‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 94 sur 135 · REGE · texte numérisé non relu

REGE

devra se Cbimer une image des objets placés en avant; seulement, à raison de Tentrecroisement des axes, cette image sera renversée , et ses dimensions seront à celles de Tobjet dans le même rapport que leurs distances respectives au centre du verre; en sorte que, vus de ce point, ils paraîtront Tun et lautre de la même grandeur : pourvu que Ton fasse toutefois abstraction de Tinfluence que produit sur le jugement la connaissance de leur éloignement réel.

En reprenant la formule - — - ^j^^ ^°**

qu'à regard du verre convexe , le foyer est négatif toutes les fois que d est moindre que c ; ce qui indique que l'image est alors virtuelle , c'est-à-dire placée du même côté que Tobjet , mais plus éloignée de la surface du verre ; dans ce cas , Timage est di^oite et toujours plus grande que Tobjet. Quant aux verres concaves , la valeur y étant toujours positive, il faut en conclure que le foyer rçste toujours du même côté; et comme ces sortes de verres augmentent la divergence des rayons qui les traversent, Timage nç saurait être réelle ; elle est donc toujours placée entre le verre et Tobjet, et ses dimensions sont nécessairement moindres que celles de celui-ci.

L'inégale réfrangibilité des rayons dont se compose la lumière blancbe fait assez voir que les verres lenticulaires ne peirvent donner que des images nlTectées des couleurs deTiiis; défaut auquel on a donné le nom ^aberration fie réfrangibilité y et dont il a été question à l'article Dispbbsxoh. ( Voyez ce mot. )

Réfraction atmosphérique. La lumière qui nous vient des astres, en traversant l'air dont est environné notre globe , éprouve un changement de direction qui nous les fait paraître dans un lieu autre que celui qu'ils occupent réellement; aussi est-on obligé de faire subir aux observations astronomiques des corrections , à Taide desquelles , connaissant la température. Téta t hygrométrique et la pression barométrique de l'atmosphère, on peut aisément faire disparaître ces causes d'erreurs.

Réfraction des corps matériels. Un solide qui pénètre obliquement dans un milieu plus dense que celui dans lequel il se mouvait d'abord, éprouve un changement de direction qui l'ccarle de la perpendiculaire menée au point d'incidence. Cette déviation est due à la résistance plus considérable

qu'oppose le nouveau milieu ; elle croit graduellement jusqu'à ce que le mobile soit entièrement immergé , et tontes choses égalés d'ailleurs , sa grandeur dépend de Tobliquité et de la vitesse du mouvement primitif; aussi arrive-t-il fréquemment , lorsque Tune et l'autre sont très-grandes , que le mobile , an lieu de se plonger dans le milieu réfringent , est réfléchi, comme s*il tombait sur un plan solide; c'est ce qui arrive à un boulet de canon , k une balle de fusil , ou à tout autre corps lancés très-obliquement à la surface de l'eau : phénomènes généralement connus sous le nom de ricochets. Thillatb.

• R£GA (HkkriJosbph), docteur et professeur de médecine à Louvain , né en cette ville en 1690, s'y distingua non-seulement par ses talents , mais encore par son zèle pour le soulagement des malheureux auxquels il consacra constamment sa fortune et ses soins. Nommé conseiller-médecin de l'archiduchesse Marie-Élisabeth , gouvernante des Pays-Bas, il mourut en 1754, léguant une partie de son bien pour la fondation de deux bourses destinées aux étudiants en médecine , et plusieurs milliers de florins à la bibliothèque de l'ui^iversité.

• REGANHAC ( Géraud VALET db ; , littérateur, né à C a hors en 17 f9, mort en 1784 , s'est particulièrement exercé dans le genre lyrique. Il était l'ami de Lefranc de Pompignan , et son confrère à l'Académie de Montauban. On a de lui : Études lyriques d'après Horace, 'Villefranche de Rouergue , 1775 , in-8«> ; Traduction des Odes d'Horace , Paris , 1781 , 2 vol. in.l2. Ce recueil contient plusieurs morceaux couronnés par l'Académie des jeux floraux dans les années 1752, 1757, et 1758. — Son fils , couronné en 1787 par l'Académie de Montauban pour un Éloge de J. Lefranc de Pompignan, avait déjà publié en 1782 un autre Éloge de Louis XII.

