‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 54 sur 135 · QU£R · texte numérisé non relu

QU£R

SaÎQt-Mé(krd-de-SoUsoD8. Est-ce à Quatremaire qu*OD doit le recueil dei ooTragessar la grâce et U prédeMination ? Les opinions ne «^accordent pas sur ce point. Ce aa7ant bénédictin , étant à labbaye de Ferrières , en Gatiuais , pour y prendre les bains , se noya en Tan 1071. On peut consulter, pour la liste de ses ouvrages, la Bibliothèque de D. Lccerf , et VHistoii*e Uttéi-aire de ta con^ grégation de Saint-Maur , par D. Tassin.

* QUAUHTEMOTZIN. royez Gwati-

MOZIH.

* QUEBOOREN (Ciispiv), graveur flamand du 18* siècle , a laissé plusieurs portraits estimés , entre autres celui de Guil^ iaume /«r, prince d'Orange, et celui du cardinal infant^ d'après le célèbre Van Djck.

"" QUEL LIN (ÉaAsirB) , peintre flamand, né à Anyers en 1607 , étudia d'abord la philosophie avec succès , mais sans aucun goût, devint ensuite Tun des élèves distingués de Rubens , et mourut en 1676. Ses principaux ouvrages sont dans sa ville natale. — Il eut un fib nommé Jbàs-Ébasmb , dont on conserve quelques tableaux dans plusieurs galeries dïtalie. — Artus Qubluh , de la famille des précédent», né h Anvers en 1630, mort en 1716, a exécuté les belles sculptures de rhôtel- de-ville d*Amsterdam , qui ont été gravées par Hubert Qubllist , de la même famille.

^QUELLMALTZ ( Sahubl-Tb^odobb ) , médecin et anatomiste allemand, néàFreidberg, en Misnie, en 1699, mort en 1758 à Leipsig, ou il avait professé Tanatomie , la chirurgie et la pathologie, a laissé un grand nombre de dissertations académiques.

* QUÉNON ( J. ) , professeur de seconde au collège Louis -le-Grand , mort à 54 ans en 1821 , est auteur d*un Dictionnaire grec* français , adopté par Tuniversité , Paris , 1807 , 2 vol. in-8o , dans la rédaction duquel il fut aidé par M. Thory , premier employé à la Bibliothèque du Roi. Quénon avait en outre laissé des matériaux pour un Dictionnaire françaii-grec.

" QUENSEL (CoNBàD) , né à Heyda , en Scanie, eu 1768, mort en 1806 à Stockholm , oà il était intendant du cabinet d'histoire naturelle de TAcadémie des sciences suédoises , a rédigé eu suédois le texte d^une collection de plantes , intitulée : Flore suédoise,

• • QUENSTEDT ( Jbah- Aimai ) , théologien protesUnt, né en 1617 hQuedlimbourg ,

d*one famille patricienne , professa avec di»-> tinction la philosophie à Wittemberg , fat nommé directeur du pensionnat du collège électoral, et, en récompense de ses servioea dans renseignement, obtint la prévôté de réglisede Tous-lcs-Saints. Il mourut en 1688.

* QUENTEL ( PiBBBB ), imprimeur de Cologne , mort vers la fin du 16* siècle , s'est fait un nom par ses éditions nombreuses et recherchées , entre autres , celle des OEuures de Denie^le^Charirenx en 21 vol.

in-fol.

* QUENTIN ( Saibt), regardé comme Tapôlre de la ville d'Amiens et du Vermandois , y souffrit , à ce que Ton croit , le martyre durant la persécution de Diodétien en 287.

