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* PSEXIiXJS (Michel), le pitttcélëbro el le plus fécond des écrivains grecs du 11» si^ cIa , était né h Conitanlinoplc d'une ûunille patricienne. U étudia la pbjlosopkie, la théologie , les mathématiques , la médecine , et contribua beaucoup, par son eseœple , à ranimer le goût des leltres.etdcs sciences parmi ^es compatriotes. L'empereur Michel Sim" tiotùfwi le Bt sénateur et le députa vers Isaac Comnène, que le choix de Tarméc ap« pelait au trône de l'Orient en 1057. Psellus conserva la faveur de ce dernier prince et celle de Constantin Ducas, qui lui con6a réducation de son fils Michel , surnommé depuis Parapinace, Devenu le principal con* seiller de ce prince lorsqn^il monta sur le Irôné en 1071 , il fut dépouillé de ses biens sous le règne de Nicépbore Botoniate , et re* légué dans un monastère , où il mourut vers 1079. On a de lui un grand nombre d'écrits dontFabricius donne les titres dans le tome 5 de la Bihiiotheca gixBca,
PSEUDONYME. {Biblio^raphÙ!.) Oadé^ signe par ce root, tiré du grec ( ^{hM^ je feins ; çvcfm , nom ) , les auteurs qui ont publié des ouvrages sous un faux nom , ou les ouvrages qui ont paru sous un nom suppose.
Il s'applique aux auteurs comme aux éditeurs, aux écrits originanx comme aux tra« ductions. Il y a plusieurs'espèces d'ouvrages pseudonymes. Les écrivains qui mettent sor le frontispice de Touvrage qu'ils publient le nom d'un auteur célèbre « doivent être regardés plutôt comme des imitateurs malu« droits.» q*4e comme des impostcm*s littéraires. Beaucoup de livres de ce genre ont été publiés sur û fin du liècle dernier; une grande partie est relative a la théologie, ii la philosophie et h Thistoire ; les noms de Voltaire, Fréret , Bolingbrokc, >]irabeau et autres servirent à cette époque de masque k divers auteurs. De nos jours , ces sorr tes de publications sont plus rares ; on a vu cependant paraître dans ces derniers temps de nomi^reux mémoires apocryphes, {yojrei l'article MiMotABs.)
U existe aussi des ouvrages qui, au lieu de faux noms d'auteurs « ne présentent que des noms anagrammatiques ( vojrcz le mot anagivimme ) , et plus fréquemment des termes appellatifs : ainsi , l'abbé Legros , chanoine de U Sainte-Chapelle de Paris , a écrit contre J.-J. Rousseau, sous la dénomination d'un solitaire; Condorcet, contre les Trois Sikcle% littéraires de l'abbé Sabatier de Castres , sous celle d'un théologien; l'il-
lumîné Saint-Martin a publié plusieurs de ses ouvrages sous le nom du Philosophe in»
connu.
Plusieurs bibliographes se sont occupés de travaux rdatifs à la recherche dés anonymes et des pseudonymes ; parmi les principaux , nous citerons Vincent Plaçons , Decker, Adrien Daillet et Antoine- Alex* Barbier. Ce dernier a fait presque oublier les écrits de ses prédécesseurs , en publiant son Dictionnaire {les ouvrages anonymes et pseufionjrmesycamposésy uveluits,mi publiés^ en français et en latin , avec les noms deg atUettrs , traducteurs et éditeurs , accompagné de ntfies historiques et critiques, Paris , 1822. ~ 1827 , A vol. in-8«*. On trouve dana le tome 4 de cet utile et savant ouvrage une liste fort curieuse des noms pseudonymes »
sous le titre de Table tdphahéiique des nome ou qualifications sous lesquels les auteurs se sont déguisés, ou ont été déguisés, a^ee leurs vrais noms et les titres dé leurs productions. {f^ojrez Avosthb.) Babbibx.
* PSYCHÉ {Mythologie) était une jeune fille d'une si rare beauté que T Amour même en fut épris et voulut Tépouser. Elle fut exposée par ses parents , d'après un oracle d'Apollon , sur une haute montagne au hord d*un précipice. On l'avait parée de vétementa funéraires, et Ton croyait qu^elle devait être livrée aui foreurs d'un monstre inconnu. Mais U peine amenée snr le lieu oà elle devait attendre son sort, elle fut enlevée par Zéphire , qui la transporta dans un palais brillant d'or, et entouré de jardins magnifiques. Là, elle était senie a souhait par des personnes invisibles. L'Amour venait la visiter pendant la nuit et la quittait avant le jour , en lui recommandant de ne pas chercher à le connaître. Elle se résigna d'abord et obéit; mais une nuit, emportée par sa curiosité , elle alluma une lampe , et découvrit que son époux n'était autre que l'Amour nséme. Malheurensentent une goutte d huile tomha sur lui et ie réveille.
11 s'enfuit aussitôt, non sans avoir reproché à Psydié son indiscrétion. Psyché , poisr le retrouver, eut receurs à Vénus. Elle ne pouvait plus mal s'adresser , car Vénus la soumit à plusieui-s épreuves pénibles. L'Amour se crut trop vengé, et obtint de Jupiter la permission de prendre pour épouse la belle Psyché , qui fut mise au nombre «les déesses , et qui donna le jour à la Volupté.
Comme le nom de Psyché est celui de l'âme ( f*^ ) ^^* ^ Grecs , il serait facile de
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froover dans cette ftible ane piqaaote ai»
légorie et one leçon. En efiet , celte jeune fille, qui voit tout son bonheur s'évanouir pour ayoir voulu en connaître Fauteur , n'a-t-eOe pat été imaginée pour nont avertir que rameur ne vit que de mystère et d'illusion, et que des amants doivent redouter, comme Ta dit un poète
...... L« conp à*aA\ hasardenx.
D*un examen fatal & lou» les deux.
PSYCHODIAIRE. ( Hisloirt natureUe. ) Notre savant collaborateur Bory de Saint- Vincent a proposé une nouvelle distribution des corps naturels en cinq règnes , dont lun porte le nom de psjrchodiaire. Pour mieux faire comprendre la place que ce règne occupe dans Tenscmble de tous les êtres , nous allons exposer en peu de mots sa division générale.
Les corTfs naturels se partagent en deux grandes sections : celle des corps inorganiques ^ dout l'essence est d'être étemels, se compose de deux règnes , Véther, formé de la lumière , de l'électricité , peut être du fluide* électrique , etc. ; et le règne minéral, comprenant toutes les substances minérales ; la section des corps organisés, dont l'essence est d'être périssables , se compose de trois règnes, le règne végétal , on celui de tous les êtres végétants ; le règne psjrchotiÎMre^ composé d'êtres végétants et vivants sueceuivement ; et le règne animal , formé d'êtres végétants et vivants simulta" niment.
On voit dans cette division que le règne psjrchodiaire tient le milieu entre le règne végétal et le règne animal. Cependant, quoique la vie ne prenne pas dans le psychodié la même prépondérance que dans l'animal véritable , le sens du tact qu'il possède an plus baut degré, puisqu'il y est développé sur toute sa surface externe et interne, et qu'il pénètre dans toutes les parties de l'individu , le met bien au-dessus du végétal , en le laissant cependant audessous des animaux. La vie est répandue dans toutss ses parties , en sorte que chacun de iti fragments, détaché du tout, peut devenir un individu complet. Les facultés dont jouissent les êtres qui font partie du règne psychodiaire , ont fait caractériser celui-ci de la manière suivante par le naturaliste qui en est en quelque sorte le créateur. » Règne composé d'individus végétants , mais ayant au-dessus du végétal un Tome 19.
sens suffisant pour y introduire aussitôt un premier degré d*animalitè , mais non de cette animalité complète qui résulte de l'intellect ajouté au simple instinct, n II n'est pas besoin de faire observer que Tintelligence et l'instinct dout il est ici question , ne peuvent être dans le psjrchodié que proportionnés à la simplicité de son organisation.
Cette «implicite semble indiquer. que les psychodiés durent être les premiers animaux qui peuplèrent les eaux de notre planète à l'époque où nos continents n^étaient point encore formés. Selon Boryde.Saint-Vincent, les polypiers mous précédèrent les autres classes du règne psychodiaire , les polypiers flexibles parurent ensuite , et furent suivis des polypiers pierreux. En suivant cet ordre pour leur classification , on aura trois grandes classes : les tchnuzoairgs , les phjrtozoaires et les lithotoairts ,
Les ichnozoaires ne sont point obligés de se fixer sur des corps étrangers ; contractiles dans toutes leurs parties , ils sont dépourvus de charpente , ou du moins celleci ne consiste qu'eu un rudiment osseux.
Leur corps n'est qu'une sorte de sac avec une seule ouverture. Cette classe comprend deux ordres : \ts polypes nus divisés en deux familles , celle des hydrines, vivant sans racines, et celle des phdadelphes , en masses plus ou moins confuses \ et les polypes nageurs^ formés d'individus liés d'une manière plus intime.
La classe des phytozoaires est partagée en trois ordres : celui des pydres ou holypes qui végètent sur des corps étrangers; celui des arûwoi/iés , qui pendant un certain temps n'offrent rien qui ressemble à des hydres ou h des polypes , et qui , sous l'apparence de végétaux , ont dans leurs longs tubes des animacules que Ton voit enfin se développer, en prouvant par Certains mouvements leur animalité; enfin, un dernier ordre composé d'alcyons et de corallinés.