*REGEMORTES. Trois ingénieurs de ce nom se sont fait connaître par les travaux qu'ils ont exécutés. — Louis Rbgbmortbs , hollandais d'origine, travailla d'abord, sous Vauban , aux fortifications de NenfBrissac , fut chargé ensuite, en 1719, des projets et de l'exécution du canal de Loing qu'il rendit navigable dès 1723, et obtint trois ans après la dicrection générale du canal d'Orléans , auquel il fit de nombreuses améliorations. — Noël de Regemobtbs , fils du précédent fut associé aux travaux de son père , lui succéda dans la direction des canaux

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(rOrléans et de Loing , et mourut ver» 1 700, ftgé de 90 ans Amateur de botanique, il a le premier introduit en France des boutures de peupliers d^Italie. — Louis de Rbgbmob- TB8 , frère du précédent ^ premier ingénieur des turdes et levées , entreprit en 1753, la construction du pont de Moiilini , sur TAllier, remarquable par sa beauté et surtout par les difficultés à vaincre pour le fonder solidement. Déjà plusieurs ingénieurs avaient échoué dans leur entreprise : les ponts qu'ils avaient construits à Moulins M*avaient eu qu'une durée éphémère , et le succôs qu'obtint Regemories dans cette construction diflicile lui valut une juste célébrité. Il mourut en 1776. On trouve le détail des moyens ingénieux, qu'il a employés, dans un ouvrage qu'il publia en 1721 , et qui a pour titre : Desciy/lion d'un nouveau pont Je pierre con»U*uil sur l'jiLUer à Mou^ lins , Paris, in- fol.

RÉGENCE. { Politique.) Foyez le mot MiHEOR , où Ton signale Tabsence (le cette institution dans la charte constitutionnelle { vùjrez aussi le root RoTAUTi.

* REGENBOGEN ( Jbah-Hehrt) , écrivain ecclésiastique , professeur de théologie h Funiversité de Leyde, où il mourut en 1814, a laissé : .^rfé/w/ram proposé comme modèle d'un père de famille j 1798 : Théologie chrétienne, Workum , 1811 , 1 vol.

in-8'»; Mélanges divers y Franeker , 1802, des Mémoires sur divers sujets , etc.

* REGGIO (Frauçois), astronome, mem.

bre de plusieurs académies , né à Gènes en 1743, mort à Milan en 1^04 , avait embrassé la règle des jésuites dès l'Âge de 15 ans]; mais à la suppression de cette société, il se livra tout entier a l'étude des mathématiques et de l'astronomie, devint le compaf^Don des travaux d'Oriani et de Cesaris , employés âi l'observatoire de Brera , fut chargé, en 1776, de déterminer la latitude et la longi-, tude de Pavie et de Crémone , et d'établir la différence du méridien de ces deux viUea avec celui de Milan. Rcggio leva, de concert avec ses deux confrères, la carte des triangles de la Haute-Italie, terminée en 1794, et que les astronomes italiens se proposaient de joindre à ceux du Piémont et de la France. Ce laborieux savant a laissé une foule de mémoires et iX observation , la plupart insérés dans les Éphémérides astronomiques de Milan.

* REGILLO. Voyez PonoBifons.

RÉGIME. {Gmmmaire. ) Lu plupart des

règles de la syntaxe supposent avant toot que Ton connaît les noms par lesquels on désigne les rapporté que les mots ont entre eux , et particulièretnent que Ton sait reconnaître dans une phrase les différents régimes d'un mot. Il est donc indispensable de faire hion comprendre ce que c'est que régime.

On nomme ainsi tous les mots qui s'ajoutent à un terme employé d'une manière relative pour en compléter le sens , en dé^ terminant l'objet avec lequel il est en rapport. Ainsi , dans ces expressions , père d'Alexandre , nécessaire à la vie, aimer Dieu , confoimément à la loi , sur la terre, etc^ , les mots père, nécessaire ^ «imer , r.onformément , sur, sont employés d'une manière relative , et leur sens ne peut être complété qu'autant que l'on détermine les objets avec lesquels ils sont en rapport ; et les mots d'Alexandre, à la vie, Dieu, à la loi , ta tene , sout autant de régimes. La relation qui se trouve dans chacun de ces exemples entre le premier et ceux qui le suivent , peut être envisagée .comme nne sorte de domination , de gouvernement , que la première exerce sur les autres ; c'est ce qui fait dire que certains mots en régissent ou en gouvernent d'autres ; c'est aussi ce qui fait donner le nom de régimes aux mots gouvernés ou régis par celui qui précède, et duquel ils dépendent en quelque sorte.

Dans les langues transposilivcs , et qui admettent des cas , la dénomination de régime s'applique indifféremment à tous les noms qui subissent une modification dans leur terminaison en vertu de leurs rapports avec un autre mot ; et ainsi les noms , jes adjectifs , les adverbes mêmes , admettent des régimes comme les verbes et les prépositions. Chez nous , ce nom ne s'applique proprement qu'aux mots qui suivent le verbe et la préposition , et qui en complètent ridée. Dans tous les autres cas , c'est à-dire , après un nom, un aVljectif on un adverbe* la préposition s'interposant entre le mot régissant et le mot régi , c'est toujours elle et elle seule qui régit. C'est ce que Ton a pu remarquer dans les exemples , père d'Alexandre ^ nécess'iire à la vie , conjbr* mentent à la loi., où , â ne considérer les choses que grammaticalement ^ les mots Alexandre, vie, etc. , sont l'égis par les prépositions de, à, et non pat père , nëcessaire , etc. En latin . on dirait sans préposition, mais en modifiant la terminaison du mot régi : Alexandti ppfer , vitœ neees-

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sarius , Ugi conyeniênter. Alors les mots JUxandri y vittm , legi , seraient véritablement les rcgimef de pater, necessan'us, etc.

