverses erreurs en religion et eu morale s'établirent dans les divers pajs.
Ces erreurs remontaient à une haute antiquité : de là le scepticisme ; de là aussi le respect aveugle pour les erreurs locales dont l'origine se perdait dans la nuit des tempe.
La raison humaine n'étant plus éclairée par la révélation primitive , voulut redwrcher par elle-même Torigiiie dtê dioaes , U nature intime de notre être , etc. : de là d'innombrables erreun et Tincrédulité.
Un souvenir confus de la révélation pfimitive , la conviction profonde que la raison d'un homme était dans Timpossifaililé de réussir à imposer en son nom à d'antres hommes des crojaUces religieuses , déterminèrent les législateurs de l'antiquité k supposer des révélations divines.
La nécessité des expiations et du enlle , la croyance à Texistence d'un avenir , donnèrent lieu à des excès abominables qni ootrageaient la nature, la pudeur, l'humanité.
Enfin le sentiment religieux , plutdt qne d'expirer dans l'athéisme s|>éculatif ou pratique , se repaissait des plus absurdes et des plus criminelles superstitions (1).
Tel a été et tel est le triste état des païens. Chez eux , il est vrai, la sainte voix d^ ia nature était quelquefois plus farte tfum c^tU des dieux ; mais ausai elle en a été souvent étouffée. L'instinct moral a été bien loin do réussir toujours à repousser du coeur tics humains le vice armé d'une autorité sacrée.
Il n'y a eu qu'un petit nombre d'idées saines en religion et en morale qui aient surnagé
(1) Consultes Jacques Brucker , Historim phH»iophim : Fi-éderie Grcai«r . RêligUms de toMt»fjuitéf «U., eu. ; M. Benjanio Coa^Ual , d^ im \JUligioa, etc.
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sur im océan d*crreart ; et il u*est resté dé la croyance au Ubératear qae des notions confuses et générales. Cette sainte voix de la nature, cet instinct moral, ce petit nombre d'idées saines , ces notions confuses et gé^ nérales ont été et sont encore les guides ordinaires des païens. Dieu , selon les vues de sa sagesse infinie , donne par sa grâce plus ou moins d'efficacité à Taclion de ces guides ; mais nous savons ^uil est juste , et qu'il ne punit que lorsqu'on le mérite et qu'autant qu'on le mérite. M. de La lien nais prétend que la réyélatioa primitive s'est conservée partout et toujours. Cette prétention est un démenti formel donné à Thistoire. L*auteur de cet article a justifié ce jugement dans dea Observations critique» sur les 3» et 4» volumes de l'Essai sur l'indfffifrence , etc
La révélation mosaïque ne préserva point les Hébreux des erreurs et des crimes des peuples idolâtres» Israël adora souvent les dieux étrangers. Des châtiments terribles , plusieurs fois répétés , le filèrent enfin dans le culte du vrai Dieu ; mais alors deux sectes rivales s'élevèrent dans le sein de la nation jud^que. L une de ces sectes n*ad mettait comme révélées que les vérités renfermées dans les livres saints ; et elle les interprétait •ans le secours des traditions. L'autre recevoit les traditions primitives et divines ; mais elle y joignait des traditions superstitieuses et humaines , et elle altérait le sens des livres saints , en les ezpliqualit d'après des traditions erronées,
La promesse que Dieu fit au premier homme va être remplie ; \e%Jignres de l'ancienne loi vont être réalisées \ Taccom plissement des prophéties approche. Le libétn^ teur, qm doit satisfaire pour tous les hommes qui ont précédé sa venue et pour tous ceux qui la suivront , est sur le point d'antver.
Jcsus-Chrisl nait h Beihléem.
Le premier homme eut le fol orgueil de vouloir s'égaler à la Divinité i et dans la personne du vieil jédam , V humanité '{ut dégradée. Le verbe éternel daigne s'abaisser jusqu'à s^unir à l'humanité; et dans la personne du nouvel Adam , l'humanité est régénérée. .
