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On a beaucoup parlé depuis quelques années , du poitUtndna hexandra j genre très* ▼oisin du cinchnnn , et qui appartient par conséquent à la famille des rubiacées. Ce fébrifuge , quoique inférieur aux espèces communément usitées , a été quelquefois employé à la Guiane avec succès contre les fièvres intermittentes. Il a moins d*amertume et d^aslringence que les écorces plus anciennement introduites dans le commerce. C'est Tanalogie qui a déterminé les médecins à remployer. Les chimistes qui s>n sont ultérieurement occupés , lui ont trouvé des i*apports de composition avec le quinquina rouge. S'il y avait disette de ce dernier, on pourrait donc recourir avec quelque avantage au ftorilandna hexandr^t. Nous ne dirons rien de Tespèce qu'on a voulu introduire assez récemment dans la matière médicale i sous le nom de kinu notf.t. Cette espèce est peu estimée, parce qu'elle manque des principes contenus dans les espèces fébrifuges. M. fii'éra a eu reztrème bonté de me faire parvenir de Padoue une écorcc désignée par lui sous le nom de ejuinquina bicolore. Je regrette que les échantillons qui m'ont été envoyés par ce savant médecin soient en trop petit nombre pour que jNite pu déterminer les avantages qui lui appartiennent.
Des trai*aux chimiques entrepris sur les diverses écotves du quinquina. A mesure que la thérapeutique s'enrichit , il convient d'en élaguer les travaux inutiles , et dont notre art ne saurait profiter. Je supprime en conséquence les détails superflus , et je m'attache surtout à reproduire ici les recherches les plus remarquables qui aient été faites dans ces temps modernes sur le point qui nous occupe. Telles sont, sans contredit, celles de MM. Pelletier et Caventou, dont le mérite principal est d'avoir séparé de l'écorce du Pérou la substance élémentaire dans laquelle réside la propriété éminentment fébrifuge qui la rend si précieuse pour les besoins journaliers de tant de'nratades.
Déjh M. Goînez , de Lisbonne , avait signalé la présence de ce priiierpe ; mail cVst a»x chimtste« français que l'on doit' d'avoir ctnistaté sa nature alkaline. Cette matière, co«t^ Due sous le nom de cinchon in- oa de cittc/tAchonine , se distingue , lorsqu'elle est obtenue dans son état de pureté , par sa blanfcheur et par son amertnme. Elle se dissont très^facilement dans Talcohol, ainsi que dans réther. Elle forme avec les acides différents
sels nentres qui te cristallitent. Mais cet précieuses recherches sur la' clochontne ont conduit MM. Pelletier et Caventou à un résultat encore plus utile. Ils sont arrivés à la découverte d'un second principe , qui diff^ère du précédent par plusieurs caractères , et qui porte généi'alement le nom de quinine.
Les deux bases salifiables existent dant le quinquina , sous forme de kinadës acides , et de quinine»
Or, il est démontré maintenant que c'ett à ces deux principes qu'il faut rapporter let propriétés médicamenteuses qui ont rendu le quinquina si célèbre dans la thérapeutique médicinale. Les trois espèces de quinquina', gris, rouge et jaune, contiennent ces deux substances h-la-fois, mais dans des proportions difiërentes. On no prononce rien sur le quinquina blanc , parce qu'il n'a point été soumis h l'analyse. Le quinquina gris contient presque en totalité de la: ctncbonine et très-peu de quinine. Le quinquina jaune ne renferme , pour ainsi dire , que de la quinine , et très-peu de cinchonine; mais le quinquina rouge contient , dans éts rapports Il peu près égaux , de la cinchonine et de la quinine.
Maintenant, si l'on consulte les quantités de ces alkalis végétaux renfermés dans ces érorces pour apprécier et graduer leurs qualités fébrifuges , on conclut que le quinquina rouge est le plus énergique ; viennent ensuite le jaune et le gris. La quinine est plus fébrifuge , h doses égales . que la dnchonine. Celle>ci cristallise eu parallélîpipèdes; l'autre se présente toujoui*8 en masses amorphes , sans rudiment des cristaux. Ces bases, n'étant point solubles à Teau , ne tont point employées pures ; on les amène à l'état de sulfates. Le sulfate de quinine est presque seul employé aujourd'hui ; il est fébrifuge h un très-haut degré , et ne manque point son eflet quand il est employé arec discernement.
