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^ -Bérénice , et se rendit en Thrace auprès de JLjTsimaque , dont le fils ahoé , Agathocle , était son beau-frère. Arsinoë , belle mère de ce dernier prince , ayant réussi , par d^odieuses madainalions , à le perdre dans l'esprit du roi , son père , qui le fit mettre h mort , Ptoléoée passa à la cour de Syrie ( environ Tao 284 avant Jésas-Christ ) avec sa sœur Ljsandra , veuve d^Agnthocle , les enfants quelle en avait eus , et Alexandre , son beau frère consanguin. Ils furent accueillis tvec honneur par Séleucus • Nicator , qui promit à Ptolémée-Céraunus de le placer sur le trône d'Egypte après la moil de son père.
Ces circonstances devinrent le prétexte d'une goerre qu*à Tinstigation de Ptolémce-Pbi- Udeipbe, frère de Céraunus, le vieux Lysinaque déclara à Séleucus. On sait que le premier perdit la victoire et la vie dans les plaines de Couroupedtum. Mais ce fut en vaio que Céraunus réclama alors la promesse que lui avait faite le roi de Syrie. Outré de dépit , il se vengea de son refus en le poignardant , et enfin se fit proclamer roi , après avoir été ceindre le diadème à Lysi- OMcfaie. Il défit ensuite Antigonus-Gonatas , qai prétendait lui disputer sa proie , obtint on égal avantage sur un des fils de ce prince , ainsi que fur le roi d'IUyrie Monunius,* et demeura tranquille possesseur de la couronne de Macédoîpe. Cécaunus ne négligea rien pour affermir au dehors sa puissance , qall. cimenta au dedans par des actes qui loi concilièrent Taffection des peuples. Il envoya un ambassadeur proposer h son frère ToubU de ieuri querelles , s'assura de Talliaoœ de Pyrrhus en lui donnant sa fille en mariage, et i^oua aussi habilement des relations amicales avec Antiochus et Antigone- Gooatas. Il put alors accomplir impunépient les sanglants projeta que la politique lui avtit (ait différer , et il immola sans pitié les ûlf de I^ysimaque. Cependant des hordes gattloiaes commençaient à porter l'épouvante ao sein de la Tbrace et de la Grèce. Le roi de Macédoine, se croyant assez fort pour repousser ces conquérants nomades, traita avec fierté les ambassadeurs que hii avait envoyés Belgias , leur chef , et qui lui offraientla paix au prix d'un subside. Il refusa même un secours de 20,OÛQ hommes que lui voolait envoyer le roi des Dardaniens. L'événement ne justifia pojnt la présomption de Céraunus ;. car , peu de temps après , obligé d^acoepter le combat, il vit ms troupes brusquement aisailliea par les Gaulois ,
et lui-même tomba percé de coups sur le champ de bataille Tan 280 avant Jésus* Christ. Il avait occupé un an et cinq mois le trône de Macédoine , où monta après lui son frère Mélcagre, qui ne sy maintint que deux mois.
* PTOLÊMÉE , dynaste , et probablement grand-prêtre de Chalcidène, dans le mont Liban, régnait vers Tan 86 avant Jésus- Christ , ayant succédé à Mennéus , son père, l'un des petits souverains qui se partagèrent la Syrie après la chute des Séleucides.
Ce fut pour réprimer les fréquentes incursions qu*il faisait sur le territoire de Damas , que les principaux citoyens de cette ville la placèrent sous l'autorité d'Aréthas , roi des Nabatbécns , et le roi des Juifs Aristobule entreprit aussi , mais sans succès , de le
.combattre. En l'an 63, Plolémée acheta l'alliance ou plutôt la protection de Pompée , vainqueur de Milhridate , moyennant la somme de 1,000 talents ( environ 6 millions ) , et plus tai*d , le général romain ayant dépouillé la famille d* Aristobule de la souveraineté des Juifs , il donna aux malheu*reux restes de celte famille un asile dana ses États. Son fils Philippion s'était épris d'Alexandra, l'une des filles d'Arislobule qo'il avait été chargé de conduire, ainsi que . son frère Antigone et leur mère , d'Ascalon à la cour de Chalcidène : Plolémée, qui conçut aussi pour cette princesse une violente passion , fit donner la mort à son fils pour épouser celle qu'il aimait éperduement.
