Tome
vier 1823 , porte : « La grâce et la réhabtli- » tation diffèrent essentiellement , soit dana » leur principe , soit dans leurs effets ,* la » grâce dérive de la clémence du roi ; la ré-
• habilitation , de sa justice. •
D abord, le Conseil-d État reconnaît parla que c'est du roi , et non de l'autorité judiciaire , qu'émane la réhabilitation, aussi bien que la grâce. Maintenant , comment peuton , dans l'espèce , établir une différence entre la clémence et lajustice de Sa Majesté? Le roi n'est pas clément sans motif,* quand il accorde grâce, c'est que celui â qui le bienfait est octroyé s'en est montré digne , et la clémence est un acte de justice. Quand le roi prononce une réhabilitation , il est maître absolu de ne point l'accorder; le condamne n'a pas le droit de l'exiger , et la justice que le roi accorde ainsi, sans être obligé par rien , est un acte de clémence. Clémence et justice sont donc ici des termes de même valeur.
Le Conseil-d'État ajoute que « Teffet de la » grâce n'est pas d'abolir le jugement, mais » seulement de faire cesser la peine ; et q u'atix » termes du Code d'instruction criminelle, le
• droit de réhabilitation ne commence qu'a- » pi*èj que le condamné a subi sa peine.» Cette distinction disparait devant une simple explication. En général, la grâce n'est accordée qu'aux condamnés qui vont snb^r ou qui subissent une peine corporelle , taudis que la réhabilitation s'applique à ceux qui l'ont subie , et qui ne sont plus que sous le poids d'une privation de droits. Mais la différence n'est qu'apparente. L'art. 9, n<* 2 du Code pénal , classe parmi les peines correctionnelles l'interdiction à temps de certains droits civils , civiques ou de famille. Il est évident , en conséquence , que la privation /^r/y^<i4«/^ de ces droits est aussi , et à plus forte raison , une peine. Le roi peut donc en faire grâce comme de toute autre.
C'est aussi là l'effet de la réhabilitation. Sous ce rapport encore , la réhabilitation et la l^râce ne diffèrent point eiftre elles; seulement, la grâce s'applique ordinairement à des peines autres que celles que lait disparaître laréhabilitation. Du reste , si la grâce n'abolit pas le jugement , la réhabilition ne l'abolit pas davantage.
Enfin, le Conseil-d'État dit que « l'effet de » la réhabilitation est de relever le condanuié » de tontes les incapacités , soit politiques , >> soit civiles , qu'il a encourues ; que ces io- » capacités sont des garanties données pnr la
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» loi, soit à la société , soit aux tiers ; et que » la grâce accordée au condamoé De peut pas » plas le relever de ces incapacitcs que de » toutes les autres dispositions du jugement • qui auraient été rendues en faveur des » tiers. »
Les peines corporelles sont aussi des garanties données par la loi , soit 2i la société , soit aux tiers ; et quand le roi rend la liberté à celui qu*uD arrêt en avait privé , il anéantit les garanties que la société et les tiers trouvaient dans la séquestration du condamné. Serait-ce une raison pour cherchera restreindre cette admirable et paternelle prérogative ? Reconnaissons donc que tout ce qui , dans un arrêt de condamnation , est prononcé au profit d^uu tiers spécialement ^lommé , devient irrévocable ; mais que ce qui est punition en général reste dans le ■domaine du droit de grâce. Sous ce rapport «ncore , elle peut produire tous les effets de la réhabilitation.
11 est une autre distinction dont Ta vis du Conseii-d'État ne parle point. On pourrait dire que la grâce ne fait remise des peines , et que la réhabilitation produit , entre autres , Tcffet moral dVffacer Tinfamie et de rendre, au condamné sa bonne Jame et renommée , pour me servir d'anciennes expressions employées à ce sujet. Mais ce n'est là qu'une théorie , sur laquelle les opinions varient. Ce qui est certain, c'est que la grâce peut rendre au condamné la plénitude de ses droits en lui faisant remise de la peint qui Ten prive , et que , sauf Teffet moral que je viens d'indiquer , la réhabilitation n'a que le même résultat, u La réhabilitation fera cesser pour «l'avenir , dans la personne du condamné , A toutes les incapacités qui résultaient de » la condamnation (1) (633) » On ne saurait, sous ce dernier aspect , trouver encore dans l'application de différence réelle entre la réhabilitiition et la grâce. Du reste y on peut n'être pas frappé de cet effet moral qu'on attribue â la réhabilitation. Un gracié qui se conduit bien recouvre l'estime publique; un réhabilité qui se conduit mal ferait de vains efforts pour établir qu'il est honnête homme par ordonnance du roi.