On emploie souvent , au lieu de régime , le mot complément. Des grammairiens d*un grand poids, Beauzée le premier, ont pro* posé de bannir de notre grammaire le mot régime , comme ne convenant qu*aux langues trans positives. Nous croyons cependant qu'il est utile de le conserver, et qu'il est nécessaire de bien distinguer le régime du complément. On nomme complément tout mot qui s'ajoute à autre mot pour en modifier la signification d'une manière quelconque. Ainsi Tadjectif est le complément du nom; Tadverbe le complémeut de ladjectif.

On nomme régimes les mots qui s'ajoutent à un terme relatif, teL« qu'un verbe et une préposition , pour en déterminer la relation. Tout régime est complément ; tout complément n'est pas régime. Le régime forme une classe particulière de compléments , qu'il est nécessaire de désigoer par un nom qui lui soit propre , à caïue du grand nombre d'observations qui , dans la syntaxe, se rapportent exclusivement à cette espèce de compléments.

Le verbe a quelquefois deux sortes de régimes , que l'on distingue par les noms de régime direct et indirect. Lorsque l'action' qu*exprime le verbe peut avoir un double rapport , on nomme régime direct le mot qui exprime celui des deux termes de rapport qui se présente le premier à l'esprit, celui qui semble être l'objet direct et immédiat sur lequel s'exerce l'action ; et régime indirect , le mot qui exprime le terme secondaire , qui ne se présente h l'esprit qu« médiatement , indirectement. Ainsi, quand on dit , donner l'aumône au panure, la première idée que réveille nécessairement le verbe donner, c'est celle de la chose donnée; Vawnône est donc réi^ime direct. Ce n'est qu'ensuite qu'on se demande à qui cette chose est donnée; au pauvre est donc le régime indirect. Il y a des verbes qui n'ont qu'un régime indirect sans régime direct ; ce sont ceux qui expriment une action qui n'a point nécessairement d'objet extérieur , comme parler , penser : on peut parler à quelqu'un , penser à quelqu'un , comme on peut penser el parler seul.

A ne considérer les choses que sous leur forme extérieure, on dira que le régime direct est celui qui complète la signification du verbe sans le secours d'aucun autre mot.

Il répond à la question qui? pour les personnes , et ifuoi ? pour les choses. J'estime les gens vertueux, je chéris l'étude ; j'estime, qui ? les gens vertueux ; je chéris , quoi f rétude. Les gens vertueux , Vètude , sont donc les régimes directs des verhce j*estime , je chéris. Le* régime iudii-ect est celui qui complète la signification du verbe à Taide de prépositions ; il répond à l'une des questions à qui ? de qui ? pour qui ? ai^ec qui f pour les personnes ; à quoi? de qui ? etc., pour les choses. // parle à Piètre , il répond de vos intérêts ; Û parle , à qui? à Pierre ; il répond , de quoi ? de vos intérêts. A Pierre, de vos intérêts , sont donc les régimes indirects des verbes parler, répondre»

Bouillit.

RÉGIME ( Médecine.) Pris dans sa plus grande ex|ensioa . le mol régime comprend tout ce qui est nécessaire à l'entretien de la santé, et dont l'emploi sage et raisonné est un puissant auxiliaire pour la guérison de toutes les maladies ; il est dans ce cas synonyme d hygiène. Mais l'usage ayant consacré ce dernier root à ce sens étendu , a borné la signification du );remier à ce qui concerne les aliments et les boissions.

L'importance , je dirai la nécessité du régime, est parfaitement 8«n lie par tous les médecins instruits de nos jours. Mais est-il si facile de persuader cette vérité ? Quand on y est parvenu , a>t ou la satisfaction de voir suivre ses avis ? Rarement dans leLat de maladie ou de convalescence, presque jamais dans l'état de santé. 11 est diiiicile d'imposer silence à ses désirs devant une table couverte des mets les plus recherchés , des vins de la saveur la plus ep^quisc !

Afin de donner sur le régime des règles justes et précises , il faut le considérer dans l'état de santé et dans celui de maladie.

Parmi les nombreuses causes de destruction de notre espèce, on doit sans doute , dans l'état de civilisation^ mettre au premier rang l'intempérance. C'est clic qui occasione la plupart des infirmités qui nous assiègent ; c*est elle qui , poussée à l'excès , rend souvent Thomme débauché et cruel.