Après le péché du premier homme , notre raison , obscurcie et exposée à l'erreur , est forcée de se livrer à de pénibles recherches pour parvenir à la connaissance imparfaite d'un petit nombre de vérités. Après Tincarnation , la raison humaine ne devient point infaillible , et n'est point miraculeusement
afiraochie de ces pénibles recherches ; mais elle reçoit sur Dieu , sur nos devoirs , nos destinées , etc. , des lumières surnaturelles plus abondantes et plus vives que celles que la révélation primitive et la révélation mosaïque avaient communiquées. Le christianisme soulève un peu le voile qui nous cache la nature de TÊtre incompréhensible. Il nous révèle le culte en esprit et en vérité; il nous enseigne u^e morale admirable , sublime, inconnue avant Jésus-Christ ; et il nous apprend que le Dieu trois fois jamr jugera dans une autre vie nos pensées , nos paroles, nos actions ; que des punitions ou des récompenses éternelles no^s y attendent , et que nos corps doivent ressusciter un jour.
Après le péché du premier homme, notre cœur, affaibli et porté au mal, est obligé de s'imposer de douloureux sacrifices pour pratiquer la vertu. Après l'incarnation , notre cœur n'est pas miraculeusement afiranchi de sa faiblesse ; mais des motiCs , des e&emples, des grâces d'un ordre supérieur et nouveau viennent soutenir sou courage , et lui rendent possibles les sacrifices les plus généreux et les vertus les plus héroïques. En effet , que sont toutes les jouissances des passions en comparaison des châtiments de l'éternité? Quelle proportion peut- il y avoir entre les sot^jFrances de la i/ie présente et la gloire de la vie future ? Le Verbe éternel nait dans la pauvreté , et passe les trente premières années de sa vie dans l'obscurité la plus profonde. Durant sa vie publique , il est en but à tous les traits de la calomnie. Enfin 4 trahi par un de ses disciples, lâchement abandonné par les autres , il est condamné comme un impie et un séditieux, et il meurt, pour expier les péchés du genre humain , dans le plus cruel et le plus honteux supplice, en pardonnant à ses bourreaux et à ses ennemis, qui l'accablent d'injures. QueLi exemples plus efficaces pour nous faire pratiquer l'humilité , la patience, le pardon des offenses ; pour nous inspirer l'apaour de Dieu et l'horreur du péché ! Joignez à ces motifs et à CCS exemples les grâces ineffables dont les sacrements sont la source.
Après le péché du premier homme , notre corps est assujetti au travail , aux besoins , aux infirmités , à la mort. Après l'incarnation, notre corps n'est pas miraculeusement aff'ranchi de ces misères ; mais Jésus-Christ, ressuscité et monté au ciel , lui a mérité une résurrection glorieuse. Notre corps, sanctifié par la présence du Sauveur , eo rece-
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vaut l*Encbaristie, reçoit aussi le germe et le gage de rimn^ortalité.
Après le péché da premier homme , un mur de séparation était interposé entre Dieu et l'humanité. Aprbs l'incarnation , ce mur a été brisé. Sous la loi uouyelle , le chrétien croit les vérités , objets de sa foi , sur la parole de Jésus-Christ, dont la divinité lui est prouvée ; et il remplit ses devoirs pour plaire h Dieu , qui sest fait homme pour thumanifé y et qui Ta rachetée. Sous la loi nouvelle ^ appelée toi d'amour. Dieu s'offre à notre cowir sous les traits d'un père.
Jésus-Christ, dans son passage sur cette ^ terre , marqua to^s ses pas par des bienfaits. Ses miracles , qui pour la plupart furent aussi des bienfaits, sa résurrection , . son ascension , prouvent incontestablement le fait de sa mission divine.
Jésus-Christ, avant de monter dans les cieuz , donne Tordre à quelques-uns de ses disciples , hommes obscurs , méprisés, hais , sans instruction , sans fortune , de détruire le poljTthéisme , de dissiper les erreurs de la philosophie, de suppléer à son insuffisance, de combattre le fanatisme des Juifs.
Les disciples de Jésus-Christ obéissent ; ils annoncent de vive voix vlux Juifs et aux païens la doctrifle de leur maître, rappellent •es miracles, et prouvent U fait de leur mission divine, en opérant des miracles euxmêmes. La prédication des apdtres est foute puissante , et dans un petit nombre d'années, ils triomphent des superstitions , des préjugés, des passions, des sophismes, delà politique, etc., et parviennent ù imposer à une grande partie de l'univers des dogmes incompréhensibles et une morale quifi*appe au cœur toutes les passions.