S'il est vrai que la réhabilitation et la grâce soient de même nature , et pour ainsi dire identiques , toutes discussions sur les effets et les formes de la réhabilitation sont de peu d'intérêt , puisque l'étendue de la grâce est
(1) Sireyy 1823, 2* partie, pag. 91.
illimitée , que ses effets sont connus , et qu'elle n'est soumise â aucune forme. Ce qui est énoncé dans les art. 620 et suivants s'est toujours observé , sans doute comme garantie de la pleine connaissance utile à Sa Majesté pour prononcer sur la réhabilitation ; mais on ne verra rien d'impérieux dans des formalités dont on peut négliger l'ohaervation , en donnant à la faveur accordée le nom de grâce au lieu de celui de réhabilitation.
L'art. 634 du Code d'instruction criminelle est une suite de l'espèce d'incertitude que le Code laisse subsister ^ur la nature de la ré« habilitation. Il porte que u le condamné pour • récidive ne sera jamais admis à la réhabin litation. » lyiais le roi a le droit de faire grâce complète au condamné pour récidive comme à tout autre. Sa Majesté peut aussi « faire cesser , pour l'avenir , dans la per- I» sonne du condamné pour récidive , toutes » les. incapacités qui résultaient de la con- » damnation (633) ; » c'est-â-dire , lui accorder tous les effets utiles de la réhabilitation.
Nous ne terminerons point cet article s4ns renouveler le vœu émis dans un ouvrage que nous avons récemment publié sous ce titre , de l'Humanité dans les lois criminellr^, et de la Jurisprudence sur quelques-unes des questions que ces lois/ont naiire , relativement à la suppression de la marque et du carcan. La réhabilitation pourrait- elle jamais atteindre le but que le législateur a eu en vue , tant que subsisteront ces deux peines, dont rineffaçable ignominie survivra toujours aux lettres de réhabilitation, comme à celles de grâce.
Sur la réhabilitation du Jailli , il suffit de consulter les art. 604 et suivants du Code de commerce ; elle est accordée ou refusée par l'autorité judiciaire ; le pouvoir rojal j reste étranger. ( Ployez Faillitb , LiBBari , OpiHioa PUBLIQOB , Peikbs , FoLicB etPsiao-
GATIVB. MoLivBS.
^ REHF£LD (CHÀXLBS-FaéDéBic) , né en 1735, à Stralsund, d'un ministre du SaÎDt- Évangile, se destina d'abord aux études thëologiques , puis y renonça pour se vouer à l'art de guérir. Promu au doctorat en 1756, après avoir suivi les leçons d'Hamberger, de Kaltschmid , de Fuchs et de Wedel , il pratiqua quelques années dans sa vUle natale , se rendit ensuite à Gripswald , où il obtint une chaire de médecine , la remplit seize ans , et fut appelé en 1780 à la direction du collège de santé , rétabli par le
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gouvernement suédois pour la Pom<$niiite saédoise. Douze ras plus tard , il fut nommé premier médecin du roi , et mourut en 1794, laissant un assez grand nombre d'o/rnscule»
académiques . dont on peut Toir le catalo* gue au tome 6 de la Biographie médicale du Dictionnaire de» sciences médicales,
* REHNSCHOLD ( CnAmus-GusTAva ), sénateur et feid-maréchald de Suède , né a Stralsund en 1651 , fut un des g^ëraox les plus distingués de Chailes XII ; il remplaça ce monarque blessé \ Pultawa , dans le commandement de Tarmëe , fut fait prisonnier par les Rosses , ne recouvra sa liberté qu'au bout de neuf ans, et mourut en 1722. Il avait assisté à douze batailles rangées et à trente combats. Son corps était couvert de blessures , et il périt des suites de celle qu'il avait reçue dans la poitrine pendant les campagnes de Pologne.