Dans k classe des lithozoaires sont compris tous les lytbophytes : il a'j trouve fréquemment des polypes; m'ais, ditSory de Saint- Vincent., il y eiiste bien plus souvent d'autres formes animales, recouvrant des supports inorganiques entièrement pierreux , supports qui ne sont pas susceptibles de se reproduire par boutures. Huot.
PSYCHOLOGIE. Science de Vàme ou du principe intelligent.
Objet de la psychologie. Au-dedans de
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nous cl d^hi les profondeurs de noU« êlrei an principe se cléyeloppe contlnueUeraent, qui va saisir bors de nous les réalités que le monde contient , et en conçoit des notions plus ou moins complètes, plus ou moins dbtinctes.
science du principe inlelligeni , est donc par cela même la science du moi ou de rhomme.
On aurait tort d'en conclure que la psjcbologie est la science de co composé de matière et de forces diverses , que le nom d'homme sert à distinguer de$ autres êtres
Ce principe ne s*arrête pas à la superficie organisés. Il y a dans ce composé deux
des choses ; à ces phénomènes , à ces attributs visibles qui nous les manifestent immédiatement ; il pénètre plus avant , et s'introduit dans un monde caché que notre œil ne voit point , qne notre main ne saurait toucher.
Au-delà des phénomènes , il conçoit des causes ; entre les faits , des dépendances , aous les attributs des existences réelles; et parnielà encore , une cause source de toutes les causes , des lois règles de tout rapport , une existence centre communie toutes. les existences , un espace qui contient tout , une durée où tout se produit et s^écoule.
11 «mbrasse ainsi le visible et linvisible , Tapparent et le caché , et élève dan» son sein une image du monde qui est la connaissance humaine.
Or, toutes les fois quece principe se développe , un phénomène singulier se prodoit en lui. En atteignant les réalités extérieures , il a conscience de lui-même qui les atteint; en les trouvant, ilse trouve. Saisissant à-lafois deux choses , Tune qui connaît , Taulre qui est connue, se reconnaissant dans la première , et ne se reconnaissant point dans la seconde, le principe intelligent exprime cette différence et cette dualité, en disant moi et non moi.
Dès lors il se pose au centre de cet univers qn il embrasse et qui le contient , et il s'en distingue nettement. Dès lors aussi , au centre de toutes les sciences possibles, apparaît et se distingue une science spéciale « qui est celle du principe intelligent ou la psychologie.
Cette science est identique h celle do moi; car qui eat-ce qui dit moi f c'est le principe intelligent; et ce qu'il appelle mor, c'est nécessairement lu). Elle est également iJen* tique à la science de l'homme , car qu'est-ce que l'homme , sinon ce que chacun de nous appelle moi? et qui est-ce qui dit moi^ sinon le priitcipe intelligent? et que peut^il appelei'moi^ sinon loi-mémef Le moi^ Vhomme, le principe intetligent sont donc des dénominations différentes d'une même chose ; la science de l'une de ces deux choses est donc la science dds aotrei ; la psychologie, qui est la
choses distinctes : V homme proprement dit, et \ animal. La physiologie étudie l'animal ; la psychologie, l'homme, c'est-à-dire, le principe dans lequel chacun de nous sent distinctement que sa personnalité est concentrée , et qui est le principe intelligent. C'est Ih le moi ou l'homme véritable, et c^est en ce sens seulement que la psychologie est la science de 1 homme.
Le principe intelligent n'est pas seulement intelligent, il est en même temps sensible , volontaire , passionné , locomoteur.
C'est ce qu'il reconnaît luî-mcme , en rapportant à lui , comme à leur sujet ou à leur cause véritable, les phénomènes dé la sensibilité, de la volonté , de la passion , delà locomotion, tandis qu'il ne s'attribue point et renvoie à Tanimal les phénomènes de la digestion , de la circulation , de la sécrétion de la bile, et une foule d'autres qui se produisent dans le composé avec lequel on voudrait HdenliBer. En renfermant l'homme dans le principe intelligent, nous ne le mutilons donc pas ; et en le séparant de l'animal , nous ne faisons que constater dans 1»
science une distinction qui est dans la nature des choses.
De la nature et tle la cettitude de Lt science psychologique. Ce qui est Tobjet de la science psychologique, c'est le principe intelligent; ce qui en est l'instrument , c'est ce même principe. Il y a donc cela de spé^ cial dans la psychologie , que son instrument et son objet sont identiques. C'est ce qui u*arrive que dans cette seule science. Dans toutes les autres, l'instrument, qui est le principe intelligent, est distinct de l'objet même auquel il s'applique.
De cette singularité en résulte une autre :
c*est que la connaissance ne s'obtient pas eti psychologie de la même manière que dans les autres sciences. L'intelligence ne peut s'observer comme elle observe les choses qui ne sont pas elle ; elle a le spectacle de cellesci, elle les voit, elle les contemple; mais elle ne peut avoir le spectacle d'elle-même t elle en a le sentiment ou la conscience. La psychologie est fille de la réflexion , comme toutes les autres sciences le sont de l'attention .
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M«M là s^arréteot les différeuCes , et Ton n'en peut rien conclure , ai contre lu pofsi* bilité , oi contre U certitude de la acienoe psychologique. En effet, ni ridentité de l'in- «tnunent et de l'objet nVmp^clie la conuuifi*iaiice , ni U manière dont elle est obtenue a*ea affaiblit la certitude.
Ce qui démontre la première de ces vérités , c*est le fait que nous «ayons à chaque moment ce qui se passe dans le sein de notre moi ; et ce qui démontre, lu seconde , c*est que , de toutes les certitudes , U plus invincible à nos jreux est celle qui s attache aux dépositions du jiens intime. Rien ou monde ne pourrait nous persuader que nous ne pensons pas , que nous ne voulons pas , que nous ne sentons pas , quand nous avons la conscience que nous pensons , que nous vouions et que nous sentons ; et la plus absurde de toutes les suppositions serait celle qu'un bomme pût penser , vouloir , sentir , sans en être informé.
Aussi bien serait-il étonnant qu'un principe dont Tessence est de counaitre ne se connût pas lui-même, ou qu'on dût croire à tout ce qu'il affirme , excepté h ce qu'il affirme de sa propre nature.
11 suffit de savoir à quel titre nous croyons , pour apprécier la valeur des doutes qu'on a élevés coutre lu certitude psychologique.
Quand notre intelligence a obtenu la notion d'une réalité quelcouque , elle conçoit que cette notion peut être conforme ou non ^ U réalité connue. Confor oie, elle est vraie ; non couformeM elle est fausse. Les raisons que rinteliigence peut avoir de regarder comme vraie la notion qu'elle a obtenue , fondent la certitude de cette notion.
Or, l'intelligence est assurémeut susceptible de commettre des erreurs ; elle le sait; et elle n'adopte pas légèrement et de prime abord les notions qu'elle acquiert. Mais lorsqu'elle a pris les précautions qui lui sont inspirées par sa nature pour éviter Ten'eur, il arrive que les notions ainsi acquises lui inspirent une pleine confiance , elle les regarde comme vraies; elle y croit.
D'où vient cette confiance ? Elle n'est au- «,^e que la foi que l'intelligence a en ellemême. L'intelligence est profondément con- .^^aincue quil est dans sa nature de voir les choses telles qu'elles sont , et que il elle se trompe quelquefois « la faute n'en est pas à cette nature , mais aux conditions matérielles auxquelles elle est soumise en cette vie) en sorte que^ quand, toutes les
précautions contre l'erreur ayant été prises, une chose lui parait vraie , elle pense avec confiance qu^elle est vraie réellement.
Ainsi la certitude de toutes nos connaissances repose en dernière analyse sur la véracité supposée de notre intelligence. Or , si cette véracité est réeHe , elle est permanente , et ne saurait être suspendue dëps un cas particulier. Quel que soit donc l'objet aoquel s'applique l'intelligence , la véracité de l'intelligence est la m^nie. Si donc on l'admet pour une science on doit l'admettre pour toutes.
La question de savoir si la ceiiitude existe pour une cej*taine science se ramène donc à celle-ci : l'intelligence juge-t-elle que dans cette science sa véracité puisse è'tre mise à l'abri des causes d'erreur qui peuvent l'égarer { efi d*autres termes , les notions qu'elle ^ acquiert dans cette science lui inspirent-elles cette pleine confiance qui entraîne son assentiment et sa croyance ? Or , l'affirmative n'est point douteuse en psychologie { les no- . tiens que la science nous donne nous inspirent une parfaite confiance. La certitude de la science du moi est donc appuyée sur les mêmes bases que la certitude de toute science possible.
Du point de départ de la ptxchologie. Puis que le moi se sent continuellement , il a continuellement une connaissance plus ou moins distincte de lui-même. Puisqu*il se distingue continuellement de ce qui n'est pas lui , il sait à chaque instant plus ou moins distinctement ce qu*il est. Ainsi la science du moi est commencée dans la conscience de chaque homme.
D où vient que la science du moi ne sort point claire et complète de cette conscience sans cesse provoquée qu'il a de lui-même ?
L'intelligence humaine , quel que.soitson objet, n'atteint jamais , sans l'intervention de la volonté , la connaissance claire des choses. L'expérience nous apprend ce fait, et la nature de rinteliigence l'explique.
Pour que nous puissions observer un objet quelconque , il faut que nous le connaissions. Pour que nous le connaissions , il faut qu'il se soit manifesté ù nous sans que nous l'ayons voulu. Il y a donc une connaissance involontaire de chaque chose , qui précède inévitablement l'étude volontaire que nous pouvons en faire.