Interrogez plutôt l'histoire des ViteIJius , des fiiéron , des Caligula, dégoûtants assemblages de vices et de cruautés, qui se faisaient un aflfreux plaisir de dévorer dans un seul repus la fortune des malheureux qu'ils avaient injustement dépouillés. C'est elle enfin qui rend l'homine fainéant , et finit par l'assimiler à la brute. Comment, en effet, pourrak-

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il se IWrer aux sublimes travaux de TintellU gence, quand son estomac est surchargé d'aliments? Ne faut-il pas qu'il digère ? Un grand mangeur ne brilla jamais du feu du génie.

Parmi ceux, au contraire, qui se sont fait remarquer parleur sobriété, nous rencon* trerons des hommes à jamais illustres par Timportance et Tutilité de leurs travaux , dont le génie supérieur arracha ses secrets a la nature, et dont la voix éloquente a si puissamment contribué k Témancipatiou de la raison humaine* Archimède , Newrton , Montaigne, Voltaire , Rousseau , vous n'auriez peut-être pas d'aussi grands droits à notre admiration et à notre reconnaissance, si vous ne vous étiez pas fait une loi de la tempérance.

L'heure , le nombre et Tintervalle des repas ont été et sont encore presque aussi variables que les différentes réunions d'individus. Il est probable que si l'homme ne vivait point en société , il ne serait point assujetti k ces règles , c*est-à-dire , quMl mangerait et boirait quand le besoin se ferait sentir. De là , pour lai , un bien sans lequel la réunion de tous les autres n'est rien , je veux dire la santé. Mais j'état de civilisation dans lequel nous vivons nous oblige h choisir une heure pour nos repas.

Ceux-ci ne doivent pas être nombreux : deux suffisent en général. Le premier doit être pris trois ou quatre heures après le lever , le second doit avoir lieu à la chiite du jour ; vers la sixième heure. Alors l'homme laborieux, libre des devoirs sociaux , peut , sans distraction, réparer les pertes de la journée. Un seul repas par jour aurait , dans la majorité des cas , l'inconvénient de débiliter l'estomac par un jeûne trop long, de distendre cet organe , et de le fatiguer à la longue par un travail forcé et trop long-temps soutenu. Il est important de ne pas manger peu de temps après avoir éprouvé des émotions vives, ou avoir été agité par des passions fortes. De même aussi il est imprudent de se livrer aux plaisirs de l'amour immédiatement après le repas; il en résulterait du trouble dans la digestion et une révulsion souvent dangereuse. Ce qui contribue le plus à une bonne digestion, c^est la gaité , le calme de l'esprit , les réunions amicales. Le travail repris trop tôt peut lui nuire ; on peut en dire autant du sommeil , du moins dans nos climats.

La quantité des aliments que l'on doit prendre à chaque repas doit varier suivant

leur nature et plusieurs circonstances , telles que l'âge, le seze , le tempérament, Thabitude, le climat, le genre des occupations, etc. Et d'abord, disons que. tous tant que nous sommes, nous mangeons beaucoup plus qu'il n'est nécessaire. D*après Chejmc , huit onces de viande , douze de pain et seize de bon vin ou de quelque autre liqueur fermentée , conviennent h Thomme bien por-.

tant. Cornaro , noble Vénitien , auteur de quatre ouvrages sur la tempérance, qui prolongea cent ans sa carrière , se contentait de douze onces de nourriture soUde et de quatorze onces de vin. Cette quantité paraîtra peut-éti*e exiguë , mais elle pourrait être moindre sans inconvénient. Elle variera d'ailleurs selon les occupations des indivi* dus , et sans doute le fort de la halle devra être plus substanté que l'homme de cabinet.

L'individu du tempérament nommé bilieux devra avoir recours aux substances animales gélatineuses , telles que le veau , l'agneau , la volaille ; aux fécules , au laitage , aux fruits acides et mucilagineux ; il devra éviter les viandes excitantes , les mets épicés , les vins généreux, le café , le thé, etc. ; sa boisson se composera de vins légers , de cidre ou de bière très-étendus d'eau.

L'homme doué d'un tempérament sanguin ( le plus heureux de tous ) pourra sans danger user de toutes sortes d'aliments, avec l'attention de suivi'e un régime doux et délayant, sitôt qu'il sentira des étoordissements , des vertiges , des étouffements.

Les personnes d'un tempérament nerveux proscriront de leur table les aliments excitants et les boissons spiritueuses et aromatiques.

Devront-ils se conduire ainsi ces êtres pâles, étiolés , qui tremblent mal assis au banquet de la vie , et chez lesquels la faiblesse patente des divers appareils domine? Les laisserez -vous dormir h l'ombre des cités populeuses? La diète végétale, Ivctée, les viandes blanches , les boissons aqueuses feront-elles la base de leur alimention ! Nou ! vite, non ! Des viandes riches en fibrine, et surtout en osmazôme , relevées par des aisaisonnements stimulants , un vin ]>étillant et généreux , Tusage , modéré pourtant , des liqueurs alcoholiques, du café , du thé, etc. ; voilà les agents qui , aidés , d'un exercice général , et surtout de Tinfluence d'un soleil vivifiant, contribueront puissamment à tirer les divers organes de leur état comme léthargique.