Il mourut vers l'an 41 , après avoir , de con^ cert avec Marion , tyran de Tyr , reconduit en Palestine Antigone , devenu son beaufrère. Il laissa sa souveraineté à son fils Lysanias , que Marc- Antoine fit mettre h mort en Tan 36 avant Jésus-Christ , sous le prétexte qu'il avait pris patti pour les Parlhea lor»
de l'expédition de Pacorus en Syrie. La Chalcidène fut alors donnée à Cléopâtre:
* PTOLÉMÉË (Cladojs), KïmjJht Hrf h/ucuç^ le plus célèbre, sinon le plus grand des astronomes de l'antiquité, et celui dont le nom, obiet autrefois d'une sorte de culte, sert maintenant à désigner le système déchu de l'immobilité de la teri« , florissait vers l'an 125 et jusqu'à 1 an 135 de notre ère. Le lieu de sa naissance est inconnu { car c'est par méprise qu'on a cru qu'il était de Péluse ) , et les savants ne s'accordent même pas sur la question de savoir où il exécuta les travaux qu'il nous a transmis , bien qu'il semble .certain que sa résidence habituelle
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jetait k Akiandrie. Plus laborieux quliomme de génie, ce grand mathématicien , n^eut d*abord sans doute d'autre objet que celui de rassembler en uv corps de doctrine tout ce que ses prédécesseurs araient disséminé dans des traités spéciaux. Aussi c'est bien moins pour avoir fait faire à la science de notables progrès que pour Tavoir en quelque sorte rendue vulgaire , qu*il s*est acquis cette réputation devant laquelle pâlirent celles d'Hipparque et des autres grands astronomes , dont les écrits , uniquement destinés aux savants , lui avaient tant servi. Si Tun de st» titres à la reconnaissance de la postérité est de nous avoir conservé des fragmenta de ces auteurs, il faut convenir qn^à cet égard même son mérite est singulièrement affaibli par le reproche qu'on n'a pas craint de lui adresser , d'avoir contribué à Toubli où tombèrent les ouvrages de ses devanciers , dès. qu'on crut que les siens en Gonleuaient la substance. Dans son Alnut' gette ( traité d'astronomie , qu^il avait luimême intitulé ^A/«xtf mathimmtique y monument précieux, puisqu'il renferme l'histoire de la science et toute la science même de CCS temps) , Ptolcmée se vante d*avoir imaginé plusieurs instruments , dont il assure s'être servi pour atteindre à plus d'exactitude \ mais il ne rapporte aucune de ses observations. Épuisant des calculs déjà faits avant lui , alors qu'ils conduisent à une solution évidente des propositions qu'il a réproduites', il s'abstient de parler des observations originales sur les points dont il a ivconnu lui même fautives ou insulfisantes les démonstrations qu'il se résigne néanmoins il donner telles, sans en signaler le»
^vices. Telles sont ses Règles paralUctiques , où nulle part il n'évalue les diamètres ap« parantr de la lune, dont Us erreurs «eraient sensibles à k vue, saris le secours d'aucun instrument; telles sont ses Tkhle» solaires , qu'il a évidemment copiées d^ipparque ; tel est son Caiaiogue des étoiles , emprunté du même , et qu'il a gftté en ajoutant à toutos les longitudes 2<> 4' au lien de 3* 41% qu'il aurait dà ajouter. Enfin Ptolémée noua laisse ignorer en combien de parties il avait divi^ le degré , et il ne donne le rayon ni de ses aimiUes, ni de son tfuarl'de'eerole , ni méoie de son astroUhe. Outre Vjllmaffeste, nous avons , sous le nom de Ptolémée , plusieurs auti'es ouvrages , également importants , entre autres un livre de VjinaUmme , où Tanleur traite de deux projections de la spbèn
