‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 62 sur 135 · RA€I · texte numérisé non relu

RA€I

RACf

saîeon ,- qu'une masse ceUuleuse , ridée, desséchée et sans vie. Il «st a remarquer que les filets radicaux des orchidées naissent ordinairement de leur collet , et que leurs tubercules ne s'enracinent point : aussi doit-on soupçonner que ces tubercules ne tirent que peu-de-nouvriture de la (erre.

Les ^r-amifications des racines se renflent en tubercules dans une muUitude d'espèces.

Les pommes de teirre , les patates , les ignames , etc. , n*ont pas d^autre origine.

4o Les racines bulbifèrgs sont des tubercules minces, élargis en plateau, dont la sorfacc inférieure produit des filets radicaux, et dont la surfoce supérieure porte un ognon ou bulbe , sorte de gros turion qui se forme dans une année , et se développe une ou plusieurs années après.

- La tdesiFuction du candex descendant de la plantule. des monocotylédons à tige annuelle , et le mode de croissance de leurs feuilles , amènent souvent la formation d'nne racine' bulbifère. ^

La différence entre la racine bulbifère et la racine iabéreuse est légère. Dans la première , le turion est très-apparent et le tubercule Test fort peu ; dans la seconde , l'inverse a lieu ; c'est-à-dire que le tubercule présente un volume considérable, et ^que le turion est à peine visible. >

50 Les racines progressives sont, à proprement parler, des tiges enracinées qui s'alongent et se ramifient entre deux terres , en suivant une direction plus ou moins horizontale. Elles donnent des pousses annuelles, et se développent par le moyen de turîons qui naissent k leurs extrémités antérieures, tandis que les extrémités postérieures > se détruisent etsemblent avoir été tronquées ou mordues , selon Texpression des botanistes. Quelques racines progressives offrent de distance en distance des impressions qui ressemblent à celles d'un cachet sur une cire molle (sceau de Salomon ). Ce sont des cicatrices que laissent les tiges annuelles «n se détachant.

Les cinq espèces de racines que je viens d^examiner se confondent ensemble par des* nnanoes intermédiaires. Ainsi la racine du navet tient en même temps de la pivotante et de la tubéreuse ; et la racine de VaUium nutens participe de la tubéreuse , de la bulbifère, et de la progressive. La racine du topinambour offre k - la - fois un pivot qui s'enfonce dans la terre , et des racines progressives chargées de tubercules.

Revenons à des considérations plus générales.

La force et lu longueur des racines ne 8<^nl pas touj ourâ proportionnées h la grandeur des végétaux. Le groupe des conifères et ce^ lui des palmiers comprennent peut-être les plus élevés de tous les arbres , et cependant leurs racines sont courtes , et ne les attachent quelquefois que faiblement àla terre ; tandis que la luzerne de nos prairies , dont les tiges herbacées ne s'élèvent pas k plus de cinq à six décimètres , a souvent des racines pivotantes , longues de trois k quatre mètres.

Les racines des plantes herbacées différent beaucoup par leurs propriétés , des parties de ces plantes xjui sont exposées a Tair et k rhumidité. Gela est visible dans la carotte , la pomme de terre , la scammonée , le jalap , la betterave , etc. Les racines des arbres n'offrent pas en général des différences aussi prononcées ; cependant on en voit des exemples. C'est une chose bien remarquable que la forte odeur d'ail qu^exhalent les racineit des mimosa , odeur qui ne se re* trouve dans aucune autre partie de ces végétaux, si ce n'est quelquefois dans leurs graines.

J'ai dit que c'était par les ramifications déliées que l'on nomme radicelles , que les sucs nutritifs pénétraient dans les plantes.

En voici la preuve : un navet dont la pointe seule trempe dans l'eau , pousse ties feuilles; mais un navet dont Ja partie moyenne plonge dans le liquide , tandis qae la pointe est k sec , ne fait aucun développement.

Pour ne pas s'affamer mutuellement , les racines de plantes d'une égale vigueur ont besoin d*être d^autant plus éloignées les unes des autres , que la terre qui les nourrit est moibs substantielle.

Les herbes périssent an pied des fennec arbres, parce que le chevelu rama^ autour du collet épuise la terre^ mais les vieux arbres étendant au loin leurs racines vigoureuses, laissent subsister les herbes voisines , et détruisent celles qui sont plus éloignées.

La croissance des racines vivaces commence en automne. A cette époque, les rayons du soleil sont sans force ; les nuits deviennent froides; les feuilles s'imbibent de l'humidité de Tatmosphère, et transpirent peu ; les sucs se cantonnent dans les parties inférieures du végétal , et les nourrissent. Mais sitôt que le froid a pénétré les

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