RAST
tmiversità diPat^ia, iii-8* ; Compendio délia rmoua dottrina medica di Brown^ trad.
dall' inglese, 1 795-1805, 2 vol. in S» ; Analût del preteso genio d'Ippocrate , Milan , w09, iD-8<» ; Zoonomta j, ot^uero Uggi délia vite organîca dal prof, Darwing , traduite <Ic Tanglais, avec des notes, ibid. , 180S, G vol. in-8o ; Storia délia febre petecchiaU di Genoua, ibid., 1803, !n-8«» , souvent réimprimée, et traduite en français par le doclcur FonUneilles, Paris, 1822, inT8o , avec des notes. Rasori a traduit de Tallemand en italien le roman de M»» Pikler, intitulé Agatocle ; les Lettres sur la Mimique d'Engel , et quelques poésies de Scbiller et de Wieland. Tel est, en peu de mots, Tesprit de la doctrine médicale de Rasori , appelée en italien controstimolo , et dont celle de notre docteur Broussais semble tirer son origine. Le plus grand nombre des maladies qui affligent l'espèce humaine dépendent dune cause stimulante, et un bien petit nombre se rapportent à une cause débiUlanle. Ces causes , qm produisent un état qu'on nomme diathbse , sténique ou asténiquc, peuvent avoir divers degrés d'intensité. Pour les combattre, il faut eidplojer des moyens contre-stimulants dans le premier cas , et stimulants dans le second , divisant ainsi la matière médicale en deux classes.
* RASPE (RoDOj^PHE-Éaic), savant antiquaire allemand, né à Hanovre en 1737, obtint la chaire d'archéologie à Casse! , et y devint inspecteur du cabinet des antique»et médailles et membre du conseil; mais un goût excessif pour la dépense Tayant porté • à se rendre coupable d'un vol considérable dans le cabinet commis à ses soins, il fut obligé de fuir en Angleterre, passa de là en Irlande, et y mourut en 1784. Ses principaux ouvrages , sont : OEuures philosophilues, latines et françaises de feu M. de Leibnitz, tirées de ses manuscrits, qui se conservent dans la biblioUtèque royale à Hanovre, Amsterdam et Leipsig, 1765, in-4oj Voyage en Angleterre, sous le rapport des manufactures, des arts, de l'in»
dustrie, etc., Berlin, 1785; Essai critique sur Us peintures à Chuile , ( en anglais ) , Londres , in-4o , 1781 ; a descriptive Catalogue ofa gênerai collection (fondent and modem engraved gems , cameos as well as intnglios, etc. , Londres, 1791 , 2 toI. in 4o avec 57 planches. Cette explication des empreintes faites par Tassie a aussi été publiée en français. On a aussi de Raspe plusieurs
traductions en anglais d'ouvrages allemandf •
* RAST-MAUPAS (Jbah-Lovis), manufacturier et agronome, né en 1731 à La Voulle, petite ville du Vivarais, mort en 1821 à Lyon , membre de la Société d'agriculture de cette ville, s'est fait connaître par quelques procédés ingénieux d'industrie , et particulièrement par une espèce de greffe qui a conservé son nom. Rast-Maupas , h qui la révolution avait fait perdre une partie de sa fortune , ne craignit pas d'en compi*omettre le reate en se portant caution pour les bons de subsistances militaires des Lyonnais insurgés contre la Convention nationale. Après le siège de Lyon il fut proscrit , et ne reparut qu'au 9 thermidor; depuis il fut honoré de diverses fonctions publiques par la confiance de ses concitoyens. Outre un certain nombre de mémoires dont il a enrichi le portefeuille Ae la Société d'agriculture de Lyon , ou a de lui une brochure intitulée :
Observations du C. Rast-Maupas , sur le mode de dessiccation des soies appelé condition , dont il était l'inventeur , Lyon , an VIII, in-4o. (Voyex la Notice que lui a consacrée M. Grognier ^ pag. 241-250 du Compte rendu de la Société d'agricalture de Lyon , 1821 , in-8».
* R ASTAL ( Jbah ) , imprimeur anglais , mort à Londres en 1536, fut gendre du chancelier Thomas More ou Morus. On a de lui :
une comédie latine intitulée : Natura naturata; des Canons astrologiques en. latin ; une Chronique des rois d* Angleterre , ibid.j quelques ouvrages ascétiques et de controverse , entièrement oubliés aujourd'hui. — Guill. Rastàl, son fils, jurisconsulte, fut premier lecteur d'Edouard VI, passa ensuite en Hollande , lors de la révolution religieuse arrivée dans son pays , revint dans sa patrie à l'aTènement de la reine Marie , se retira de nouveau à Loûvain sous le règne d'Elisabeth, et y mourut en 1565. On a de lui : un Cartttlaire , Londres , 1534 et 1580 ; TabU chronologique des rois d'Angleterre, depuis la conquête, ibid., 1563, 1607, 1630, in-8o; les Termes des lois anglaises ; Recueil des statuts qui sont restés en vigueur depuis la grande charte, ibid., 1559, 1683, in-fbl. ; et une vie de Thomas Morus.