* REICUARD(HiHai-6oDBFROi), philologue allemand , né à Schleiz en 1742 , mort en 1801 , fut , pendant long-temps , maître au collège de Grimma. On a de lui plusieurs disseriations philologiques ; quelques écrits d*instruction élémentaire ; plusieurs traductions latines de Tallemand ; des poéiies latines ; des éditions de Gemistus Pletho et de Ljr.cophron , et une imitation en allemand de ce 'dernier auteur. — • Jean- Jacques Rai- €iu.aD , né en 1743 à Francfort-suHe-Mein, où il mourut , en 1782 , directeur du jardin de botanique de cette ville , avait suivi des cours de médecine à Gcetlingue. Outre une édition du Species plantarwn, de Linné, Francfort , 1778*80 , in-S» , on a de lui , entre autres ouvrages : Flora mceno-francfur^ tana , etc. , ibid. , 1772-78, deux tom. in-8o.
* REICHARDT ( JaÀH-FaiDimc ) , musicien , compositeur et écrivain , correspondant de rfnstitut, classe des beaux-arts , né à Kœnisberg en 1752, mort en 1814, fut long-temps directeur de TOpéra-Italien à Berlin , et eut ensuite la direction des théâtres français et allemand à Cassel. Outre ses compositions musicales , parmi lesquelles on compte le Tamerian de Morel, et le Pan^ thée de Berquin , on a de lui : Lettresjami'lih^s f écrites pendant un vqyage en France an 1792, 2 vol. in-8« ; nouveUes Lettres familières pendant un vojrage en France dans Uê années 1803 et 1804 , 3 vol. in-8o ; Lettres famiiikres sur yienne ; etc. 11 rédigea , pendant les années 1804 et 1805 , la Gazetu musicale de Berlin. -» Chrétien Rbichabdt, agronome ^ né en 1685 h Erfurt, mort en
1775 , a poblié en aHomand divers ouvrages sur Tagriculture et Téconomie rurale.
* REICHEL (GrasTOVHB-CHAaLBS ) , minéralogiste allemand, né en 1724 à Dresde , mort vers 1755 à Meissen , peu de temps après y avoir été appelé comme médecinpensionnaire , s'était d abord livré a Tétude de la minéralogie, puis delà jurisprudence à Tuniversité de Wittemberg. Il reçut eu 1748 le titre de maltre-ès-arts , et deux ans après prit le grade de docteiu*. On né cite de loi que trois opuscules en latin s Tud entre autres ajrant pour titre : Diatriha de vegetalikus puttr/kctis , Wittemberg ,1750, in-4». — Un autre Rsionat, (Abraham-Théophile) , médecin , né en 1712 à Bemestadt , mort à Albemsdorf , près de cette ville , en 1 762 « n'a également laisséque des opuscules.
* REIDT (Tbomas), professeur de philosophie morale à l'université de Glasgow , op il mourut en 1796 k Tftge de 86 ans , eut une grande influence sur la direction des études philosophiques dans le nord de TÉcosse. Les écrits de ce savant docteur ont été insérés dans les Transactions philosophiques de la Société royale d'Edimbourg , ou ont été réunis, sous le titre de Philosophie de Reid y par son disciple Dugald Ste^ wart, qui a publié un mémoire sur sa vie et ses ouvrages. Les Recherches de Reid sur l'entendement humain , d*nprès les principes du sens commun , publiées en 1763 , ont été traduites en français et imprimées h Amsterdam en 1768, 2 vol. inl2. — Rbid ( Éverhard vav), en \^im Reidanus , bourgmestre h. Amheim et député aux États-Généraux de Hollande, mort vers 1601 , a laissé : Ch*igine et Suite des guerres des Pays-bas y depuis 1566 jusqu'en 1601 (en flamand.)., Amsterdam , 1644 , in-fel.