Des propriétés mèdtcùtaies du qwnqtiins.
Les propriétés médicinales des cinq espèces de quinquina en usage dans nos pharmacien sont absolument relatives aux cas particuliers de leur application; la meilleure, et même la seule bonne , est celle qui est en rapport avec l'affection que le m^edn se propose de combattre. Puisque ces cinq espèces ont des vertus qui leur sont particulières, on sent qu'elles peuvent être associées avec le plus grand avantage dans ie traitement des maladies , et servir de base à
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<lc8 conbinaisoiis oa h det mélanges médicamenteuz qui rassemblent ainsi leurs propriétés earacléristiques.
Malis et Zéa ont disserté sur le choix à faire des écorces de quinquina ; ils ont attribué plua d'énergie et d'activité aux écor^ cet du tronc et des grosses branches , qa'ii celles qu'on relire des rameaux du même arbre. Mais faut^ii penser, avec ces deux savants, que les propriétés sont d'autant plus efficaces, que les écorces ont été recueillies sur des arbres plus vieux? Ruiz et 'PaTon sont d un avis contraire. Cette ques»
tion, (la reste, sera plus positivement décicidée , lorsqu''on aura déterminé , par des expérience* , à quelle époque de la vie végétaie le principe fébrifuge existe en plus grande abondance dans la substance corticale du cincbona.
Les bases salifiables du quinquina étaient à peine découvertes, que les médecins s'empressaient de toutes ports d'en étudier les eSèts par des observations cliniques qu'il serait trop long de détailler ici ; mais ces oWrvations se trouvent consignées dans tous les journaux scientifiques de notre époque. C'est le sulfate de quinine qui a été eaployé de préférence; on a constamment reconnu que ce sel avait la propriété de fospendre ou de modérer les accès des fièvres intermittentes de divers types , pourvu qu'il n j eût aucune complication particulière de la fièvre qui pût conti*e-indiquer l'usage d*un pareil remède. On prend d ailleurs pour lo sulfate de quinine les mêmes précautions que pour le quinquina en substance. On prépare les premières voies , et on étudie avec nn soin particulier la nature de la maladie. 11 est même prouvé que le sd fatigue moins Testomac que le quinquina en substance, puisqu'il agit avec d'autant plus de vertu sous un plus petit vo-
A l'histoire du quinquina se raillie donc naturellement la théorie des fièvres intermitlentes, dont cette écorce a été regardée long -temps comme le remède spéci/iguê.
Mais quelque efficacité que l'on suppose à ce reosède pour eombattre le génie intermittent , on sait que la plupart des affections de ce genre , et particulièrement celles qui le déclarent au printemps, cessent communément d'une manière spontanée après la révolution dn septième paroxysme.
L'emploi de quelques amers indigènes suffit d'onhnaire pour seconder la natnre et pour Tome t9.
l'aider à en opérer la solution. H est rare toutefois qu'on puisse s'ubstcnir du quinquina dans les fièvres intermittentes rebelles qu'entretient surtout la saison humide de l'automne, ainsi que dans le traitement des fièvres pernicieuses intermittentes qui sévissent dans les endroits marécageux et insalubres.
Le quinquina jouit pareillement d'une efficacité très-remarquable dans les maladies nombreuses et yariées qui sont caractétisées par des accès périodiques , lesquels sont séparés les uns des autres par des intervalles plus ou moins longs où brille une santé parfaite ; on connaît l'affinité particulière de ces afi*ections avec les fièvres intermittentes; et lidentité des moyens auxquels elles cèdent, n'est pas un des moindres traits de leur ressemblance. Aussi le quinquina a-t-il souvent triomphé de plusieurs de tes maladies sujettes à des retours fixes , et aussi alarmantes par la violence de leurs symptômes^ que par la fréquence de leurs récidives.