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Un régime opposé devra être suivi par ceux cbcz lesquels domioe Tappareil de la reproduction : ]*usage des viandes blanches, des fruits mûrs et acidulés , des différentes limonades, aura pour résultat, en modérant leurs désirs effrénés , de prévenir une veillesse prématurée , presque toujours accompagnée de dégoûtantes infirmités.

Il est encore des différences par rapport à rage : ainsi , Tenfant devra manger plus souvent ; ses aliments , qu'il devra prendre ■en petite quantité h-la-fois, seront choisis, dans la majorité des cas , parmi les substances légères et fades ; sa' boisson sera de Teau pure, ou de l'eau légèrement ro»igie. U est bon d'observer que , dans les grandes villes, xîette règle souffre de nombreuses exceptions : en effet , il s'y trouve beaucoup d'enlants disposés au rachitis , aus. scrophules , ^u'il sera nécessaire de nourrir de substances riches et de haut goût , de vin pur et de boissons aromatiques et amères.

* Le vieillard jouissant d'une bonne santé aura recours aux aliments toniques et réparateurs, modérément épicés;sa boisson se composera de vins généreux , dont le résultat sera d'entretenir le flambeau de la vie ■sur le point de s'éteindre. Ces aliments et ces boissons devront être pris en petite quantité. En effet, l'homme de cet âge faisant peu d'exercice, et ses diverses sécrétions ayant peu d'activité, il n'a que peu de pertes à reparer. Les excès lui seront très-funestes. Il devra suiiout s'habituer à manger peu le soir , afin de. ne pas déterminer de congestion vers lencép'hale/quiy est fort disposé.

Les organes de la mastication étant usés chez lui, les aliments devront avoir peu de consistance , et être promenés un certain temps dans la bouche, afin qu'ils s'imprègnent bien de salive , suc nécessaire au succès de la digestion.

Malgré le cadre extrêmement circonscrit de cet article, nous ne saurions nous résoudre à passer sous silence les particularités du régime qui concernent la femme. Cette belle cl intéressante moitié de nous-mêmes, qui a tant et de si justes titres à notre amour et h notre reconnaissance , en a aussi de bien grands k notre sollicitude pour les maux nombreux dont elle est accablée.

Trois époques de sa vie méritent particulièraent de fixer notre attention. Ces époques sont la première menstruation , la gestation, et la cessation des menstrues.

Le régime que doit suivre la jeune fille à

l'époque qui précède la premièi'c apparition des menstrues , doit être différent , suivant sa constitution. Est-elle forte , pléthorique, tourmentée par des vertiges, des céphalalgies fréquentes , des insomnies , d^abondants saignements de nez ; son pouls a-t-il de la plénitude et de la fréquence j éprouve -t-elle des palpitations , de la gène dans la respiration , des coliques , etc. , il faudra seconder les mo^-^ns thérapeutiques par une alimentation légère et rafraîchissante. On devra , au contraire , conseiller l'usage des aliments "excitants et réparateurs , du viu , du café , du thé, etc. , h celle qui sera faible et languissante , fatiguée par le moindre exercice , sujette h un écoulement blanc par les parties sexuelles , dont la figure sera pâle , alongée ou bouffie . les yeux abattus , le pouls lent et mou, la digestion difficile et pénible.

Pendant le temps de la grossesse , la femme doit plus que jamais s'observer dans sa manière de vivre. Pour ne parler que de son régime , nous dirons qu'il doit se composer' d'aliments nourrissants et d'une assimilation facile. Leur quantité sera modérée, malgré le préjugé qui veut le contraire. Ses désirs seront satisfaits , s'ils ne peuvent pas avoir de suites funestes. Après l'accouchement , la femme gardera une diète sévère , et boira une tisane adoucissante. Elle prendra ensuite des aliments légers , dont on augmentera peu à peu la quantité. Si elle allaite son enfant , sa conduite sera la même que lorsqu'elle le portait dans son sein.

Nous voici arrivés à l'époque où la femme perd à jamais le privilège de devenir mère.

Cette époque , appelée critique , est féconde en maladies. Les attribuerons-nous, comme l'ont fait jusqu'ici la plupart des médecins , ' à la seule disparition du fluide menstruel , ou à une cause générale inexplicable ? Serait-il vrai que la marche régulière de la nature en fût seule la cause ? Ou bien , comme Georget l'a avancé , je crois, le premier , faudrait-il en accuser l'amour-propre blessé, qui voit, avec le sentiment d'une amère douleur , diminuer d'une maniée sensible, avec la perte graduelle de sa jeunesse et de ses charmes, le nombre jadis croissant des hommages, ce concours flatteur de louanges , dont elle avait contracté l'agréable habitude? N'est-ce pas le roi puissant qui , après avoir donné des lois au monde , dépérit délaissé sur un rocher désert , où il pleure ses grandeurs passées?....