* REIES ou REYES (Gaspàk de Los ), médecin à Carmone dans T Andalousie au 17* siècle , était originaire de Portugal. On a de lui : elysins jucundarum quœstionum Campus f philos, f theoL, philol, et maxime medicarum y Bruxelles , 1661 ,in-fol.; Francfort, 1660, in-4o. — IL|ie faut pas le confondre avec un autre médecin portugais , Emmanuel dos Rktes Tàvbabs, de Santarem , et qui était passé d'une chaire de théologie ù une de médecine. Ce dernier est auteur de : ' Controuersiœ philos, et med. ex doctrine de
febribus^ Lisbonne, 1667 , in-4o : ouvrage écrit en faveur de Th. R. de Veiga contre Matamance, dont les querelles occupaient abrs récole portugaise.
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*REIGNY (Barrir db). f^oyet Bif-
FaOY.
* REIL (JsAK-CHiiTiEv), médecin allemand , coDieiller et chevalier de TAigle- Roage de Prusse , oé à Rbanden , daos l'Ost* Frise, en 1759, est considéré comme Tun des écrivains qui ont le plus efficacement contribué au progrès de la médecine morale.
Reil succomba aux atteintes du tjrphus le 12 novembre 1813. On a de lui -un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels on eite :
Traetatus dt Polycholià , HaUe, 1782, in-8*; HUloire de la maladU du profesteur GoltÙiagen , ibid. , 1788, en allemand , etc. Les différents mémoii^et de Rçil ont été réauis en deux volumes et publiés h Vienne en 1811. Ils ont été réimprimés à Halle en 1817, mais en un seul volume.
* REtMAN. f^axez RuiiMAnH.
* REIMAR17S( Hsrmavh-Samubl), savant philologue , membre de TAcadémie impériale de Pétersbourg, et de la plupart des sociétés littéraires d'Allemagne , né à Hambourg en 1694 , remplit avec distinction pendant 41 ans la chaire de philosophie à l'Académie de cette ville , et j mourut en 1768. Il éUit gendre du savant J.- A Ib. Fabricius , et le seconda dans ses travaux philologiques. Oulre un recueil iVopuscuUs qu'il publia h Weimàr en 1723 , in-4o, on a de Reimarus : de f^itd et Scriplis J.-Alh, Fahrieii CommentaiViM ^ Hambourg , 1737 , in-8o ; Obsen*ations phjniques et morales emr l'mtiinet des animaux, leur industrie et leurs mœuns, ibid., 1760, 2 vol. in-12: cet ouvrage estimable a été traduit en français par Reneaume de La Tache. On attribue à Beimams les fameux fragments publiés en 1774 et 1777 danj les numéros 3 et 4 des Mémoires historiquei et littéraires tirés de la bibliothèque de f^olfenbuttel. — Riimàaus ( Jean-Albcrt-Henri ), fils du précédent ^ né en 1729 à Hambourg, j exerça la médecine avec beaucoup de succès et y devint professeur de physique et d'histoire naturelle. Il a laissé plusieurs bons ouvrages, presque tous écrits en allemand , et dont on peut voir l'énumération au tom. 6 , pag. 570, de la Biographie médicale du Dictionnaire des sciences médicales, 11 mourut dans sa patrie en 1801.
*RE1MMANN (JACQirBs*FaiM(«i€), savant et laborieux bibliographe, pasteur de la ville d'Hildesbeim , surintendant des églises et inspecteur des. écoles luthériennes de cet arrondissement, mort en 1743 h l'âge de
75 ans , a laissé un grand nombre de savants ouvrages , parmi lesquels on cite : Exercita* tio parergica. de fatis studii genealogici apud Hebrœos, Grtecos , Romanoset Ger^ msutos, Halberitadt , 1694 , in-4o ; Histoire ' critique de la logique , en allemand , Francfort, 1699, in-8*. Reimmaqn a donné le Catalogue raisonné de sa bibliothèque , 1731 , in-8s de plus de douxe cents pages, et un Supplément publié par son fils en 1747. Il avait aussi composé des Mémoires sur sa vie , qui ont paru à Brunswick en 1745.