Or , c'est encore un fait d'expérience que cette connaissance involontaire et primitive est toujours obscure , et qu'elle ne devient
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claire que par Tanaljse qui sépare et considère isolément chacun des éléments qui la composent^
L*anal3rse , source de clarté , est le procédé nécessaire de l'intelligence volontaire; la synthèse , source de Tobscurilé , parce qu'elle embrasse et ne distingue pas , est le procédé naturel de rintclligence involontaire.
Ainsi, comme nous débutons nécessairement par une intelligence involontaire des choses , toute connaissance est d'abord obscure et indistincte. Elle ne devient claire et nette que lorsqu'elle a été analysée , c'est-àdire lorsqu'elle a été soumise à Taction libre de l'intelligence.
Voilk pourquoi tant que le moi ne s'est pas librement replié sur lui-même , la connaissance spontanée qu'il a dtf sa manière d'être , quoique incessamment renouvelée , reste obscure.
Et de là vient que la plupart des hommes meurent sans avoir obtenu une connaissance nette de ce qu'ils sont.
Pour celui-là seul qui s'est étudié volontairement, c*est*àdire qui a réfléchi sur sa pro^ pre nature , la notion du moi , la science du moi, peut être distincte.
Le point de départ de la science du moi contient donc toute la science du moi. En d'autres termes , la conscience obscure que nous avons tous de nous-mêmes deviendra la science du moi , quand elle aura été édaircie-par la réflexion libre- Conscience obscure du moi , voilà le point de départ de la psychologie ; connaissance claire du moi, voilà la psychologie elle même. Entre le point de départ et le but, il n'y a qu'une différence de forme: La psychologie n'est autre chose que la conscience de nousmêmes transformée; c*est le sentiment du moi, commun à tous les hommes, rendu clair d'obscur qu'il était.
Le moyen ou l'instrument de transforma, tion, c*estla réflexion; et la réflexion n'est aubre chose que l'intelligence humaine librement repliée sur son principe.
Premièt'û trans/ofmation de la notion primitive du moi, ou circonscription de la psychologie. Qu'y a.-t-il dans la conscience que chacun de nous a de soi-même ? La solution de cette question est la psychologie tout entière. Mais nous n e pouvons découvrir tout d'un coup toutes les notions particulières contenues obscurément dans la conscience totale que nous avons de notre moi. Dans ce cas, comme dans tous les cas
sembliibles , le phénomène de réclairciftement ne s'opère que peu à peu. D'abord lef notions principales renfermées dans la notion complexe apparabsent et se distinguent ; ensuite, dans le sein de chacune d'ellesnous distinguons des notions moins étendues, qui se résolvent elles-mêmes pen à.
peu dans des notions plus élémentaires , jusqu'à ce qu'enfin , de subdivision en subdivision , la décomposition atteigne les éléments.
La première chose qui m'apparaisse nettement, lorsque je cherche à me rendre compte de ce que je suis , c'est que je me ti*ouve 'toujours agissant d'une certaine manière et éprouvant des modiflcations qui ne sortent pas de moi , mais que je subis sans les avoir produites et sans pouvoir les éviter.
Ainsi , je ne me trouve pas pur et séparé de modifications ; je me trouve toujours sous une manière d'être particulière; en sorte qu'ilya toujours complexité dans l'objet qui tombe sous ma vue ; complexité dont le moi est l'élément invariable , et dont la manière d'être du moi est l'élément variable.
Dans quelque éia^l et d&ns quelque moment que je me surprenne , c'est toujours le moi que je rencontre ; de plus , je le rencontre toujours agissant ou modifié d'une certaine façon ; et enfin j'observe que l'action ou la modification n'est pas toujours la même , mais varie d'un cas à un autre.
Quand je m'interroge sur ce qui est moi et ce qui n'est pas moi dans chaque cas , je trouve que l'élément constant , c'est-à-dire , ce qui agit et ce qui est modifié , est appelé • moi par la conscience , qui appelle non moi les actions diverses produites et les modifications variables éprouvées.
En passant d'un état à un autre, l'élément constant qui s'appelle moi est convAinca qu'il est le même dans les différents cas ; il est convaincu en même temps que les actions et les modifications changent d'un cas à un autre.
Enfin , dans chaque cas particulier, l'élément moi se connaît simple sous la multiplicité des actions qu'il produit et des modifications qu'il éprouve.
De là une première distinction capitafedans la conscience obscure que nous avons du monde interne. Il y a dans le monde Interne, il y a dans l'objet complexe saisi a chaque instant par la conscience des éléments distincts , l'un , qui est nous , l'autre qui n'est pas nous ; et il y a entre ces deux éléments cette différence ultérieure , que
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rélément qui ett nous, est simple dans chaque moment, identique à lui-même dans tous les moments , tandis que l'élément qui n^est pas uoufl , est multiple dans chaque cas , et variable d^un momc|tt à un autre.
Poursuivons not^^ analyse. Bien que rélément variable et 1 élément constant soient distincts f il j a entre eux une dépendance.
Le moi est le principe des actions qu'il produit , il est le sujet des modiâcations qu'il éprouve ; sans lui les actions ne seraient pas ; et s*il n'était \h pour être modifié , il n*y aurait point de modifications. Ainsi l'élément variable n'existe que par l'élément invariable. En d*autres termes , tout ce qui se passe en nous n'existerait pas sans nous. La réci* proque n*est pas vraie.
En effet , nous concevons clairement que Bons pourrions exister sans être modifiés.* Le principe actif en nous pourrait sommeiller sans produire. L'effet dépend de la cause, la modification du SMJet,maisla cause n'implique pas nécessairement Teffet , ni le sujet la modification
Il j a donc ce rapport entre nous et ce qui se passe en nous , que ce qui se passe en nous ne subsiste que par nous , tandis que nous pourrions subsister sans lui.
A ces propriétés opposées, nous reconnaissons dans l'élément variable du monde interne le caractère de phénoménalité , et dans l'élément invariable le caractère de réalité.
Noos sooimes donc une réalité. Les actions que nous produisons , les modifications que nous subissons sont donc des phénomènes. Le monde interne renferme donc uoe réalité simple et identique k elle-même, qui est nous , et qui subsiste et persiste par elle-même ; et de plus , une phénoménalité moHiple et changeante, qui dépend de la réalité d*où elle émane ou «fuselle modifie.
Le moi , qui est une réalité , sent en luimême persister avec lui des attributs invariables comme lui , ce sont ces attributs qui le constituent lui , et non pas toute autre réalité. Mais par-delà ces attributs , dans lesquels il se sent immédiatement , et par lesquels il se manifeste à lui-même , il con- . çoit quelque chose de plus fixe encore , de plus immuable , quelque chose qui n*est pas indiriduel comme lui, et sans quoi il ne subsisterait pas. Ce quelque chose il l'appelle de différents noms tant qu'il ne 8''est pas rendu compte nettement de sa nature ; mais dans ce quelque chose ^ quel qu'il soit ,
il ne se trouve pas ; ce quelque chose , il ne rappelle pas moi , il ne se sent pas en lui.
Alors donc qu'il l'atteint , il sort , non-seulement de ce qui est visible par lui , mais encore de ce qui est lui; et non-seulement de ce qui es^t lui, mais encore de ce qui vient de lui ou en dépend. Ce n'est plus ni le moi , ni une action du moi , ni une mudification du moi ; ce n'est ni un phénomène , ni une réalité individuelle r c'est quelque chose d'une troisième nature, qu'il ne comprend que négativement ; c'est quelque chose qui le dépasse, et à quoi il se rattache ; c'est enfin l'objet encore confusément entrevu de cette autre science , distincte de lu psychologie , et qu'on appelle l'ontologie.
La conception obscure de cet objet invi-* sible , non individuel et ndu phénoménal , est bien contenue dans la conscience du monde interne que nous analysons ; mais cet objet lui-même n'y est pas compris. Arrivé au point où la réalité moi finit , et où l'intelligence voit poindre, pour ainsi dire , cet objet nouveau , la psychologie expire. Ce sont là ses limites du côl^ de l'outologie.
Transportons-nous maintenant 'à l'autre extrémité du monde interne ou de cette sphère de phénomènes embrassée par la conscience , et marquons également de ce côté les bornes qui séparent la psychologie de la science du monde externe.
Ici l'extrême multiplicité des phénomènes ne nous permet |)as d'indiquer à quel point chacun .d'eux cesse d'être visible pour la conscience. C'est dans l'analyse spéciale de chacun de ces phénomènes., que l'on peut seulement conduire chacun d'eux , du point où il se rattache au moi , jusqu'au point où il se perd dans le monde externe , et cesse d'apparaitre à l'observation interne.
Qu'il nous suffise de dire que , de toutes parts , le monde interne est délimité par la conscience, et, avec lui , la psychologie ; car l'objet est d'éclairciir ce que la conscience sait de nous-mêmes ; et là oà la conscience ne pénètre point , il n'y a rien à éclaircir.
Mais de même que la réalité moi se rattache k quelque chose d'invisible à l'oeil interne , de même les phénomènes se rattachent à quelque chose qui n'est point contenu dans la sphère de la conscience. Les modifications que le moi subit ont une cause : les actions qu'il exerce ont un but. Les phénomènes , en un mot , qui sont dans le monde intente ne tiennent au moi que par une extrémité. L'extrémité opposée ne demeure point suspen-
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ÙU9 et flottante ; elle se ratlaclie nécessairemeiil à quelque réalité eitérieui-e ; et c'est ainsi que le moi est lié à la nature extérieure, et communique avec elle.
Telles sont les premières distinctions que la réflexion manifeste eu nous; telle est la conscription exacte qu'elle donne à Tobjet de la conscience.