Les apôtres ont consigné par écrit une partie des miracles et de Ja doctrine de Jésus- Christ.
Le libérateur promis à Adam étant arrivé, et le genre humain ayant été racheté par lui , la révélation chrétienne devait être la dernière. Tous les peuples doivent jouir du bienfait de cette révélation dans les temps marqués par la Providence. La consommation des siècles viendra ensuite. Les Juifs rejettent la révélation chrétienne. Les Mabométans reconnaissent qu'une révélation a été faite à Jésus ; mais ils prétendent qu'une autre révélation a été faite à Mahomet, et que ce dernier est supérieur au JiU de Marie. Un des interlocuteurs que l'ultramontain M. de Maistre fait figurer dans les
Soirées de Saint- Pétershourg , tome IF, pages 320 et 324 , nous fait espérer une ré»
vélation de la révélation chrétienne.
Rousseau a dit : // me faut des raisons pour soumettre ma raison. Rousseau, en proclamant cette vérité , a été Tinterp^^te du bon sens de l'humanité. Toutes les religions, à l'exception da christianisme, doivent donc être rejetées comme fausses , sans qu'il soit nécessaire de les soumettre à un examen approfondi. En effet , toutes les religions, h l'exception du christianisme , crient : croyez et n'examines pas. Le chris- ■ tianisme seul nou» dit : croyez , mais examinez pourquoi vous devez croire. Un chrétien est donc obligé , pour obéir à sa religion , de s'assurer , k l'aide de sa raison , de la solidité des fondements de sa foi , ou , en d'autres termes , de consUter \ejait de la mission divine de Jésus-Christ et des apôtres. Ce Jltit peut être constaté par une preuve qui repose sur des faits faciles à prouver, qui est à la porlée de Ions les esprits , et dont voici l'exposition snccincte.
11 y a aujourd'hui des chrétiens ; il n'y cn^ a pas toujours eu. Comment le christianisme s'est-il étabfi ? Quels obstacles s'opposaient à son établissement ? Par' qoels moyens ces obstacles ont-ils été surmontés? Un homme qui croix qu'il existe un Dieu , et que sa Providence préside aux événements d'icibas , doit s'écrier , en réfléchissant sur rétablissement du christianisme : Le doigt de Dieu est ia. Si le christianisme, dit saint Augustin , s'est établi sans miracles , cet établissement sans miracles est lui-même le * miracle le plus frappant.
D'autres preuves dont le développement, pour être compris, exige plus ou moins d'intelligence , d'érudition et de critique ^ nous donnent encore la conviction de la divinité de la mission de Jésus-Christ et des apôtres. Ces preuves se tirent du nombre et deja constance des martyrs, de l'accomplisraent des prophéties , de l'autorité des miracles rapportés dans les livres du Nouf eau- Testament; enfin les mystères , la morale et le culte que nous prescrit l'Évangile , produisent aussi la même conviction. Quel autre , en effet , que le Créateur dea hommes, pourcait être l'auteur d'une révélation st bien appropriée à la nature humaine , qui répond à tous ses besoins moraux , et qm l'élève jusqu'à la pratique des vertus surhumaines T
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•L'aateur de Touvrage întîtalé Examen Xfiiique des apologistes de la religion chré" tienne, faussement attribué au sarant Fréret, soutient que ce sont les Évangiles qui fournissent la preuve la plus complète de la vérité du cbristianisme. fiergier a réfuté cette assertion. ( Certitudes des pteuves du Christianisme. )
hes déistes nous disent : Le christianisme renferme dans son sein des communions rivales qui s^anathématisent réciproquement.
Comment un chrétien pourra-t-il se décider?
Le chrétien se décidera en consultant su raison. Elle lui répondra qu'il doit s'attacher exclusivement à la communion qui lui transmet les vérités révélées par des m<nrtns sûrs , analogues à la nature d'une révélathin, ^ et qui soient \ la portée de tous les esprits. Or , les moyens de reconnaître les vérités révélées, assignés par les diverses cotnmu- Jiions, sont Y inspiration, le raisonnement, Yautoritd, c*estpà-dire , le témoignage de la plus grande partie des évêques.