• QUER- Y-MARTfNEZ ( Josbph ) , botaniste espagool , né h Perpignan en 1695 , fut d'abord employé , en qualité de chirurgienmajor, dans les armées espagnoles , et profita des diflërents voyages qu'il fit avec son régiment , dans les provinces orientales de l'Espagne , snr les côtes d'Afrique , etc., pour recueillir un grand nombre de plantes et de graines, desquelles il forma dans la suite un jardin botanique , où il réunit en peu d'années plus de deux mille espèces. Cet établissement , le premier de ce genre en Espagne, donna l'idée à Charles III d'en créer un semblable dans le potager du Prado ; mais ce projet ne fut mis à exécution que sous Ferdinand VI en 1755. Quer , nommé alors professeur au Jardin du Roi, y propagea l'étude de la botanique, et fut le premier Espagnol qui publia un travail sur les plantes de son pays ; mais il n'eut pas la satisfaction de le terminer. Il fut enlevé aux sciences en 1764.

• QUERBEUF ou QUERBOEUF ( Yvbs- MATauBiB-MARiB DB ) , Jcsuite , né à Landemau en 1726, mort en 1799 en Allemagne, où il s'était réfugié pendant la révolution , a publié une édition des Lettres édijiante» et curieuses , écrites des missions étrangères , etc. , Paris, 1780, 1783 , 26'vol. in- 12; des Mémoires pour seruir à t histoire de Louis , dauphin de France y Paris , 1777 , 2 vol. in-12 ; des Observations sur le contrut social de Jean' Jacques Rousseau , par le père Berthier, Paris, 1789, in-12; des Sermons de son confrère le père de Neuville, 1776, 8 vol. in-12; YO/'aison Junèbre de monseigneur le duc de Bourgogne , traduite du latin du père Willermet, Paris, 1761 , in-12; et un Abrégé des principes de Bossuêt et de

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Féntlon sur la gow^enuneté , publié par Tabbé Émery , Paris , 179t , in 8». On doit aussi à Qnerbeof une édition non terminée des OEuvres de Fénelon , Paris , 1787-1792 , 9 Tol. in-4o

• QUERCETANUS. t^oyez Ducbbssi.

*QUEACIA (Jacqubs dblla ), sculpteur ,

né à Sienne en Toscane , où il mourut en 141$, est eonnu par plusieurs ouvrages qu'il fit pour sa ville natale , et entre autres par une beHe fontaine de marbre, construite sous sa direction, et qui lui fit donner le nom de Quereia delta fontana.

* QUERENGHI ou QUERENGl (Ah- ToiVB ) , poète italien et latin « né à Padoqe en 1546 , mort à Rome en 1633, occupa des emplois importants sous les papes Clément Vin , Grégoire XV et Urbain VIII :

Henri IV voulut Tattirer en France. On a de lui quelques ouvrages en prose peu remarquables ; des Poèêies italiennes , Rome , 1616 , jn-8o , et Latines , Rome , 1629 , in-8« , qui «ont estimées. — Flavio Qvbrbhghi, neveu du précédent , fut camerier du pape Grégoire XV , refusa Tévéché de Veglia , fut •ppelé \ Venise en 1624 , pour y professer la morale , et mourut dans cette viUe en 1646. On a de lui quelques écrits de morale, d aprés les principes d'Aristote, en latin.

* QUERINI (Abgblo-Maiia), cardinal et littérateur, né à Venise en 1680, entra en 1698 chei les bénédictins de Florence.

Entraîné par le désir d'étendre ses connabsancesen littérature, Querini , après avoir visité TAllemagne et la Hollande , se rendit à Paris , y passa deux ans à Tabbaye de Saint-Germain-des-Prés , se lia avec tous les savants de Tépoque , et peu de temps après être rentré dans sa patrie , fut fait archevêque de Gorfou , évéque de Brescia, et enfin cardinal en 1727. Il mourut à Brescia en 1759. yoltaire, dans sa correspondance , remercie Querini d'avoir traduit en beaux vers latins une partie de la Benriade et du Poème de Fontenojr. Ce prélat était membre correspondant de TAcadémie des inscriptions et belles-lettres de Paris et de plusieurs académies étrangères.