On a reproché au quinquina les rechutes fébriles qui ont lien quelquefois après son administration ; mais ce reproche est sans aucune sorte de fondement : car ce remède héroïque agit toujours d'une manière certaine , quand il est prescrit avec méthode et d'après des indications rationnelles , quand surtout on ne néglige aucune des sages précautions qui peuvent assurer sou activité salutaire. En effet, pourquoi voudrait-on attribuer au quinquina des accidents dusà l'impérilie des gens de l'art, aux fautes commises par les malades, ou aux négligences commises dans leur traitement.
Mode fl'adnnnUtrition du quintfuina. Le mode d'administration du quinquina est relatif aux doses auxquelles on le prescrit communément, au temps où il convient de le placer, et aux diverses prép.irations qu'on peut lui faire subir. L'expérience àei médecins apprend que, dans les fièvres intermittentes ordinaires, il faut administrer la poudre de cette écorce K la quantité de deut ou trois gros. Si les fièvres sont aecompagnées de symptômes très-dangereux, on porte la dose jusqu'il six gros ou une once.
Il est des circonstances qui nécessitent nne plus grande préparation de ce remède ; mais œs circonstances sont excessivement rares.
£n général , quand il s'agit de déterminer la dose de quinquina , il faut avoir égard à l'espèce dont on fait tisage : c'est ainsi que
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Je quinquina gris, rouge , jaune ,- orangé , agissent à une moindre dose que le quinquina blanc.
Dans les fièvres intermittentes, il faut craindre de recourir au quinquina avec trop de précipitation, et attendre le septième paroxysme, à moins que le génie particulier de l'épidémie ou le danger imminent ne commande de se hâter. Certains médecins font prendre le quinquina immédiatement avant on après Taccès. Ce qu'il j a de positivement établi par Texpérience , c'est qu'il faut choisir pour Tadministrer le temps de rintermission ou de la rémission. Durant le ^roxysme, il serait nuisible. Quand les intervalles d'un accès à l'autre sont courts , on fractionne la poudre par doses plus considérables , et on en donne plus fréquemment. Si les accès se touchent , et si le péril est pressant, on prescrit le quinquina au déclin de la fièvre , et dans le temps où elle a le moins de violence.
Lorsqu'on a pris le remède après les do* ses prescrites dans l'intervalle de Tapyrexie, les paroxysmes s^arrèlcnt ordinairement ou deviennent moins intenses. Dans l'un et Tautre cas , il faut continuer quelque temps l'administration du quinquina pour éviter les rechutes. Il ne faut en cesser l'usage que lorsque le poul« a repris son état naturel.
Lt% médecins ont observé que, dans les fièvres intermittentes tierces, la récidift arrive communément l'un des jours de la seconde semaine ; dans les quotidiennes et les quartes , l'un des jours de la quatrième semaine. On répète alors , suivant le type et la nature de la fièvre , l'emploi du quin^ quina , dans le deuxième ou troisième septénaire , après avoir laissé un intervalle de sept ou de quatorze jours.
La forme la plus convenable pour administrer le quinquina est de l'employer en substance : parce moyen , il •conserve mieux jon énergie médicamenteuse. Les Espagnols se sejrvent d'un moulin très-ingénieusement construit pour le réduire en poudre impalpable , et lui donner la finesse de l'amidon. On soumet quelquefois le quinquina à la décoction , et on en met une once dans deux livres d*eau. Comme la chaleur de l'eau bouillante peut faire disparaître certains principes, il est des praticiens qui usent plus volontiers d'une infusion de quinquina faite ^ froid; cette infusion a même l'avantage d'être moins désagréable au goût que ia décoction. On diminue idors la propor-
tion <le l'eau froide , et oo laisse macérer pendant vingtquatre heures.
On a beaucoup préconisé le vin pour extraire les propriétés médicamenteuses du quinquina. Mutis a pensé que la fermentation était aussi un excellent moyen pour enlever sa partie active ; c'est ce qui l'avait déterminé à préparer avec cette écorce une bière médicinale qui remplit des indications très-importantes dans le traitement des maladies : cette bière est composée d'une partie ^e quinquina réduite en poudre, de huit parties de sucre ou de miel , et de quatre-vingt-dix ou cent parties d'eau. L'€coix:e du Pérou est pareillement administrée sous forme de teinture alcoholique. Ciidet préparait autrefois une liqueur spiritneuse ou /«tajia de quinquina qui était utile aux convalescents.