Dès lors , et par le fait seul de celte pre^ mière décomposition , le corps est exclu de l'objet de la psyckologie. Chose singulière , si le corps était l'homme! car l'homme est certainement dans ce qu'il appelle soi; il n'est pas là où il reconnaît lui-même qu'il n'est pas ; et si , d'une part , il se place dans un principe actif et sensible , simple et identique à lui-même . dont il a une perpétuelle conscience ; si , d'autre part , il ne se recon* nait plus dans les modiâcations inélendues et sans forme qu*il éprouve , par cela seul qu^il ne se sent pas en elles et quelles spnt multiplet et variables , à plus forte raison il ne se reconnaît pas dans cette masse solide, figurée , étendue , composée , et perpétuellement changeante qui lenveloppe, et qu'il nomme lui-même le corps.
Non- seulement il ne s'y prouve pas , mais il la regarde comme une chose extérieure à lui , qui agit sur lui,, et sur laquelle il agit , qui sert d'instrument à ses volontés sur la nature extérieure, ou d'instrument k la fatalité extérieure sur lui. ( f^oj-ezAmn. )
JOUFFROT.
PTÉROPODES. ( Histoire natunUe, ) Nous avons donné , d'après LamarcL, h.
Tarticle Mollusques {vojez ce mot), les principaux caractères xJes p^çropodet , .et la description succincte des six genres que ce xoologi&le a compris sous cette domination , comme formant le premier de se^ cinq ordres de mollusques. Depuis la publication de son beau travail « les observations se sont multipliées, et plusieurs nouveau genres ont été dccritspar un liatura liste zélé, M. Rang; en sorte qu'aujourd'hui leur nombre total s'élève à neuf, sans y comprendre quelques sous-genres qui ne sont peut-être point encore sufliiamment déterminés. Nous <;royons <lonc devoir compléter ce qu'il y a d'intéres- . sant à dire sur les ptéropodes , en faisant connaître ce qai distingue les trois genres appartenant à cet ordre.
CuvisaiB ( Cmfietia.)^ animal alongé , muni de deux nageoires asaex grandes, contenu dans une coquille cylindrique, en forme d'étui , uQ peu aplatie près de son ou?er-
ture. Il habile TOcéan , la mer des Td4m H celle du Sud
£cKiBii ( turibia ) , mollusque portant deux nageoires horizontales , à la base desquelles est la bouche ; coquille mince, traoaparente , en forme de calotte renversée.
PsTGui (pMyche ) , animal sans coquille , enveloppé d*un manteau membraneux , muni de deux nageoires latérales assez longues. 11 habite les parages de Terre-Neuve.
(f^o^et MoiLvs<^UBS. ) ' HcoT.
* PTOLÉMÉE Irr, surnommé Soier, l'un des compagnon» d'Alexandre-le-Grand et le fondateur d'upe nouvelle monarehie eu Egypte , naquit vers l'an 3G0 avant Jésoa- Christ, dans l'Éoi'dée , province de la Mygdonie , qui faisait partie de la Macédoine.
Il passait pour être fils de Philippe « et par conséquent frère d'Alexandre; m«i« il ne reconnut jamais d'autre père que Lagus, le mari de sa mère : aussi tous ses descendants sont connus sous le nom de Lagides. Il fut élevé avec le jeune Alexandre ^ dont il etnbra.ssa le parti avec ardeur ^ lorsque ce prince se brouilla avec le roi de Macédoine à l'occasion de la reine Olympias* Le fils de Philippe 1 à |)eine monté sur le trdnd ( l'an 337 avant Jésus-Christ), s'empressa de témoigner sa reconnaissance à Ptoléméc,qai continua à le servir fidèlement, le suivit 4a ns toutes fijes expédilious, et lui aauva même la vie lors d^ la prise de la ville des Oxydraques. Après la mort de son maitre (l'an 324 avant Jésus-Christ ), il son^rea à s assurer une part des vastes conquêtes auxquelles il avait puissamment contribué. Il proposa même de parta|[er l'empire. Son avis ne fut pas adopté, et Ton arrêta qu'Arrhidée, fils naturel de Philippe, serait reconnu roi â la condition de prendre le nom ,4e Philippe , encore cher aux Macédooieiu , et <le partager la couronne avec Hercule ,fils d'Alexandre et de Barsine , et le prince qui pourrait naître de Boxane , femme aussi du conquérant. On conHa la tutelle des rois à PerdicCfis , et Ton procéda bientôt après au partage des provinces. Ptolémée obtint l'Egypte avec la Libye, ainsi que plusieurs parlies de l'Arabie et de la Syrie limitrophes de l'Egypte. Le premier soin 4u nouveau gouverneur fut de s'attacher les cœurs des peuples confiés à sou zèle , et il eut bientôt lieu de s'appbudir de cette sage conduite ; car Pcrdiccas, qui tenta par de secrètes manœuvres de le dépouiller de son gouvernement, et qui en vint ensuite à une rap-
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IveoaTerte, échoaa dans toutes ttts entrepriMs, et fut nadme assassiné^ ( Tan' 322 amt Jésttt-Christ ) par se» soldaU , dont Ptoléiiiée sut f;rossir son armée. N'ayant ploi dès lors rien k craindre. pour les pro- TÎnces qui lui étaient échues , il voulut j en ajouter d*autres. Déjà il avait profilé des distensions civiles de Cyréne pour placer cette Tille sous sa dépendance. Il se rendit nihre de la Phéuicie et de la Judée , pendant que son lieutenant Nicanor s*eiDparait de la Syrie. Cependant il évita , autant qu'il I>«t , de prendre une part active aux guerres parlesquelles les successeurs du héros macédooieo ensanglantaient TAsie et TEurope , et il aima mieux s*occuper d^embellir et de forti6er ses Élats. Mais il fut forcé, par Tarnbitîon d'Antigone , d'entrer dans une ligue me Séleucus , Cassandre et Lysimaque. Il oblÎBt avec eux quelques avantages ; mais il perdit quelques-unes de ses possessions en Phénicte et en Syrie, qui lui furent enlerécs par Démétrius , fils d'Antigone. Il fit de grands armements pour les reprendre (fan 312), et, apr^s une victoire signalée , l'espara effectivement de Sidon , de Tyr , de la Pbénicie tout entière et de la plui grande partie de la Syrie. Mais Drmetrius reçut (les renforis , et la face des affaires chnnj^ea complètement. Plolcmée prit le parli que lui dictait la prudence : il se retira en Égypie, disposé à s*y défendre. L'on ne vint point l'y chercher : il résolut alors de se diriger encore une fow sur TAsie-Mineurc; mais Démétrius le força de repasser la mer. Enfin une paix fut conclue , qui remplissait également les vœux de toutes les parties belligérantes Elle fut pourtant de courte durée.
Ptotémée donna le premier le signal de la j^oerre Pan 310. Il s'assura, par une ruse indigne de ton grand cœur , la paisible possession de nie de Cypre. L'année suivante , il te mit en mer avec des forces imposantes , et soumit plusieurs villes de TAsie-Mineure rt de la Grèce ; mais une révolte le força de «ntrer en Egypte. L*an 307, Dcfmctrius, après avoir chassé des villes grecques les garnisons cpi'y avait laissées le gouverneur de rÉgypte, s'empare de plusieurs places de l'Ile de Cyprc, et de Salamine même, après avoir remporté , en vue de cette Ile , la plus briUante victoire navale. Ce fut .ilors (fu'Antigone , assuré d'être invintïible avec TO tel fils , osa prendre le titre de roi. Ptolémée en fit autant (Fan 307 ) pour montrer que féchec qu'il venait d'essuyer en per-
sonne ne Tavail point découragé. 11 y avait dix-sept ans qu'il régnait sur l'Egypte , dont il passait pour être seulement le gouverneur. Cet exemple trouva des imitateurs.
L^année suivante, le nouveauroi d'Egypte se vit attaqué dans ses propres Étals par terre ei par mer : Antigone et Démétrius songeaient à profiter de la victoire de Salamine. Mais leur rival sut se défendre, et fut d'ailleurs secouru par l'inondation du Nil.' La guerre fut reprise , et continuée entre eux comme entre tous les successeur.^ d^Alcxandre , mais avec une mollesse qui ne promettait pas de grands résultats. A la fin , les prétentions d' Antigone armèrent contre lui Lysimaque , Cassandre , Séleucus et Pto- Icmée (l'an 302). Une bataille décisive, livrée Tannée suivante dans les plaines d*lpsus , en Phrygie , fixa sans retour les destinées des successeurs d'Alexandre. Antigone y périt , et Démétrius se retira dans Éphèse , avec quelques débris de sa formidable puissance. Tes vainqueurs se brouil»
lèrent quand il fallut partager les provinces conquises. Séleucus étant passé dans le parli de Démétrius , Ptolémée s'unit avec Lysimaque, et reconquit une portion de l'ile de Cypre , la plus grande partie de la Phénirie, et les autres provinces qui lui avaient appartenu autrefois en Syrie. Cependant la paix ne tarda pas h être conclue entre le roi d'Egypte et Démétrius. Elle fut troublée plus d'une fois par le caractère remuant de ce dernier , qui la viola enfin ouvertement, et , malgré quelques succès , se vit enlever successivement toutes ses possessions sur les côtes de la Pbénicie el de l'Asic-Mineui-e.
