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commandement de Tescorte chargée de con- «laire monsciguear le dac d'Angouiéme ( au' iourd'hui dauphin ) a Cette , où il t'embarqua. Au mois de juin, Radet fut nommé inspecteur - général de la gendarmerie et grand-prevôt de Tarmée. Remplacé dans ces fonctions après la retraite de Tarmée sur les bords de la Loire , il fut arrêté à Vincennes en 1816, conduit à la citadelle de Besançon, et condamné à neuf ans de détention par le conseil de guerre de la sixième division militaire, comme ajant favorisé la reprise du trône par Bonaparte. Une ordonnance royale de décembre 1818 rendit la liberté au général Radet, qui mourut le 28 septembre 1825, à Varennes (Meuse).
* RAOHT-BILLAH. re^ex Bidt-Billas.
* RADICATI ( Albert ). ^oyez Passi-
BAHI.
* RADIER (Daiux Du), f^o^e* Dbbvz.
* RADLOFF (Jbah-Gottlibb), humaniste allemand , né en 1775 , h Lauchstaedt, DQort en décembre 1824, à Berlin, était titulaire d^une chaire au gjmnase de Bonn. La Revue encjrclopédique d*avril 1825 ( tom. 26, pag. 591 ) le cite comme auteur de plusieurs bons écrits sur Thistoire primitive de la Germanie et sur la langue allemande , mais n'indique point les titres de ces ouvrages, vraisemblablement fort peu répandus.
* RADONVILLIERS (Claudb-Fr. LY- SARD£ db), ecclésiastique, littérateur, né à Paris en 1709, fut sous-précepteur des enfants de France , conseiller d^Etat, membre de r Académie (rançai>e, et mourut à Paris en 1789. On a de lui : une idjrlle sur la convalescence du roi ; un Ti'aité sur la manière d'apprendre les langues, 1768, in-12} une comédie intitulée : les Talents inutile*; diven opuscules composés pour Téducation des enfants de France, et quelques traductions, entre autres celle des trois premiers livres de YÉnéide et celle des yies des hommes illustres, par Cornélius Népos, revues et terminées par M. Noël, qui a recueilli et publié en 1807 les OEuvres diuerse* de Tabbé de Radonvilliers, Paris, 3 vol. in-8o. L'abbé de Radonvilliers n'eut pas de succès h TAcadémie française, et ce ne fut qu'en 1807 que le cardinal Maurjr paya un tardif hommage à la mémoire de son ancien confrère.
* RADZIWIL ( Nicolas IV ) , palatin de Wilna au 16« siècle , issu d'une ancienne et noble famille de Lithuanie , se distingua par «a valeur brillante dans la guerre contre
les chevaliers teutoniques en 1557 , et fut nommé gouverneur de la Livouie. Chargé ensuite de repousser les Russes, qui s'étaient emparés de la Lithuanie , il défit complètement leur armée en 1565 , et sa réputation de bravoure s'étendit alors dans toutes les cours de l'Europe. Du milieu des camps , Radziwil se montra aussi l'un des plus chauds partisans de la réforme , et ce fut dans son palais de Wilna que les réformés polonais tinrent leur premier synode, en 1557. 11 poussa même l'ardeur de son sèle jusqu'à faire établir à Brzescie un atelier typographique, d'où sortirent divers ouvrages ascétiques, et une traduction de la Bible en polonais, qui lui coûta plus de trois mille ducats^ Cette Bible, imprimée en 1563 , est trèt-rare aujourd'hui, parce qu'un grand nombre d^excmplaires ont été mutilés ou jetés au feu. Radziwil mourut en 1567. — Radziwil ( Nicolas-Christophe ) , duc d*0lica et de Nieswitz « fils aîné du précédent , né en 1519, abjura le luthéranisme, et fit vœu , pendant une maladie grave dont il fut atteint à Tftge de 26 ans , d'aller en pèlerinage à la Terre-Sainte; mais, ayant embrassé la carrière des arme* , il ne put remplir ce vœu qu'en 1582. De retour dans sa patrie en 1584, il devint mai^chal de la cour, puis vaivode de Trozka et de Wida, et mourut en 1616. On a de lui, en polonais, Voyage de Jérusalem, Ce livre offre des détails curieux sur la Terre-Sainte, l'Egypteet les autres contrées que Tauteur avait parcourues. Thomas Tretter , custode de l'église de Warmie, en a donné une traduction latine. —Radziwil (Françoise), première femme de Michel-Casimir Radziwil , palatin de Wilna dans le dernier siècle, composa plusieurs pièces de théâtre recueillies en 1751 ; un Traité des da^oirs du soldat chrétien, Wilna, 1748, in-12,et une Instruction à ses enfants.
* RJBMOND ou RÉMOND (Flozimohd de), écrivain médiocre', ne à Agen vers 1540, fut pourvu en 1572 d'une charge de conseiller au parlement de Bordeaux, et, quoiqu'il eût d abord adopté les principes des calvinistes, il les combattit ensuite, comme écrivain et comme juge avec un zèle si ardent , qu'il se fit de nombreux ennemis parmi les partisans de la réforme. 11 mourut en 1682.