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Quant à noas , uoiis pensons que la vérité se trouve dans les deux opinions réunies. En effet , ne voyous-nous pas beaucoup de congestions , de phlegmaiies des divers organes se manifester après la suppression d'une hémorrbagic habituelle quelconque ? Et n'estil pus raisonnable aussi de penser qu'un grand nombre de maladies nerveuses dépendent le plus souvent des peines morales dont nous venons de parler. Dans le premier cas , il faudra seconder les moyens curatifs médicaux par un régime peu réparateur et rafraîchissant. Dans le second , c est par la distraction, la complaisance, les soins affectueux et empressés, que nous pourrons espérer, en dédommageant ainsi notre compagne de la perte de ses avantages , de prévenir ou d arrêter le développement des maladies qui la menacent. C'est au médecin et à Ihomme judicieux à distinguer ces causes diverses. Ajoutons que , dans tous les cas, cette conduite nous est impérieusement commandée par la justice et la reconnaissance. ( f^oyez Htgi£kk et Salubrité. )

BaTOS et BOUTAK.

RÉGIMENT. (Art militaire) Un régiment, d*après la définition qu'en donne Tancienne Encjrclopédte, article Militaiab, est un corps de troupes composé de plusieurs compagnies. Cette définition semble n'être applicable qu'à Tai-tillerie et au génie , puisque la batterie, dans la première de ces deux armes, et la compagnie, dans la seconde, peuvent être considérées comme les unités principales. Quant à Tinfanterie et à la cavalerie , il est reconnu que dans l'une on compte par bataillons , et dans lautre par escadrons ; nous pensons donc que les régiments , en ce qui concerne ces deux armes, qui sont les plus nombreuses , peuvent être définis sous le nom de corps de troupes composés d'un certain nombre de bataillons ou d escadrons. Au reste , nous n'attachons pas plus d'importance à cette logomachie qu'à l'origine du mot régiment; nous ne rechercherons pas si rinstitution d'après laquelle les régiments furent créés, eut lieu SMOus Charles IX ou sous Henri II ] nous nous bornerons à faire observer que la réunion d'un corps de troupes quelconque a dû subsister avant la création du mot.

Après avoir admis le principe que l'unité principale est le bataillon dans l'infanterie , ainsi que l'escadron dans la cavalerie , il paraîtra peut-être étrange qu'on ait rassemblé quelques-unes de ces unités sous le nom

de ty>gimenu.f et que de cette manière on ait augmenté la dépense , eu donnant à ces nouvelles unités de nouveaux chefs , chargés de commander aux bataillons , et en y ajou»

tant en outre des officiers comptables.

Celte objection n'est pas faite, nous le savons bien , par ceux qui aiment et vculcDt défendre la patrie et le souverain qui en es4 le père; mais elle l'a été quelquefois par des personnes qui, rêvant la paix universelle, décrient toutà-la-fois la guerre, l'art et la profession , sans songer aux dangers que peol courir notre belle France par rafTaiblisMment de l'esprit militaire.

11 est d'autres personnes qui, entraînées par un sentiment louable sans doute, poûque c'est l'économie qui les inspire, vou^ (iraient qu'on réduisit des cadres qui déjà ne sont pas trop nombreux , et suffiraient à |)eine si nous avions la guerre , ou qu'on traitât les militaires avec une parcimonie désespérante pour ceux qui ont sacrifié leurs intérêts personnels k .la ^ose publique.

Nous aimons à croire que toutes ces personnes , en y réfléchissant bien , reconnais troot que , puisque l'état militaire offre si peu de prise à l'intérêt , il faut du moins lui conserver soigneusement les seuls avantages qui s'y rattachent , c'est à-dire les prestiges de gloire et d'honneur qui l'clèvent et 1^noblissent.

Revenons aux régiments ; rétat-majpr de ceux d'infanterie et de cavalerie se compose comme il suit , savoir : 1 colonel , 1 lieutenant-colonel, 1 major, 1 trésorier, 1 officier d'habillement , 1 aumônier.

On voit d'abord , par ce cadre , que si les bataillons et les escadrons étaient isolés , il faudrait , indépendamment des officiers qni en constituent la force, deux officiers de plus pour chacun d'eux ; savoir, un officier chargé de la comptabilité , et un autre chargé de l'habillement. Or, il n'y en a qu'un par régiment de cavalerie et d'infanterife , quel que soit le nombre d'escadrons ou de bataillons qui le composent. Le major surveille tout-à-la-fois le trésorier et l'officier d'habillement. La créaliou de ce grade a l'avantage d'offrir un débouché à ces deux officiers pour devenir officiers supérieurs à leur tour, et prétendre aux fonctions de sous-inlendaut militaire ; car il est nécessaire que la profession militaire offre toujours quelques chances d'avancement dans chaque fonction , soit militaire , soit administrative.

