‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 64 sur 135 · RADE · texte numérisé non relu

RADE

r&ge de Tingt-troU ans à TVilliam Radcliffe , gradué à ruuiversité d'Oxford , et qui dcTÎnt propriétaire et éditeur de la Chroniqne angiaise y elle se livra dès lors k la culture des lettres , et se plaça k son troisième essai , publié en 1791 , sous le titre de la Forêt, ou l'Abbaye de Saint-Clair, au premier rang des écrivains anglais dans ce geure de composition. Lês Mfiùres iTUdolphe , qu'elle composa , ou retoucha , dit-on , à son retour d'un rojrage qu>lle fil en 1791 sur les bords du Rhin, et qui pamrent en 1794, 4 vol.

in- 12, excitèrent un nouvel enthousiasme par les sombres beautés qu'ils renferment.

On a dit qu'Anne Radcliffe avait la terreur dans son cœur et dans son esprit : elle semble en effet plutdt céder en écrivant à une imagination eu délire qu'aux règles d*un art par lequel elle doit s'efforcer de plaire ; mais elle a créé un genre dans lequel elle n*a pas encore été surpassée , et les critiques les plus sévères , sans approuTer ce genre , n*ont pu •'empêcher de rendre hommage an talent qu'elle j a déployé. L'envie , excitée par les succès d'Anne Radcliffe , 8*est pin à lui attribuer diverses productions indignes d'elle, et Ton croit assez généralement que ce fut pour se soustraire à cette odieuse manœuvre qu'elle renonça tout à coup à écrire. Le roman de r Italien, publié en 1797 , et traduit en français par l'abbé Morellet, sons le titre de : V Italien f ou le Confeêêeur des pénitenu noir» y Paris, 17959 3 vol. in*12, fut le dernier ouvrage qu'elle mit au jour. Depuis on prétendit que , sans cesse occupée des usions et des terreurs qu'elle a décrites, •a raison s'était aliénée , et que l'auteur des Mysièreê d'Udnlphe habitait la triste enceinte d*une maison de fous ; mais cette ridicule supposition a été démentie par des personnes dignes de foi , et l'on sut positivement que cette femme aimable et spirituelle mourut dans sa maison à Londres , le 7 février 1823 , des suites d'un asthme spasmodique qui la faisait souffrir depuis douxe ans. Outre les ouvrages que Ton vient de citer , on a encore d'Anne Radcliffe : le$ Chd- Uawc d'Mhlin et de Dunbajrne, Londres , 1789 , 2 vol. in-12 ; Jalia , ou lee Souterrains du château de Maz%ini; Voyage en ffoltnAàe,t\t, ,Londr«tvl794 ,1 vol. in-12, etc.

Tonv ces ouvrages , souvent réimprimés , oikt été traduit* en planeurs langues , et notamment en français. Sir Walter Scott a consacré un article détaillé à Anne RadcliBe dans sa Biographie litlérait^ det romancière célèbres.

RADE, royet Pobts.

* RADEGONDE (Sàirtb), née en 519, était fille de Bertaire , roi d'une partie de la Tburinge, qui était païen. Ce fut Clotaire I«r qui la Bt instruire h 10 ans dans le christianisme. Devenue reine de France , elle obtint six ans après de se retirer dans Tabbaje de Sainte-Croix, qu'elle avait fondée , et où elle passa sa vie dans des exercices de piété et de charité , protégeant encore les malheureux par le crédit qu'elle avait conservé sur l'esprit de son époux. Elle mourut le 13 aoiU 587. Son testament et sa vie se trouvent dans le Recueil des conciles, Poitiers, 1527 , in-4«. Le père de Monleil a donné depuis une nouvelle vie de Radegonde, Rodez, 1627, in-12.

* RADEMAKER ( GHâmAan) , peintre hollandais , né à Amsterdam en 1672, mort en 1711 , a laissé un grand nombre de tableaux, parmi lesquels on cite une f^iie per^ spective de l'église de Samt*Pierre de Rome, et surtout le tableau allégorique de la régence d*Amileidttm , qu'il a peint dans I1i6tel-de-ville de cette cité. — Radbvakbb (Abraham) , antre peintre, né aussi à Amsterdam en (675, mort en 1735, s'est fait beaucoup de réputation dans le genre du paysage. On a de lui un recueil fort estimé des f^uee les plus intéresiantes des monuments de l'antiquité répandus dans Ue Provinces- Unies. Ce recueil , composé de trois cents estampes, qu'il a dessinées et gravées , a été publié h Amsterdam en 1731 , en 1 vol. in-4«.

* RADET (Étibhhb), général de division, né en 1762, dans la Lorraine, commandait en qualité de colonel la vingt-quatrième légion de la gendarmerie, lorsqu'il présenta à Bonaparte , premier consul , sur l'organisation de cette armée, un mémoire qui fut approuvé, et dont on le chavgea d'exécuter les vues. Il fut à cet eflet appelé à Paris, plus tard envoyé en Corse, et de U en Piémont , puis à Gènes. C'est à Ini que fut confiée en 1809, la triste mission d'enlever le pape {vojrez Pib VII), et il ne dépendit pas de ses prévenances et de set soins que cet attentat tût moins d'amertume pour le Saint- Père , qu'il n'accompagna que jusqu'à Florence. Revenu h Rome , le général Radct reçut de l'empereur le titre de baron.

Après la première restauration , il cessa •d'être employé activement ; mais s'étant rangé des premiers sous les , drapeaux de Napoléon, au mois de mars 1815 , il eut le

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