‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 35 sur 135 · PR YT · texte numérisé non relu

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»#». On ToH que ce dernier nom avait été mal choisi pour l'objet auquel on l'appliquait, el que le prytanéc français (éubli dans lancien local du collège Louis- le - Grand] , et le prjtance de Sainl-Cyr «taraient nulle analogie avec celui d'Athènes.

Au nom de prjrtanée, on substitua sous le consulat celui de fycée , qui était plus convenafble, puisque le lycée d'Athènes était une école : c'était le lieu où Aristotc el ses sectateurs expliquaient la philosophie. Depuis la restauration , on a rendu aux lieux d'institution publique le nom de collèges, (f^ojrez Ihstroctioh pubuqvb).

Le piytanée était un édifice public , situé à Athènes, près de la rue des Trépieds.

{Pausanias , pag. 41.)

Non-seulement les piytanes étaient logés et entretenus dans le prytanée , mais on y recevait aussi les citoyens qui avaient rendu des services signalés à la république.

Comme la classe dea prytanes était trop nombreuse poiirexercer en commun les fonction» dont elle était chargée , on la subdivisait en cinq décuries , composées chacuue de dix proèdres ou présidents . Les sept premiers d'entre eux occupaient pendant sept jours la première place ; les trob autres en étaient formellement exclus. Celui qui remplissait celle place était regardé comme le chef du sénat , et sa fonctions semblaient si importantes , qu'on ne les lui conûait que pour un jour. C'était lui qui proposait les sujets de délibération , qui appelait les sénateurs au scrutin , et qui, pendant le court intervalle de son exercice, gardait le sceau de la république, les clefs du trésor de Minerve et celles de la citadelle.

Les neuf autres classes du sénat avaient de même à leur léte un président qu'on changeait à toutes les assemblées, el qui était chaque fois tiré au sort par le chef des prytanes. De même que le sénat d'Alhènes , divisé en dix classes , représentait les dix tribus de la ville , il était aussi représenté par les ptytancs , qui , toujours réunis dans un même endroit, étaient à portée de veiller sans cesse sur les dangers qui pouvaient menacer la république , el d'en instruire le sénat.

Pendant les trente-cinq ou trente-six jours que la classe des prytanes était en exercice , le peuple s'assemblait quatre fois : )a première fois , pour confirmer ou destituer les magistrats, s'occuper des garnisons , des dénonciations publiques et des confiscations ordonnées par les tribunaux.

Dans la seconde assemblée , les citoyen»

pouvaient venir s'expliquer avec liberté sur les objets relatifs à Tadministratien et au gouvernement. Ce droit ressemblait assez à celui de pétition , que le gouvernement constitutionnel nous a donoé.

La troisième assemblée était destinée à recevoir les hérauts et les ambassadeurs qui avaient auparavant rendu compte de leur mission ou présenté leurs lettres de créance au sénat.

Enfin la quatrième roulait sur les matières de religion , les fêtes et les sacrifices. Il fallait souvent user de violence pour faire aller le peuple à ces assemblées; mais on l'y rendit plus assidu, en accordant à -chacun un droit cîe présence de 3 oboles , qui équivalaient à 9 sous de notre monnaie. Ce droit de présence fit que les assemblées furent fréquentées par plus de citoyens pauvres que de riches; ce qui convenait à l'esprit d'une démocratie.

Nous avons parlé , à Tartide Com icss , de ees assemblées populaires des Romains , dont il n'y a plus d'exemples dans nos institutions modernes , si ce n'est dans nos élections ; mais nos citoyens n'ont qu'un vote à émettre , et n'entrent point dans les discussions politiques réservées H nos assemblées électives. Les comices des Romains avaient pour pendant à Athènes les assemblées où le peuple était convoqué par les prytanes.

Ces magistrats qui composaient seuls le sénat étaient à peu près ce qu'est notre Chambre des pairs , si ce n'est qu'ils avaient une communication directe avec le peuple; ce que l'étendue de nos empires et la form c de nos institutions a rendu impossible. Ils étaient au nombre de cinq cents , y compris l'épistrate ou président et les neuf proèdres ou chefs de tribus. Ils présidaient par tour , au prytanée, à l'assemblée du peuple.Chacuno des dix tribus fournissait cinquante prytanes.

Ce n'était pas seulement à Athènes que le titre de prytane était eu usage : dans quelques républiques , c'était le nom du premier des magistrats. A Corinthe, on en élisait un tous les ans pour adminutrer les afiiiires.

Sar les médailles de Cyme d*.£olide, oo trouve le titre de prytane. Ce litre est souvent rappelé sur les marbres antiques.

Le prytanée de Cyzique passait, après celui d'Athènes , pour le plus magnifique. II renfermait quantité de portiques , dans lesquels étaient placées les tables des festins publics.

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