sur un plan , et expose toute la tkéorie gno* moniqne 4es Grecs ; un traité de YOptique, la seul onvragedes anciens où l'on trouve quelques traces de physique expérimentale ( oo dernier ouvrage , dont il existe deux mann* scrits à la Bibliothèque du Roi , n*a pas encore été publié ; le texte original en mi perdu comme celui des précédents, dont nous n'avons que des traductions d'après l'arabe); huit livres de géographie , ouvrage précieux , comme le plus vaste dépôt des connaissances des anciens en cette science $ enfin plusieurs livres d'astrologie judiciaire , dont le plus considérable , ayant pour titre f Teitahible ou QuadiipartiUtm , a été commenté par Proclus Diadochus. Léon Allacci a donné une traduction latine de cette paraphrase, et il en a été fait en 1635, chex les Elzevier, une jolie édition grecque -latine* Ndus mentionnerons encore l'abrégé que fit Ptolémée de ses Tables astronomiques , et qu*il intitula Tables manueZ/M. Cet ouvrage, commenté par Tfaéon d^Alexandrie et par plusieurs autres astronomes, a été publié pour la première fois en entier par Tabbé Halma,en 1822. M. Delambre, dans la savante notice qu'il a consacrée & Ptolémée ( tom. 36 de la Biographie uni%terseUe)^ noat parait avoir suffisamment prouvé que c'est sons fondement qu'on loi a attribué le ca«> ricux traité de projectioP'^téréographique , connu sous le titre de Planisphère de Pto-^ lémée, et qui a é|é imprimé en latin ^ Bâle 9 1536, iii-4» ; Venise, t558 , même (brmat.
L'énumération de» '])rinc! paies éditions qui ont été faites des ewvrage^ de Ptolémée occupe plusieurs pages dans le Manuel du U^ braire de M. Brunct ( tOm.>3, pag. 163-167 >. Nous y renvoyons pour-plus de détails bi-> bliogmphiques.
PUBLICITÉ. {Politique, Lé^idation, ) Ce mot est du nombre de ceux qii'il est inntile de définir ; car chacun sait que la pHblîcité s'attache à un acte Ou H nn fait que toai le monde connait ou peut connaître.
La publicité est la sauve^garde de tous les intérêts publics et privés : si la liberté 4e la presse est le plus précieux des droits reconnus par la Charte , c>st parce qu'elle est le moyen le plus actif et le plus rapide de publicité.-^ yr*yez Psk^b (Liberté de la ).
Les gouvernements despotiques ont besoin du secret et du mystère pour conserver leur autorité. On ne prend pas la peine d^nstruirc d'avance les citoyens ^o ce q«ti leur est permis oa défendu. Il stfQt que 1«
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Yolonté du maître toit connue de ceux qui «ont chargés de Tezécuter : la moindre publicité donnée à ses ordres serait punie comme un crime \ car elle supposerait la faculté d'examiner s'ils sont conformes à rintérêt public ou particulier. ( f^ojrez An- BiTXAiBB , DBsronswx et Policb. )
An contraire, dans les gouyeinements constitutionnels , comme le peuple est compté pour quelque chose , et que son coucours est nécessaire pour Fexécution des actes les plus importants , on lui permet de connaître la marche des affaires publiques , 9auf les exceptions que peut commander la sature de certains actes ; mais la publicité , qui est une sorte d^hommage àTopinion, est aussi Fun des éléments de force de ces gouvernements ; c^est par elle que la vérité parvient jusqu'au trône , et que le souverain , éclairé sur les dangers d^un mauvais système, appelle k lui des conseillers qui dirigent Tadministration dans les voies de la légalité.
Aux termes de la Chart«, ks séances de la chambre des députés sont publiques. On doit regretter qu^il n'en soit pas ainsi , relativement k la chambre des pairs , qui est aussi appelée à délibérer sur les projets de loi. {f^ojre% AssiMBLéis , Chàbtb et Paibib.)