La susceptibilité nerveuse de quelques individus , dont l'estomac ne peut supporter un remède aussi amer , fait qu'on Tadminiatre souvent sous forme de sirop. Associée au sucre , cette substance s^açcommode mieux à certains tempéraments , à certains âge» , à certaines maladies. Depuis la découverte des principes alkalins fébii^ges du quinquina , on prépare «ujAirat un sirop de quinine , dans les ^oportions d'un grain ou»de de deux |;rains de sulfate de quinine par once de sirop de sucre incolore.
Il nous reste à fixer nos idées sur Xta produits qui s'obtiennent, lorsqu'on fait évaporer l'infusion ou la décoction de quinquion , Ces produits , ordinairement designés sous le nom d'exiraiu, sont fréquemment préférés à la poudre , parce qu'ils répugnent moins aux organes digestifs. Leurcoofiection s*opère de diverses manières. Certains pharmaciens les prépaurent par une simple infusion à l'eau et par une lente évaporation. On a donné beaucoup d'éloges à l'extrait qui se prépare par trituration dans l'eau suivant la méthode de La Garaye. On soumet , dans quelques cas, les^écorces h l'esprit-de-vin et à l'eau pour se procurer a-la-fois les parties gommeuses et les parties résineuses. L'extrait préparé par les Péruviens est très-supérieur à celui de nos officines. Les détails seraient infinis , si Ton voulait exposer ici toutes les combinaisons pharmaceutiques auxquelles ont donné lieu les indications qui nécessitent l'emploi du quinquina. On administre le su lia te de q uinine en pilules ou dans des potions ; on le place dans des émulsions douces 5 on les mêle avec des écorces confites
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d'orange oa de citron et autres substances propres h flatter le goût. On a composé des fins médicinaux , des bols , des pastilles , des électaaires. C*e»t à l'art , éclairé par Tezpérience , de placer ces préparations dans le raug qui leur convient. Alibikt.
QUINTE. (Musique) La quinte est un intervalle qui se compose d'une succession dedoq degrés; ainsi la quinte à^u\e$i $ol , celle de ré est la, celle de mi est $if etc., etc. Ainsi qu*ira déjà été dit au mot Qcartb , les échelles majeures et mineures apportent entre le degré dont Tune et l'autre se com-> posent, des différences de proportion dans les distances respectives des intervalles , sans néanmoins que leurs désignations nominatives éprouvent aucun changement.
Une seconde , une tierce , une quarte , une quinte, etc., etc., etc., sont toujours désignées par leurs noms propres : seulement, quand elles éprouvent une augmentation ou une diminution de proportion dans leur écartement , un substantif sert à llndiquer.
Ainsi , comme nous avons trois espèces différentes de quintes , on les désigne de cette manière : quinte inaltérée ^ quinte augmentée et quinte diminuée,
La^ quinte inaltérée contient en somme , dans le genre diatonique, une valeur de trois tous et un JemMon : ce qui donne pour' le genre chromatique une succession de sept demi- tons.
La quinte augmentée contient en somme , dans le genre diatonique , une valeur de quatre tons : ce qui donne pour le genre chromatique une succession de huit demitons..
La quinte diminuée contient en somme , dans le genre diatonique , une râleur de trois tons : ce qui donne pour le genre. chroma tique une succession de six demi-tons.
La quinte inaltérée, étant la réplique \ loctave en dessous de la dix-septième , second intervalle donné par la résonnance du corps sonore harmonique , est avec Toctave une consonnance parfaite. Ainsi que l*octave, elle a été qualiâée de parfaite, par la raison sans doute qu'on ne peut lui faire subir aucune altération , soit en augmentation , soit en diminution , sans de suite la faire rentrer dans la catégorie desdissonnances. Selon les règles du contre-point , Ton ne peut faire marcher deux parties qui sont à une distance de quinte Tune de l'autre , sur deux intervalles semblables , c'est -à-dire deux autres quintes , surtout par degrés conjoints
et par mouvement direct. ( ^ofet Coktrb- POiHT. ) Bertov.