La raison se prononce contre V inspiration :
•elle produit le fanatisme et favorise toutes les illusions. La ' raison n adopte point Tcxamen par le raisonnement. Cet examen , impraticable pour le plus grand nombre , conduit à Tincrédulité , et est en opposition avec la nature d'une révélation , qui est un JUitque Ton prouve par le témoignage, et <|ui ne se démontre point par le raisonnement. La raison se déclare pour V autorité , •c'est-à-dire pour le témoignage. Ce moyen est à la portée de tous les esprits , il est analogue à la nature d'une révélation, et, de plus, il est infaillible. En efiet, Jésus-Christ confia aux apôtros le dépôt des vérités rêvé* \ke%\ ceux-ci le confièrent à leurs successeurs , et ces derniers doivent de main en rhain le faire arriver jusqu'à la consommation des siècles. Or, il est impossible que la plus grande partie des évéques s'entendent pour altérer de la même manière le dépôt de la révélation , ou pour attester faussement et d'une manière uniforme qu'ils ont reçu de leurs prédécesseurs une doctrine différente de celle qu'ils ont reçue en réalité. D'ailleurs, un pareil complot de la part des évéques , en le supposant possible , serait saps résultat : dos prêtres et de simples fidèles feraient entendre d'innombrables réclamations. L'impossibilité du complot dont nous venons de parler est fondée sur les lois morales qui dirigent les hommes dans leur conduite , et sur le secours spiri*
tnel que Jétns-Christ a promis d'aceorder à ses apôtres et à leurs successeurs jusqa'u la fin des temps. C'est dkns cette impossibilité que consiste rinCaillibilité de l'Église ; d'où l'on doit conclure que l'infaillibilité ne peut pas être attribuée à un seul évêque , quel qu^il soit»
Nous terminerons par ces paroles d^un écrivain ecclésiastique : a Seigneur, si en » m'attachaift au christianisme je me trompe, » c^est vous-même qui m'avez trompé ; car il » est marqué a des traits que votre main « seule pouvait lui imprimer. » Foyez^ dans la ^èsenie Encjrclopédie^ les articles Ètâb- CU.B., ExpiATiojf , FItbs, HiiibiBs, loo-
LATEIB, LlVUM SA1KTS, M^aXTaS , M ISS» ,
MinACLBs, PnoPHéTics , RisuBBBctioir, Sâ>
.CBBMBRTS , SaCBIFICB.
^^ :;iê)||sult«s Pascal. Pensées ; Abbadto, réHté de im religion chrétienne ; H net. Démonstrmtion éuan" géliffue i Clarkc , Traité de l'existence et des mttributs de Dieu i Leland, Nouvelle Démonstrm" tioH éuangélique ; Bergier , Dletionnmtre théologi" que i fie L» Luserne . %ur la Révélation ; Erslclnc, Réflexions sur V évidence intrinsèque de la vérité du christianisme , etc., etc. FlotTES.