La publicité devrait toujours accompagner lea décisions de la justice; et si les tribunaux administratifs, si le conseil d'État, en particulier , ont été Tobjet de tant d'attaques , c'est parce que les citoyens ne trouvent auctme sécurité dans Tindépendauce de juges qui rendent leurs' arrêts sans débats publics et à huit-dos. {fojrez Cassation (Cour de ) et CoBSBiL d'État. )
htt publicité de l'audience produit ce double effet , qu'elle retient le juge dans les bornes de l'équité, et qu'elle relève les fonctions de la magistrature, en leur communi- <|i3ant l'éclat d'une représentation plus auguste. Un tribunal est moins attentif h Taccomplissement de ses devoirs , quand il n'a pas h craindre le contrôle de Topinion publique. Au contraire , il médite ses jugements , quand il sait que chacun pourra en discuter le mérite.
Si la crainte que les. injustices ou les négligences ne fussent trop fréquentes a déterminé les législateurs anciens et modernes h prescrire la publicité des audiences, on conçoit que cette publicité est surtout utile dans les débats où s'agitent les intérâts les plus sacrés , l'honneur , la Hberté , la vie des citoyens. Cependant , par une contradiction Tome 19.
étrange , tandis qu'en matière civUe les audiences étaient publiques, sous l'empire de notre ancienne législation, le secret était commandé dans l'instruction et dans les poursuites criminelles.
Plusieurs bons esprits avaient réclamé h cet égard ; mais on trouve toujours des prétextes pour repousser les améliorations utiles ; et lorsqu'il s'agissait d'offrir des garanties à un accusé, on excipait , pour justifier l'instruction secrète, du prétendu domouige qui serait résulté pour lui de la publicité donnée à l'accusation ; comme si ce dommage n'est pas toujours i*éparé, quand l'accusé n'est pas coupable , par la publicité de son acquittement.
Ces idées , fondées sur la justice et l'humanité , prévalurent à une époque féconde en innovations.
Un décret de l'assemblée nationale , des 8 et 9 octobre 1789, revêtu aussitôt de la sanction royale , contient les dispositions suivantes :
« L'accusé décrété de prise de corps, pour quelque crime que ce soit, aura le drqit de se choisir un ou plusieurs conseils, avee lesquels il pourra conférer librement, en tout état dé cause; et Tentrée de la prison sera toujours permise auxdits conseils.
(Art. 10,)
I* Aussitôt que l'accusé sera constitué prisonnier , ou, sera présenté sur le décret d'assigné pour être ouï , ou d'ajournement personnel, tous les actes de l'instruction seront faits contradictoirement avec lui , publiquement, et les portes de la chambre d'instruction étant ouvertes. (Art. 11. )
» Le conseil de l'accusé aura le droit d*étre présent à tous les actes de l'instruction , sans pouvoir y parler au nom de l'accusé, ni lui suggérer ce qu'il doit dire ou répondre. ( Art. 18. ) »
Plusieurs lois subséquentes ont confirme le principe de la publicité dans les débats judiciaires. Ainsi, aux termes- de l'art. 14, titre 2 de la lof du 24 aoôt 1790, en toute matière, civile ou criminelle , les plaidoyers, rapports et jugements doivent être pu4)lics.
Sous l'empire du Code pénal de 1791, on avait établi un jury d'accusation et un jury de jugement. Le premier était chargé de l'interrogatoire du prévenu et de l'instruction préliminaire ; et l'on conçoit que le concours de plusieurs personnes, constituant une sorte de publicité , offrait une garantie k l'inculpé.
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Il ea lut de même , d*aprèt le Co4e det délits et des peines de Tan IV. Aux termes des art. 237 et 238 de ce code, tous les membres do fûrj d'accusation , a^ant de prononc<*r s'il y avait ou non lieu à suivre contre rittculpé , devaient procéder à une instruction orale, et entendre successivement le pft venu , le plaignant on le dénondatem* et les témoins.
Une loi du 18 pluviôse an IX , qui avait établi les «tribunaux spéciaux , ordonnait aussi , dans son article 28 , que les débats , Jes plaidoiries et le jugement , eussent lieu publiquement à Taudience.
La législation impériale a consacré le principe de la publicité , soit en matière civile , soit en matière criminelle , mais avec quelques modifications qu'il est important de signaler.