* QUINTE - CURCE , Quintus Curtius Rujiu f écrivain latin , connu seulement par une Histoire d'Alexandre-lcGrand , parait avoir vécu dans le premier siècle de notre ère. Les savants se «ont évertués à l'envi à présenter, sur le compte de cet auteur , des hjpotlièses plus ou moins admissibles , mais qu*il Ae taogs appartient pas de discuter, et dont la simple indication excéderait même nos limites. Entre les divers personnages que mentionnent les anciens auteurs sous le nom de Curtius, un seul ^ cité dans Tacite et dans Pline le-Jcune , pourrait avoir quelque analogie avec l'historien d'Alexandre ; mais ce n*est aussi qu'une hypothèse.
Tout ce qu'on sait de lui , c est qu'il était fils d'un gladiateur , qu'il devint questeur, puis consul ; qu'il obtint en l'an 47 de notre ère , les' honneurs du triomphe , et qu*ii mourut en Afrique. Dans la liste des rhéteurs, dont, sur la foi d'un manuscrit , Ton croit que Suétone avait écrit les notices , se litlenom d'un autre Quintus Curtius Rufus, qui peut-être aussi serait notre auteur. Dans tous les cas , on ne voit pas qu'aucun écrivain antérieur au 12* siècle , ait connu l'ouvrage qui nous est parvenu sous le nom de Quinte- Curce. Les premiers qui lont cité sont Jean de Salisburjr, Pierre de Blois , Jacques Vitri et Vincent de Beauvais. Quantaux manuscrits de Quinte-Curcc , on a prétendu en posséder plusieurs , dont l'ancienneté remonte au 10> siècle. Les critiques ne sont pas moins partagés sur le mérite de VHis' toire d'Alexandre , que sur l'époque où elle fut écrite. Mais cet ouvrage , qui , dans le fait , ressemble assez à un roman , a d'incontestables droits à ladmirution de ceux qui , justes appréciateurs des compositions historiques de l'antiquité , n'j recherchent guère que de brillants récits , des peintures fortes et un syle élégant et pur. Il se composait originairement de dix livres, dont les deuxpremier3 sont perdus, ainsi qu'une partie du cinquième et du sixième Les éditions de Quinte-Curce , avec ou sans commentaires , sont innombrables. Plus de 150 mériteraient d'être citées honorablement , mais nous devons nous borner à indiquer, comme les plus anciennes , celles de Rome (1470) et de Venise (1470 ou 1471), in-4o; et comme Ici plus estimées,' outre les éditions publiées par les Juntes, les Aide et Elzeviers (Leyde, 1633,in-12, et Amsterdam^ lC73,in-8o),
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cdles de Strasbourg , avec les SuppUmentê de Frcinsheim , 1648 , 2 vol. in 8» ; et 1670, în-do j cum not. var. de Schrevelius ; atlusum Mphini , par le père Tellicr, Paris , 1678 , • in 4«; de Leipsig , avec suppUmeni , de Ch. Cellarîus , et des caites géographiques , 1688, in-12; de Dresde, 1700, io- 12, avec les suppléments de Junker; de La Haye, 1708, in-8», avec ]e commentaire de Piliscus, 1708, in8o; DeDeia, 1724, in-4o, paries soins de H. Snakeoburg ; de Londres, par Maittaire , 1716 , tn-12 , et par Briudley, 1 748 , 2 vol . in- 1 8 ; d'Hemlstad t , 1 795- 1802 , 3 vol. in-8o , par D.-J.-T. Cunze ; de Leipsig , 1818, grand in-S», par J.-C. Coker; en6n l'édition faisant partie de la collection de IM. Lemaire , 1822, 2 vol. in-8o. Toutes les nations d'Europe possèdent une ou plusieura iraductionâ de V Histoire d'AUxandi-e» Parmi celles qui ont été faites eu français . ou en compte une de 1490 , in-fol., imprimée par Ant. Vérard. La version de Beauzée , 1789 , 2 vol. in-12 , deuxième édition , a effacé celles de Vaugelas et de Tabbé Mignot. Entre antres ouvrages on peut consulter sur QuinteCurce Examen des iiisioiiens d'Alexandre , par Sainte-Foiz'.
* QUINTIANUS STOA. Foye% Qihh-
ZAVO.