Depuis lors Ptolémée. cessa de prendre part au^ événements qui agitaient encore le monde ; mais c'est sans doute à celte époque qu'il termina les palais , les temples et les autres bcaUx édifices d'Alexandrie. Parvenu h un âge très-avancé, il s'occupa de régler sa succession. Il dontia la préférence, sur tous ses enfants , à l'aîné de ceux qu'il avait eus de Bérénice, Ptolémée, surnommé depuis Philadelphc. Non content de l'avoir désigné pour son héritier, il voulut Tinstal- Icr lui-même sur le trône de son vivant, et en descendit pour lui faire place Tan 285 avant Jésus-Christ. Il ne survécut que deux ans à son af>dication , et mourut Tan 2S3 avant Jésus-Christ, ftgé d'environ 80 ans.
Sons son règne, les savants et les philosophes abordèrent de tous les côtés en Egypte : l'accueil qu'il leur fit et le musée qu'il fonda
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donnèrent naissance à cette école d^Alezandrie , qui eut une si graude influence sur lel sciences et sur les lettres.
• PTOLÉMÉE II, surnomme Philadelphe, ne dans Tile de Cos, vers Tan 309 avant Jésus -Christ , avait environ vingtquatre ans, quand son père, Ptolémée- Sotcr , lui céda la couronne d'Egypte , qu'il posséda trente-huit ans , deux ans pendant la vie de son père , et trente-six seul. Ses années royales comptèrent du 2 novembre 285 avant Jésus-Christ au 24 octobre 247. Il n^eut point les vertus guerrières de son prédécesseur; mais ce fut, sans doute, un bonheur pour TÉgypte. On ne voit pas qu*il ait pris souvent part aux divisions et aux guerres des successeurs d*Alcxandre, et quand il y fut entraîné malgré lui , il conBa la conduite de ses armées h ses généraux.
Toutefois il sut maintenir la monarchie égyptienne dans le haut rang politique qu*elle devait à son fondateur , et il la fit jouir d'une prospérité que rien u*altéra. Il protégea les lettres et les sciences , voulut enrichir la bibliothèque d*Alexandrie fondée par son père , et n'épargna ni les recherches ni les dépenses pour y réunir une immense quantité de monuments littéraires , qu'il fit acheter ou copier dans les pays les plus élpignés. Ce fut alors , si l'on en croit une tradition très-ancienne et très-répandne, que fut exécutée la première version des livres saints en langue grecque. Ce récit paraîtra assez vraisemblable si Ton réfléchit que, dès Tépoque de la fondation d'Alexandrie, les Juifs vinrent en grand nombre i^établir dans cette ville , qu'ils y obtinrent de grands privilèges sous Ptolémée-Soter , qu'ils s'y multiplièrent beaucoup, et que probablement la langue grecque leur était devenue plus familière que celle de leurs ancêtres. Parmi la foule des poètes, des savants et des philosophes qui furent attirés à la cour du roi d'Egypte par ses bienfaits , on voyait Straton de Lampsaque , Théocrile de Syracuse, Callimaque, Lycophron de Chalcis et le fameux critique Zoile. Pour ouvrir de nouveaux débouchés au commerce, Ptolémée fit rétablir le canal qui, sous les anciens i*ois , unissait le golfe Arabique avec la Méditerranée, employa ses navires à faire des voyages de découvertes et de courses lointaines , et couvrit de colonies toute la côte occidentale du golfe Arabique et de la mer Erythrée. Plusieurs villes d'ailleurs s'élevèrent par ses ordres
sur tout les points du royaume , et reçureot de lui les noms de Bérénice, d^Jrst'noë, etc., c'étaient ceux de sa mère de sa tosor bienaimée , dont il fit ^ femme. La recooniôasance publique' décora .d'autres villes de»
noms de PtoiémaU et de PhilaMp/ûe, Il y eut cependant plusieurs conspirations tous son régne ; mais elles ne furent suivies d'aocun résultat.
* PTOLÉMÉE III, surnommé j^*/e/^ftf« (le bienfaisant), fils et successeur du précédent, était Agé d'environ 36 ans quand il monta sur le trône : ses années royales comptèrent de Tan 247 avant Jésus-Christ à l'an 222 ou 221 , qui marque le commencement du règne de Ptoicmée-Philopator, son fils. A peine maître de la couronne , il fut engagé dans une guerre longue et opiniâtre contre le roi de Syrie Seleucus , dit CaUi'nicus. Il croyait marcher au - secours de sa sœur Bérénice , qui déjà avait péri victime de l'ambition du prince syrien. Quoique déçu dans son espoir , le roi d'Egypte n'eut pas lieu de se repentir d'avoir pris les armes ; il soumit la Cilicie , l'Ionie , la Pam pbylie et toute l'Asie- Mineure; puis , passant l'Euphrate , il conquit la Mésopotamie , la Babylonie , la Susiane et la Médie : enfin •. sans les troubles qui le forcèrent de revenir dans son royaume , il aurait achevé la ruine de son ennemi. Celui-ci répara pendant ce temps-là ses affaires , et voulut recommencer la lutte ; mais il fut vaincu encore une fois , et n'eut d^aulre ressource que de former une ligue avec son frère Antiochus, surnommé Hié* tvix, qui atait combattu contre lui pour les Égyptiens. Cette ligue eut pour résultat immédiat de faire signer à Ptolémée une trêve de dix années; mais les deux (rères s'étant brouillés de nouveau, il profita de leurs sanglants débats pour ordonner plusieurs incursions dans la Syrie , et jusque dans lu Mésopotamie, tandis qu'il maintenait l'Egypte dans une parfaite tranquillité, et qu'il se livrait en paix à tous les plaisirs. On ne peut le regarder toutefois comme un prince sans énergie et sans talent. Il conserva à la cour d'Alexandrie toute sa splendeur ; il protégea les lettres et les sciences et ceux qui les cultivaient; il s'occupa de couserver et d'entretenir les établissements commerciaux et milituires que son père avait fondés sur les côtes de la mer Éi7thrée ; en un mot , il fut le dernier de sa race qui se montra digne de régner. Voulant conserver l'influence que les rois ses prédécesseurs
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tTAMDt eue dans tk Grèce eoropéemne, il te décUra cTabord le pretecteor de la ligue des AchéeBs , puis de Clcomènet , roi de Lacédénooe , qu'il accueillit daus loo malheur, ei qu'il eût , sans doute , aidé à recouvrer les États, si la mort ne Teût empêché de se<eourir ce prince, qu'il estimait.
* PTOLÉMÉE IV, surnommé Philopator, fils et successeur du précédent, occupa le trdne pendant dix-sept ans : $eê années rojales comptèrent de Tan 222 ou 221 à Tan 206 a? ant Jésus-Chnst , époque du l'ëgne de Ptolémée-Épipbancs , aon successeur. Le ■inistre Sosibius, pour conserver sous lui toate l'influence dont il avait joui sous le règne d'Érergètes , Téloigna des aflaires , et entretint son goût déjà très-prononcé pour la débauche. Le roi sacrilia successivement à Tambition de ce ministre son frère Magas et sa mère Bérénice. Plus tard , lorsque le laalheuraux roi de Sparte « Cléomcnes , apcès avoir long-tempe compté survie vaines promesses de secours , se fut donné la mort, non sans avoir cherché à se venger de la BMUfaise foi du prince égyptien , celui-ci in* folta son cadavre, et fit ensuite égorger k mère « la femme et les enfants de Thomme auquel il avait donné l'hospitalité. Antiochos-le^Grattd crut-le moment favorable pour venger les affronts foils à ses prédé* cesienrs, les rois de Sjrie,parles.Ptolémée, et prit les armes. Il ne réussit point dans sa preanière èentative ; mais une seconde expé* ditian fiit plus heureuse. De- deur lieute*»
unis de Philopator, Ton passa dans les NDgi ennemis , Tautre fut battu complète- «eat Le l&che roi d'Égjrpte , pendant ce temps, ne songeait qu'à ses honteuses vo^ loptés. Ses mkiÎAtrea, Agathodès et Sosi* bins, furent paiez ad^oUa ^ur amuser An- Uac^ua par des négociations trooipeuses pendant qo^'ila faisaient d imeMnse» prépa- EiUlft<'de gfierre. Bnfin , il fallut en venir «aoare aui.maini(?et ils forent vaincus. L'an 216.avant Jésus-Christ, Ptolçméie consentit ares peine à se montrer à la tête de son arasée f mais ce fut pour se retirer d*un com*" bat décisif .à Tappro^ du danger. La victoire néanmoins le favorisa , et fit rentrer rapidement aona sa puissanoe les villes de la iÛtstîne,de la Phénicieet de Célésyrie, qm loi avaient été enlevées. Jl se hâta de maamer à Alexandrie pour s'y replonger dans la débauche. Dès lors il cessa de a'oc»
cupea des Avènements qui se passaient ai>loar d». lui: R He dpnna pins rigne d:eiU' Tome 19.
tence, si ce n^est par quelques cruautés. U persécuta les Juifs , parce qu'à son passage h Jérusalem , en revenant de son eiipédttion. Il n'avait pas été admis dans le saint des saints : il fit périr sa femme Arsinoë,q«î était aussi sa sœur, pour compbire à une indigne maîtresse et pour se débarrasser d'un censeur incommode. Il' mourut luimême de maladie Tan 203 avant Jésut-Cbriat, notant encore qu'à la fleur de son Age.