* RASTIGNAC ( AaMAUD-AwHB-AwcrsTE- Astoimb-Sicàirbdb(!hAPT de), naquît dans le Périgord en 1726, et devint successivement docteur en Sorbonne , abbé de Saint- Mesmin d'Orléans , prévôt de Saint-Martin de Tours, grand-archidiacre, et grand-vicaire
R ATD
fiATE
d*ArIe9. Député aux États- Généraux en 1789, il siégea coustamment au côté droit de cette assemblée , et composa , sur les matières qu'on y agitait , plusieurs écrits qui font autant d'honneur à son érudition qu'à la, sagesse de ses principes. Ayant signé la protestation de 1791 contre les actes de cette assemblée , Tabbé de Rastignac ne tarda pas ^ partiiger le sor( des malheureuses victimes de cette époque. Enfermé à 1 abbaye en août 1792, il y fut massacré le 5 septembre sui- Tant. Quelques instants avant de périr , ce respectable vieillard était monté avec Tabbé Lenfant ( voj-ez ce nom ) dans la tribune de U chapelle , qui servait de prison à beaucoup d'autres deteiAis. Après avoir annoncé à ceux-ci que l'heure fatale est arrivée , que le glaive des assassins les attend , les deux confesseurs les exhortent au courage par leur pieux exemple et leurs touchantes prières , leur donnent leur bénédiction , et vont ensuite recevoir la palme du martyre. On a de Tabbé de Rastignac : Question sur la pixy^ pHéié fies biens ecclésiastiques en France,
1789 , in-8o ; Accord de la rêuolutiûn et de la raison contre te «(iVo/ve , 1791 , in-8o ; traduction de laZ^/re synodale de Nicolas , patriarche de Constantinople , à Cempereur Alexis Comnèncy avec de savantes notes,
1790 , in-8o.
RAT. f^ojrez Romceobs.
* RATALLER (Geobgxs), magistrat et littérateur , né à Leuwarde , d'une famille noble, en 1528, mort président du conseil d'Utrecht en 1581 , a traduit en vers latins les tragédies de Sophocle , celles d'Euripide et les OEwres d'Hésiode. Les éditions sont d^Anvers et deFrancfort, 1570, 1581, 1546, in-12.
* RATBERT. Voyez Radbeit.
* RATCLIFF (Raoul), littérateur anglais , mort en 1553 , établit un collège à Hitchin dons le comté d'Herefoi*t , où il professa avec un grand succès. On a de lui des poèmes, des harangues pour les exercices de son collège , et des pièces de théûtre parmi lesquelles on cite : Dives et Lazarus ; l'homme patient; l*AmiUé de Titus et de Gesippus; le Mélibée de Chaucer, comédies.
Se* principales tragédies sont : Us Afflictions de Job ; Susanne délivrée des vieillards ; et l'Incendie de Sodéme,
* RATDO^T (Ebhaeo), savant imprimeur allemand , né à Augsbourg dans le 15* siècle , s^établit à Venise. L'art typographique lui doit plusieurs améliorations que Ion
trouve dans un Calendrier qu'il imprima en 1476 , petit in- fol. , et dans les Éléments d'Euclide avec les commentaires de Campanus. Ratdolt mourut dans sa patrie en 1506.
RATE. ( Médecine. ) Organe situé dans l'hypochondrc gauche , entre Testomac , le diaphragme , le colon et la capsule atrabilaire gauche. Elle est ordinairement ellipsoïde , concave en ava nt , convexe en arrière , où eHe offre une scissure par laquelle pénètrent en elle les vaisseaux qui lui rapportent le sang artériel et lui enlèvent le sang veineux ainsi que la lymphe. Le péritoine Tunit par un repli au diaphragme , à Testomac et au colon. Son volume varie beaucoup , non-seulement chez les didérents sujets , mais encore chez la même 'personne. Son poids est à celui du corps comme 1 est à 210, du moins dans rétat le plus ordinaire. Elle est d'un rouge vif sur certains points , noirâtre sur d'autres. Elle offre peu de consistance , elle est souvent molasse , rarement dense et d*un tissu serré. Outre les vaisseaux sanguins et lymphatiques qui entrent dans sa composition , elle est formée d*une membrane fibroséreuse, et d'une. multitude de lamelles et de fibres très-déliées , solides , entrelacées dans tous les sens les unes avec les autres ,et laissant entre elles des vacuoles dans lesquels se répandent les vaisseaux. En outre , d autres canaux d'un tissu blanc et solide, se dirigeant de la membrane fibreuse de Torgane à sa scissure, enveloppent les vaisseaux et s'unissent avec eux. Chaque artère ne donne du sang qu'à une partie de la rate; au contraire , les veines s'anastomosent toutes entre elles, et se terminent par des radicules qui vont s^ouvrir dans les vacuoles du viscère. Les vaisseaux lymphatiques , situés les uns à la surface , les autres dans la profondeur de l'organe , sont très- ' nombreux. Les nerfs spléniques sont trèspetits et émanent du plexus de ce nom. On trouve encore dans la rate des corpuscules blanchâtres , mous, arrondis , inégaul, considérés par les uns comme des glandes , par d'autres comme de simples faisceaux vascu" laires. Si l'on lave la rate avec soin et qu'on la comprime , on en extrait une substance d'un rouge-brun , résidu , probablement , du sang élaboré par ce viscère.
La rate reçoit beaucoup plus de sang hors le temps de la digestion que durant sa fonction ; on doit donc la considérer comme un organe dérivateur de ce liquide. Est-ce là son seul usage? Meckel pense qu'on doit la