‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 27 sur 135 · PRON · texte numérisé non relu

PRON

t>RON

tioDt deux cjrlindres , Tun horizontal , Tautre vertical , la courbe aéra rinterscctiôn de ces deux surfaces.

Nous ne pouvons exposer ici avec Tétendiie convenable les conséquences de ces con* sidérations : on consultera les Traités de géométrie descriptive de Monge , de M. Hachette, de M. Lacroix, de M. Vallée, la perspective de M. Cloquet, etc.

On peut projeter les lignes sf Ion des droites parallèles entre elles , mais obliques à un plan, et tirer de ces constructions les mêmes conséquences que des projections orthogo^ rudes ; mais celles-ci sont beaucoup plus simples. On projette encore les courbes de l'espace par un système de droites émanées d*nn même point, ce sont les projections coniques, Frahcosub.

* PROMÉTHÉE ( Mythologie ) , fils de Japet et de Cflymène , et frère d'Épiméthée , eut Tambilion de créer nn homme. Il prit de Targile, qu'il façonna, et à laquelle il mêla une portion de ehaque élément , en y ajoutant les passions de Tâme. Minerve vit cet ouvrage , Tadmira , et offrit à Tartiste de lui donner tout ce qu'il j avait cfiez les dieux pour le rendre plus parfait. Prométhée, admis dans le ciel, approcha d*une roue du soleil une baguette, qui s'enflamma , et dont i 1 se servit pou/ animer sa figure d*argile. Ce fut alors que Jupiter , pour se venger du téméraire , qui avait usurpé le privilège des dieux, créa Pandore , cette femme charmante qui devait répandre tous les maux sur la terre. Ce ne fut pas tout : le malheureux Prométhée fut enchaîné sur le Caucase^, où un vautour lui dévora le foie , toujours renaissant , jusqu'à ce qu'Hercule vint le délivrer. Plusieurs savants se sont livrés à des conjectures sur cette fable. Bochart entre autres s'est efforcé de prouver que Prométhée est le même que le Magog dont il est parlé dans l'Écriture-Sainte.

PRONOM. (Grammaire.) Mot qu'on met à la place du nom (pro nomine), pour en rappeler l'idée et pour en éviter la répétition. Ainsi, au lieu de dire : Télémaque était resté seul avec Mentor; Télémaque embixuse ses genoux , car Télémaque n'ose embrasser Mentor autrement , etc., je dirai, en employant le pronom : «Télémaque était resté seul avec Mentor ; il embrasse ses genaux , car il n'ose l'embrasser autrement. •

Il y a trois cas dans lesquels on emploie le pronom de préférence au nom. Toutes les fob que je suis moi-même le sujet de la pro-

position que je prononce , je ne me nomme pas, car alors mon nom , pouvant apparte* nir à d'antres personnes , donnerait lieu à des équivoques et à des embarras sans cesse renaissants, outre que rien ne serait plus fastidieux que cette répétition continuelle ; mais' au lieu de mon nom , j'emploie le mot je , qui non-seulement tient la place de mon nom propre , mais qui en même temps indique le rôle que je joue dans la parole, et fait connaître que le sujet de la proposition est la personne même qui parle.

Lorsque le sujet de la proposition est la personne à laquelle je parle , je ne la nomme pas non plus , et par les mêmes motifs ; mais au lieu de son nom , j'emploie le pronom tUj qui , tout en remplaçant son nom propre , fait connaître que c'est à elle que je m'adiressc;

Quand la personne ou la chose qui fait le sujet de la proposition est assez connue de ceux h qui je parle , s,oit parce que je l'ai déjà nommée, soit |>arce qu'elle est présente et que je la montre au doigt , au lieu d'employer sou nom , je me sers des mots il ou elle , qui , de même que les précédents , font connaître le rôle que remplit dans l'acte de la parole la personne ou la chose dontîls tiennentla place, et indiquent que c'est celle dont on parle.

Ainsi , les pronoms ne servent pas seulement à remplacer les noms , mais de plus ils désignent les rôles des divers interlocuteurs ou personnages qui figurent dans la parole.

Considérés sous ce point de vue, les pronoms sont nommés personnels ( du mot latin persona , personnage d'une pièce) ; celui qui désigne la personne qui parle, est dit pronom de la première personne; celui qui désigne la personne à qui l'on parle , est dit</e la deuxième personne ; celui qui désigne ce dont on parie est àiide la troisième personne.

Lorsque la personne qui est le sujjct de la phrase est en même temps celle sur laquelle tombe l'action , le pronom qui sert à exprimer l'objet de l'action se nomme réfléchi, mot qui rend bien ce retour d'un être sur lui-même. Cette modification dans Tidée du pronom personnel peut être exprimé par un mot particulier , comme se, soi.* a il se frappe ; » ou par une légère modification du pronom personnel lui-même ; c'est ce qui a lieu pour les pronoms des deux premières personnes , auxquelles on se contente d'ajouter même ; exemple : .« Je m»>suis perdu moi-même , tu te perds toi-même. »

Les pronoms n'étant que des remplaçants et des abrégés des noms , dolyentsuiTre toa-

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