* PTOLÉMÉE V, surnommé J&»Â«iMf, fils et successeur du précédent, anonta sur le trône d'Egypte , à Tâge d'environ 5 an^ , et régna vingt-quatre ans. Ses années royst* les comptèrent de 205 à 181 avant Jésus- Christ , première année de Ptolémée Philo^ métor. Le vieux Sosibius conserva la principale part dans l'administratioa des afl*aires^ et Agatboclès eut la tutelle du jeune prince; mais cet indigne tuteur eut bientdt mérité la haine générale , et Ton fut obligé d'accorder à la vengeance publique sa mort et celle de sa soeur Agathodée, TinOime maitrease du dernier roi. Tlépolème , jeune hosmaie qui avait été Tun dos chefs do cette révolution, et qui se trouva porté par elle à la télc du gouvernement, ne larda pas à fo brouiller avec Sosibius , quil parvint à «applao^ ter ; mais il fut supplanté à son tour« Qn pense bien qu'Antiochus-le^Grand , roi 4e Syrie , sut profiter de ces dirisions. Il enlçvf à rÉgypte , tant par lui que par ses lievtenants , un grand nombre de places impur* tantes. Cependant, comme il se proposai^ d'attaquer les Romains , il fit la pais avec Aristoménës , le nouveau ministre<de Ptolémée. L*£gyple n'en fut pat plua heureuse :
des révoltes , des conspirations troublèrent son repos , et la vie même du jeune roi fut menacée. Bientôt la défaite el la mort d^Antiochus débarrassa Ptolémée de la crainte des guerres étrangère»; mais il brouilla tout dans rintéxieur de son royaume, par son insouciance, sa tyrannie et sa cruauté. Il vit éclater de toutes pavta des rébellions «6rieuses et ne les apaisa qu^*à force da sangi. Enfin, il fut empoisonné par ies grande de la eour : il était alors âgé de 28 ana.
* PTOLÉMÉE VI i surnommé Philnm^ t&r, fils et successeur du précédent, ét^ ftgéde 5 ans environ, cpaod il monta sur le trône. Ses années royaûs eomptèreul de ISl à 146 avant Jésus-Christ. Saminovité, gi^ce à la prudence de sa mère , Cléopàti3ede>%ih rie , ne fut pas très*oi«ge«se. Il venait de prendre les réncs du gouveraeocot, Wrs^
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-^all vits€;8 (votsessions hors de TÉgypte , «t VÉgypU même, eovaliies par Antiocfaus Épipbanes , roi de Syrie. Ce prince^ dont il fut alovs le prisonnier, le traita avec beaueoop d'égards ^dnais , pendant ee tempe , les Alexandrins se donnaient un nouveau roi , PuAèiùée , surnommé Évergètes , frère de Philométor. Une révolté des Juifs ayant foreé Antiocfaus de retourner en Asie, les deux frères , compétiteurs au tnâbe d^É** gypie, consentirent aie partager. Les années de ce ^double règne datèrent de 170 avant Jésua-Chriat, «la douzième année de Philo- BMtor répopdant à la première d'Évergètea.
Les Ptolémées auraient eu de 4a peine à réai&ter 2i Antiocbus ; mais les Remains inter"viiunent comme médiateurs dans cette que* relie , «t >firent restituer Tile de Cypre aux Égyptiens^ qui furent obligés de renoncer^ en laveur du roi de Syrie, -à leurs préteniions sur les provinces asiatiques. Les deux fifère» 9 débarrassés ainsi: de Tennemi com* m«n, ne tardèrent pas à se brouiller. On îgMMre les détails de la guerre qu'ils se 6i*ent : on sait seulement qu*Évergètes fut contraint de quitter TÉgypte , et d aller à Rome implorer la protection du sénat , vers lan 164 avant Jésus-Christ. A partir de cetCe époque, Philométor régna seul. 'Rome fit dM>it aux prières réitérées d'Évergètes« , prétendit kit assurer la possession de Tile de Cypre, et retrancha son frère de Talliance de la république ; mais Philométor se pré* para à lia guerre, la fit avec succès, et, naître de traiter É vergetés en ennemi , lui pardonna , et lui abandonna même la Cyrénakpie et plusieurs viUes de Tile de Cypre.
L'Egypte jouit alors , pendant plusieurs an* nées, d'une profonde paix, et se rétablit, sotts rhenreux gouvernement de son souverain, des maux qu'elle avait soufferts par les guerres civiles et étrangères. Philométor intervint néanmoins dans les démêlés du roi de Syrie, Démétrius I***, avec un prétendant à la mémo couronne , Alexandre Bala , :et seconda ee demiqr avec succès. Bientôt il «léclara lu guerre à ce prince, auquel il avait contribué à faire donner la couronne , nais dont il crojiait- avoir à se plaindre ; et, après lui avoir enlevé une partie de ses États, il s'unit à Démétrins , surnommé Nicator^ &$ et héritier des droits de Démétrius !•''.
Il «fut salué roi par les habitants d'Anlioche ; mais il n'osa pas ou ne voulut pas accepter eetle nouvelle c«mronne , et eut le crédit de la faire placer sur la tète dn jeune prince
qu'il avait prit sous sa protection. Bientôt une bataille décisive fixa les destinées des deux rois de Syrie. Alexandre fut vaincu; mais Philométor périt peu de jours après , des suites des blessures qu'il avait reçues dans cette journée. Il avait régné trente-cinc|^ ans.
* PTOLÉMÉE, surnommé Eupator, fut le successeur immédiat de Ptolémée^Piiilométor , son père. Le surnom d^Eupator ( né d'un père illustre -) , donné au jeune prince , servirait seul à prouver quelle vénération les peuples avaient vouée à la mémoire* du roi précédent. C'est sans doute en l'an 145 avant Jésus-Christ , aussitôt après la mort de son père , que PtoléméeEupator fut proclamé , sous la tutdle de sa mère Cléopâtre. La première année fut certainement aussi la dernière de son règne éphémère, qui se perdit dans la^urée de celui de son successeur, Ptoléraée*É vergetés II. On verra dans l'article de oeluî-ci , le peu de faits qui intéressent Ptolémée^Ëupator.
* PTOLÉMÉE VII ,, surnommé Ét»erg^ tes II y était à Cyrène, ou il régnait, lorsqu'ilapprit la mort prématurée de «on frère Philométor. Il s'empressa de réclamer la tutelle de son neveu , Ptolémée^Eupator, qui était déjà donnée à Cléopfttre, mère du jeune prince et veuvte du dernier monarque. Une guerre s'ensuivit , qui fut bientôt terminée par une transaction entre les deux partis.
On convint qu'Évergéies , en prenant Im tutelle d'Eupator , épouserait la reine-mère :
celte conventien fut exécutée ; mais bientôt les peuples eurent lieu de s'«n repentir. Le cruel Évergètes commença des lors à marquer chaque jour de^sa puissance par des meurtres centinuels , parmi lesquels il faut compter celui de soi» pupille. Bientôt las de CléopAtre, qu*il n'avait épousée que pour se frayer le chemin du trône , et désirant tt*ttnir à la fille de cette princesse*, nommée aussi Cléopâtre , il fit vAlenoe à l'objet de sa criminelle «passion et répudia sa femme.
On voit cependant que les deux CléopAtree continuèrent à être nommées concurremment dans les actes public , et cfue la mère avait toujours conservé le premier rang. Ce fait ne prouve rien en faveur du tyran , aaquol.il fut sans doute commandé par les circonstances. On le voit reprendre aussitôt le cours dé ses cruautés et y mêler tous les excès ^ rintempérance et de là 'plui honteuse débauche. Il n'était protégé contre la haine uniyerseie que 'par Testimeq^e V^ù
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jMNrUit à son sage mkiistra Hlénx, qui couleotit seul tout le fardeau du gouveraemeBi.
A la fin pourtant, ribdignatioa publique se manifesta aiec fureur , et le tyran n'eut que le temps de s'enfuir en C^rpre avec Cléopâtre la jeune. Cette rétolution eut lieu dans la dix-septième année de son règne , depuis la mort de son frère. Lorsqu^il apprit, que Cléopâtre la mère avait été mise à la tête des afisiies, il fit égorfper le fik qu'il avait eu d'elle et qu'il craignait de voir élever par oUesur le trône. Cependant il rassembla de»
forces considérables,- reconquît sonrojFaume, ety jouit d'âne poix qui ne fut presque point altérée , jusqu'à sa mort arrivée à la Cn de Tan tl7 , ou au commencement de Tan 116.
avant Jésus-Ckrist, 29 an» après la mort de son frère Phiiométor. Comme avant de régoer seul en Egypte il avait déjà été déclaré roi , et qu'il avait pajrtagé le trdnft pendant aix ans avec son frè^e , il compta seS' années royales-à partir de son ppemier avè^ aement. 11 faut donc donner à son règne une dorée de cinquante-trois ans- entiers , compris entre Tan 170 et Tan 11/ avant Jésus- Christ Ce iyran abominable , on le remarque avec surprise , aimait les lettres , le& cultivait jnême avec quelque succès, et pro-. tégeait les savants. 11 augmenta beaucoup la grande bibliothèque d'Alexandrie , fonda plusieurs établissements du même genre , et n'épargna aucune dépense pour se procurer, $oit des originaux , soit des copies de manuscrits précieux. Il avait composé , au rapport d'Alhénée , qui en parle plusieurs fois , des espèces de Mémoires ou de Mélanges ,.
en vingt-quatre livre», relatifs en grande partie à ^Histoire naturelle.