* REIN A ( Fbàvçois ), avocat milanais , né vers 1770 à Malgrate dans le territoire de Côme , mort dans la province de Manlooe le 12 novembre 1825 , avait fait ses cours de droit à Tuniversité de Pavie, où il reçut le doctorat. Les événements qui en 1/96 changèrent la face de l'Italie , l'arrackèrent au barreau pour le lancer dans TarhM politique : partisan sincère autant que xélé des nouvelles doctrines , il signala son patrie^ tisme dans le grand conseil législatif de la république cisalpine dont il avait été nommé membre. Ayant été exclu de ce corps par Tambassadeur français (M. Troavé)à cause de la rigueur de son opposition aux mesures qu'on prétendait imposer au nom du directoire exécutif, il y fut rappelé bientôt par le général Brune, mais s^abstint d'y reparaître , et n*en subit pas moins la proscription lancée contre les partisans du gou> vernement républicain à l'époque des succès de Souvarofi'. Déporté en Hongrie , U fat rendu à sa teire natale par suite de la victoire de Marengo ; il fit partie de la consulte législative de la nouvelle république , assista en 1801 aux comités italiens assemblés s Lyon , et à son retour à Milan , devint successivement membre du corps législatif et orateur du gouvernement. Replacé dans la vie civile par la politique de rempereur et roi , Reina , qui avait toujours eu on goût très-vif pour l'étude , et qui même cultivait avec distinction plusieurs branches delà littérature , se voita tout entier au soin d'augmenter sa bibliothèque l*une des plus considérables de l'Italie. Cet amateur entliei»siaste n'a guère écrit que des opiisoulct académique^ , teb que les éloges de Tabbé Denina, de Muratori et de Parini. C'est à ses soins qu*est dû le recueil des Œm'rês de ce dernier , qui lui avait légué ses manuscrits.
'' REINECCItrS ou REINECK ( Hsmim)* professeur de littérature et d*histoire li TA-
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cadémie de Helmstadt, mort* en cette ville en 1595 à rage de 54 ans , a laissé : Metho^ dus Ugendi..^,. histor.y Helmstadt , 1583 , in-fol.; Hist. julia, 1591-95 97, 3 vol. infol. : ouvrage savant et rare ; Histttire orientale , Francfort, 1595 ou 1596, in-fol. ; et quelques autres écrits , parmi les<|uels nous citerons seulement une courte notice sur sa vie imprimée dans les Opuseulu varia de H^ettfimUàj publiée par J. Goes, Heldostadt, 1668, in-4*, et dans les Memoriœ philosophoram de RoUius , Leipsig , 1710, in-8*.
* REINECCIUS ( CHRéTiKi ) , philologue et théologien allemand , recteur du gjrmnase de Weissenfels , et conseiller du consistoire , mort en 1752, à T&ge de ai ans, a publié un très-grand nombre d^ouvrages , parmi lesquels nous citerons seulement : Disputatio de teptem Dormientibus , Leipsig, 1702 , in-4« ; Biblia <fuadnlin guia Novi-Testamenft'^ibid., 1713, infol.; Biblia hehraïca ad opiimas ijuasque editiones expressa cum notiê masorethicis et numeris disiinctionum, ihêd., 1739, in-4o ; Fetus-Testament^m grmeum ex vers, LXX interprétant , unà cum libris apocrjrphis , seeundum exemplar vatiêanum , ibid., 1732, plusieurs fois réimprimé.