•QUERLON (Ahkb GabriblMEUSNIER na), littérateur et traducteur estimable, né à Nantes en 1702, mort à Paris en 1780, a travaillé aux Petite^ ajjîcfies de Province , à la Gazette de Fmnce f au Journal étranger et au Journal encyclopédique. On a de lui un grand nombre d^opuscules.

• QDESNAY (Fbakçois) , chef de la secte

des économistes , médecin ordinaire de Louis XV , membre de l*Académie des sciences de Paris , de la Société royale de Londres , etc. , né en 1694 à Merci près de Montfort-l' Amaury , exerça d abord la chirurgie h Mantes-sur-Seine , avec beaucoup de succès , et commença à se faire connaître dans le monde médical par une réfutation du traité de Silva sur la saignée. La Peyrodie , premier chirurgien du roi, ayant dès ce moment jeté les yeu;L sur lui pour remplir la place de secrétaire perpétuel de TAcadémie de chirurgie , il en fut pourvu, en 1737 , en même temp) que d^une place do chirurgien ordinaire du roi et du brevet de professeur royal aux écoles de chirurgie.

Toutes ces faveurs se trouvèrent bientôt justifiées par la publication du premier volume des Mémoires de l'Académie , ii la tète duquel Quesnay mit une prtface , regardée comme un chef-d'œuvre en ce genre. 11 prit ensuite une part très-açtive aux querelles qui s'élevèrent entre la faculté de médecine et le collège de chirurgie, et rédigea le plus grand nombre des écriU qui parorent au nom de ses confrères pendant cette longue et mémomble dispute. De fréquenU accès de goutte Tempêchaient depuis quelque temps de se livrer à la pratique des opérations de chirurgie , et Tobligeaient à une vie sédentaire. Cependant il suivit Louis XV dans la campagne de 1744 , et se fit recevoir docteur en médecine dans la faculté de Poolà-Mousson. Peu de temps après, étant déjà méderin consulUnt, il acheta la survivance de la charge de médecin ordinaire du roi.

Ce prince aimait à causer avec lui. Il l'appelait le Penseur, el en lui accordant des lettres de noblesse , il lui donna pour artnoiries trois fleurs de pensée avec cette devise : . Proptercogitatianem mentis. Quesnay s'était occupé dès sa jeunesse du sort des habitants des campagnes et le désir de Taméliorer lui dicta les articles Grains, Fermiers, etc. , dans V Encyclopédie , ainsi qu'une foule de mémoires et d'articles dans les Journaux de physique et d'agriculture,, et dans les Ephé^ mérides d'un Citoyen. Ses idées furent accueillies par un grand nombre d'écrivains ,^ qui dénaturèr^t souvent leur simplicité originelle, outrèrent les conséquences déduites de ses principes , et les énoncèrent quelquefois avec l'enthousiasme et Tobscurité des oracles. Les économistes ont, d'un commun accord , proclamé Quesnay comme leur chef. 11 mourut octogénaire en 1774. 11

