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èredeioeiit la parole à cet ancien ministre , rtK bu parla que du triste événement dont dftiit fl rirement pénétré (1). Quelle inrgereBascel quelle atroce barbarie !
In prédicateur n'est jamais mieux assuré èepnÂire do fruit, que quand il pratique )â«âK ce qa''il enseigne' aux autres. Si sa eaiài est en opposition avec sa doctrine , ii'aéït que le mépris ; il parle sans connetioa, et ses paroles ne sout plus qu'un énàn sonnant, et une cymbale retentis^ lau.Um^ 8*il a commencé par s^applrquer 1 ki-iBèiDe les instructions qu'il est chargé adresser à ses auditeurs , si ses moçurs sont ùr^prochables , s*U est exempt d'ambition , ^ copidilé , de vaine gloire , il peut s*attenin ï être (ayorablement écouté ; alors la pan>{e de Dieu n'est jamais inutile ; elle ne retoaree point sans effet vers celui qui renvoie. Un ancien a dit tout cela en peu de ■ou : êiagit clamât vila, quant lingua.
{^^«ELOQtrsvcB, Clbrge, Mission NAïass y Vmsnis DBS giTltes et M oralb. )
Laboudbbib.
PHÉFECTURE. Fayez Admifistbatioh ,
BnuraUTIB, DéPABTBMBHT, MlKISTAB et
McnapiLiTés.
' PREISLER ( Jbah JusTiB ) , peintre et jraTeur à Teau-forte , directeur de TAcadé- »ede Nuremberg , où il naquit en 1698 , a ^îé les plus belles statues antiques de *«>«, d'après Bouchardon , et la plupart ^^ sojeU que Rubens représenta sur les pUMs de l'église des Jésuites à Anvers. Il «Mwil enl77 1 .— Georges-Martiil Prbisuir, «00 Ww, né en 1700, mort en 1754 , se disiiofiu dans le même art, et fut l'un des plus Wdcj professeurs de l'Académie de Nu- ^^^%, — Jean-Martin Pabislbr , second l'wides précédent , né en 1715, fut appelé • Copenhague , où il devint graveur du roi «' professeur k l'Académie de peinture. Il '*'«>n»t à Copenhague en 1794. — Valentinï^iPaEisLER, autre frère des précédents, ^ en 1717, mort en 1765, grava à Zurich, *«« le Dom de Saint-Walch , le portrait de 1» plopart des bourgmestres de celte ville , *»pr4i les dessins de Fuessli . — Jean-Georges Pituui , fils de Jean-Martin , cultiva aussi « pâture cl fut reçu membre de l'Académie ^pwnture de Paris en 1787.
'^lUÉIUGÉS. Toute opinion adoptée de
(M ^témoirti complets et authentiques , tom. 7,
confiance, tout jugement qui ne repose pas sur l'examen est un préjugé. Mais de même que , ^ur s'écarter des idées reçues , le paradoxe n'est pa:$ toujours hors de la vérité , le préjugé n'est pas non plus toujours une erreur, bien qu'il n'ait pas encore obtenu l'assentiment de la raison. De deux personnes , dont l'une , qui s'en rapporte au témoignage de ses sens , donne au soleil deux pieds de diamètre, dont l'autre , sur la foi de quel- ' que astronome , attribue au roi des astres sa dimension réelle , et le fait un million de fois plus grand que la terre , la defnière seule ne se trompe pas, et néanmoins elles ne parlent toutes deux que d'après un préjugé. Ainsi^ donc ce mot n'est pas absolument sjnon jme d'opinion fausse; et certes il faudrait plaindre les hommes , si le contraire avait lieu , car la plupart du temps leur condition les condamne à ne pouvoir penser d'après euxmêmes* L'esprit le plus étendu et le plus actif possède inévitablement beaucoup de notions dont il ne s'est jamais rendu un compte exact et réfléchi. On ne devient pas un philosophe éminent , un poète sublime , un grand historien ^ sans jeter un coup d'otil général sur le cercle entier des connaissances humaines ; mais ces rares génies à qui le ciel accorde de tenir l'un des sceptres de la pensée , ne peuvent point explorer chaque division du vaste domaine des sciences avec la même attention patiente, la même pénétration profonde qu'ils ont apportée à l'étude spéciale de telle ou telle partie : aussi les voit-on souvent céder comme le vulgaire au préjugé de l'autorité.
Jusqu'à l'époque plus ou moins tardive du développement complet de l'intelligence , l'enfant est soumis à un enseignement dogmatique. Long-temps il ne comprend la raison ni de' ses jugemens, ni de ses actions.
Plus tard , lorsque les progrès de notre esprit nous ont mis en état de passer au creuset de l'examen les opinions nouvelles que nous allons adopter, ou celles que nous avons admises dans notre premier âge, presque toujours le temps nous manque pour discuter sérieusement les motifs qui nous déterminent à'agir comme à prononcer. Nous faisons telle chose , parce qu'on Ta faite avant nous , parce que nous l'avons faite nousmêmes précédemment, parce que nous la voyons faire encore tous les jours par nos parents , nos amis , nos concitoyens. Au reste , l'usage , l^abitade , Texemple ne sont pas toujours de mauvais guides. L'expérience
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de ceux qui nous ont précédés dans la vie ne doit pas être perdue pour leurs successeurs ; elle leur sert à prendre une* résolution là où les premiers n*ont su qu'hésiter , à suivre la yole directe quand ils se sont égarés, et tourne yéritablement au profit des derniers venus. Il faut donc le recon-> nullre : il y a beaucoup de préjugés utiles , légitimes^ et qui pourraient sans inconvéuiens se peser au poids de la raison.