*REINEGGS (Jacques), voyageur et aventurier allemand , né eu 1774, était fib d*un barbier d*£isleben en Saxe, nommé £hlich. Il suivit d'abord la profession de son père , s'éloigna de son pays, prit le nom de Reineggs , fut successivement garçon bari>ier, étudiant en médecine à Iioipsig , comédien h Vienne , médecin en Géorgie , et devint favori du prince Hcraclius , qui réleva an rang de biey, et fit inscrire son nom en lettres d'or sur la fonderie auprès de Tiflis. Reineggs avait mérité ces honneurs en répandant chez les Géorgiens les sciences qu'il avait acquises en Europe. 11 y perfectionna la fabrication de la poudre et la fonte des canons , y créa une imprimerie , oà il fit imprimer les Principes d'économie polùùjue de son compatriote Sonnenfelds , qnll traduisit en persi^n , et que le prince Héraclius transporta dans la langue géorgienne 4 mais - après s'être montré le bien- Ikitenr d'un pays où il avait trouvé un si honorable asile , Reineggs ne rougit point de le sacrifier k ses intérêts et à son ambition. Envoyé par Héraclius , en qualité de négociateur à la cour de Catherine II , il se fit Tagent secret de cette princesse et la Géorgie perdit bientôt sou indépendance. Rei-
neggs obtint pour prix de sa tpahiyon l'emploi de conseiller du collège impérial et ceux de directeur des élèves en chirurgie et de secrétaire perpétuel du collège impérial de médecine a Saint-Pétersbourg, où il mourut en 1793. On a de lui une Histoire de la Géorgie , publiée par le célèbre voyageur Pallas ; et une Description hiêtorique et tO' pographique du Caucase , trouvée à sa mort dans ses papiers , et publiée par Schrceder, Gotha, 1796, 2 vol. in-8o.
* REINESIUS (Thomas) , médecin, philologueet antiquaire allemand , né à Gotha en 1587, mort à Leipsig en 1667, fut l'un de$ savan^ étrangers qui eurent part aux bienfaits de Louis XIV. On a de lui un grand nombre d'ouvrages. La Fie de Reinesius , écrite par lui-même , et trouvée dans %ts manuscrits, a servi aux notices que Witten et Brucker, ont données sur ce savant.
* REINHARD (Fiaitçois-Volkmar), célèbre prédicateur protestant, né en 1753 9 dans le duché de Sulzbach , mourut à Dresde en 1812. On a de lui un grand nombre d'ouvrages , dont les principaux sont : ^stème de la morale chréiisnne .* les deux premiers volumes parurent en 1788 et 1789, le troisième en 1804, le quatrième en 1810 et le cinquième en 1815 ; les premiers volumes furent réimprimés plusieurs fois ; Essai sur le plan formé par le fondateur de la religion chrétienne pour le bonheur du genre humain, 1781, 179H, quatrième édition:
ridée fondamentale de cet ouvrage est peutêtre plus clairement exprimée dans le titre de sa dissertation latine : Consilium benè merendi de uniuerso génère humano ingenii supra hominem elati documentum , 1780, in'i^\ Sermons, 39 vol. in-8o, 1786-1813.
— Chrétien-Tobie-Éphraîm Rbibharot, né en 1719 à Cfamenz dans la Lusace , alla suivre les cours de médecine à Francfort'SurrOder, et après y avoir pris en 1745 le grade de docteur, vint s'établir dans la petite ville de Sagan, où il mourut en 1790, pourvu de plusieurs emplois lucratifs. Il a composé sur son art un assez grand nombre d'ouvrages, mentionnés au tom. 6 , pag. 572 , de la biograplùe médicale du Dictionnaire des sciences médicales* ,
* REINHQLD ( CflAELBS-LioirAaD ) , métaphysicien, né en 1758 à Vienne (Autriche ) , faisait son noviciat chez les jésuites au collège de Saint- Ange à Tépoque de la suppression de cette société (1773) ) il passa
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TaDuée tuivaDto chez les baroabkes , et j occupa une chaire de philosophie. Ses talents Tay^ant mit bientôt en relation avec plusieurs savants de Vienne , il fut associé à un journal philosophique qui s'y publiait, et ses nouvelles liaisons ne tardèrent pas à Caire naitre en lui la résolution de quitter la carrière ecclésiastique. Ce fut sans doute pour briser plus brusquement les liens qui rattachaient k sa profession que, s^étant rendu à Leipsig en 1783, il j publia une jipologie de la l'éformation. Il alla ensuite à Weimar , s'y livra avec le céibbre Wieland , dont il devint le gendre et avec qui il partagea la direction du journal, le Mercure; puis il fut appelé 2i remplir une chaire de philosophie à léna. Il la quitta en 1794 pour s'attacher à l'université de Kicl, et c'est dans cette ville qu'il mourut en 1823 , entouré de l'aflcetion de ses disciples et des faveurs du gouvernement danois. Il avait reçu la déco^ ration de l'ordre de Danebrog et le titre de conseiller d*État Son Bis , professeur de philosophie k léna , a donné en allemand une histoire de sa Fù et de ses travaux littéraires, léna, 1825, in-8<», ouvrage particulièrement intéressant parce quHl renferme des letti*es adressées k Reinhold par Kant , Fitche, Jacobi, Lavater et Ch. Villers : ces dernières sont écrites en français. Parmi les productions de Reinhold « on distingue un ^sjMif (en allemand ) pour concilier les discussions des philosophes , léna, 1792-1794, 2 vol. in-8<»; et des Lettres sur la philosophie de Kant (dont il était l'admirateur enthonsiaste) , Leipsig, 1796 , 2 vol. in-8o, aussi en allemand. '
* REINOSO ( AvTONio Gamcia) , peintre espagnol, né h Cabra en Andalousie vers 1623 , mort à Cordoue en 1677 , fut élève de Sébastien Martinez , son compatriote.