• REVELLIÈRE-LÉPAUX (Lows-Ma- BiB ) , l'un des membres du directoire exécutif , né en 1753 à Montaiga, petite ville de la Vendée, dont son père fut maire pendant trente ans, se destina d*abord au barreau et prêta serment d'avocat au parlement de Paris en 1775. Mais son peu d'aptitude à cette carrière, le détermina bientôt à y renoncer; il rentra au sein de sa famille, se maria \ une demoiselle Boyleau de Chandoiseau , qui lui inspira le goût de la botanique , science qu'elle-même cultivait et dont elle lui enseigna les éléments , et plus tard il en ouvrit un cours public à Angers. Cependant l'époque de la révolution approchait; il en embrassa les principes avec ardeur, fut nommé d'abord syndic de sn commune , puis député aux états-généraux par le tiers-état de l'assemblée bailliagère; et dans la part qu'il eut aux premiers débatstle l'assemblée constituante il laissa percer une tendance très-prononcée pour les opinions républicaines. La session terminée , il devint membre de l'administration de son département , fut ensuite appelé aux fonctiona de juré près la haute-cour nationale siégeant li Orléans; et de retour h Angers au mois d*aoiU 1792 , y fut nommé peu après membre de la convention nationale. Outre les tournées patriotiques qu'il fit dans le départe-
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ment de Maine-et-Loire ayant d*a1Ier prendre siège à la. nouvelle astemblëe, Revellière- Lépanx avait donné d autret gages de de- Toaement an parti républicain en coopérant h la création d'un club et h la rédaction d un joamal , dont il dirigea Tesprit dans le sens de ses propres opinions. Ce fut lui qui fit adopter à la convention , par «eprésailles contre le manifeste dit de Brunswick, la rédaction du décret portant que la nation /hançaùe viendrait au iteourê de touâ les peuples opprimés qui voudraient recouvrer leur liberté; et bien quau 18 mai 1791 il n*eât pas balancé h prédire que « le jour où la France cesserait d'avoir un roi elle perdrait w liberté et son repos ^ur être livrée au despotisme effrajant des factieux , » il n'en vota pas moins , dans le procès de Tinfortuné Louis XVIj pour la mort , et ^Mitre !e sursis et Tappel au peuple. Antagoniste tlu terrible Danton , dans la séance du Il mars 1793, où celui-ci s^cflbrça d'entraîner rassemblée à un nouveau choix de ministres qu'elle prendrait dans son sein, Rcrellière, dont la stature était grêle et contournée , réussit , par une énergique improvisation et par son attitude impassible en présence des sicaires dont on avait encombré la salle des séances , à reculer de quelques jours le dernier triomphe do Tanarchie en relevant encore les girondins abattus. Il ne les défendit pas avec moins de courage au jour où fut prononcée leur proscription (voyez Gsvsoaai, Guâdet , etc.), et plus tard il ne dut sou propre salut qu'h Tespèce de dédain qu^inspira Tétat d'épuisement et de délabrement où Pavaient réduit ses efforts pour se faire entendre au milieu du tumulte des séances. Lorsque le comité de sûreté générale lança contre lui un mandat d'arrêt , il se réfugia d'abord auprès de M. Bosc , puis dans la maison de M. Buire , son ancien collègue à rassemblée constituante. Revellière- Lépaux vint rejoindre à Paris sa femme et sa fille dès que la chute de Robespierre lui permit de reparaître. N'ayant pas été remplacé à l'assemblée conventionnelle, il j fut rappelé sur la motion de Thibault , député du Cantal \ mars 1795 ) , et son premier acte fut de s'opposer à la mise hors la loi de l'ancien président du comité de sûreté générale, par qui sa proscription avait été naguère prononccoi Nommé de la commission des douxe, il fut chargé de soutenir diverses parties du plan de constitution de l'an 3^ et fut l'un des derniers présidents de la con-
vention , où en dernier Ken il combattit strec vigueur les anarchistes qu*on désignait som le nom de Qiàeu/e de Rohcspierre, Membre du conseil des anciens et élu à runsnioùtè président de ce conseil , il y obtint sor 218 vetans 216 suffrages pour la candldatnre aa directoire , et il en fit partie k sa création avec Barras , Rewbell et Sieyes. Revellière- Lépaux n'eut qu'une influence secondsire dans ce conseil souverain de la répabKqoe ,* et il parait y avoir plus particulièremoit exercé l'action de résistance, indispeuMble pour réquilibre. Sur les soUicitalioni de plusieurs membres des deux conseils , il donna sa démission lors des événemeoti du 30 prairial , . et rentra dans la vie prifée . A la création de l'Institut , le premier lien de ce corps savant l'avait nommé membre de la classe des sciences morales et politiques. Il y lut , quelque temps avant le 18 fructidor, des RiJIexiotis sur le culte f lit cérémonies civiles et les /êtes naiionmles, et le mode de religion qu'il y préconisait defnt le symbole de foi de Tassociation coune sous le nom de théophilanthropie. Lonqoe les pratiques de cette religion répabUcsiie de? ini*ent la proie du ridicule , on ne msoqoa pas de traîner auAsi sous ses verges rboenae à qui était imputée la création de cette secte: à tort ou à raison c'éUit Revellière-Lépanx qu'on en avait fait le grand-prêtre. Cebî-eii qui avait continué d'assister aux séaocci de rinstitut, aima mieux renoncer au footeail académique que de prêter le serment de fidélité a C empereur , exigé de totites les corporations. Retiré alors aux environs d'Orléans , il y vécut obscur, et revînt plus tsrd habiter Paris , où il n'eut un dernier rspport avec l'autorité que pour refuser les ofits d'une pension qui lui furent faites, la part du gouvernement impérial sous la seule coadition qu'il en ferait la demande. Il ^ trouva compris dans la loi d'amnistie Ion oc la seconde restauration comme n'ayant occupé aucun emploi dans les centjoun,ct il mourut le 27 mars 1824. Outre les mémoires de sa vie qu'il a? ait dictés à son fib pour être publiés à une époque donne* après sa mort, et les R0exions ter U culte , etc., dont il a été parié plus hsati imprimées à Paris , an 5 , in-8« , et tradoito en allemand, 1797, in-»», il a laissé quelques autres, opuscules dont M. Mabvl a recueilli les titres , tom. 5 de son Jnnaeirt nécrologique.