Ainsi , d'après Part. 87 du Code de procédure , les plaidoiries doivent être publiques, en matière civile « à moins que le tribunal n'ait ordonné le buis clos , dans le cas vu la discussion publique pourrait entraîner du scandale ou des inconvénients graves; et l'on ne peut s'empêcher de reconnaître que les magistrats usent rarement du pouvoir disaétionnaire dont ils sont investis par la loi.
Toutefois, même dans le cas où le huisi / cios a été ordonné, les jugements et arrêts, doivent être prononcés publiquement : la loi du 20 avril 1810 prononce la nullité de tous jugements et arrêts qui n*auraient pas été rendus en audience publique.
La Charte constitutionnelle a établi en principe la publicité des débats criminels.
Ce principe netouifre qu'une seule' exception, celle qui autorise les juges ù ordonner le buts-dos, lorsque la publicité des débats serait dmgereuse aux moeurs ou à l'ordre public.
Cette décision, qui prive Taccnsé d'une garantie précieuse , ne peut être prise que sur les conclusions du ministère public , et à la cbarge d'en rendre compte au ministre 4e la justice. Mais, dans aucun cas, le buisclos ne peut s'appliquer devant les cours d'assises , ni à la lecture de l'arrêt de renvoi ot aux formalités qui la précédent , ni au résumé du président et à l'arrêt.
Quant aux dîèbats correctionnels , ils peuvent au jti avoir liea à huis-dcM , si le tribunal ou la cour l'ordonnent. Le jugement ou rarr6t dolent toujours être prononcés e« public.
T/instrucCîoB qui a eu lieu avant le renvoi du prévenu , soit devant le tribunal de police correctionnelle^ soit devant la cour d*assises , est secrète , et lefuge d'instraction y procède seul assisté de son greffier.
Nous concevons que l'intérêt public exige que cette instruction préliminaire n*ait pas Keu à Taudience, parce que sa publicité serait souvent un obstacle à la découverte des preuves, et surtout des complices qui an-»
raient participé au délit ou au crime.
Mais Taccusé doit aussi trouver quelque garantie dans cette première instruction, dont les conséquences sont graves pour lui , puisqu'elles peuvent le soumettre aux cban> ces d'un débat criminel.
Le meilleur moyen de concilier ces deux intérêts également sacrés serait d*exiger le concours des membres composant la cbam* bre d'iustruction , aux divers- actes d'instruction préparatoire, et d*autoriser le défenseur du prévenu à y être présent. C'est uu principe de morale comme de raison , qu'on ne doit jamais livrer un homme à la discrétion d'un ttutre homme, puisque rien no peut alors le protéger contre l'ignorance ou la prévention, {f^oj^ez AcccsATioa , lasTaec-
nOH CRIMIR KLLB ( Codc d* ) , JURT , PxBUVS ,
Pbocboubb et Tribubaux. CoFPimisBs.
"" PUBLICOLA(PoBtfusVALBRius, surnommé) , issu d'une famille d'origine sabine et établie à Home aux tcraps de sa fondation , fut avec Brutus l'un des fondateurs de la république romaine , et succéda à Collatîn dana la dignité consulaire, après avoir fait échouer la conspiration ourdie en faveur de Tarquia, et que lui avait découverte un esclave nommé Vindex. 11 signala son entrée au Consulat en abandonnant au pillage les richesses de la famille royale, dont les terres furent partagées entre les plus pauvres citoyens. Brwins ayant péri dans un combat, il prit le commandement die Tarmée , acheva la défaite de l'eiinemi, et , rentrant triomphant k Rome, il y amena un nombre considérable de prisonniers. Cependant , comme il semblait ne pas songer à se donner un collègue, les murmures du peuple éclatèrent , et ce fut pour tranquilliser les esprits que Valerins fit raser la maison qu*il habitait sur le mont Velia , qu'il supprima \os haches des faisceaux , ordonnant en même temps que les licteurs les baissassent en présence du peupk: , enfin qu'il restreignit I autorité des magistrats , dont les jugements ne furent plus sans appel. La reconnaissance des Romains
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