QUES

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était bon, franc, loyal et obligeant, maïs •es manières avaient quelque choae d'agreste et de tranchant qui effarouchait Tamitié. On a prétendu qu'il ressemblait physiquement à Socrate , ce qui n'est pas exact ; mais on cite de lui plusieurs traits qui rappellent le caractère de ce philosophe. Outre les articles publiés par Quesnay dans les différents recueils que Ton yient de citer , la Prtface du premier volume de TAcadémie de chirurgie ( collection dans laquelle on distingue de lui quatre dissertations sur les plaies à la tête et l'usage du trépan) , il a encore laissé : Oh' êervations sur les effets de la saignée , Paris , 1730 et 1750 , in-l2 ; Essai physique sur l'économie animale , avec l'art de guérir par la saignée , ibid. , 1736 et 1747 , 3 vol. inl2 : cet ouvnge, qui a eu beaucoup de vogue , n'est pas sans de grands défauts ; Recherches critique^ et historiques sur l'origine , les dit^ers états et les progrès de la chiiHtrgie en Fixtnee, ibid., 1741, in4» et 2 vol. in^H, reproduites sous ce titre i Histoire de Corigine et des progrès de la chirurgie en France • Pari* , 1749 , in 4» ; à la fin de cet ouvrage curieux , on trouve V Index JUnereus de Jean Devaux ; Ti^aité de la suppuiation , ibid. , 1749, in-12 ; traduit en allemand^ Traité de la gangrène , ibid. , 1749 j Traité des fièvres continues, ibid., 1753, 2 vol. in 12 ; la phjrsiocratie ^ ou Constitution naturelle des gom^emements y ibid., 1768, in-8<» î cet ouvrage que La Ifarpe appelle TAlcoran des économistes , a élé publié par Dupont de Nemours ; Recherches philosophiques sur l'évidence des vérités géométtnques , suivies d'un projet de nouveaux éléments de géomé^ trie, Amsterdam et Paris , 1773 , in-S» ; cette production de Textréme vieillesse de Ques- , nay n*apprit qu'une chose, dit un de ses biographes , l'affaiblissement de sa tête. On dte encore de lui : Observation lur la conservation de la vue; Observations sur la psychologie , ou Science de l'âme ; Extixiit des économies rojrates do SuUr. Ces trois ouvrages furent imprimés à Versailles , par ordre de Louis XV , qui en tira , dit-on , lui-même quelques épreuves ; mais ils ont été si soigneusement séquestrés , qu'il n'en est pas resté un seul exemplaire à la famille de l'auteur.

* QUESNE (Du). Fofez Ddqubshb et

Joseph DUCRBSHB.

^ QUESNÉ (Feahçois-Albxahdkb), botaniste-cultivateur , né à Rouep en 1742 , renonça au commerce, qu'il avait d'abord

embrassé pour complaire h ses parents , et consacra dès lors tout son temps à la culinr* des plantes et à l'étude raisonnée de la botanique. Il recueillit un grand nombre de plantes et d'arbustes exotiques qu'il sut ac^ climater , et mourut dans sa patrie en 1820.

On a de lui une traduction estimée de U P/iilosophie botanique de Liqnée, RoueOy 1788, grand in-8o; divers mémoires sur la botanique , et plusieurs notices insérées dana le Recueil annuel de la Société d'Émulation de Rouen.

* QUESNEL (Pasquibe) , théologien, né à Paris en 1634 , entra dans la congrégation de l'Oratoire en 1657 , devint directeur de l'institution de Paris , et joua un grand rdle dans les débats de religion , entre les jésuites et les jansénistes. Ce fut pour l'usage des jeunes élèves confiés à ses soins , qu'il composa ses Réflexions motnles , dont la première partie fut imprimée à Paris en 1671.

Peu de temps après il donna une nouvelle édition des OEuvres de saint Léon , pape , sur un ancien manuscrit apporté de Venise , Paris, 1675, 2 vol. in-4o; Lyon, 1700,infol.; Rome , 3 vol. infol. { voyez sanit Liov ). Ce fut à celte époque que l'archevêque de Pari»

( Uarlay ) , instruit de l'attachement de Quesnel aux jansénistes et de son opposition h la bulle d'Alexandre VII , l'obligea de quitter la capitale et de se retirer à Orléans en 1681. L'assemblée générale de TOratoire ayant donné en 1684 la signature d'un formulaire de doctrine dressé en 1678 sur divers points de philosophie et de théologie , le père Quesnel ne voulut point y souscrire , et se retira dans les Pays-Bas espagnols ea 1685. Il alla trouver à Bruxelles Arnauld , dont il recueillit les derniers soupirs , et c'est là qu'il acheva ses Réflexions morales sur les Jetés et les Épitres des Jpôtres .• ouvrage condamné par Clément XI ^lans sa constitution Unigenitus en 1713. Les jésuites ayant obtenu un ordre de Philippe V , pour le faire arrêter , il fut transporté dans les prisons de l'archevêché de Malines (xfoj-ez PaEciPiANo). Remis en liberté en 1703 , Quesnel alla former à Amsterdam quelques églises jansénistes , et mourut dans^ cette ville en 1719. On trouvera dans Moren la longue nomenclature des pièces relatives aux contestations dans lesquelles le père Quesnel s'est engagé.