* PTOLÉMÉE VIll, surnommé SoUr II, fils d'Évergètes II et de Qéopàtre, monU sar le trône , au grand regret de sa mère , «pii aurait préféré Alexandre, son second fils , et qui sut du moins se réserver le premier rang et une part importante dans l'administrajUon des afTairek. La mère et le EU comptèrent en même temps les années de leur double règne. Xoua deux . prirent part tax troubles de la Syrie : la mère secourut Aatiochus-Grypus , tandis que le fib soutenait Antiochns-leCyzicénien , et s'attirail encore par cette conduite la haine de Cleopitre , dont son respect , ses égards- et sa docilité n'avaient jamais pu lui obtenir la bienveillance. L'injuste marâtre fit tant, que le malheureux prince fut obligé des'enfuir en Cypre , la dixième année de son rè-.
gne , Pan 106 avant Jésn»4^hrisl. Quelque»
années après , il se retira de cette île devant les troupes égyptiennes et passa en. Phénicien et de là en Judée , oi^ il battit complètement son frère Alexandre {vojf9% Tarticle auivant) , qui avait pris sa place sur le trône d'Egypte. Cléopâtre conçut alors de vive»
inquiétudes et ordonna un grand. armement de terre et de mer; mais le faible Ptolémée, qui n*avait point œshk de la respecter , mal* grètant de:per8écut»ons , voulut éviter de la combattre , et prit le parti -de- retourner en Cypre-, dont il se reniit en possession nssen facilement. Il y vivait tranquille, , lorsque sa mère lui rappela , par de nouveanK actes de fureur, que sa haine était étemelle , et le porta à se retirer encore une fois en Syrie.
Il prit part aux troubles de ce pays, etat^ tendit ainsi la révolution qui devait le rél«« blir sur le trône de ses aucétres , vers Tan 69 avant Jésus-Christ , après la mort de Cléopâtre et l'expulsion du f>arricide Akxaiidre. Ptolémée-Soter possédait à bon droit Tafi^ection des Alexandrins, qui supputèrent les années de son régne , comme s*il n'avait jamais été interrompu, et ne tinrent aucun compte du temps ou la domination de son indigne frère avait pesé sur leurs tètes. Soter , débarnwsé bientôt de toute crainte par la mort de ce frère , fit reprendre a son royaume un rang honorable parmi les puit-i sances de l'Orient, gr&ce surtout à l'état imposant de ses forces navales. Son second règne , après son retour à Alexandri|B , fut de sept ans et six mois \ ce qui, avec sonpremier règne et le temps de son exil en Çypre, forme un espace de trente-cinq ans et six mois , comptés , dans la liste des rois , pour Irente-six ans, par la raison que sa fille CléopAtre, veuve de Ptolémée Alexandre 1*%' qui luisuceéda, n^occnpa le trône que six mois environ. Le» années royales de Ptolémée-Soter II sont donc comprises entre l'an 117 et Tan 81 avant Jésus-Christ.
"^ PTOLÉMÉE IX , surnommé ÂUxmndre /«r , était le deuxième fils d'Évergètes II et de Cléopâtre , qui, après avoir tenté vainement de le placer sur le trône d*Égypte i parvint è lui faire donner Tile de Cypre avec le titre de roi , Tan 114 avant Jésus-Chi*ist; Sept ans plus tard , l'an 107 , elle put mettre à exécution son premier projet. Alexandre tint compte du temps quUl avait administré son petit État de Cypre et voulut que la pre» nûère année de son nouvevu règpe en filt considérée comme la huitième. La mère et le
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ils ne Téâui^nt ^a long temps en bonne intelUgeDce : ce dernier prit ie parti de se re^ tirer en Cypre , préférant une vie tranquille au pouToir , dont ie dégoûtaient les croautés de la reine. Cependant il se rapprocha d*eUe, pour résister au légitime maitre du royaume; mai», le danger passé, leurs divisions recommencèrent. A la fin., Cléopàtre résolut de (aire périr ce fiU trop peu docile , qui la prévint par un parricide , en la dix-huitième année depuis Texpulsion de Soter II. Resté ainsi seul tnaitre du pouvoir , il ne le garda pas long-temps. Le m^ntentement général le força de quitter Alexandrie , où il ne rentra plus , malgré ses efforts. Il fut tué dans niie bataille navale. Il était, lorsquHl fut détrôné ^ dans la dix-neuvième année de aon règne en Egypte ; et il y avait vingt-sept ans qu^il avait reçu le titre de roi, avec la couronne de Cypre.
* PTOLÉMEE X ^ surnommé Jlexan-^ dn II, itatt. fils d'Alexandre I***. Lorsque Ptolémée-Soter il était en Syrie et menaçait régypte d'une invasion, sa mère Cléopàtre avait envoyé dans Tile de Cos les enfants d'Alexandre I^*" , avec ses trésors. Alezan* dre II était cficore ddna cette Ue quand son père fut tué en Fan 89 avant Jésus-Christ.
Bientôt après, en 67, Mithridate, roi de Pont', s'étant rendu maître de Tile de Cos , emmena avec lui le jeune Alexandre, qui passa dans le camp de Sylla en Fin 84 , et se mit sous sa protection. La mort de Soter II > airrivée en 81 , laissant la couronne d'Egypte entre les mains de sa fille Bérénice, nommée auisi Cléopàtre, veuve d'Alexandre W , Sylla résolut de faire valoir les droits de son protégé , qui devait avoir alors une trentaine d'années , et qui était le dernier descendant mâle de la race des Ptolémée. Le jeune prince , déclaré roi par un décret dn sénat, paitk aussitôt pour Alexandrie, où il épousa la reine Bércniœ-Cléopàtre , sa belle-mère. A peine était-elle devenue sa femme , qu'il la fit assassiner. Le peuple et ke soldats, également indignés de sa cruauté , le massacrèrent dans le gymnase d'Alexandrie , après un règne de dix-neuf joura^ selon le témoignage formel d*Appien et de porphyre. Leurs expressions sont trop préiiaes pour laisser la moindre incertitude sur ce point . Les modernes qui ont soutenu une opinion différente ont M trompés par des pAssages de Cicéron et de quelques autres auteurs , qu'ils ont mal entendus. Les règnes d'Alexandre II el dé sa beUe^oèf e Bérénice
forent oenfendas i à canse de leur pra d'étendue, jlans la trente-sixième et dernière année dJSoter II (82*81 avakit JésusChriat.) * PTOLÉMÉE XI, surnommé Jutéièt, ou le Joueuf de flûte , à cauae de la passion désordonnée qu'il avait pour cet inatrument, était fils naturel de Soter II. Ce fut U son seul titre pour obtenir la couronne , que lui déféra le peuple d^Aletandrie après la mort de Bérénice et dT AlciLandre II. 11 ne restait plus alorft en Egypte aucun descendant légitime de la race des Lagides. Ptolémée ,• quoiq«ie très-jeune encore , était probablement déjii en âge de régner par lui-même.
Les Romains persistèrent à regarder son élévation au trône comme non avenue, et le royaume d'Egypte comme dévolu. à la république, en verta du testament réel du supposé d'Alexandre II. Cependant ils ne prirent aucune mesure pour faire valoir leurs prétentions , et plusieurs fois la question de savoir si l'on s'emparerait de ciette proie si riche fut débattue dans le sénat, et presque aussitôt écartée parle crédit des amis qu'entretenait à Rome le' prince égyptien. Enfin , à force d'argent, il parvint à se faire déclarer roi , Tan 59 avant Jésus-Christ , par le sénat , désonnais l'arbitre des destinées do monde. Mais son frère , qui régnait à Cypre depuis qu'il possédait lui-même l'Egypte»
ne tarda pas h être dépouillé de son petit État par on autre ' acte de la même volonté souveraine. Cette usurpation excita l'indignation des Alexandrins , qui , après avoir essayé vainement de détacher le lâche Aalétès de Talliance des Romains , se révoltèrent contre lui et le mirent dans la nécessité d'aller à Rome mendier des secours. Il y avait un an qu'il était reconnu par le sénat. Ses sujets , ignorant qu'il était passé en Italie et le croyant mort, placèrent sur le trône ses filles ainées, Cléopàtre-Tryphène et Bérénice. La première de ces, deux princesses mourut après un an de règne environ , et la seconde ne régna pas plus de deux ans seule.
Les trois années royales des filles d'Aulétès comptèrent de 58 à 55 avant Jésus-Cbrîst.
Il en résulte que ce monarque déchu fut ab> sent de TÉgypte pendant trois ans environ.
Pendant tout ce temps , il intrigua poor obtenir les moyens de recouvrer ses Étals.
Plusieurs fois il fut snr le point de réussir; mais il était réservé à Gabinius , gouverneur de âyrie et lieutenant de Pompée , de faire rentrer ce prince en Égjrpte par la force dee arme») l'an 55 srvant Jésîis«Cltrist. Le |h«-
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■jer icte d^Aalétès fat de faire périr m fille Icréiitce, et avec elle lea persooDes les plus dâtingoées , et snrtoot les plus riches de la fille, pour pouvoir pajrer les services de Gabixiius , qui avait agi sans Taotorisation da fénatet par Teapoir d'une brillante récompense. Ptoléniée régna encore trois an- ■éesenviron. Set années voy aies comptèrent et B\ à 52 avant Jésus-Chritt. Le célèbre anUqoaire Baudelot de Dairval a publié une Uiteire de ce prince , Paris , 1 796 , in-12. .