* R£VEL ( JBAir) , dessinateur, né à Psiis
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<» t^SB4 , mort k Lyoti en 1751 , porta fmt son art le» fabriques de «ette Ville au plus' haut degré de tplendeor. Il est lintentear des- points rentt^é» qut, mélangeant les cou^ leon dairea av<eo les obieures , les rendent' plus douces , et c'est encotehti qui a troaté le aetret de placer les ombre» du< même cdté , et de fMt>duire de vrais tableaiix var' }eééioites: Cet artiste éuif âls de OabrielT Rerel , peintris qa*cdiplojrait Lebt'um
* RÉVÉItBND ( TkfUïmqvÈ ); ecctésias-»
tique, n^ à Rouen en'154$, mdrt 2i Parb' en 1734>, est: auteur de« ounuges' suiyants : la' Physique dès aneiem, on là PhjrHque traitée dùnt un* nouvel ot^M staUm le sentie nient detf phUùaophêÈ aneiétti^ et modemei^, Parit, 1701, io-12; M^môireB kisHnique^ de Niakols rtir Ut derniera trv^bles de Tt^anty^èvanie, Rouen , 1734 ^ 2 vol; in*12 : cet ouvrage qui se trouve à>la suite de VHi»^ toire der révolutione du royaume de Hon*" grie, sr été fini-el'pnlflîé par Lecoq de ViU leràj.
* REVERS (LouifeuFHAvçots) , chanoine de Qtfint-HoDoré à Pari», mort en 1798,^ Tàge de 70an8, fut chargé , parM. de Joigne, arcbevdque de Paris, de revoir et de refondherle rituel du diocètte.' II fut aidé dans ce trffvâil par Tabbé Plunkett et l>bbé Char» Ker,.et Touvrage parut en 1786 , 3 vol. în-4», sous le titre de Pastorale parisien te; mais tt fut attaqué par un grand nombre de critiques et dénoncé au parlement qui fut sur le poÎTït d*en an*êter la distribution. Cette dénonciation n'eut pas dé suites cependant, et l'ouvrage fut adopté. On a encore du chanoine Revers une traduction en vers latins du Pk>^me de la religion , de Racine le 61s , publiée aTeo beaucoup de changements par l'abbé Chorlicr, Paris , 1804, in-12.
* RE VILLON ( CLAUt*) , médecin*, membre dt TAcadémie der sciences de Dijon , correspondant de la Société de médecine, mort à fhiouviné en 1795, est auteur d'uu ouvrage intitulé ; Rècherchet tur la cause det affeeliont kypocondnaçuet , appelées communément vapeurs , ou Lettres d'un médecin tur ces affections , Paris , 1779 , 1 vol. in-^ \ réimprimées en 1786, et augmentées de phrsieurs autres recherches sur le même sujet.
* REVnJS ( JxCqvts ) , principal du collège théofogique de Leydeen 1642, assista au sjnode de Dordrecht, fiit nommé réviseur de la Bible, qui porte le nom de cette ville, et mourut à Lcyde en 1658, à Tâge