P8AH
Le feu sacré de VesU «tait couserré sur un autel particulier dans l'enceinte du prylanée. Le soiu en était commis h, des veuves , que Ion appelait prttamdes.
Le droit d'être admis a prendre ses repas dans leprytanéc était une récompense et un hoimeur. On Taccordait souvent aux vainqueurs de» jeu s. olympiques. *
Socrate répondit aux juges , qui lui demandaient quelle peine il croyait avoir^roérilée , qu'il se croyait digne d'être nourri , dani le prytanée , aux dépens de la répu~ èlique.
Ce droit devenait quelquefois héréditaire.
Les descendants de Démosthèncs en jouis* saient de fils aîné en fils atné.
La petite*fille d'Aristide, ne pouvant, à cause do son sexe , prendre ses repas dans l'enceinte du prytanée , était portée sur Tétât des prytanes , pour recevoir par jour trois oboles.
Prjrtanis est un nom propre de magistrat, qui se trouve sur une médaille d'^gialut , attribuée par Eckbel et Rascbe à rÀcbdic , et que Mionuet à restituée k la Paphlagonie.
(Descr., tom. 2 , p. 165 et 388.)
Schulz ( nnm. 1 , p. 51 ) a fait une dissertation dans laquelle il discute si la lettre II sor une médaille de KeapoUs de Campante signifie piytane. ( f^ojrez MioAiLLss. )
f^ojrez sur prytane : Anton. Van Dalen , Distert. de prytanibwt Grœcorum. Les commenUteurs des marbt-es ttOxforl , XLVI , p. 106. Caylus, jéntig. , tom. 2, p. 243. De tfutTMioi dignitaie jttheniensîum exemplo"^ innummùj Spanheim , de P/nett,^ tom. 1 , pag.' 701. Mongez, Dictionnaire d'Anli(/uiiés, Barthélémy , P'ojrage d*Jnacharsis,
DUMBBSAN.
* PSAMMENITE , roi d*Égypte , fils d'Amasis , succéda à ce prince en Tan 525 avant Jésus-Christ, et eut d^abord h soutenir la guerre que Cambyse avait déclarée à son père. Après avoir été complètement défait dans une bataille sanglante, livrée sur la branche du Nil dite Pelusiaque , il se réfugia dans Mempfais , y fut assiégé et fait prisonnier; mais le monarque vainqueur, touché de sa résignation , le traita avec honneur, et renvoya ensuite à Suze avec six mille ÉgjTptiens captifs. Accusé plus tard d*avoir tenté de faire soulever les Égyptiens , on lui fit boire du sang de taureau , et il en mourut. Il n^avail régné que six mois.
• PSAMRUTIQUE, roi d'Egypte , monta sur le trône eu Tan 667 avant Jésus-Christ ,
et fut obligé d'abord de partager le pouvoir avec onze autres rois. C*est cette espèc;p de gouvernement que les Grecs ont désignée par le nom de dodécarchie, et qui dura pendant quinze ans. Psammitique régnait sur les contrées marécageuses et maritimes qui terminent l'Egypte du cdté du nord. Le commerce actif que ses sujets faisaient avec les Grecs et les Phéniciens lui ayant procuré de grands avantages , et l'ayant mis en relation avec beaucoup de princes et de peuples étrangers , il fit venir des troupes mercenaires de TArabie , engagea beaucoup de Grecs de TAsie-Mineure 2i son service, et se trouva en état de résister à ses collègues, qui avaient pris les armes contre lui. Il les vainquit. Plusieurs périrent dans la bataille; les autres se retirèrent dans la Lybie , renoncèrent à leurs États, et Psammitique devint ainsi seul souverain de l'Egypte. Il céda aux Grecs , ses auxiliaires , tles terres et des habitations sur les rives du Nil , auprès de Bubaste , sur la branche pelusiaque , montra , en toute occasion, une extrême partialité envers les étrangers qui l'avaient si bieti servi , s'occupa d'embellir Memphis de plusieurs beaux monuments , fit long-temps la guerre en Syrie , empêcha les Scythes de porter leurs armes en Egypte, et mourut , après un règne de cinquante-quatre ans, vers Tan 614 avant Jésus-Christ. — Psammi- TiQUB II , descendant du précédent , régnait en Egypte en Tan 400 avant Jésus-Christ, mais seulement comme vassal du roi de Perse. Vers cette époque , Tamus , satrape de rionie, se réfugia en Egypte avec sa flotte et ses trésoi's , redoutant la vengeance d'Artaxerce , parce qu'il avait pris part à la révolte de Cyrus-le-Jeunc, frère de ce monarque persan. Les richesses de Tamus tentèrent la cupidité de Psammitique, qui fit périr le sati*ape avec toute sa famille , pour s'emparer de tout ce qu'il possédait. C'est là tout ce qu'on sait de ce roi d'Egypte. — Aristote nous a conservé le souvenir d*nn autre Psammitique , fils de Gordius ou Gorgias , frère d^ Périandre , tyran de Corinthe. On croit que Psammitique I«r , qui, selon Diodore de Sicile , avait fait élever ses enfants à la manière des Grecs , avait bien pu donuer une de ses filles au frère de Périandre , et que c>st à cette circonstance , assez vraisemblable, que le fils de Gordius ou Gorgias aurait dû le nom de Psammitique , celui de son aïeul maternel , comme on le pratiquait assez souvent chez les Grecs.
PSEU