Mais à la faveur de cette nécessité d'accepter des opinions toutes faites , de ce penchant à limitation et à la crédulité , sans cesse augmenté par la paresse de Tesprit 9 devenue un vice invétéré, se glissent en nous une foule de préjugés de toute nature, qui ne sont que des erreurs plus ou moins funestes. Elles viennent pour la plupart de ceux qui, se proclamant les instituteurs et les maîtres du genre humain , n'ont d'autre but que de Tassouplir h une domination qu'ils exploitent d'un commun accord. Bientôt il abdique les droits de la raison entre les mains d'imposteurs politiques ou rdigieux qui se sont fait, comme le Mahomet du poète, la mission de iiteCtre à profit Uê erreun de la tenait. Alors les hommes oublient qu'ils sont frères et qu'ils sont égaux. Les préjugés dont l'éducation a nourri leur enfance renversent tous les rapports naturels entre les citoyens d'un même état, entre les-gonvernants et les gouvernés , entre les diverses nations du globe ; ils altèrent les plus importantes notions de la morale, et déplacent toutes les bases de la justice et de l'estime publique.
N'estce donc pas le préjugé qui élève ici des échafauds pour les hérétiques ; là , pousse la moitié d*un peuple saintement homicide à égorger l'autre ; ailleurs , maintient la société divisée en castes, dont les unes accaparent tous les profita de l'association , et les autres portent éternellement le fardeau du mépris , du travail et de la douleur?
Les souvenirs du passé exercent sur nous une si grande puissance , qu*à la longue l'opprimé croit que son malheur est de droit, l'oppresseur, que sa tjrrannie.est légitime; car une nation ne soufl*re pas moins des préjugés qui ont perverti l'esprit de ses chefs, que de ceux qui l'ont façonnée au joug. Quel frein reconnaîtra ce monarque k qui des courtisans n'ont cessé d'assurer qu'il est maître absolu de toute cette foule acconrue sous scb fenêtres , que tout cela est à lui , qu'il dispose de tout sans contrôle , en un mot qu'il règne de droit divin ?
NIhil Mt qood cradtre Àe te Non possit , qaom Uudatar Dli cqtu potssU».
( JCViVÀL.Mt. IV. )
Un roi pourtant a moins d'intérêt à opprimer ses sujets que ces pestes de cour qui l'assiègent au berceau , dirigent son éducation, et l'empoisonnent du préjugé qui lui montre une certaine classe d'hommes comme des oracles infaillibles et les arbitres suprêmes de la vérité. A la vue d'une nation que son orgueil , son luxe insatiable et son ambition auront appauvrie , épuisée , LoubXIV lui-même hésitera à la surcharger d'un nouvel impôt : mais ses doutes ne tarderont pas à s'éclaircir, se» scrupules s'évanouiront; il signera d'une main ferme l'ordre fatal. Et quelle autorité aura suffi pour étoufi*er le cri de sa conscience ? la décision d'un jésuite ( 1) , qui aura osé dire au royal pénitent que tous les biens de ses sujets lui appartiennent, et qu'ils sont trop heureux lorsquil leur on laisse une partie. Cependant ces préjugés , et d'autres aussi détestables , n'ont-Us jamais coûté aux princes de dures épreuves ? Lea barrières que rencontre la vérité finissent toujours par s'abaisser devant elle , et tôt ou tard les nations comprennent que le bienêtre social forme la mesure de l'autorité des rois. Mais lorsque le bandeau se déchire pour les nations , souvent les ténèbres s*ôpaississent sur les yeux des rois , tout imbus des doctrines mensongères du pouvoir absolu. Alors un Charles !•*, malheureux par des préjugés profondément enracinés, s''aveugle au point de se refuser à d'équitables concessions , à des restitutions légitimes , et d'essftyer enfin de remonter violemment le cours d'un torrent qu'il fallait suivre pour ne pas succomber dans une lutte inégale.
Et même , après ces déplora blés catastrophes, ne voit-on pas les successeurs de la victime, n'ayant rien appris, n'ayant rien oublié, persister dans des préjugés qui troubleront longtemps le repos de tout un peuple, et les comdamneront à un exil étemel ?
Ce n'est donc pas au seul avantage des nations que la philosophie tente de rendre à la raison ses droits imprescriptibles. Moins les nations et leurs chefs se traîneront dans Tornière des préjugés ; moins ils seront détournés de leur véritable but , moins les révolutions seront à craindre. Aussi ne comprenons-nous pas comment des écrivains
(l) L« père Le TeUitr. ( ^<^«, U» Mémoint de Seiot-Simou , tom* 9 diap. 5. )
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