REINS. {Médecine). Toute personne qui ressent de la douleur li la partie située entre le dos et le ï>assin se plaint de souffrir des reins ; c'est une locution vicieuse , car si les reins correspondent en effet à la région lombaire , il existe en cet endroit d'autres parties qui peuvent être également le siège de vives douleurs. Les reins proprement dits sont deux glandes volumineuses qui extraient Turine, et que Ton nomme vulgairement rognons chez les animaux dont nous faisons notre nourriture. Ils ont la force d'un haricot; ils occupent les deux côtés delà colonne vertébrale , l'un h droite , l'autre à gauche , plongés tous deux dans un tissu cellulaire
graisseux, derrière le péritoine, devant le diaphragme et le muscle carré lombaire. A leur bord interne est un enfoncement appelé scissure, par lequel les vaisseaux et le» nerfs pénètrent dans leur intérieur. Ces organes sont rougeâtres et plus consistants que la plupart des autres glandes. Une membrane cellulaire externe, wie autre fibreuse interne , enveloppent la substance de chaque rein. Cette substance se présente soirs deux formes qui la font distinguer en substance cor ticale et en substance tubuUuse. La première constitue la partie extérieure du rein et s'étend entre les cônes formés par la seconde ; celle-là sécrète l'urine , c'est-à-dire, en emprunte les éléments au sang artériel et les unit , tandis que celle-ci la verse dans une poche membraneuse appelée bassinet , située dans la scbsure pénale , et d'où paît en tube membraneux appelé uretère, qui va s*ouvrir dans la vessie et lui apporte 1H>rine. ( f^ojrez Vsssis et Uaivi. >
Les reins sont les seuls organes sécréteun de l'uriAe ; rien n'autorise h donner comme on fait que ce liquide ne passe jamais du sang dans la vessie sans être déposé dans les reins et voiture par les uretères. Les reins ne sont pas de simples cribles, comme l'a cru l'antiquité, et comme quelques physiologistes voudraient encore aujourd'hui le faire croire \ ce sont de véritables glandes , c'est-à-dire, un appareil vasculo-nerveux , doué d*une action spéciale pour l'élaboration d'un liquide pai^ ticulier.
L'inflammation du rein , ou la néphrite , est une maladie assez commune , surtout si Ton considère comme tel IVtat de maladie qui détermine la formation -de calculs uriuaires dans le tissu ou la cavité de cet organe , ou dans les uretères. Cette phlegmasie a été trop souvent désignée sous le nom insignifiant de coliques néphrétiques : quand elle est devenue chronique , et ne fait plus souffrir que par accès , on suppose le plus ordinairement qu'elle n'existe plus , et trop souvent on se trompe; rinflammation est seulement devenue moins vive dans beaucoup de cas. Ce n'est pas qu'il ne puisse y avoir des douleurs du rein sans inflammatioa proprement dite de sa substance propre oo de ses membranes ; mais il n'y a point de marque certaine pour les distinguer de celiei de la néphrite proprement dite. D'un autre côté , des reins tombés en suppuration dans la presque totalité de leur étendue , n'ont quelquefois donné pendant ht vie ancun