* QUINTILIEN (Maecos Fàbivs Quih- .TiLiAnus ) , célèbre rhéteur latin , né à Rome
dans le I*** siècle de Tère chrétienne, était fils d^un avocat , ainsi qu il nous Tapprend luimême. Il règne , au surplus , une grande incertitude sur plusieurs circonstances de la vie de ce rhéteur. Selon le^ calculs du savant Dodwell , Quintilien dut naitre en Tan 42 , et mourir sous le règne d'Adrien. Il suivit Galba en Espagne , j enseigna la rhétorique , y plaida des causes , revint à Rome en 68 , continua à donner des leçons de rhétorique, et reçut à cet effet un traitement public. On a de lui , sous le titre d'Institutions oratoires, le cours de rhétorique le plus complet que les anciens nous aient laissé.
Des copies de cet important ouvrage existaient au moyen âge. Celle que Le Pogge déterra, en 1419, au fond de Tabbaye de Saint Gall , et une autre , possédée par Léonard Arétin, sont les sources de toutes celles qu'on a faites depuis , et des deux premières éditions qui parurent en 1470 k Rome, in-fol. Dix autres furent publiées dans le 15« siècle. Nous citerons , parmi les nombreuses éditions du 16«, celles des Aide, 1514, in-4o ; de Vascosan, Paris, 1538, in-fol. ; de Robert
Estienne, 1542, in-4»; de Mamert-PatÎMon, 1580, in-8s revue par P. Pilhou , qui j a joint des variantes, des notes , et 1 45 petites déclamations du même auteur ( on nVn avait encore imprimé que 136). Schreveliot , et après celui-ci J.-Fréd. Gronovius, ont donné leurs soins k Tédition qui parut en 1665 , Leyde et Roterdam , în-8», cum notis vmriorum. En 1715, Rollin publia, chez les Estienne, Quintilien abrégé, en 2vol. in- 12, et Capperonoier donna , en 1725 une nouvelle édition , in-fol., avec un choix de notes et quelques observations critiques. L*éditioo de Mathias Gesner, Gottingue ,1738, in4*, est plus estimée que la précédente , et celle de P. Burmann , qui avait paru à Leyde , 1720,2 vol. in 4«. Les dernières éditions sont celles de Barbou, Paris, 1769, in-12; de Deux Ponts , 1784, 4 vol. in-4o; de Leipaig, 1798-1815, 4 vol. in-8». Les Instiutions onttoires ont été traduites en français par Tabbé de Pure et par Gedoin ; mais on ne Ut qne la traduction du dernier , qui parut k Paris, 1718 , in'4o, et qui a été souvent réimprimée depuis, jusqu'en 1812, 4 ou 6 vol. in-t2. Il existe aussi des traductions du même ouvrage en italien, en anglais, en allemand, en danois (du dixième livre seulement) , en espagnol.
Le dialogue sur les orateurs , du même tuteur , a eu plusieura traducteun français , notamment Claude Fauchet, Dureau de La Malle, Chénier (dans ses Fragments de littérature*) On doit consulter , sur la vie et les ouvrages de Quintilien , les annales quinliliana, de Dodwell, le Dictionnaire de Bayle, la Biblioth. latina de Fabririus , les Jugements des savants sur Us rhéteurs , recueillis par Gibert , et le l^eée de La Harpe. * QUINTILLUS ( Mabcvs AuAiuirs Claudius ) , empereur romain , commandait un corps de troupes stationné près d*aquilée, .quand Tempereur Claude II, son frère, mourut en 270. Il prit alors le titred' Auguste, qui lui fut confirmé par les légions d'Italie. Mais Claude , ne reconnaissant pas dans Quintillus la capacité nécessaire pour le ^gouvernement , avait recommandé , avant de mourir , à ses généraux d*élire Aurélien (vojres ce nom ), dont la valeur éprouvée prometlait un dif^e défenseur à l'empire, alors attaqué de toutes parts. En apprenant Vèlection d'Aurélien, Quintillus i^èunitses légions , et essaya de les gagner à sa cause. Celte démarche fut infructueuse. Abandonné par les soldats , le frère de Claude rentm dans Aquilée, et se fit ouvrir les veiaet dans
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