* QUESNEL (PiBaRB), i^urnommé Renard, ecclésiastique, mort à La Haye en 1774 , est connu par VHistoire dé la Compa-

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^k de Jésus y dont les quatre premiers vo- James oat été imprimés à Soleare en 1740, 4 Tol. in- 12. Cette histoire, qui occupa la plus grande partie de sa vie , était achevée depub trois mois , lorsque sentant approcher u 6n , il en fit hrûler le manuscrit, qui aunit formé 20 vol. in-12. Il ne put résister , dit-on , à quelques personnes qui lui en faitaient un cas de conscience. On a encore de Tabbé Quesnel Extrait de l'Àlmanach du Diable, 1737 , et Almanach du Diable, 173$, in-12, pièces remplies d'anecdotes piquantes sur plusieurs grands personnages.

C'est à tort qu*on lui a attribué un ouvrage allégorique sur les affaires de la bulle Unigenitus intitulé : Histoii*e de don Eanucio ttjfletès , Venise (Rouen), 1736, 1738, 2 vol. iot2 : ce roman est de Tabbé C.*G. Forée. — Le baron Qcbshel, lieutenant -général, né vers 1775, entra au service au eoomencement de la révolution , passa rapidement par les di\ers grades jusqu'à celui de général divisionnaire , dans lequel il était employé en Italie lorsque s'effectua le célèbre passage du Mincio {vojrez ce mot), où sa conduite lui mérita les éloges publics du prince Eugène de Beauharnais. A la restauration de 1814, le baron Quesnel fut fait chevalier de Saint-Louis et grand-ofEcier de la Légion d'Honneur : ces faveurs du roi lui ouvraient pour l'avenir le chemin des plus hautes dignités m^itaires ; mais Tépuque des cent-joun était celle marquée pour le terme de sa vie : il périt noyé dans la Seine , où Ton retrouva son corps. Nous ignorons les circonstances de cet événement , qui n'a donné lieu à aucune enquête.

• QUÊTANT (FrahçoisAhtoihb) , vaudevilliste, né en 1733 à Paris, commença par faire quelques éducations particulières , puis, dans un Age assez avancé, obtint de l'emploi dans les bureaux administratifs , et monrut en 1823 , après avoir été successivement chef du bureau des lois , de celui des hôpitaux, des prisons et de la commbsion des secours publics au département de la Seine , adjoint au secrétariat de PadministratioQ des hospices , et contrôleur de l'hospice des Incurables. La liste de ses productions a été recueillie par M. Beuchot ( Bibliographie de la France, .1823, pag. 567-72), qui, à cette longue énumératiou, a joint de curieuses recherches sur les théâtres de la Foîr^, où furent représentées les pièces de Qoélant.

* QUÉTIF (XàC9oxs] , religieux domini-

cain , né à Paris en 1618 , fut , depuis 1652 , bibliothécaire de la maison de la rue Saint»

Honoré, où il avait fait profession , jusqu^à sa mort, arrivée en 1698. Ou a de lui : une édition des Opuscules et de$ Lettres de Pierre Morin ; une nouvelle édition du Concile de Trente , in-12 ; de la Sonune de saint Thomas , en 3 vol. in-fol. ; des LeUres de Savo^ narole, et de sa vie par Jean -François Pic de la Mirandole. Il préparait une Bibliothèque des Auteurs de son ordre , qui fut terminée par le père Échard , son confrère j elle a pour titre : Scnplores orJinis minorum , cum notis , Paris , 1719 et 1721 , 2 vol. in-fol.