Le grade de lieutenantH:olonel , dont

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qoeiqucf penonnes ont cru qu*on poarratt rigourettsement se passer, a cela de bon , qu'il ctt rintermédiaire entre les ckefs de bataillon et le colonel \ c'est là qu'un officier supérieur commence à se familiariser au commandement d'un régiment. Cette espèce de noviciat donne au gouyernement la faculté de choisir les meilleurs colonels.

Quant au grade de colonel , son importance ne peut être méconnue; il est le pivot sur lequel s'appuient l'instruction , la discipline et ladministration ilun corps de troupes déjà considérable ; le colonel d*un régiment , à force do manier un nombre limité de bataillons ou descadrons, se prépare peu à peu à en commander davantage et à derenir ce qu'on appelait autrefois, «Tec raison , un bon général de brigatle.

Les cadres des régiments nous semblent donc tels qu'ils doivent être j nous pensons même qu'au lieu de les réduire il faudrait y ajouter un grade : celui d'ollicier payeur Lorsque les bataillons ou les escadrons sont séparés, on est obligé d'en créer un provisoire ; mais ce ne peut être qu'au détriment de la compagnie dont il est détacbé , et à laquelle il reste long-temps étranger^ d'après la nature de ses fonctions.

Il arrive parfois que l'officier que Ton désigne n^ayant qae des notions légères , en fait de comptabilité , compromet , sans le vouloir, les intérêts des individus , et même ceux du gouvernement. £n ne donnant à ces oificiers-p'iyeurs que le grade de sous-lieutenant , ils seraient sous les ordres des trésorier , dont la position nous semble mériter le grade de capitaine à Tinstant même où ils sont nommés trésoriers. Le noviciat que ces officicrs-payeurs auraient à faire , donnerait aussi au gouvernement les moyens de choisir parmi les plus probes et les plus habiles pour en faire des trésoriers.

Infanterie, Notre infanterie (non compris la garde royale ) se compose de 64 régiments français d*infanterie de ligne à trois bataillons chacun , eu tout. . . . ^92 bataill.

20 régiments d'infanterie légère , dont 4 à 3 bataillons et 16 à 2 baUillons 44

236 baUill.

Si nos régiments d'infanterie légère sont

reconnus utiles , comme nous avons essayé

de le démontrer (1), il nous semble qu'ils

(I ; Ployez Tarlicle iHrAîïTlsil!.

devraient exister dans une proportion telle qu'il y en eût un certain nombre dans chaque brigade active, nous présumons alors qu'au lieu de vingt régiments de cette arme, il en faudrait trenle-deux, mais à deux bataillons seulement. Ce ne serait en tout que quatre-vingt-seize régiments d'infanterie française : ce nombre ne paraîtra point exorbitant , si Ton veut faire attention à l'étendue de nos frontières.

Nous proposons de laisser les régiments d'infanterie légère à deux bataillons , sauf la création d'une ou deux compagnies de dépôt par bataillon (1)(pcn'lant la guerre seulement), parce que nous partons du principe qu'il ne faurlrait donner à cette arme que les hommes les plus vigoureux et Irs plus m* gambes , en ayant plus égard à la force qu*à la taille. L^infanterie de ligne avec ses trois bataillons verserait , au moment de la guerre , daus le troisième , spécialement destiné aux garnisons , les hommes qui , étant, trop jeunes , n'ont pas encore atteint la force nécessaire pour supporter de grandes fatigues -, on y placerait également les officierif , sous-officiers et anciens soldats qui , parleur âge avancé , seraient plus propres à former les recrues qu'à faire la guerre, et pourraient toutefois défendre avec succès les places fortes qu'ils seraient chargés de garder. De cette manière , un régiment de ligne aurait à Tarmée ses deux bataillons de guerre ; deux régiments de ligne et un d'infanterie légère , tous trois à deux bataillons , formeraient une brigade qui , étant ainsi constituée avec quelque cavalerie, dans le cas où elle serait détachée , pourrait opérer pour son compte , et rendre de grands services dans Toccasion.

Caualene. Notre cayalerie de ligne ( non compris la garde royale et la gendarmerie) se compose de

2 régiments de carabiniers , à

6 escadrons 12 escad.

10 régiments de cuirassiers , dont 6 à 6 escadrons et 4

12 régiments de dragons, à 6 72 18 régiments de chasseurs , à 6 108

6 régiments de hussards, à 4 24

ÏT 264.