* RiEVARDUS (Jacques), jurisconsulte, né près de Bruges en 1634^ professa le droit à Douai, et mourut dans sn patrie en 1568.
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Ses OEu%»re» ont été recueillies et publiées a Lyon en 1623 , 2 vol. in-B».
• R AFF£N£L ( Claudb-Dshis ) , jeune écrivain de beaucoup d'e8)>érance , né probablement vers 1797 , dans le département du Jura, d*uu officier de marine, depuis commandant de La Rochelle, fut, au sortir de ses études , qu'il 6tà Clermont en Auvergne , placé (1816) dans une maison de commerce , d'où il ne tarda pas à sortir pour -se livrer à des spéculations aventureuses dans les mers du Levant. Un penchant irrésistible le portait vers ce genre d'instruction qu'on ne peut acquérir qu'au prix des dangers de lointains voyages . et , doué d*ailleurs d'une grande aptitude pour les recherches savantes, il coordonna à cet objet de prédilection la plupart de ses entreprises commerciales.
Il avait parcouru déjà diverses contrées de l*Orient, lorsque, se trouvant dans les colonies du Sénégal' à Tépoque du naufrage de la Méduse , il fut exalté à tel point par la terrible merveille de cet événement , qu'il résolut de faire les plus hasardeuses incursions dans l'intérieur des terres , et en effet il passa plusieurs mois sc^ul dans une cabane construite sur la lisière d'une forêt, et faillit j succofnber à une maladie dont il fut atteint. Les curieux détails que, dans la suite, il donna à sti amis* sur cette partie de ses voyages en Afrique, font regretter qu'il n'ait|>u en rédiger la relation comme il se le proposait. Raffenel , qui , attaché h l'un des consulats de France aux Échelles du Levant , avait été témoin des premiers mouvements de la révolution des Grecs, s'était voué dès lors tout entier à leur cause. Il fonda à Smjme, sous le titre de CObservateur oriental, un journal écrit en français , et qu'il voulait consacrer à l'intérêt du commerce des Francs, gravement compromis par suite de l'insurrection. Mais il était au- ' dessus de ses moyens de soutenir seul ce journal : il aima mieux l'abandonner que d'accepter le patronage de gens dont les affections différaient des siennes. Étant alors passé en Morée , il assista en quelque sorte aox événements qui signalèrent la première campagne de la révcrfution des Hellènes.
Cependant une maladie grave l'ayant obligé de revenir en France , il y fut accueilli par le général La Fayette , qui le chargea de diriger l'éducation de ses petits -fils , et pendant deux ans qu'il occupa cet emploi , il en consacra les loisirs à la rédaction d'un ouvrage qui, le premier, intéressa la France
en faveur de cette cause sainte dont il devait lui-même être un des généreux martyrs. Il venait de mettre la dernière main à quelques autres écrits , lorsque , en 1826, il s'embarqua pour aller porter les armes sous l'étendard des Grecs, dont un Françuis, le colonel Fabvier, commandait déjà une cohorte disciplinée (les taetitoM), Reçu avec une grande distinction par ce chef, Raffenel, avec le simple titre de volontaire , se glorifia de partager les périls de la valeureuse nation que sa plume avait déjà si bien servie. Renfermé avec Fabvier dans le château d'Athènes , il y eut la tête emportée par un boulet le 27 janvier 1827. Aux justes regrets cp'a causé sa perte à tous les Philhellènes , se doivent joindre les regrets non moins légitimes de tous les amis des lettres. Raffenel n'avait pas eu sans doute le loisir d'embrasser assez fortement le genre d'études auxquelles il se destinait; mais la mobilité même de son imagination , évidemment funeste jusqne^là au développement de toutes ses facultés, fût devenue avec l'âge une qualité de plus. Son élocution est facile, persuasive, entraînante; il a de la chaleur, et de généreux élans attestent , dans tout ce qu'il a écrit , que la France eât trouvé plus tard un digne défenseur de ses libertés dans ce jeune et infortuné champion de la liberté des Hellènes.
Les ouvrages de Raffenel sont : Histoire des Grecs modernes depuis la ptise de Constan»
tinople par Mahomet II jusqu'à ce four, Paris, 1824, in-I2; Résumé de VHistoire de la Perse depuis l'ori^e de l'empire des Perses jusqu'à ce jour, ibid. , 1825 , in- 18 ; Histoire complète des ét*énements de ia Grèce, depuis les premiers troubles jusqu'à ce jour, deuxième édition, ibid,, 1825, 3 vol. in-8» , avec carte et portraits ( le premier volume de cet ouvrage avait paru en 1822 , et le deuxième en 1824 ; il y a été fait en dernier lieu quelques corrections ou changements ) ; Résumé de l'histoire du Bas- Empire, ibid.^ 1826, in-8<».
RAFFINERIE. {Technologie.) L*atel1er dans lequel on purifie les sucres bruts, chargés de parties hétérogènes , se nomme raffinerie. Les manipulations par lesquelles on fait cette opération ont reçu le nom de raffinage , et l'ouvrier qui l'exécute prend celui de raffineur.
Les Vénitiens paraissent être les premiers qui ont purifié le sucre que l'Egypte leur fournissait dans le treizième siècle, fis le réduisaient en sucre candi , et le livraient à
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