• QUETINEAU ( Puike ) , général républicain, né vers 1757 h Puy- Notre -(Dame (Maiiie-et-Loire), commandait en Vendée la division de Bressuire lorsque ^ par suite d'édiecs partiels contre les troupes royales , il fut réduit à leur abandonner la place de Thouars. Accusé aussitôt de trahison, il fut livré au tribunal rcvolutiomfaire de Paris , qui renvoya à l'échafaud le 16 mars 1794.

Madame La Roche- Jacquolein , dans ses M^ moires, le disculpe pleinement de Tinjuste accusation dont ilfut victime.

• QUEUX (Lb). royez Lbqubcx.

• QUEVEDO DE VILLEGAS (D. Frah- Cisco) , poète et littérateur espagnol , qu^un critique moderne (M. de Sismondi, tom. 4, pag. 74-94 de VHistoire de la Littérature du Midi}, ose presque mettre en parallèle avec

'Voltaire , sinon sous le rapport du goût ou du génie , du moins pour sa tournure originale d'esprît , l'universalité des connaissances et la fécondité , naquit à Madrid en 1580 d'une famille noble , et , de bonne heure orphelin, fut placé à Tuniversité d'Alcala , où il fit de brillantes études. Versé dans les langues savantes, possédantrarnbe, l'hébreu, l'italien et le français , il avait déjà pris, diton , à quinze ans ses degrés en théologie ; il avait étudié avec fruit la jurisprudence et la médecine, et s'était rendu habile dans les

, arts d'agréments, lorsque les suites, d'un duel qu'il aurait eu avec un grand seigneur l'obligèrent à s'expatrier. Il suivit en Sicile le comte d'Ossuna , dont il se concilia Tintérét par le zèle avec lequel il remplit diverses fonctions que lui confia ce vice-roi ; mais libre à peine de toute inquiétude relativement à l'aventure fâcheuse qui le tenait éloigné de sa patrie , il se trouva impliqué à Venise dans la conspiration de Bedmar (vojrez ce nom ). S'étant sauvé en Espagne, il y partagea la disgrâce de son protecteur.

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fut arrêté en 1620, et ne parrînl, «u boot de trois ans , à recouvrer sa liberté que pour être exilé de nouveau dans sa terre de Torrede-Juan-Abad. Cest là qu*il composa la plupart de ses poésies , qui durent nécessairement porter Tcmpreiiite de la situation où il se trouvait réduit. Quevedo fut dans la suite autorisé à reparaître a la cour : il eut même le titre honorifique de secrétaire du roi , mais refusa de rentrer dans les affaires. A cinquante-quatre ans il épousa une femme de haute naissance*, qu'il perdit après quelques années d'une paisible union ; et ce malheur ne fut que le prélude de nouvelles infortunes. En 164 1 il fut jeté dans un noir cachot comme prévenu d*avoir écrit une virulente diatribe contre l'administration du comte d'Olivarez, y languit oublié pendant vingt-deux mois vivant d'aumônes ( ses biens avaient tous été confisqués), et ne fut remis en liberté qu'après la disgrâce du comte-duc, alors que le véritable auteur du libelle, aussi détenu , sortait également de sa prison.