* PTOLÉMÉE XII , rainé des fils -de Ptolémée-Aalétès , n'avait que^ treize ans lonqa'il succéda à son.père , tandis que sa •oeor, la fameuse Cléopâtre , appelée à régner conjointement avec loi , avait déjà dixlept ans , et te tr^Hirait en état de gouverner etie-méme. La guerre civile ajant éclaté entre César et Pompée , celui-ci crut pouvoir coBpter sur Ptolémée et Cléop&tve , enfants «l 'iB roi qu'il avait fait placer sur le trône ptr son lieatenant Gabinius. Cléopâtre répondit par des services importants à cette confiance du général romain ; mais les toteors de son jeune frère, jaloux de la voir oercer son autorité en reine ^ excitèrent contre cUe une sédition diins Alexandrie, et la forcèrent d'aller chercher en S/rie un a*ile et une armée. Ce fut dans ces circoniittces qn'eui lieu la bataille de Pharsale, Mirie bientôt après de la mort de Pompée , i^cbement assassiné par les ordres du jeune Ptoléniée , et de l'arrivée dé César dans la capitale de TÉgypte. Ce dernier n'avait aucw motif honorable d j prolonger son sejoarjmais les vents contraires , ou plutôt sa P««ionpour Cleop&tre, l'y retinrent. Le ÉMfc qu'il y déploya et le désir qu'il manifttta de régler, comme seul .arbitre, les «liff^rends du roi avec sa sœur Cléopfttre , Btéconlentèrent les Égyptiens ; et bientôt il M vit assiégé dans ses quartiers , à Alexan- <Irie , par une population furieuse , à laquelle vint se joindre l'armée commandée par Achillas. César, ayant reçu quelques ren- ^ et obtenu sur ses ennemis de faibles «wntages, entra avec eux en pourparlersr, et cmt acheter la paix en leur rendant leur 'oi t qu'il avait gardé jusqu'alors dans une c»ptivité honorable. Ce prince , à peine mis en liberté, s'abandonna à toute sa fureur ««*re les Romaim , et la guerre recom- ■«nça sur terre et sur mer. Il est probable ^ César aurait fini par succomber dans nnc lutte aussi inégale , si Mithridate , de Pergwoe, Gb do grand Mtthridute , ne lîftt
venu , avec des forces imposantes , le tirer de cette position fAchei^se. Ce fut au tour du jeune Ptolémée de trembler pour sa cou« *ronne et pour sa vie. 11 perdit l'une et l'autre, en se noyant dans le Nil, après une bataille perdue. Il avait compté quatre années révolues de règne ( du 5 septembre 52 au 4 septembre 48 avant Jésus-Christ) , et mourut dans la cinquième ( eutre le 4 septembre 48 et le 4 septembre 47 ).
* PTOLÉMÉE XIII , fi-ère et successeur du précédent , était le deuxième fils de Ptolémée-Aulétès. 11 n'avait que douze ans encviron , quand il fut associé par César à Cléopâtre comme époux et comme roi. Ou pense bien qu^un si jeune souverain n'eut qu'un vain titre, et que tout le pouvoir resta entre les mains de sa soeur. £n 1 an 46 iU firent tous deux le voyage de Rome , et y furent admis au nombce des allié» de la république. On ne sait rien de plus sur Ptolémée XIII*, sinon qu'il mourut avant d'avoir pu prendre part aux affaires , dans la huitième année du règne de Cléopâtre , et dans la quatrième dasien. 11 futempotsanné) dit-on, par les ordres de cette princesse.
Ses années royales doivent être comptées df^ l'an 48 à l'an 44 avant Jésus-Christ.
* PTOLÉMÉE XIV, prince connu sousle nom de Césarion, naquit, en l'au 47 avant Jésus-Christ, de l'union iUégitime de Jules-César et de Cléopâtre. Les écrivains modernes ne l'ont pas admis au nombre des souvM-ains de TÉgypte ; mais ils ont eu tort. Les monuments s'accordent avec les témoignages de l'histoire pour lui donner le titre de roi , que sa mère obtint poor lui , en Tan 42 avant Jésus-Christ , des triumvirs , béri-^ tiers et vengeurs de César. Marc-Antoine alla même jusqu'^ le reconnaître publique^ mont pour le véritable fils de César , prétendant que Cléopâtre avait été femme lc-*> gitime du dictateur. En l'an- 32 avant Jésus-* Christ, le jeune prince fut déclaré foi da t'ois; mais l'année suivante , après la défaite et la mort d'Antoine , il fut conduit à Rfao* des par son précepteur Théodore. Ramové de là en Egypte par cet homme perfide « il fat livré h Auguste , qui le fit périr en l'an 90 avant Jésus-Christ. Césarion avait alors environ dix-huit ans.
* PTOLÉMÉE , surnommé PhiUdelphéf fils d'Antoine et de Cléopâtre , fut déclaré par son père , en l'an 32 avant Jésus-Christ^ souverain de la Syrie, de la Phénicie , de la Gtticie et de tontes lès régtoas eompH*«s
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«ntre l*£aphrate et l'Hellespont ; mais H ne jouit jamais dcê États qui lui avaient été assignés, eV fut bientôt enveloppé dans la mauvaise fortune d'Antoine. > Cependant , comme un fils du triumvir était moins à craindre qu'un fils du dictateur , il n'éprouva pas le sort de Césarion. Après avoir servi, avec son frère Alexandre et sa sceur GléopAtre , au triomphe d'Auguste , il alla vivre en Numidie auprès du roi-Juba, devenu scm beau-frére. Ce prince avait obtenu en échange de son royaume la Mauritanie tout entière , il parait que les frères de sa feoHne Vy suivirent; mais, à partir de cette époque , il n^t plus parlé d'eux.
* PTOLÉMÉE, roi de la MeuriUnie , né de Juba II et de Cléop&tre-Sélène , fille de lilarc- Antoine et de la fameuse Cléopàtre, monta sur le trdne vers Tan 19 ou 20 de l'ère chrétienne , sous le règne de Tibère. 11 ne se fit guère remarquer que par son goût pour les plabirs et son attachement pour les Romains, auxquels il fournit des accours dans leur guerre contre Tacfarinas ( vojrez ce nom). £n récompense de ce. service, il reçut du sénat , Tan 26 , les ornements triomphaux. Étant venu h Borne sous Caligula ,'il excita , par ses habillements magnifiques et par ses richesses , la jalousie et la cupidité de ce tjran , qui le fit assassiner. Les deux Mauritanies devinrent provinces romaines en l'an 40. Ce ne fut cependant pas sans ré- •btance. Édémon , un des afiranchis de Ptolémée , voulut venger la mort de son souverain , et alluma une guerre qu'on eut bien de la peine à éteindre.
* PTOLÉMÉE , fils nalurel de Ptolémée»
Soter II , fut reconnu roi de Tile de Cypre Tan 81 avani JésusXhrist, dans le mé^e temps que Ptolémée-Aulétès , son frère , montait sur le trône d'Egypte. Loin d-imiter la prévoyance de cdui^ci , en sollicitant Tal- Uance des Romaius , il afiecta au contraire envers la république un dédain qu'il ne tarda pas à expier. Il avait refusé de payer plus de deux talents pour le rachat de P* Clodius , tombé aux mains de pirates en se rendant delà Syrie en Cilicie. Relâché par eux tans rançon et devenu tribuii du peuple , celui-ci, pour punir ce qu'il appelait l'avarice de Ptolémée , fit rendre un plébiscite prononçant la réduction de Cypre en province et la mise des biens du roi à l'encan.
Caton , nommé questeur pour Texécntion de cet arrêt du peuple romain , s'efibrça vainement de déterminer Ptolémée à résigner de
bontie gr&ce son royaume. Ce prince prélèran finir ses jours par le poison. Ses richesses furent envoyées à Rome ., et Tile de Cypr»
fut annexée comme .province au gouvernement de Cilicie.
* PTOLÉMÉE, surnommé Atoritkf, roi de Macédoine^ fils naturel d'Amyntas 111 .
dont il épousa la fille légitime , appelée Euryone , avait inspiré une violente passion à sa belle-mère Euridice , qui mit tout en œuvre pour lui assurer le trône. Un premier complot fut ourdi par eUe, dans ce but, du vivant même d'Amjmtas , à qui Euryone le dévoila. Lorsque la mort de son père eut appelé Alexandre II sur le Irône, Ptolémée- Aloritès chercha encore à se créer un parti; mais un secours qu'envoyèrent au roi les Thébains réduisit les révoltés , et ce ne fut qu'après l'assassinat d'Alexandre ( l'an 371 avant Jésus-Christ ) que Ptolémée réussit ^ se faire reconnaître roi , en enlevant à P«i^ diccas une partie de ie% États , que lui avait aussi disputés Pausanias , prince de la famille royale. Ptolémée ne conserva l'anlorité souveraine qu'environ trois ans , c'est-àdire jusqu'à l'époque où Pélopidas , pris pour arbitre de ces. différends, déclara que la couronne appartenait à Perdiccas. L'histoire ne fait plus mention de Ptolémée-Alorites , à partir de cette époque. On sait seu^ lement qu'il se soumit à la déeision du général thébain , qui , pour prévenir de nouveaux troubles , emmena comme otagesdans sa patrie Philoxène , fib de Ptolémée , et le jeime Philippe , frère de Perdiccas.
* PTOLÉMÉE, surnommé Jpiony c'catàdire le Maigre y roi de la Cysénaïque , fib de Ptolémée-É vergetés II et d'Irène , sa maîtresse , fut , par le testament do aon père , mis en possession de la Cyrénaïque et de toute la partie de la Lybie dépepdante de l'Egypte. Après un règne d'environ vingt ans , et dont on ignore les actes ^ il mourut l'an 96 avant Jcsus-Chfist , léguant ses États au peuple romain. Le sénat ne .voulut point se prévaloir de ces dispositions, et ce ne fut que pour y faire cesser des tioubles «ans fin , qu'environ vingt ans plus tard les Romains réduisirent en provinces les petites républiques de la Cyrénaïque.
* PTOLÉMÉE , sumoomié Céraunus ou le Foudre , roi de Macédoine , fils^ainé de Ptolémée-Soter et d'Eurydice, quitU PÉgypte , ou il se voyait réduit à la condition de sujet par la préférence que son père venait d'accorder aos enfants qu'il avait ous
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