Des militaires avaient pensé qu'il ne fal-

(() NoQft «vont émis le voeu d« création de ce drp6i {F^oyes l'articlr BâtàilloH; oons pcrsisloos

KÉGl

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lait qae deux espèces de cavalerie ; s'il leur restait encore quelque doute h cet égard , nous les engagerions à lire l'article Cayalb- BiB (1)jils y verront que, pour le bien du service , autant que pour se conformer à la nature des chevaux de selle que produit r£urope , il faut trois espèces de cavalerie, savoir : la grosse cavalerie, la cavalerie légère, et celle que Tauteur de cet article appelle mixte.

De cette manière , les grands , les moyens et les petits chevaux sont utilisés. La grosse cavalerie est ménagée pour les grandes occasions , et la cavalerie légère soutenue à temps.

Nous croyons devoir faire observer qu'il est des corps de cavalerie dont le costume pourrait être moins dispendieux. On se demande , en effet , de quelle utilité sont les galons , les tresses multipliées et autres vains ornements 7 Outre que ces objets sont ruineux pour la plupart des officiers qui les portent , ils n'ont que le mérite de tenter la cupidité de Tennemi.

Artillerie, Le corps royal de l'artillerie vient d'être réorganisé par Tordonnancc du Roi du 5 août 18^. Cette nouvelle organisation , méditée depuis long-temps par des. généraux instruits et expérimentés de cette arme , soumise aux membres du conseil de la guerre , u donne, d'une part , au personnel de lartillerievun caractère d'homogénéité et de spocialitc que comportent ses moyens de guerre et son mode de combattre. « £lle le constitue pour le temps de paix d'une manière analogue à ce qu'il doit être en temps de guerre ; elle lui donne le degré de mobilité qu'exigent les perfectionnements du matériel ; de l'autre , elle présente , principalement sur les états-majors et les cadres , une économie de près de 1 ,800,000 francs , qui permettra , sans dépasser le montant du budget de 1829, d'augmenter au besoin l'effectif de IG^OOO soldats et de 1 ,800 chevaux , et qui pourvoit en même temps à l'amélioration du sort d'une classe entière d'officiers recommandables par l'importance de leurs fonctions. •

D'après cette réorganisation , l'artillerie

i croire qu'elle sérail d'une grande utilité pour la guerre, en voyant une création teroblable dans l'urdonnanee du roi du 5 août 1829. portant réorganisation du corps royal de rarlillerie.

(I) /^OT*» article Cavalerie , par M. 1« colonel Marbol.

de la garde royale est ^è^ à huit batteries ou. quarante-huit bouches ^ fen. Les troupes d'artillerie de la ligne se composent de

10 régiments d'artillerie , 1 bataillon de pontonniers,

12 compagnies d'ouvriers , 1 compagnie d'armuriers (en temps de

« guerre seulement ) ,

6 escadrons du train du parc d'artillerie.

Chacun des dix régiments d'artillerie de la ligne sera composé d'un état-major , de trois batteries à cheval , de treize batteries à pied ; et en temps de guerre , seulement d'un cadre de dépôt. Par cette organisation , l'artillerie à cheval est augmentée dans le nombre de ses batteries , c'est-à dire, dans son élément le plus essentiel , puisque c'est par batteries et non par ré-giments qu'elle est employée aux armées. Elle servira deux cents bouches à feu ; ce qui est le tiers du nombre total des bouches h. feu de l'armée»

Moins coiJteuse et presque aussi mobile que rartillerie à cheval par la facilité de transport qu'offre le nouveau matériel , l'artillerie à pied entre par ses batteries montées pour deux tiers dans la totalité de l'artillerie de campagne.

Tels sont en partie les avantages de la nouvelle organisation; nous ne pouvons qu'engager ceux qui veulent la connaître, à lire l'ordonnance du Uoi , ainsi que le rapport qui la précède (l).

État-Major. Quoique le corps royal d'état-major ait une organfsation particulière, il se rattache néanmoins aux régiments d^ufanlerie , de cavalerie et d'artillerie , puisque les officiers de ce corps y font leurs premières armes. On ne peut qu'applaudir h Vidée heureuse de la création du corps royal d'élatmajor; les jeunes officiers qui y sont admis apporteront h, la guerre des connaissances théoriques que plusieurs de leurs prédécesseurs n'ont dues qu'à la pratique et à l'expérience. Toutefois, il serait peut-être désirable qu'au lieu de faire entrer les officiers dans les cadres de l'armée, comme officiers d'état-major, on les en tit au contraire sortir comme tels. 11 ne s'agirait que de faire connaître aux lieutenants et sous-lieutenants de l'armée le programme des travaux qu'ils auraient à faire pour être admis , après avoir été examinés. Nous présumons que ce procédé aurait l'avantage de conserver et d'aug-

(1) Rapport du 5 août 1829 , par le minislre de U guerre , M. le vicomte de Caux.

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