Quevedo mourut peu de temps après en 1645. Ce fécond écrivain, celui de sa nation qui u le plus approché de l'immortel Cervantes , a embrassé dans ses ouvrages tuus les genres de littérature ; mais il excellait surtout à manier la satire, et certes un vaste champ lui était ouvert de ce côté. Cependant loin de planer, comme Ta fait Voltaire, audessus despri^jugés de ses contemporains, Quevedo a non-seulement respecté religieusement tous ceux de la nation espagnole, mais il a encore consacré quelques-uns de ses écrits K des objets peu dignes d*un philosophe '.telle est sa Lettre (CVzrta^ etc.), au roi de France Louis XIll , où il appelle toute la rigueur de ce monarque sur les protestants dei Pays-Bas. Du reste, comme la plupart de ses manuscrits furent dispersés lors de sa dernière détention , il est plus que probable que le gouvernement soupçonneux BOUS lequel il vivait n^eût pas manqué d'anéantir ceux de ses écrits qui auraient eu trait h l'inquisilton ou aux abus de la puissance sacerdotale , s^il se fût exercé sur ces matières. Mais on peut affirmer que telle n*a jamais été la pensée de Quevedo; sa PoUtica de D/'os , son Memoiial por el patronato de Si. lago, etc. , en font foi. Les plus connus d'entre ses ouvrages en prose ont pour titre : ios Suenos ( les Visions) , Rouen, 1627 ; traduit en français par La Genestc et par Tabbé Berault ; HUtotia y vida del grtin Tacano , etc. , dont on à trois traductions en

français et nne en allemand : la plut récente des premières , par Rétif de La Bretonne et d'Hermilly, est intitulée :le Fin Matois , ou Histoire du grand Taquin , La Haye (Paris), 1776 , trois parties in-12. Ses poésies , réunies par J.-N.-Ant. Gonzales de Salas, ont pour titre el Parna$o esp^nol, Madrid, 1648 , 2 vol. in-4o : il en a été fait un choix , imprimé à Paris en 1821 , in-18 , avec celles de Luis de Gongora. Les éditions plus ou moins complètes de ses œuvres sont assez nombreuses : nous nous bornerons à citer celles de Madrid , 1650, 3 vol in-4o; Sancha, 1791-94, 11 voL in 8* : Obras jocosat

jr Poesias escogidas, ibid., 1796,6 vol. inl2; Ohras joeosas , M^àdrid ( Paris) , 1821 , 4 vot în-18; Obrar esctigidas , Barcelone, 1798, 4 vol. in-8",Les pièces satiriques ou burlesques, en prose, de Quevedo, ont été traduites en français par Raclotz , Bruxelles , 1698 et 1699, 2 vol. in 12. Don PaolAnt. de Tarsia a donné en espagnol une ^ie de Quevedo , Madrid, 1663 , in-8«. On peut aussi consulter avec fruit le tom. 2, pag. 115 de Y Histoire de la littérature espagnole de M. Bouterweck, et Touvrage de M. Sismondi déjh cité. — Pedro de Alcartaha de Quevbdo , cardinal et évéque dOrense eu Galice , grand-cordon de l'ordre de Charles III , né en 1736 , à Villa- Nova-de Freno dans TEstramadure , mort le 28 mars l'818, a mérité la reconnaissance de totftes les âmes généreuses , par la charité sans bornes et l'héroïque dévouement qu'il déploya envers les prêtres et nobles français émigrés , qui accoururent en foule dans son petit diocèse. Outre les aumônes habituelles qu'il faisait, on a évalué à plus de 80,000 fr. par an ce qu'il consacrait 2i cette bonne œuvre. A l'époque de Tinvasion de la Péninsule par Napoléon, le prélat , fidèle à l'ancienne monitrcbie, se retira en Portugal , et il y resta jusqu'au retour de Ferdinand VII en 1814 : depuis, sa modestie et ses autresvertus apostoliques ne reçurent aucune atteinte

• des honneurs dont il fut comblé malgré hii.

♦ QUIBERON (afi'airede).ro7-ea HiaviUT

et POISATB.

* QUICKELBERG ( Samubl), médecm , né à Anvers , exerça son art avec répulatioii vers le milieu du I6« siècle à Ingolstadt en Bavière. On a de lui : Tahulœ medieùn^, Àpophthegmata hihlica; Admonitio et Constlium de universo , Munich , 1565. H médita long-temps un ouvrage sur la nature de tout ce qui existe dans Tunivers , projet gi^*i^ tesque qnHl n'exécuta point.

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